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AMIDEY, Claude (1731-1789)
État civil
NOM : AMIDEY     Prénom(s) : Claude     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : AMIDET
LAMIDEY
Jean Claude
Date(s) : 1731-7-26   / 1789-8-5 
Notes biographiques

Originaire de Besançon, Claude AMIDEY est le dernier maître de musique connu de la petite collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois, dans le diocèse d'Autun. Bien des zones d'ombre subsistent encore dans son itinéraire de vie, que la poursuite de l'enquête devrait permettre  de réduire, peut-être avec votre aide, ô lecteur, ô lectrice.

• 26 juillet 1731, Besançon : Né dans la nuit sur la paroisse Notre-Dame de Jussa Mouthier, le petit Jean Claude, fils de Jean-Louis Amidey, et de Jeanne-Denise Rouillot mari et femme, est baptisé le même jour à six heures du soir. Il est le jeune frère de Jean-Antoine (ou Antoine tout court), né trois ans plus tôt. Leur père, vigneron, signe avec une belle signature. En revanche le prêtre qui a conféré le baptême dit de ses parrain et marraine qu'ils sont "tous deux illétérés".

• Où Claude AMIDEY a-t-il reçu sa formation musicale ? On peut faire l'hypothèse qu'il a pu, éventuellement, être enfant de chœur à la cathédrale de sa ville natale, mais cette piste demandera à être confrontée aux sources. Notons qu'à son décès il est dit "clerc tonsuré du diocèse de Besançon", ce qui va dans le sens d'un séjour dans une maîtrise d'enfants de chœur au cours duquel il aurait été tonsuré.

• 20 et 22 avril 1749, Beaune : Le chapitre de la collégiale Notre-Dame de Beaune passe convention avec un joueur de serpent pour une période d'essai de trois ou quatre mois. Le secrétaire capitulaire ne livre pas le nom du musicien. Il faut attendre le 5 septembre suivant pour comprendre qu'il s'agit d'AMIDEY.
• 5 septembre 1749 : FLUTTE "a joué du serpent à la grande Messe". Le jour même, le chapitre s'assemble "à l'extraordinaire" et décide de l'engager. Par contre coup, le sieur AMIDEY qui avait été reçu à l'essai le 20 avril précédent est licencié sur le champ. Le contraste doit être flagrant entre les deux musiciens : alors qu'AMIDEY recevait 15 sols par jour, le sieur FLUTTE en aura 20 ! Son prénom n'étant pas donné, on ne peut savoir s'il s'agit de Claude, de son frère Antoine, ou d'un autre musicien portant le même patronyme. Le serpent ne réapparaît jamais dans la suite de ce que l'on connait de la vie de Claude AMIDEY, si ce n'est sous la forme – ténue – du parrainage d'une enfant FLUTTE en 1757, indice qui semble insuffisant. De plus il n'aurait eu alors qu'à peine 18 ans lors de sa réception, âge où il pourrait être encore en train de terminer son temps d'enfant de chœur. Il pourrait donc plus vraisemblablement s'agir de son frère Antoine.

• [À une date qui reste à découvrir, antérieure à avril 1755], Dijon : Claude AMIDEY est engagé pour chanter la basse-contre à la Sainte-Chapelle.

• 12 avril 1755, Dijon : Claude AMIDEY, "musicien", est le parrain du douzième enfant de Claude-Anatoile CHAUVEREICHE, musicien de la Sainte-Chapelle. Bien que son lieu d'exercice ne soit pas précisé, il est très probable qu'il soit déjà en poste à la Sainte-Chapelle.

• 7 décembre 1757, Dijon : Claude AMIDEY, musicien de la Sainte-Chapelle, est parrain d'une enfant de Marie-Michel FLUTTE. La marraine est Claudine Allard, épouse du sieur CHAUVEREICHE. Le père, le parrain et le mari de la marraine sont tous trois musiciens à la Sainte-Chapelle.

• 12 janvier 1759, Dijon : Claude AMIDEY chante la basse-contre à la Sainte-Chapelle. Il obtient du chapitre un contrat à vie qui lui assure à terme une somme viagère de 500 livres par an. Dans un premier temps, seule la moitié de cette somme lui est garantie, l'autre moitié  restant sujette "au retranchement et à la radiation", c'est-à-dire à des retenues en cas d'absence injustifiée. Au bout de vingt ans de service, la totalité de la somme lui est garantie, à condition "qu'il continuera toujours de demeurer en cette ville" et à "se trouver assidument aux offices et services".

• En théorie, donc, Claude AMIDEY devait voir sa retraite assurée à partir de 1779. Jusqu'à quelle date a-t-il fait le service à la Sainte-Chapelle ? Pour quelle raison et quand a-t-il quitté la plus puissante église de la région pour la petite collégiale de Semur ? Les registres capitulaires de la Sainte-Chapelle comme ceux de Notre-Dame de Semur n'étant pas conservés, il faudra découvrir d'autres sources pour répondre à ces questions...

• [En 1766, le maître de musique de Notre-Dame de Semur est Jean-Baptiste PINOT].

• 5 février 1782, Semur-en-Auxois : Claude AMIDEY est maitre de musique de la collégiale Notre-Dame de Semur lorsqu'il assiste au mariage de Louis POILVEY "sous chantre de l'église collégiale de Semur" avec la fille d'un boulanger de la ville. Il signe "CAmidey" d'une petite écriture penchée vers la droite, le C s'enchaînant sur le A et pouvant induire une  lecture "Lamidey" fautive. La coïncidence du prénom, ainsi que la relative proximité géographique (65 km, soit une quinzaine d'heures de marche entre Dijon et Semur) incitent à penser qu'il s'agit du même que le musicien antérieurement en poste à la Sainte-Chapelle dijonnaise, mais cela reste à établir solidement.

• 5 août 1789, Semur-en-Auxois : "Me Claude AMIDEY clerc tonsuré du diocèse de Besançon, maitre de musique et sous chantre de cette église", décède à l'âge de 55 ans. Il est inhumé le lendemain en présence du bas chœur.

Qui lui succède à la tête de la musique de Notre-Dame de Semur ? Il est possible que le chapitre n'ait pas recruté de nouveau maître entre la disparition de Claude AMIDEY et sa propre dissolution...

Mise à jour : 28 juillet 2018

Sources
F-Ad21/ BMS Semur-en-Auxois en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Médard ; F-Ad21/ BMS St-Médard de Dijon en ligne ; F-Ad21/ G 1141 ; F-Ad21/ NMD Semur-en-Auxois en ligne ; F-AmBesançon/ BMS ND de Jussa Mouthier, Besançon

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