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La vie musicale et les spectacles dans le Mercure galant. 1re partie : 1672-1686

La vie musicale et les spectacles dans le Mercure galant. 1re partie : 1672-1686

Anne PIÉJUS (directrice du programme de recherche Mercure galant)
Nathalie BERTON-BLIVET (responsable de la base de données "La vie musicale et les spectacles dans le Mercure galant")

Cette base de données, conçue et élaborée par l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (IRPMF, UMR 200 du CNRS) sous la direction d’Anne Piéjus, éditée au sein de la rubrique « Documents »  des ressources numériques Philidor du Centre de musique baroque de Versailles, rassemble les textes publiés par Le Mercure galant concernant la vie musicale et les spectacles de 1672 à 1686.

Elle est associée à  la base de données « Mercure Airs » dévolue aux musiques publiées dans le Mercure galant (première partie : jusqu’en 1686). L’une et l’autre seront progressivement mises à jour et couvriront à terme les années 1672-1721.

Ce programme de recherche comprend en outre la publication sur le site de l’IRPMF d’actes de journées d’études. Tous les renseignements sont disponibles sur la page du programme de recherche.

Mercure galant et base de données en ligne

Isoler des textes au sein d’un périodique aussi riche que le Mercure galant, les transcrire, les indexer et organiser ces index en thésaurus, bref, offrir un outil « clef en mains » froid et apparemment objectif à des chercheurs internautes désireux de recueillir des « données », a quelque chose du découpage d’un papillon à la scie à métaux.

Les livraisons mensuelles du Mercure galant livrent, à qui accepte de prendre le temps de se plonger dans ses milliers de pages, un ordonnancement qui révèle une logique interne et, dans bien des cas, lie les articles entre eux. En acceptant de soumettre certains extraits à un traitement systématique, on a donc renoncé non seulement au charme de l’objet premier, réservé à la lecture des petits exemplaires in-12 remarquablement imprimés, que l’on tient dans la main ouverte, mais aussi à la subtilité d’élaboration de chacune des livraisons mensuelles du périodique, et de manière plus générale, à toute évaluation quantitative de la place de la musique au sein des sujets abordés par un périodique témoignant d’intérêts plus larges que ne le laisse entendre son titre. En opérant des choix, en coupant les textes de leur contexte originel, on fait donc perdre à ces lettres fictives une part de leur saveur, qui tient à l’identité et à la sociabilité si particulières, et si attirantes pour les connaisseurs comme pour les amateurs, de ce Mercure galant, messager de la galanterie, des belles lettres et de l’actualité des plaisirs, entretenant avec ses lecteurs une relation qui dépasse de loin l’information périodique à sens unique, puisque, en retour, le Mercure galant publie des nouvelles d’innombrables villes de province abritant ses lecteurs, et accueille même leurs propres contributions. De cette spécularité qui relève de ce qu’on appellerait aujourd’hui la « tribune des lecteurs », ce corpus ne pouvait rendre compte. Il ne constitue pas pour autant un recueil de froides informations objectives, et le traitement systématique des données met en lumière les choix éditoriaux révélateurs et la position politique et éditoriale des auteurs du Mercure galant.

L’orientation de cette base de données privilégie la musique, dans ses objets et ses manifestations sociales. Cet angle de vue, partiel et partial, n’offre donc pas, en principe, de regard général sur le périodique. En réalité, la fréquentation de longue date du périodique, et le lent travail de maturation des index, permettent d’avancer l’hypothèse selon laquelle cette base regroupe non seulement l’ensemble des textes mentionnant la musique, mais aussi la totalité des textes relatifs à certaines circonstances et notamment à diverses formes de célébration : les processions, par exemple, presque systématiquement closes par un Te Deum, ou encore les cérémonies civiles de réjouissance publique, qui appellent une dimension sonore et musicale. La musique étant largement représentée par ses textes, on a également retenu une large part des textes poétiques : « paroles de musique » soumises aux compositeurs lecteurs du périodique, extraits de livrets, et de manière générale les textes versifiés dont la structure laisse penser qu’ils purent être « musiqués ». Selon le même principe, on a retenu l’ensemble des articles concernant le théâtre, de manière à offrir un regard d’ensemble sur les spectacles dramatiques, qu’ils accueillent ou non la musique.

Le choix des textes, établi selon des critères forcément discutables, les coupes internes que l’on a parfois opérées, agaceront sans doute à la fois les amoureux du Mercure galant et les adeptes du mythe d’une restitution de l’objet par la technologie scientifique. Cette base n’entend pas se substituer au périodique et ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité. Elle est au contraire lourdement interprétative, et c’est dans l’interprétation même que réside le travail de l’historien qui permet de livrer à la fois de larges extraits de 1027 articles et tout un réseau d’index organisés en thésaurus. Choix des textes, types d’indexation privilégiées, degré d’approfondissement des recherches (par exemple pour identifier des œuvres ou des personnes, distinguer des homonymes, établir des renvois entre notices), sont le fruit d’un long travail et d’une réflexion sur les différents usages de cette base et du rôle que devait assumer ce corpus dans le paysage historiographique.

Les textes ont été sélectionnés à l’issue d’une lecture intégrale de chaque livraison du Mercure galant. Si la table des matières (lorsqu’elle existe) permet de repérer des articles entièrement dévolus à la musique (comme certains traités de musique) et des types d’information dans lesquelles la musique occupe une certaine part (l’actualité des spectacles, les cérémonies extraordinaires ou encore les compte rendus de carnaval), nombre de mentions de musique ne se laissaient aucunement deviner à la simple lecture des tables.

Les articles étant de nature et de longueur variable, certains figurent intégralement, d’autres ont subi des coupes, notamment lorsqu’ils étaient particulièrement développés ou qu’ils contenaient des détails étrangers à notre thème d’études. Ainsi, la liste parfois exhaustive des personnes de condition présentes lors d’une solennité ou d’une fête n’a été intégralement transcrite que pour les comptes rendus de fêtes de cour, où la simple question du spectacle participatif ou de la représentation monarchique intéressaient directement l’histoire de ces spectacles. De même, certains articles scientifiques ne mentionnant la musique qu’épisodiquement ont fait l’objet de coupes. Dans tous ces cas, on se reportera avec profit au périodique lui-même.

Présentation de la base de données

Cette base de données propose une transcription des articles et une indexation complexe, qui offre un outil de recherche totalement inédit, à la fois dans la perspective d’une recherche ponctuelle (centrée sur une personne, un lieu, un instrument, un genre poétique ou musical, une date du calendrier) et dans une perspective plus large, d’histoire des spectacles de cour mais aussi des réjouissances privées, d’histoire sociale de la musique, de ses institutions, des cérémonies extraordinaires, tout comme elle apportera un regard d’ensemble utile à l’étude de la place du Mercure galant dans la sociabilité musicale du temps. Elle conduira surtout, on l’espère, grâce à une utilisation systématique, à évaluer avec une précision nouvelle des éléments jusqu’alors étudiés de manière disparate, en permettant d’appréhender avec plus d’exactitude des équilibres quantitatifs, des évolutions chronologiques, une géographie des lieux concernés (et notamment des célébrations civiles et religieuses relayées par le Mercure galant). 

L’unité de base est l’article du périodique, considéré au sein des ressources numériques PHILIDOR comme un « document ». Des considérations musicales diverses incluses dans le même article donnent lieu à une seule notice, tandis que certains brefs articles énumératifs (comme les mentions de célébrations de victoires militaires dans de petites villes) sont en principe l’objet de notices distinctes. Chacune de ces notices porte un numéro PHILIDOR de type « Mercure galant – AAAA.MM.NN » où « AAAA » désigne l’année de publication, « MM » le mois et « NN » le rang de publication de l’article sélectionné dans le volume.

Au texte, transcrit intégralement ou en partie (dans le champ « texte du document ») et éventuellement assorti de notes, s’ajoutent plusieurs champs d’indexation, qui complètent et permettent d’affiner son approche en tant qu’objet.

La priorité ayant été accordée, dans le traitement des données, à leur contenu informatif, l’auteur du texte n’est indiqué que lorsque le texte constitue un apport extérieur à la fiction épistolaire, créant un écart : poésie, lettre, relation diplomatique, énigmes ou vers envoyés par des lecteurs, etc. Ce champ permet notamment des recherches sur l’implication des lecteurs dans le périodique, et sur les informateurs réguliers comme les ambassadeurs.

Le champ « Source(s) du document » indique les références précises du texte cité ; la pagination permet de se reporter le cas échéant au périodique.

Le contenu de l’information a donné lieu, quant à lui, à un traitement systématique grâce à de nombreux index rassemblés dans une zone intitulée « Notes sur le document ». Ces index sont ceux des ressources numériques PHILIDOR, les descripteurs concernant le Mercure galant y côtoient ceux des autres corpus [lien vers la liste des réalisations PHILIDOR]. Les notices concernant la vie musicale et les spectacles dans le Mercure galant entrent ainsi en relation avec d’autres chantiers de recherches menés au Centre de musique baroque de Versailles.

Le champ  « Date(s) » permet une recherche systématique par la date de publication (renseignée dans chaque notice) mais aussi (le cas échéant) par la date de l’événement rapporté par le Mercure. Il est donc possible de trouver rapidement un événement précis, et de mesurer aussi, dans le cadre d’une recherche plus approfondie sur la presse, les délais très variables entre un événement et sa relation par le Mercure. Dans certains cas, le périodique revient sur des événements qu’il avait simplement mentionnés dans sa livraison précédente, faute de détails suffisants ; nombre d’événements sont datés, et le rédacteur du périodique laisse parfois entendre que l’information a mis un temps certain à lui parvenir, ce qui explique la disparité entre, par exemple, des villes très proches, mais inégalement « couvertes » par son réseau d’informateurs. Inversement, certaines nouvelles, notamment des événements ayant eu lieu vers le 25 du mois, parviennent parfois à se glisser dans le périodique juste avant impression.

La recherche peut se faire par lindex des « Noms cité(s) » qui regroupe les personnes citées dans l’article, quel que soit leur rôle : auteurs, interprètes, spectateurs, commanditaires, destinataires, éditeurs, imprimeurs, etc. ou même, cas exceptionnel, comme sujet des œuvres : ainsi de Molière, qu’un spectacle de marionnettes met en scène quelques semaines après son décès. Ce champ, qui a donné lieu à un très important travail d’identification, apporte des connaissances inédites dans bien des domaines de la recherche historique. Il permet d’affiner la connaissance de la carrière des musiciens et de faire émerger des maîtres de musique méconnus, de mener des recherches approfondies sur la participation de l’aristocratie aux divertissements princiers, d’attribuer des œuvres, etc.

L’index « Institution(s) - Corporation(s) - Congrégation(s) - Société(s)  savante(s) » complète la recherche consacrée aux personnes physiques. Comme tous les index organisés en thésaurus, ce champ permet à la fois une recherche par terme générique et le cas échéant par termes spécifiques, selon le degré d’approfondissement souhaité. Y sont regroupées

1. des congrégations religieuses :

Augustins

Augustins déchaussés

Augustins déchaussés de Notre-Dame-des-Victoires de Paris

Cette arborescence permet de distinguer les familles religieuses, les congrégations et jusqu’aux communautés. La recherche précise d’une communauté pourra également être obtenue en croisant des termes de ce thésaurus avec des noms de lieux ; par exemple : « Ursulines » + « Le Havre » ;

2 - des institutions : académies, chambres, États-généraux, cours, facultés universitaires, institutions musicales : « Musique de Monsieur », « Musique de la cathédrale Notre-Dame d’Évreux », « Hautbois de l’armée », « Violons de Bordeaux », des troupes : « Troupe du théâtre de l’Hôtel Guénégaud », « Comédiens italiens », etc. ;

3 - des corporations et des sociétés, comme les confréries laïques, les communautés professionnelles (« Communautés des musiciens et symphonistes de Paris », « Communauté des marchands »), les chapitres, les compagnies, les corps de ville, les corps de musique, ordres de chevalerie, etc.

L’index des « œuvres citées » permet de trouver rapidement toutes les occurrences à partir d’un  titre, qu’il s’agisse d’un opéra dont on rend compte, d’un livre cité ou de quelques vers reproduits dans le Mercure galant. Les œuvres en langue étrangère sont indexées par leur titre original. S’y ajoute un index des « incipits littéraires », regroupant les incipit latins et vulgaires, quelle qu’en soit la langue.

Un index des « lieux », organisé en thésaurus, permet de sélectionner des textes à partir d’interrogations très larges (« ESPAGNE ») ou très précises (« VERSAILLES, Château, parc, bosquet des trois fontaines »). Les lieux les plus cités (le château de Versailles, Paris, dans une moindre mesure Venise) sont les plus finement indexés. La grande majorité des textes invitait à une indexation à un ou deux niveaux de détail après le nom de la ville (« BÉZIERS, Chapelle des Pénitents Noirs » ou « ALEP, Faubourg de Gedidja, église des Suriens »), plus rarement à trois, et exceptionnellement (pour Versailles uniquement), à quatre. Ce champ de recherche fait émerger, en contrepointant l’index des noms, une somme considérable de situations collectives dans lesquelles la musique joue un rôle extrêmement variable. Apparaissent ville par ville, région par région, maintes fêtes privées données par les aristocrates et quelques riches bourgeois en ville, à la campagne, en plein-air ou même sur l’eau, une impressionnante quantité de célébrations, généralement organisées par le pouvoir civil, souvent secondé par les confréries marchandes et les institutions religieuses, d’événements heureux de la couronne. La musique contribue à la solennité (« procession », « messe en musique », « Te Deum », etc.), participe au divertissement (œuvres de circonstance), aux plaisirs (banquets, ambigus, sérénades, mascarades, bals) ou contribue simplement à la dimension sonore inséparable de l’atmosphère festive collective (cloches, canons, trompettes, instruments de plein-air, cris de la foule).

Enfin, l’index des mots-clefs, directement accessible ici [liste concernant uniquement le programme de recherche Mercure galant] regroupe 755 termes, et permet des recherches thématiques variées. On y trouvera notamment les termes relatifs à

1. la pratique artistique :

  • des genres littéraires et musicaux (« récit », « lettre », « tragédie en musique », « ouverture », « poésie de circonstance »),
  • des pratiques et des formations musicales (« chamade », « charivari », « orchestre », « ensemble de flûtes »), auxquels on a ajouté les titres de psaumes et de motets, ici considérés comme genres (« Te Deum », « Domine Salvum fac Regem ») ;
  • des instruments. Le thésaurus permet de mener une recherche large ou de l’affiner  (« instruments à cordes » ou « apollon ») ;
  • ce qui regarde la carrière des personnes et la pratique artistique, notamment celles des musiciens (« carrière musicale », « nomination d’une abbesse », « disposition pour la danse », « interprétation ») ;
  • ce qui regarde l’actualité artistique, l’édition des œuvres, leur réception et leur sociabilité (« actualité musicale », « reprise d’une œuvre », « commentaire de l’intrigue », « carrière d’une œuvre dramatique », « lecture d’œuvre dramatique »), ce qui caractérise des éléments du spectacle, comme l’architecture (« décor éphémère », « décoration de théâtre », « décoration de palais ») ou les costumes ;

2. le discours musical, esthétique et théorique : par exemple « langue », « goût », « organologie », « notation musicale », « origine du plain-chant », « polychoralité » ;

3. les circonstances. Ces termes permettent

  • de situer un événement dans le temps ; on peut interroger la base par fête ou moment du calendrier (« carnaval », « Avent », « Saint-Hubert », Saint-Louis », « Nativité de la Vierge ») ;
  • de mener une recherche par la circonstance qui implique la musique :
    • une circonstance extraordinaire (par exemple « naissance d’un prince », « célébration de victoire militaire », « anniversaire », « procession », « translation de reliques ») ;
    • des festivités et toute occasion de réunion (« repas », « chasse », « jeu », « divertissement », « carnaval », « soirée d’appartement ») ;
    • une occasion particulière (« coutume », « voyage princier », « diplomatie », « décès ») ;
    • le sujet central d’un article évoquant la musique (« protestantisme », « affaires militaires »).

Dans tous les cas, les termes ont été indexés lorsqu’ils formaient le sujet même de l’article, mais aussi lorsqu’ils étaient évoqués avec suffisamment de détail pour apporter des éléments à une recherche thématique (l’évocation de décor de théâtre, de costume, par exemple) ou lorsque, même implicitement, ils semblaient nécessaires à la compréhension de l’article (« protestantisme » permet d’atteindre tous les textes relatifs aux conversions successives à l’édit de Fontainebleau). Leur choix, et les limites que nous nous sommes imposées, reposent cependant sur l’orientation disciplinaire privilégiée dans l’établissement et le traitement de ce corpus : la musique dans ses objets et ses manifestations, élargie au spectacle dramatique.

Ces entrées thématiques, comme dans une moindre mesure les autres index, offrent un large spectre de modes d’interrogation. Les thésaurus permettent une interrogation générale ou détaillée (voir ci-dessus l’exemple des « Augustins »), et lèvent un certain nombre d’ambiguïtés, par exemple dans la différenciation de lieux homonymes (puisque les villes sont reliées à leur département). Ainsi, le thésaurus des mots-clefs a-t-il été conçu pour éviter toute ambiguïté sémantique (à « entrée » on a préféré « entrée solennelle » et « entrée de ballet ») ; inversement, des termes génériques ont été intégrés pour regrouper des articles ressortissant à une sphère sociale clairement identifiée : les « affaires militaires » en sont un exemple.

En retour, un thésaurus thématique permet aussi de distinguer événements et thématiques des articles en fonction de la réalité décrite dans le texte du Mercure galant. Ainsi, une recherche sur la mort d’une personne, sa publication et sa célébration, sera-t-elle renseignée par les termes suivants : « décès » (nature de l’événement) ; « deuil » (état privé ou public) ; « enterrement » (cérémonie) ; « De Profundis » (texte liturgique de l’office correspondant), « messe en musique » ; « veillée funèbre », « pompe funèbre », « office des morts » (constituants d’une cérémonie) ; « reposoir » ; mais aussi l’ensemble des termes désignant la célébration différée et la commémoration : « anniversaire », « bout de l’an » ou « commémoration d’un décès ».

Avis au lecteur

Cette base de données a pour unique raison d’être son usage par les chercheurs, les connaisseurs et les curieux. C’est en tant qu’outil documentaire qu’elle trouvera sa pleine légitimité, et on ne peut que souhaiter que les réponses qu’elle apportera aux recherches de la communauté scientifique la maintiendront dans l’actualité de la connaissance : tous les utilisateurs sont invités à la faire connaître, à la tester et à nous faire part de leurs remarques constructives. Signalez-nous les inévitables coquilles, les éventuelles erreurs, n’hésitez pas à apporter votre propre contribution, en envoyant vos courriels à : berton-blivet [at] irpmf-cnrs.fr

Remerciements

La publication des extraits du Mercure galant concernant la musique avait, dans les années 1990, été suggérée par François Lesure et mise en œuvre par Denis Herlin au sein du tout nouvel Institut de recherche sur le patrimoine musical en France. Les premiers dépouillements et les transcriptions diplomatiques d’extraits, commencés en 1997 par Denis Herlin et moi-même, visaient la publication d’extraits brefs, centrés sur l’information musicale, assortis d’index des noms et des œuvres — le projet d’une publication papier excluant de fait la reproduction de trop longs extraits. Le projet fut suspendu en 1998.

Lorsqu’en 2002, j’en ai assumé la responsabilité, le paysage éditorial avait changé, et le principe d’une base de données s’est rapidement imposé. Élaborée au sein de l’IRPMF, UMR 200 du CNRS, cette base de données est financée depuis ses origines par le CNRS, et, dans sa phase initiale, par des vacations du Ministère de la Culture. Constamment soutenue par Florence Gétreau, directrice de l’IRPMF depuis 2004, elle n’aurait pu voir le jour, dans sa forme actuelle, sans la convention passée en 2005 entre l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (IRPMF), UMR 200 du CNRS, et l’atelier d’études du Centre de musique baroque de Versailles, UMR 2162 du CNRS.

Le projet bénéficia alors du support technique de la base PHILIDOR, et surtout de la collaboration avec Nathalie Berton-Blivet, ingénieur au CMBV. Ayant rejoint l’IRPMF, elle y poursuit le travail de conception de la base, et celle des thésaurus ainsi que de leur mise en œuvre.

Le patient travail de dépouillement, de transcription diplomatique, d’indexation doit beaucoup aux doctorants qui, au fil des contrats de vacation et d’allocations doctorales, ont prêté leur concours à l’entreprise : Thomas Vernet, vacataire depuis les origines du projet, qui a patiemment œuvré à l’identification des personnes citées ; Benoît Michel, allocataire-doctorant à l’IRPMF, qui s’est notamment consacré à l’index des lieux, mais aussi Myriam La Bruyère, Anne-Claire Magniez et Camille Tanguy. Qu’ils trouvent ici l’expression de ma gratitude pour le considérable travail accompli et pour le climat de sympathique collaboration dans lequel ils l’ont mené, en dépit de la précarité du statut des doctorants vacataires et des difficultés propres à la technicité d’une base de données.

Ce projet a tâtonné quelques années avant de trouver sa forme actuelle, et Pascal Denécheau, ingénieur à l’IRPMF, en a été, à chaque stade, l’interlocuteur privilégié ; c’est à lui que je dois la première ébauche de base de données à partir des textes et des index.

Enfin, nombre d’indexations, qui requéraient des compétences spécifiques, ont été rendues possibles par l’aide généreuse de collègues qui nous ont fait bénéficier de leur savoir et ont accepté de se plier au maniement ingrat des « notices » : Marie-Thérèse Mourey, professeur à l’université Paris-IV-Paris-Sorbonne, a identifié les personnes et longuement corrigé l’index des noms et des lieux concernant les cours allemandes, particulièrement représentées au début des années 1680 ; Barbara Nestola, ingénieur au CMBV, a relu nombre d’incipits italiens et de titres d’œuvres, et Jean-Marc Civardi, de l’université de Versailles-Saint-Quentin, a collaboré à l’indexation des spectacles dramatiques des premières années représentées par ce corpus. Enfin, Catherine Massip, conservateur général, alors directrice du département de la musique de la Bibliothèque nationale de France, a contribué à maintes reprises, par ses conseils et ses questionnements critiques et bienveillants, à la maturation de ce travail. Je les en remercie tous chaleureusement.

Anne Piéjus
IRPMF, CNRS
juin 2010