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ARLABOSSE, Jacques Antoine, aîné (1726-1799)

ARLABOSSE, Jacques Antoine, aîné (1726-1799)

État civil
NOM : ARLABOSSE     Prénom(s) : Jacques Antoine     Sexe : M
Complément de nom : aîné
Date(s) : 1726-3-9  / 1799-11-5 
Notes biographiques

• 9 mars 1726, Montpellier : Jacques Antoine ARLABOSSE est baptisé paroisse Saint-Pierre de Montpellier. Il est fils de Pierre ARLABOSSE, sonneur de la même église, et frère d'Antoine ARLABOSSE cadet.

• [Vers 1740-1752] : Il est probablement postulant à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, sans doute après y avoir été enfant de choeur, car il déclarera en 1792 avoir plus de 50 ans de service dans l'institution.

• 17 juillet 1752 : Il est reçu au service du chapitre cathédral Saint-Pierre de Montpellier, où il remplit principalement la fonction de basse taille récitante comme musicien journalier. Il remplace BELMONT, décédé, aux mêmes appointements de 400 livres. Avec cet emploi il obtient également une place dans la musique des États du Languedoc, car c'est un privilège "inhérent" à la place de musicien journalier du chapitre, ce qui lui permet d'augmenter de la moitié ses revenus annuels. Il exerce en outre la sonnerie des cloches, fonction transmise de père en fils depuis 70 ans. 

• 13 mai 1772 : Il est veuf d'une première épouse et se remarie dans la cathédrale Saint-Pierre avec Marie Geneviève Bougette. Son frère cadet Antoine ARLABOSSE et Jean PIRON y sont témoins à côté d'un autre musicien de la cathédrale Arnaud TONNAC.

• 1774 : Lui ou son frère Antoine ARLABOSSE chantent un rôle dans l'acte de Bathille et Chloé de L'union de l'amour et des arts d'Étienne Joseph FLOQUET au Concert de Montpellier, aux côtés de la haute-contre Pierre BONNARD et sous la direction de Boirac CUPIDON. On retrouvera leur nom sur les programmes de deux concerts à bénéfice dans la salle du Concert en avril 1785.

• 5 juin 1780 : En dédommagement de la perte, par le chapitre, du bail à ferme des Chaises, dont il tirait profit, Jacques Antoine ARLABOSSE voit ses appointements de 400 livres augmentés d'une indemnité à vie de 200 livres annuelles à compter du 1er juillet 1780. Il est toujours musicien mais n'exerce plus comme sonneur des cloches, service jugé trop pénible pour lui. Le nouveau sonneur recevra un salaire de 240 livres.

• 1790 : Jacques Antoine ARLABOSSE est toujours basse taille au rang des musiciens journaliers du chapitre Saint-Pierre de Montpellier. Avec 600 livres annuelles, il est le musicien le mieux payé du chapitre après le maître de musique, CUPIDON BOIRAC. En mai, il signe la pétition des musiciens du chapitre cathédral Saint-Pierre de Montpellier à l'Assemblée Nationale.

• 26 janvier 1791 : Il se voit attribuer une pension en rente viagère de la totalité de ses appointements qui monte à 600 livres.
• Octobre 1791 : Il signe avec un bon nombre de ses anciens collègues du chapitre une pétition pour réclamer le paiement des services extraordinaires qu'ils ont assurés au cours de l'année 1791. Ils reçoivent, par conséquent, une gratification de 48 livres prises sur le budget prévu pour les frais du culte en plus de leur pension.

• 24 avril 1792 : Sa pension est réduite et fixée à 200 livres annuelles.
• 29 août 1792 : Suite à une nouvelle supplique de Jacques Antoine ARLABOSSE, le directoire du district de Montpellier estime qu'il a droit à une pension de la totalité de ses gages, soit 400 livres, car les 200 livres qu'il recevait en indemnité pour la perte du bail des Chaises ne sont pas considérées comme un traitement. Un mois plus tard le directoire du département nuance cet avis et lui attribue 600 livres de pension annuelle, avec un paiement de 700 livres comme supplément des paiements reçus depuis le 1er janvier 1791.

• 11 germinal an VII [31 mars 1799] : Il prête serment de haine à la royauté.

• 14 brumaire an VIII [5 novembre 1799] : Décès de Jacques Antoine ARLABOSSE, "ancien musicien" âgé de 73 ans, dans sa maison d'habitation de l'île Laurent, sept mois avant son frère cadet Antoine ARLABOSSE, avec qui il a fait toute sa carrière dans la cathédrale Saint-Pierre. Son épouse est toujours vivante et c'est son neveu Jean-Baptiste PIRON, musicien, qui signe comme témoin à son acte de décès. 

Sources
A. F. Cradock, "Journal, 1783-1786" (1896) ; A. GERVAIS, "Le Concert à Montpellier au siècle de Louis XV" (1982) ; F-Ad34 / G 1759 ; F-Ad34 / L 2748 ; F-Ad34 / L 2837 ; F-Ad34 / État civil en ligne ; F-Ad34/ L 2743 ; F-An/ DXIX/090/742/74,80-81 ; F-An/ DXIX/090/742/81,13,76 ; F-An/ DXIX/095/831/21-22
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1780-7-1  / 1791-10 ap.
Lieux :  Cathédrale Saint-Pierre (MONTPELLIER)  
Fonction :  basse-taille (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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