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BARBIER, Jean-Baptiste, à Paris (1744 av.-1787)

BARBIER, Jean-Baptiste, à Paris (1744 av.-1787)

État civil
NOM : BARBIER     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Complément de nom : à Paris
Date(s) : 1744-6-13 av.  / 1787-12-20
Notes biographiques

Pendant plus d'une quarantaine d'années, jusqu'à son décès survenu en 1787, Jean-Baptiste BARBIER, natif de Picardie, chante la basse-contre à la Saint-Chapelle du Palais à Paris, où il est revêtu du statut de clerc. Il a chanté également au Concert Spirituel (1761).

• Nous ne connaissons pas l'âge au décès de l'abbé BARBIER. On sait qu'il obtient de nombreuses permissions d'aller régler des affaires à Amiens. Sa nièce Domont [prénom inconnu] pourrait être la fille de Pierre Domont et Marie Madeleine Barbier, mariés paroisse Saint-Jacques en mai 1741. Cette dernière est la fille de Louis Barbier et de Marie Marguerite Traullé/Troullé, mariés en août 1704 même paroisse.

• 13 juin 1744, Paris : Le chapitre de la Sainte-Chapelle a compagnie reçoit comme gagiste Jean-Baptiste BARBIER, clerc du diocèse d'Amiens, et lui accorde le logement n° 18. Le 7 juin précédent, BARBIER était venu chanter, sans doute afin de montrer ce que valait sa voix, et avait reçu une somme de 15 livres.
• 24 octobre 1744, Paris : La compagnie lui accorde la somme de 50 livres "sans tirer à conséquence".

• 1er août 1745, Paris : Il reçoit 8 livres afin de le soulager dans sa maladie.
• 20 novembre 1745, Paris : La compagnie ordonne qu'il sera fait mention de la réception du sieur [blanc] BARBIER, du diocèse d'Amiens, admis au nombre des clercs le 14 novembre, nommé par M. le trésorier.

• 31 décembre 1746, Paris : La compagnie a accordé par forme de gratification au sieur BARBIER, clerc ordinaire, la somme de 30 livres et a arrêté que dorénavant, à compter du premier janvier, les distributions dudit clerc seront augmentées a raison de 100 francs, comme les basses.

• 19 juin 1747, Paris : On accorde une gratification de 24 livres à BARBIER.
• 29 septembre 1747, Paris : Le sieur BARBIER, clerc ordinaire, a supplié la compagnie de vouloir bien lui accorder l'appartement vacant par la retraite du sieur MAGNIER, chapelain ordinaire, ce qui a été accepté en considération de son assiduité et des bons services qu'il rend a l'église.

• 18 mai 1748, Paris : Le chanoine Thomas est chargé d'aider "suivant sa prudence" les sieurs BARBIER et LHUILLIER dans leur maladie. Le 19 juin suivant, BARBIER obtient 10 jours de congé pour se rétablir entièrement.

• 22 avril 1752, Paris : La compagnie octroie 30 livres à BARBIER pour le soulager dans sa maladie.

• 28 juillet 1753, Paris : Il récupère l'appartement laissé libre par DESBARRES.

• 1761, Paris : Avec Pierre GAY, il est mentionné parmi les basses-contre chantant au Concert Spirituel.

• 21 janvier 1761, Paris : Il obtient le droit de s'absenter jusqu'au premier dimanche de carême.

• 16 janvier 1762, Paris : Le chapitre accorde la somme de 48 livres à BARBIER "pour l'aider dans sa maladie". Le 20 janvier, il reçoit encore une aide de 120 livres.
• 10 février 1762, Paris : La compagnie a accordé au sieur BARBIER "la permission de s'absenter pendant une quinzaine de jours pour aller à Amiens pour des affaires qui l'y appellent".
• 13 février, Paris : Il obtient l'appartement vacant par la retraite du sieur COCHOIS.
• 1er avril 1762, Paris : Il expose à la compagnie que pendant son séjour à Amiens, il est tombé malade, ce qui l'a empêché de revenir à l'expiration de son congé, en conséquence il supplie la compagnie de lui accorder ses présences. L'abbé Legros ayant certifié la vérité du fait sur des lettres reçues d'Amiens, sa demande est entendue.

• 1763, Versailles : On relève son nom parmi les clercs dans l'État des noms, surnoms de Messieurs les trésorier, Chantre, Chanoines de la Sainte Chapelle Royalle de Paris, des chapellains perpétuels, chapellains ordinaires, clercs ordinaire, marguilliers, huissiers, appariteurs et autres officiers de ladite Sainte Chapelle que le Roy veut et entend jouir des privilèges de commensaux de sa Maison". Il est certifié que tous sont au service de la Sainte-Chapelle et demeurent à Paris. Il est toujours cité dans un état de 1786.

• 1er octobre 1766, Paris : Les chanoines accordent 15 jours à BARBIER pour aller régler quelques affaires à Amiens.

• 2 mai 1767, Paris : Encore malade, il perçoit la somme de 48 livres.

• 9 avril 1768, Paris: Il obtient 15 jours de congé pour vaquer à ses affaires.
• 24 décembre 1768 : Le chapitre verse 30 livres à BARBIER "en raison de ses infirmités".

• 7 juin 1769, Paris : Les sieurs CACHELIÈVRE, DOUVILLÉ et BARBIER, clercs, reçoivent chacun la somme de 30 livres en forme de gratification.
• 29 septembre 1769, Paris : Il obtient 24 livres puis encore la même somme le 31 octobre suivant "pour le soulager dans sa maladie".

• 2 janvier 1771, Paris : La compagnie fait verser 48 livres de gratification à BARBIER, à CACHELIÈVRE et à DOUVILLÉ.

• 2 janvier 1772, Paris : Sur le rapport fait par le chantre des bons services, de l'assiduité et des besoins de plusieurs des chapelains et clercs de messieurs, les trésorier, chantre et chanoines arrêtent qu'il sera donné en gratification extraordinaire à M. RATILLON, chapelain perpétuel, la somme de 60 livres, aux sieurs BARBIER, CACHELIÈVRE et DOUVILLÉ, clercs, chacun 50 francs et à DUPREY, basson externe, 12 livres.
• 20 mai 1772, Paris : BARBIER se présente devant le chapitre et demande à être rétabli sur le point de la semaine précédente, ce qui est accordé car il était malade.
• 9 septembre 1772, Paris : On lui avance 24 livres.

• 13 février 1773, Paris : BARBIER vient avertir le chapitre que le trésorier lui avait donné la permission de se retirer au séminaire afin d’y recevoir les ordres, la compagnie décide de le tenir présent aux offices pendant le temps de sa retraite.
• 1er avril 1773 : Il obtient une gratification de 36 livres afin de faire face aux frais extraordinaires liés à sa retraite au séminaire.
• 6 octobre 1773, Paris : La compagnie verse 12 livres pour aider BARBIER alors qu'il est au séminaire pour se préparer à recevoir le diaconat.

• 23 février 1774, Paris :  On verse 18 livres à BARBIER en raison de sa maladie.
• 6 avril 1774 :  BARBIER est autorisé par les chanoines à "aller prendre la prêtrise au séminaire".

• 1er juillet 1778, Paris : BARBIER doit aux héritiers de Pierre BAZON la somme de 18 livres pour prix des fourneaux restés dans l’appartement.

• 30 janvier 1779, Paris : La compagnie rembourse 30 livres à RATILLON qui avait avancé cette somme à Barbier.

• 28 octobre 1786, Paris : Il reçoit encore 24 livres afin de faire face à sa maladie

• 20 décembre 1787, Paris : Jean-Baptiste BARBIER, prêtre, clerc ordinaire de la Sainte-Chapelle rend son dernier souffle. Il est inhumé le surlendemain. On ignore son âge. Quelques temps après son décès, sa nièce qui signe "Domont nièce du sr Barbiez" écrit au ministre e la Maison du Roi afin de se plaindre des chanoines de la Sainte-Chapelle dont elle dénonce "l'injustice cruelle". "J'ay eu le malheur de perdre mon oncle l'abbé Barbiez auprès duquel j'étois depuis vingt huit ans, écrit-elle, il est mort le 20 décembre dernier, étant prêtre et bénéficier de la ditte Eglise, yn étant en titre depuis quarente cinq ans : je l'ay gardé malade pendant dix huit mois, ils ont eu la dureté de ne luy accorder aucun soulagement pendant le cours de sa maladie, et par surcroît ils refusent de me payer ce qui luy etoit légitimement dû pendant le courant de l'année 1787 ; ils viennent de distribuer à tout le monde de la Ste Chapelle la répartition qui se fait tous les ans le samedy de la première semaine de carême ; ils ne veulent pas m'en tenir compte, sans avoir égard à mes sollicitations, et les preuves convaincantes que je leur ay présenté du droit que mon oncle avoit de recevoir comme les autres : surtout les biens de la Ste Chapelle étant en commun pour tous ceux qui en composent le clergé, il est mort à quelques jours près du 1er janvier 1788. J'ay contracté des dettes pour le soulager pendant sa maladie vû la modicité de son revenu, n'ayant pas de secours, il ne m'a laissé pour toutes ressources pour les acquitter que ce qui pouvoit luy estre dû jusqu'au jour de son décês. Je vous demande justice, et j'espere tout de votre intégrité". Cette missive peu sincère est contrebalancée par celle du receveur du chapitre qui met les choses au point début avril 1788 : "Voiés, Monsieur, d'après ses raisons, si Mlle Domont est fondée dans sa réclamation. Elle veut faire regarder la distribution faite en 1788 comme une portion, comme une suite des objets dus à feu M. son oncle pour 1787. Elle est dans l'erreur, pour s'en convaincre, remontons à la 1ère de ces distributions, supposons qu'elle ait commencé en 1787, son oncle n'a t il pas été paié pour ladite année ? Elle n'est pas plus fondée dans sa demande que le seroient de nouveaux chanoines ou clercs qui viendroient à la Ste Chapelle quand cette distribution est faite". Le ministre confirme que la compagnie est dans son bon droit.

Mise à jour : 24 juin 2025

Sources
F-An/ H5/3551 ; F-An/ H5/3552 ; F-An/ H5/3553 ; F-An/ H5/3554 ; F-An/ H5/3555 ; F-An/ H5/3556 ; F-An/ LL 614 ; F-An/ LL 614 et 615 ; F-An/ LL 615 ; F-An/ LL 616  ; F-An/ LL 617 ; F-An/ LL 617 & 618 ; F-An/ LL 618 ; F-An/ O/1/607  ; Les Spectacles de Paris ; M. Brenet, Les musiciens de la Ste-Chapelle du Palais ; M.Brenet, Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais..., 1910.

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