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ARCHAMBAUD, Antoine (ca 1731-1778)
État civil
NOM : ARCHAMBAUD     Prénom(s) : Antoine     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : ARCHEMBAULT
ARCHIMBAULT
ARCHAMBAULT
ARCHIMBEAU
ARCHEMBAUT
ARCHAMBAUT
Date(s) : 1731 ca  / 1778-5-12 
Notes biographiques

Émaillée de nombreuses incertitudes, la biographie d'Antoine ARCHAMBAUD est marquée par de fréquents changements de poste, qui le mèenent de Lyon, sa ville natale, jusqu'à Boulogne-sur-Mer, où il s'éteint, en passant par Beaune, Langres, Beauvais, Poitiers, Le Mans, Laon et Lille.

• vers 1731, Lyon [Rhône] : Antoine ARCHAMBAUD, le fils de Jean Archimbaud, "fabriquant en etoffes de soye", et de Marie-Gilberte Prose, qui en 1755 sont dits de la paroisse Saint-Georges.

• 30 mars 1754, Beaune [Côte-d'Or] : Deux gagistes de la collégiale Notre-Dame, le serpent PUSSENOT "comme aussy ARCHAMBAUX", demandent leur compte au chapitre et quittent le service de la collégiale et très certainement la ville. S'agit-il d'Antoine ARCHAMBAUD ? Le registre capitulaire livre très rarement le prénom des musiciens employés à la collégiale.

• 3 février 1755, Langres [Haute-Marne] : En l'église Saint-Pierre, Antoine ARCHAMBAUD, "musicien de l’Eglise cathedrale de cette ville", âgé de 24 ans, épouse Marguerite Martet, 24 ans, fille d'un menuisier. Parmi les témoins du marié figure Jean-Baptiste DUVERGER, musicien de la cathédrale.

• 26 février 1759, Beauvais [Oise] : Les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre font verser 9 livres pour "passade" à ARCHAMBAULT, qui a chanté pendant plusieurs jours. C'est très probablement Antoine.

• [Été 1760], Poitiers [Vienne] :  Antoine ARCHAMBAUD est reçu musicien au chapitre de la collégiale Saint-Hilaire [voir ci-après, au 17 juillet 1762].

• 3 juin 1761, Poitiers : À l'occasion du baptême de sa fille Marie-Anne-Cécile, paroisse Saint-Pierre l'Hostau, Antoine ARCHAMBAULT est  attesté comme "musicien". Son épouse se nomme Marguerite-Cécile Martet, ce qui atteste qu'il s'agit bien du musicien marié à Langres. Le parrain est Thomas BERTON, maître de chapelle de Saint-Hilaire.

• 17 juillet 1762, Poitiers : Antoine ARCHAMBAUD est remercié par le chapitre de Saint-Hilaire (sans raison évoquée). Son départ semble effectif début septembre, lorsqu'un certificat lui est délivré, attestant qu'il a "assisté en notre église pendant 2 ans ou environ", soit depuis l'été 1760.

• 23 janvier 1763, Le Mans [Sarthe] : Antoine ARCHAMBAUD est reçu musicien à la collégiale Saint-Pierre-La-Cour. Il est aussi qualifié de chantre. En juin 1763, il obtient 18 jours de congé pour aller à Tours

• 11 mars 1764, Le Mans : Le chapitre de Saint-Pierre décrète “nous congédions de notre service les nommés ARCHAMBAUD et BODEREAU nos vicaires et ordonnons que la bourse leur sera fermée à partir de ce jour”.

• 2 mai 1764, Beaune : Le chapitre de la collégiale Notre-Dame verse un écu de 3 l. au nommé ARCHAMBAUX "musicien chantant la basse taille pour passade". [En l'absence de prénom, il est hasardeux d'affirmer qu'il s'agit du même]. Toutefois sur le plan des dates cela pourrait aller très bien.

• 28 octobre 1768, Laon [Aisne] : Le chapitre de la cathédrale prend connaissance du certificat produit par Antoine ARCHAMBAULT, "vicaire de cette église", qui n'est pas jugé suffisant. Il ordonne qu'il en fournisse un autre de vie et mœurs du chapitre d'où il sort.

• 6 mars 1769, Laon : Le chapitre décide qu'ARCHAMBAULT, vicaire, pourra rester en cette église aux gages de 8 livres par semaine. Il ne sera augmenté que lorsqu'il saura convenablement le chant sur le livre.
• 15 mars 1769, Laon : Les vicaires ont retenu l'honoraire d’ARCHAMBAULT, l'un d'entre eux, qu'il aurait dû percevoir pour le service de M. le doyen, "sur ce qu'il n'avait pas d'habits de chœur". Les chanoines ordonnent qu'il soit payé comme eux, car ils ont autorisé sa présence dans le chœur sans habits d'église.
• 24 avril 1769, Laon : Il reçoit un surplis, qu'il remboursera au chapitre par un prélèvement hebdomadaire de 10 sols sur son salaire.
• 31 mai 1769, Laon : Après avoir délibéré sur l'augmentation demandée par ARCHAMBAULT, les chanoines ont été d'avis de ne la lui accorder "que quand il s'appliquera à la musique et sera plus régulier dans sa conduite".
• 12 juillet 1769, Laon : Le chapitre demande à son chantre de donner "des avis très sérieux" à ARCHAMBAULT, et de "lui notifier que la compagnie, peu satisfaite de sa conduite et de la négligence à se mettre en état de la servir, est dans la résolution de le renvoyer s'il ne change et ne s'applique à la musique mieux qu'il n'a fait jusqu'à ce jour".
• 16 août 1769, Laon : ARCHAMBAULT reçoit 10 livres d'avance, à la retenue de 20 sols par semaine.
• 11 décembre 1769, Laon : Faisant droit à une nouvelle demande d'ARCHAMBAULT d'une somme de 30 livres, savoir 20 livres pour sa chambre et 10 livres pour se procurer un habit, les chanoines sont d'avis, sans lui délivrer d'argent, "que le receveur de la bourse commune payeroit l'habit dont il a besoin jusqu'à concurrence de ladite somme de trente livres, à la retenue par semaine qu'il jugera convenable".

• 5 février 1770, Laon : Le chantre est prié de sermonner les vicaires "pour leurs entretiens trop fréquents pendant le service divin" et d'avertir surtout ARCHAMBAULT que la compagnie, peu satisfaite de sa conduite et de son inexactitude, est décidée à le renvoyer s'il ne se ressaisit pas.
• 20 juin 1770, Laon : Lecture est faite en chapitre du règlement qui concerne les vicaires. Il leur est enjoint de s'y conformer, d'être attentifs au chant et à la psalmodie, et à ARCHAMBAULT de ne point affecter d'élever indécemment sa voix comme cela lui est arrivé plusieurs fois et de tenir une conduite plus régulière.

• 12 octobre 1770, Lille [Nord] : Antoine ARCHAMBAULT est reçu vicaire [musicien] de la collégiale Saint-Pierre.

• 31 décembre 1774, Lille : "Messieurs assemblés dans leur sacristie [...], après la grand-messe pour des raisons a eux connues ont renvoyé Antoine Archambaud ci-devant vicaire de leur Eglise lui accordant néanmoins dix écus par aumône pour faire voyage et un certificat comme depuis quatre années il a servi en cette qualité en leur dite église, il a assisté assiduement aux offices du chœur".

• 6 février 1775, Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais] : Un sieur ARCHAMBAUD est reçu pat le chapitre de la cathédrale Notre-Dame comme musicien, ses gages sont fixés à 28 sols par jour. Le 23 juin suivant, son prénom est précisé lors de l'évocation des bénéficiers et gagistes au chapitre général.

• 23 juin 1777, Boulogne-sur-Mer : ARCHAMBAUD figure toujours parmi les huit musiciens et chantres de la cathédrale. Le 17 octobre suivant, on lit pour la dernière fois dans le registre capitulaire une délibération qui le concerne, "…il a été unanimement arreté que le congé seroit donné au sr Archambaud avec offre de lui paier sa pension dans l’hopital de cette ville et six francs par mois pour ses entretiens et menus besoins".

• 12 mai 1778, Boulogne-sur-Mer : Muni du sacrement d'extrême-onction Antoine ARCHAMBAUD, chantre à la cathédrale de cette ville, s'éteint à l'âge de âgé 48 ans à l'hôpital Saint-Louis. On précise qu'il est natif de Lyon. Le lendemain son corps est inhumé dans le cimetière de cet hôpital en présence de Louis Tellier, clerc de l'hôpital et de Sébastien Lafaille.

Mise à jour : 14 octobre 2025

Sources
F-Ad02/ G 1889 ; F-Ad02/ G 1890 ; F-Ad21/ G 2550 ; F-Ad21/ G 2551 ; F-Ad52/ 2 G 68 ; F-Ad52/ 2 G 69 ; F-Ad52/ BMS St-Pierre-St-Paul ; F-Ad52/ E dépôt 17186  ; F-Ad59/ 16G 496 ; F-Ad60/ G 2763 ; F-Ad62/ 1G74bis  ; F-Ad62/ 5MIR 160/ 11 ; F-Ad72/ G 508 ; F-Ad86/ BMS Poitiers, St-Hilaire ; F-Ad86/ G 567

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