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BECK, Franz Xaver (1723-1809)
État civil
NOM : BECK     Prénom(s) : Franz Xaver     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : BEC
François
Francesco
Date(s) : 1723-2-15  / 1809-12-31
Notes biographiques

Franz Xaver (et non Ignaz) BECK (1723-1809) est la plus importante figure du monde de la musique bordelais de l'époque des Lumières. Aussi habile au violon qu'au clavecin ou encore à l'orgue, il a composé des symphonies, des airs d'opéra, de la musique religieuse et des chants révolutionnaires, imparfaitement conservés. Originaire de Mannheim où il s'est formé au contact de Johann STAMITZ, il exerce son art en Italie pendant plusieurs années, notamment à Venise où il rencontre Baldassare GALUPPI. Il découvre la France vers 1754. Après avoir brillé à Paris et à Marseille, il s'installe à Bordeaux vers 1762. Nommé maître de musique du maréchal de Richelieu, il gagne confortablement sa vie en donnant des cours à la jeunesse dorée de la ville. En 1763, il tente vainement d'entrer au service du chapitre de la cathédrale. Onze ans plus tard, il obtient la place d'organiste de la collégiale Saint-Seurin, qu'il conserve jusqu'en 1790. En 1780, il est nommé à la direction de l'orchestre du Grand-Théâtre. L'apothéose de sa carrière se situe en 1783 : d'abord salué par le public parisien, son Stabat mater est ensuite exécuté à Versailles devant la famille royale, qui s'enthousiasme et complimente l'artiste. Sceptique tant sur le plan religieux qu'en politique, libertin dans ses mœurs malgré un mariage heureux avec l'une de ses anciennes élèves italienne, il n'est pas un homme de la Révolution : arrêté en 1793 avec l'ensemble du personnel du Grand-Théâtre, il échappe de peu à la guillotine. Il décède en 1809, à la grande tristesse de tous les mélomanes bordelais qui se réunissent pour lui rendre un bel hommage musical.

• 15 février 1723, Mannheim [Allemagne] : Franz Xaver BECK vient au monde (date confirmée par l'acte de décès, les archives révolutionnaires et la nécrologie de BECK). La date du 20 février 1734 avancée par Marguerite Stahl, biographe de BECK, est fausse : c'est l'un de ses cadets, prénommé Franciscus Ignacius Aloysius, qui est né ce jour-là. Henri Blanchard, premier biographe de BECK (1845), est selon toute vraisemblance à l'origine du rajeunissement du compositeur, qu'il déclare né vers 1730, sans doute par souci de bienséance, car il aurait été inconvenant de révéler qu'il avait la trentaine lorsqu'il enleva sa future femme, âgée, elle, de 13 ans. Blanchard le dit fils d'un secrétaire aulique de l'Électeur Palatin. L'acte de mariage de BECK indique qu'il est fils de feu Georges et de Thérèse de Mayerin, de Mannheim en Allemagne. Le second prénom, qu'il a semble-t-il rarement utilisé de son vivant, est indiqué dans l'acte de mariage de sa fille Françoise Henriette Charlotte Élisabeth Antoinette en 1811.

• [1723-1738], Mannheim : Blanchard affirme que BECK aurait pour ainsi dire été adopté et élevé par le prince Charles Philippe, ce qui paraît excessif, d'autant que son père s'implique dans son éducation : "Son père, qui jouait fort bien du violon, et qui de plus était très versé dans l'art de la composition, ayant observé dans son fils, dès ses jeunes ans, une exquise organisation musicale, avait cultivé, développé ces heureuses dispositions et en avait fait un excellent musicien, un artiste dans la plus haute signification de ce mot, sans lui laisser négliger pour cela l'étude des langues étrangères et même des affaires au-dessus de son âge" (Blanchard). Selon Bernadau, "il avait reçu une brillante éducation et en avait heureusement profité".

• [vers 1733], Mannheim : Dans l'éloge funèbre de BECK, Bernadau indique qu'à l’âge de dix ans, "il composa et exécuta des sonates, qui ont été gravées".

• [1742 et années suivantes], Mannheim : Johann STAMITZ entre au service du nouvel Électeur Palatin Charles Théodore, dont il devient le maître de musique vers 1745. BECK se perfectionne auprès du grand musicien. Plus tard, il s'en dira le disciple.

• 1745, Heidelberg : BECK fait partie de la maîtrise de l'église du Saint-Esprit. Collégiale à l’origine, cette église fut divisée en deux au XVIe siècle (le chœur pour les catholiques, la nef pour les protestants), mais l'Électeur Charles Philippe la restitua aux catholiques.

• [vers 1750], Mannheim : Apprécié de Charles Théodore qui goûte son humour caustique, BECK suscite la haine de jaloux mieux nés que lui. L'un d'eux, "un jeune baron chambellan de monseigneur le grand électeur du Palatinat", cible d'une de ses plaisanteries, le défie en duel. Celui-ci se déroule dans un petit bois à un quart de lieue de la ville. BECK gagne le tirage au sort et tire le premier. Il touche (ou plutôt croit toucher) son adversaire au front, qui s'effondre. Ses témoins et ceux de son adversaire l'empêchent d'approcher du corps et le persuadent de fuir pour éviter que la colère du prince ne s'abatte sur lui. En réalité, ce duel n'était qu'une mise en scène. En 1783, BECK reconnut à Versailles l'homme qu'il était convaincu d'avoir tué, acte qui n'avait depuis cessé de le hanter : l'ambassadeur du Palatinat auprès de la Cour de France en personne, le comte Karl Heinrich Joseph von Sickingen (1737-1791). Le diplomate, mi-contrit mi-amusé, lui avoua qu'il avait imaginé, pour se débarrasser d'un rival gênant, de se barbouiller la figure en tombant d'une substance rouge qui pouvait passer de loin pour du sang. Quant au pistolet, il était chargé à blanc. Le stratagème fonctionna à merveille et BECK s'enfuit pour l'Italie, dont il connaissait bien la langue. Cette histoire hautement invraisemblable (Sickingen avait environ 13 ans à l'époque) a probablement été inventée de toutes pièces par BECK. On peut supposer qu'il a simplement quitté l'Allemagne pour bénéficier de conditions de travail plus avantageuses à l'étranger. D'après Bernadau, c'est la mort de l'électrice (mais laquelle ?) qui le poussa à partir.

• [vers 1751], Italie : Il gagne sa vie en donnant des concerts (sans doute de violon) de ville en ville, puis arrive à Venise, terre d'asile pour beaucoup d'exilés, où il passe trois ans. "Il signor Oniga, secrétaire du Doge, le reçut au mieux, le présenta à ce chef de l'aristocratie républicaine de Venise, et lui donna pour écolière sa fille Anna, âgée de dix ans, déjà douée d'un sentiment exquis de mélodie et d'harmonie" (Blanchard). Il fait aussi connaissance du musicien Baldassare GALUPPI, maître de musique à l'Ospedale dei Mendicanti, institution vénitienne de bienfaisance réservée aux jeunes filles orphelines, et maître de chapelle assistant de l'église Saint-Marc, auprès duquel il complète son instruction musicale.

• [vers 1754], Venise : Le "jeune professeur de dix-huit ans [sic ; il en avait en fait environ 31] et son écolière, qui n'en avait que treize, s'étaient lu réciproquement le Maure de Venise du grand Shakspeare [sic], et, s'attendrissant tous deux sur ce drame de cœur si terrible et si touchant, ils avaient fini par s'en croire les héros. Anna Oniga voyait dans le jeune artiste étranger reçu par son père un autre Othello dont elle aimait à se dire la Desdemona" (H. Blanchard). La jeune fille, "précoce comme une Italienne, nouvelle Desdemona, se fit enlever par celui qu'elle aimait et qu'elle aima, du reste, en fidèle épouse jusqu'à la fin de la vie du grand artiste, à qui elle survécut de quelques années". Ce beau récit romantique, qui de toute évidence enjolive la réalité (BECK semble tenir plus de Casanova que d'Othello), a probablement été conté au biographe par l'une des filles du musicien. Le couple gagne par bateau Naples où il demeure quelque temps, puis Marseille, où BECK pourrait avoir été employé comme musicien au théâtre.

• 1755 : BECK aurait séjourné à Bruxelles.

• 21 février 1757, Caen : François BECK épouse en la paroisse Saint-Pierre Anna Maria de Loniga, fille de Marc Antoine et d'Élisabeth, originaire de Trévise en Italie. Le 16, ils ont obtenu une dispense de domicile et de deux bans de l'évêque de Bayeux. Ils ont seulement dû signer une promesse de ne jamais faire les fonctions de comédiens. Les témoins n'ont aucun lien avec le monde de la musique. On peut donc supposer que si le mariage a eu lieu en cette paroisse, c'est que le couple avait reçu l'assurance qu'on ne leur poserait pas trop de questions, étant bien entendu qu'aucun consentement des parents de l'épouse ne pouvait être produit.

• 15 août, 8 septembre et 1er novembre 1757, Paris : BECK, "maître de concert" à Bordeaux, fait donner une de ses symphonies au Concert spirituel à trois reprises. Il apparaît clairement que le compositeur a vécu sur les bords de la Garonne avant 1762, contrairement à ce qu'indiquent ses biographies les plus récentes.

• 1758, Paris : Ses premières symphonies (1-7) sont éditées : "Sei Overturea a piu stromenti composte da Francesco Beck, virtuoso di Camera di Sua A. S. l'Elector Palatino, e disepolo di Giovan Stamitz". L'ouvrage est gravé par Céron.

• 1760, Paris : BECK fait paraître six nouvelles symphonies à quatre parties et cors de chasse ad libitum (8-14), gravées par Mme Leclair, dédiées à M. Rüa (Opera II) ; l'auteur est simplement qualifié de disciple de STAMITZ.

• 1762, Paris : Une nouvelle version de ses sept premières symphonies, gravées par Mme Leclair, mises à jour et éditées par Venier, paraît. On y lit que BECK est "actualmente Primo Violino dell Concerto di Marsilia". BECK est donc employé de façon certaine à Marseille vers 1761-1762 après l'avoir été, peut-être, une première fois vers 1754.

• [vers 1761-1762] : BECK fait paraître dix nouvelles symphonies (15-25).

• [vers 1762-vers 1774] : Après des années de pérégrinations, Franz BECK revient à Bordeaux, où il se fixe en se mettant au service du maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne depuis 1758, en tant que maître de musique. Il est aussi chargé, à la Comédie, de l'inspection du chant et de la musique. Il s'adonne au jeu en compagnie du gouverneur, ami de tous les plaisirs. Dans cette "atmosphère d'immoralité", il devient "homme à bonnes fortunes, joueur effréné" (Blanchard), au point de dilapider son argent. Il s'intéresse de près à l'alchimie, à la quête de la pierre philosophale et de l'élixir de jouvence. "Cette dernière illusion ne l'a point quitté jusqu'à son dernier jour ; il disait à ses amis, à qui voulait l'entendre qu'il ne mourrait point". Bernadau note de son côté qu'il était "sur l'article des sciences occultes aussi crédule qu'un paysan libournais". Sa femme supporte patiemment ses incartades : il lui arrivait souvent de s'afficher avec quelque beauté "peu digne de lui […] qu'il allait chercher dans les derniers rangs de la société".

• [vers 1762-vers 1809], Bordeaux : Il enseigne la musique aux jeunes gens des catégories supérieures de la ville. Il fut "couru, sollicité par les plus jolies femmes de Bordeaux pour en obtenir des leçons", mais il se montrait indolent, inexact à ses rendez-vous, "qui lui valaient cependant un louis", note Blanchard. Il a néanmoins formé quelques élèves malgré son manque de patience à l'égard des enfants : Jean Jacques DREUILH, "Storiac" ( Élie ESTORIAC), l'abbé Bégaye (s'agit-il de Jean BÉGU É ?), Jean-Baptiste FEYZEAU, l'organiste "actuel" (1845) des églises Saint-Denis et des Petits-Pères ou encore Jacques Henri Wustenberg, député du département de Gironde. Certains élèves fortunés pouvaient lui faire des présents : un jour qu'un garnement s'emparait "adroitement d'une superbe tabatière en or dont une de ses riches écolières lui avait fait cadeau, il ressaisit à temps le bijou précieux qui allait changer de propriétaire et dit d'un ton de bonhomie au jeune homme : Pardon ! laissez-moi en chouir encore quelques chours, et je vous la rentrai après". On compte aussi parmi ses disciples Prosper Charles SIMON.

• 9 août 1763, Bordeaux : BECK lorgne sur la place d'organiste de la cathédrale Saint-André, vacante depuis juin, mais doit déchanter : "Sur ce que plusieurs de messieurs ont representé que le sieur Bec musicien organiste s'etoit presenté pour toucher l'orgue de cette Eglise et etre admis au concours qui est ouvert, le chapitre a arretté qu'attendu que le sr Bec est actuellement attaché au service du spectacle, il sera par ce motif exclu du concours auquel il ne sera point admis".

• 25 septembre 1764, Bordeaux : Sa fille Marguerite Julie, née le 24, est baptisée à la cathédrale Saint-André. François BECK, domicilié paroisse Saint-Seurin, est qualifié de maître de musique de monseigneur le Maréchal de Richelieu.

• 1765 : Il écrit la musique du Nouvel an ou les Étrennes de Colette, œuvre théâtrale.

• 1766, Paris, Bordeaux et Lyon : BECK fait éditer six nouvelles symphonies (28-33) à plusieurs instruments, dédiées au maréchal de Richelieu (Œuvre IV), à Paris chez M. de la Chevardière, maître de musique du roi, à Bordeaux chez le libraire Chapuy et à Lyon.

• 1767 : Il écrit la musique de La Belle jardinière, œuvre théâtrale.

• 10 novembre 1768, Bordeaux : À la cathédrale Saint-André, Jean François Auguste, fils légitime de François BECK, directeur de la musique de M. le Maréchal de Richelieu, et d'Anne Loniga, de la paroisse de Puy-Paulin, reçoit le baptême.

• 3 octobre 1772, Bordeaux : Louise Thérèse, née la veille, fille légitime de François BECK, maître de musique, et d'Anna Loniga, de la paroisse de Puy-Paulin, est baptisée à Saint-Seurin.

• 1772 : Il écrit la musique de L'Isle déserte, œuvre théâtrale.

• 1773, Paris et Lyon : BECK publie un recueil de six sonates pour clavecin et piano-forte dédiées au comte d'Ossun (à Paris chez M. de la Chevardière, à Lyon aux adresses ordinaires de musique), avec la mention "Œuvre V". Le comte d'Ossun est un aristocrate d'origine espagnole en garnison au Château-Trompette qui commande une partie de la flotte de Guerre française (Charles Pierre Hyacinthe, comte d'Ossun, grand d'Espagne de la première classe, colonel-commandant du régiment royal des vaisseaux-infanterie de Saint Luc et de Montesquieu).

• 24 octobre 1774-1790, Bordeaux : François BECK est organiste à la collégiale Saint-Seurin. Il perçoit 900 livres de gages annuels, "vû son mérite rare". Dans le cadre de ses fonctions, il écrit des messes, aujourd'hui perdues. Pour lui, la messe est un "drame solennel, touchant, qu'il faut jouer en artiste, en poëte, en prêtre convaincu" (Blanchard). Le compositeur doit par conséquent "se renfermer dans le style sacré, pur et religieux ; [...] hors de là, il n'y a que divagation et bruit fatigant". Lui-même était le contraire d'un dévot : il "croyait en Dieu comme un Mirabeau, un Cabanis ou un Talleyrand". Sous la Révolution, il n'hésitera pas à faire de l'humour sur le dogme de la Trinité.

• 1775, Bordeaux : BECK écrit la musique des chœurs d'Athalie, œuvre théâtrale.

• 25 octobre 1776, Bordeaux : BECK et "d'autres connaisseurs, avec un chanoine" procèdent à l'examen du jeu d'orgue de l'église Saint-Seurin, après le travail effectué par un facteur. Une convention est passée au sujet de son entretien ; on s'entend le 28 octobre avec les Micot père et fils, qui ont effectué le travail de vérification et qui baissent leur prix.

• 11 septembre 1778, Bordeaux : Françoise Henriette Charlotte Élisabeth Antoinette, fille légitime de François BECK et d'Anne de Loniga, de la paroisse de Puy-Paulin, née le 3, reçoit le baptême à Saint-Seurin. Son parrain est le comte d'Ossun.

• 1778, Bordeaux : BECK est reçu membre ordinaire de l'Académie locale des Sciences, Belles-Lettres et Arts.

• 29 janvier 1779, Bordeaux : Le chapitre de Saint-Seurin se félicite de ses orgues et de son organiste. Il rappelle qu'il a fait de gros frais "pour la construction d'un orgue qui fait l'admiration du public, qu'on vient entendre de toute la ville, qu'on se plaint de tous côtés de ne pas l'entendre assés, qui paie des gages très forts a un organiste excellant". Selon Bernadau, "Beck jouait de tous les instrumens avec perfection, mais il excellait à toucher l'orgueC'est alors qu'il déployait cette fécondité d’imagination, cette exécution nette et brillante que Daquin seul pouvait lui contester".
• 26 juin 1779, Versailles : Parce qu'il "a trouvé un moïen d'imprimer la musique avec des caractères", un arrêté du conseil du Roi autorise le sieur BECK à exploiter ce nouveau système et à établir une imprimerie de musique à Bordeaux.

• 7 avril 1780, Bordeaux : Pour l'inauguration du Grand-Théâtre, on donne Athalie de Racine, musique d'accompagnement composée par BECK, nommé chef d'orchestre. En 1789, il touche 3 000 livres d'appointements.
• 17 avril 1780, Bordeaux : BECK reçoit de la jurade des lettres de bourgeoisie. 
• 7 juillet 1780, Bordeaux : Marguerite Julie Sophie, née la veille, fille légitime de François BECK, bourgeois de Bordeaux, et d'Anne de Loniga, est baptisée à Saint-Seurin, paroisse de ses parents.

• 18 janvier 1782, Bordeaux : Le chapitre de Saint-Seurin délibère au sujet de l'utilisation de l'orgue lors des cérémonies de mariage, en particulier à la nuit tombée : "Lorsque les orgues seront touchées, il lui sera payé [à l'organiste] compris le droit de luminaire une somme de 24 livres". Les orgues "ne pourront estre touchées que par l'organiste du chapitre ou par quelqu'un choisi par lui".

• 1782 : Il écrit la musique du Jugement d'Apollon, œuvre théâtrale ; il publie six sonates pour clavecin et piano-forte.

• 1783, Bordeaux : Création de la société dite du Musée ; BECK est en charge du comité de musique. Au Grand-Théâtre, on donne les Trois sultanes ou Soliman second, musique de BECK. L'opéra de GLUCK Orphée et Eurydice est représenté au Grand-Théâtre avec en ouverture une musique de BECK, qui obtient un immense succès : "On l'exécutait dans les concerts ; elle servit même pendant longtemps à Paris d'ouverture à l'Orphée de Gluck pour lequel ce grand compositeur n'a pas fait de préface musicale" (Blanchard). La nécrologie de BECK (1810) confirme : "On sait que depuis long-temps on n'exécute plus que cette ouverture à Paris ainsi qu'à Bordeaux, lorsqu'on y représente l'opéra d'Orphée et Eurydice de Gluck : elle est digne en effet de servir de préface à ce bel opéra, auquel il ne manque qu'une introduction plus analogue au beau chœur qui ouvre la scène ; et nous ne doutons pas que l’on ne finisse par graver l'ouverture de Beck dans la partition de Gluck, son compatriote, et dont il était le digne émule". BECK écrit aussi la musique des Plaisirs du printemps et du Coq du village, œuvres théâtrales. Pour les Plaisirs du Printemps, il composa "sur un de ces vieux airs qui appellent toujours ou possèdent déjà une bonne basse, un ravissant badinage en style fugué, pour quatuor", que le chef d'orchestre et directeur de l'Opéra PERSUIS plaça plus tard dans un ballet en s'attribuant le mérite de cette composition.

• 25 avril 1783, Paris : La première partie du Stabat Mater de BECK est donnée au Concert spirituel. Les chanteurs sont Mme Todi, Rousseau et MURGEON. La séance se passe mal : des musiciens et chanteurs de l'Opéra, venus en nombre, sifflent et huent l'ouvrage du compositeur bordelais. L'explication est fournie par les Mémoires secrets : "Un des principaux griefs de la révolte séditieuse des sujets de l'opéra contre le sieur le Gros, c’est que mécontent du sieur Rey, maître de la musique, chargé de diriger l'orchestre, avec lequel il avoit eu quelque querelle d’intérêt, il vouloit le déplacer pour lui substituer le sieur Beck, arrivé ici depuis quelque temps de Bordeaux". La presse se montre impitoyable. Pour les Mémoires secrets, ce Stabat n'est pas une "chose triste", mais une "triste chose". Plus constructif dans sa critique, le Mercure de France conseille à BECK de "se défier en général d'une abondance de motifs, qui n'est pas une preuve de fertilité". BECK est ulcéré : "Les cabaleurs et la canaille lyrique du GRAND OPERA [sic] jurèrent et pestèrent pour faire du bruit contre le compositeur et l'auditeur impartial et indulgent", écrit-il aux musiciens du Grand Théâtre de Bordeaux, dénonçant au passage le "Mercure mercenaire".
• 26 avril 1783, Paris : La seconde partie est nettement mieux accueillie par l'auditoire, les "cabaleurs" ayant déserté la salle, comme l'indique le Mercure de France. BECK raconte : "Au second concert, soit que le remords frappât quelques âmes sensibles de l’orchestre, soit que les amateurs paisibles et curieux de nouveautés aient imposé silence aux protégés de l'ACADEMIE ROYALE DE MUSIQUE [sic] par les : Paix là ! mon Stabat fut monté plus haut qu'il n’était bas la première fois. Je n'avais besoin que de l'attention pour être sûr d'assommer la cabale à coups de notes". 
• [entre le 26 avril et le 23 mai 1783], Versailles : BECK fait entendre son Stabat Mater à la famille royale. L'accueil est excellent, comme il le confie à ses confrères bordelais : "J'ai donc fait exécuter mon Stabat tout entier chez madame Victoire, et il n'a pas été trouvé trop long. La reine, Mesdames de France, Monsieur et monseigneur le comte d'Artois s'y sont trouvés. Sa Majesté me fit des compliments non communs ; elle prit la peine de venir trois fois à mon pupitre pour me témoigner sa satisfaction ; elle eut la bonté de me dire qu'elle désirait entendre mon ouvrage à la chapelle, et choisit elle-même les morceaux, à cause de la brièveté de la messe. J'eus ordre du roi d'en faire entendre une partie à la sienne. Tout le monde sait que Sa Majesté est meilleur roi que musicien : aussi voilà les propres paroles qu'il prononça après la messe : C'est semer des perles… Il s'arrêta un instant et continua ensuite : Je n'entends rien à la musique, mais celle-ci m'a fait plaisir, et je veux en entendre autant dimanche prochain. Je fis en conséquence exécuter encore deux messes, une pour le roi et l'autre pour la reine". Le compositeur se félicite du professionnalisme des musiciens du roi : "Quel plaisir inconcevable pour un artiste de composer et de battre la mesure [...] pour des confrères de cette trempe ! L'ensemble, les talents, et surtout l'émulation, sont poussés jusqu'au dernier période [...]. La reconnaissance me fait une loi de revenir encore une fois à l'éloge que je dois à la musique du roi. Je suis forcé de convenir que la moitié du mérite de mon ouvrage lui appartient. Tout le monde s'y est prêté avec chaleur ; mais l'orchestre surtout m'a servi sur les deux toits, et je pris la liberté de le dire à la reine".

• [1783-1784] : Fort de ce succès qui le "dédommage de la bassesse des musiciens de Paris", il fait plusieurs séjours à la Cour. Au château de Trianon, ses improvisations sur le piano séduisent Marie-Antoinette.

• 1784, Bordeaux : Il paie 20 livres de capitation et emploie deux domestiques.
• 1er juin 1784, Versailles : Franz BECK reçoit l'"expectative de la première des deux charges de Maitre de [la] musique [de la] chapelle" du roi.

• 11 février 1785, Bordeaux : Représentation de Pandore, mélodrame en vers, musique de BECK.
• 28 juillet 1785, Bordeaux : Sa fille Anne Thérèse, née le 4 décembre 1760, décède le 27 juillet. Elle est inhumée le lendemain à Saint-Seurin.

• 1786 : Il écrit la musique de La fête d'Astrée, œuvre théâtrale.

• 29 décembre 1787, Bordeaux : La Société philomathique fait chanter une messe de BECK dans l'église des dominicains.

• 28 août 1788, Bordeaux : Lors d'un concert vocal et instrumental organisé par le Musée au profit de l'école des sourds-muets, il fait exécuter la cantate La fête d'Astrée (paroles de Duvigneau). Toujours aussi mal disposés à l'égard de BECK, les Mémoires secrets évoquent une œuvre "fade".

• 22 décembre 1788, Bordeaux : Le doyen de la collégiale Saint-Seurin Du Paty est prié de convoquer BECK afin de lui dire "de la part du chapitre qu'on voit avec peine qu'il ne s'acquitte point des devoirs dont il est chargé en qualité d'organiste & qu'il se fait remplacer par des etrangers ignorants & qui gattent & derangent très souvent les orgues". Un autre incident, non daté, rapporté par Blanchard, a provoqué l'ire des chanoines : "A ce musicien qui, sur son hautbois, lui lance une fausse note dans une messe de sa composition, qu'on exécutait à Saint-Seurin, il crie involontairement au lever-Dieu : mi pémol, sacretié ! mi pémol ! et cela sans prévoir, dans sa conscience d'artiste, le scandale que cette injonction va faire dans l'église". 

• 1788 : Il compose la musique d'Esther, œuvre théâtrale, et de Chansons choisies pour le clavecin.

• 4 juin 1789, Bordeaux : On représente au Grand-Théâtre La loterie d'amour, musique de BECK.
• 2 juillet 1789, Paris : Le mélodrame en vers Pandore, paroles de M. d'Aumale de Corsenville, musique de BECK, mis à jour par Durieu, est représenté pour la première fois dans la capitale par les comédiens ordinaires de Monsieur.
• 31 juillet 1789, Bordeaux : Une sérénade composée par BECK est jouée en l'honneur de l'élection du duc de Duras comme général de l’armée patriotique. 

• 19 juin 1790, Bordeaux : Un Te Deum dirigé par BECK est donné au Jardin public à l'occasion de la prestation de serment de la Garde nationale.

• 20 décembre 1790, Bordeaux : Première représentation du Comte de Comminges ou les Amants malheureux, drame "religieux et lugubre" (Blanchard) en trois actes et en vers de Baculard d'Arnaud. Pour l'occasion, BECK compose des entractes et de la musique de scène "du plus haut pathétique". L'auteur de la nécrologie de BECK est dithyrambique au sujet de l'ouverture : "Dans cette pièce de musique, ainsi que dans les deux entr'actes qui la suivent, Beck a répandu avec le plus de profusion son rare talent pour les productions d'un genre austère. C'est dans cette ouverture qu'il a placé pour basse le chant d'église de la prose des morts, Dies irae, sur lequel il a mis des accompagnemens analogues, de la plus grande beauté. Les deux entr'actes sont aussi de la plus heureuse conception. Ils sont écrits avec une sévère correction qui ne nuit pas à la vigueur de style. L'une de ces pièces, qui n'a pu trouver sa place dans la messe de Requiem, est un des plus sublimes morceaux de musique d'église qui ait jamais paru : il est digne d'entrer dans les ouvrages élémentaires destinés aux étudians".

• 1790, Bordeaux : BECK s'affilie à la franc-maçonnerie. Il compose cette année-là un motet et un Hymne pour la fête de la souveraineté du peuple.

• 1791, Bordeaux : BECK est admis au Club des Amis de la Constitution en remerciement de sa collaboration à la cérémonie en mémoire de Mirabeau, mort le 2 avril.
• 31 mars 1791, Bordeaux : Il demande une modération de sa capitation dont il estime l'augmentation trop élevée au vu de ses revenus et des charges qui s'imposent à lui. Il déclare dans sa requête que sa fonction de maître de musique du Grand-Théâtre lui procure 4000 livres d'appointements et qu'il élève toujours cinq enfants. Il verse en outre une pension de 400 livres à sa belle-mère et précise qu'il vient de perdre sa pension de maître de musique du Roi. Le montant de sa capitation passe alors de 92 livres et 9 sols à 84 livres et il obtient une décharge de 68 livres et 9 sols.

• 13 juillet 1792, Bordeaux : Il touche 225 livres pour un quartier de ses gages d'organiste à Saint-Seurin.

• 1793 : Il écrit la musique des Peuples et les Rois, œuvre théâtrale.

• 21 octobre 1793, Bordeaux : Création d'une commission militaire présidée par Jean-Baptiste Lacombe.
• [vers novembre 1793], Bordeaux : BECK est contacté par Marc Antoine Jullien, membre de la commission exécutive de l'Instruction publique à Paris, chargé d'organiser une cérémonie pour la fête de la Raison fixée au 10 décembre 1793 dans l'ancienne église Saint-Dominique transformée en temple décadaire, en laquelle une "montagne" de bois a été installée. Il lui demande de composer une cantate, en lui disant que des génies devaient naître de cette montagne. BECK saisit au vol l'occasion de faire un bon mot : "Votre montagne n'accoucherait même pas d'une souris", lui réplique-t-il. Jullien se plaint de lui aux autorités et BECK doit présenter des excuses.
• 28 novembre 1793, Bordeaux : La commission fait arrêter les acteurs et musiciens du Théâtre de la Nation (ex-Grand-Théâtre), présenté comme un "foyer d'aristocratie". L'événement eut lieu après une représentation d'une pièce de Jean Marie Souriguières de Saint-Marc dans laquelle on vit passer l'ombre de Louis XVI, ce qui provoqua dans l'assistance des applaudissements et des cris de "Vive le roi !". Mlle Clairville, première cantatrice, liée à l'avocat girondin Cornu (guillotiné), et BECK, soupçonné de sympathies pour l'aristocratie, sont emprisonnés au fort du Ha.
• 6 janvier 1794, Bordeaux : BECK est acquitté par la commission militaire. Il avait au préalable été interrogé par Lacombe. Accusé par celui-ci de n'avoir rien fait pour la Révolution, il se défend : "Je me suis montré bon républicain ; j'ai fait tout ce que j'ai pu pour ma patrie ; j'ai soulagé les pauvres et payé mes contributions ; si je n'ai pas fait mon service dans la garde nationale, c’est que j'étais vieux et malade". Il nie avoir tourné en ridicule les décrets de la Convention, tout juste convient-il avoir parfois "combattu les mots". Il récuse toute sympathie envers l'aristocratie ; au contraire, il a "fui la Cour". À l'accusation d'avoir fréquenté des négociants "insolents", il répond : "Je n'ai jamais fréquenté que Mac Carthy, bon patriote ; je donne des leçons de musique à sa fille, mais je n'ai jamais parlé d'affaires politiques". Selon Blanchard, il fit rire toute l'assistance en répliquant à Lacombe, à propos de son manque de patriotisme : "Che le sais pien, citoyen pressident […] ; mais que foulez-vous que puisse faire contre la marche clorieusse te la réfolution française […] un grand blanc-bec comme moi ?" Blanchard ajoute que l'enquête avait démontré que les cris royalistes étaient partis du public et que les artistes n'y avaient eu aucune part. Deux musiciens "montagnards" le raccompagnent chez lui dans une voiture et au passage font halte place Dauphine au moment où l'on guillotine douze religieuses et un porteur d'eau convaincus de fanatisme et de royalisme, ce qui horrifie le musicien.

• 1794, Bordeaux : Selon Blanchard, c'est Tallien qui aurait convaincu BECK (qu'il admirait) de jouer de l'orgue lors des cérémonies décadaires dans l'église Saint-Seurin transformée en temple de la Raison. La première fois, il "joua en style fugué une improvisation hardie et pleine de richesses harmonieuses sur la chanson populaire : J'ai du bon tabac dans ma tabatière, qui captiva et émerveilla l'auditoire pendant plus de trois heures". Par la suite, chaque décadi, il célèbre à l'orgue le "nouveau système". Il compose des musiques révolutionnaires : Hymne à l'Éternel, cantate composée à l’occasion de l'inauguration du temple de la Raison ; Hymne à l'Être suprême, sur des paroles de Marie Joseph Chénier (qualifié de "très remarquable" par Blanchard) ; une Musique triomphale.

• [vers 1795], Bordeaux : BECK, directeur de la musique du temple de l'Être suprême, demande, conformément à la loi du 1er juillet 1792, à jouir d'une pension en tant qu'ancien organiste (pendant 17 ans) de la collégiale Saint-Seurin. Il se qualifie de "sans-culotte", âgé de 63 ans, et déclare n'avoir d'autre ressource que son travail
• 28 germinal an III (17 avril 1795) : Le directoire du District de Bordeaux lui accorde une pension annuelle de 200 livres.

• 16 brumaire an IV (7 novembre 1795), Bordeaux : Sa fille Louise Thérèse, 23 ans, convole avec Jean Lagrave, 25 ans, ferblantier. Blanchard écrit, à propos des filles de BECK, qu'elles se marièrent "comme elles l'entendirent sans qu'il s'en préoccupât autrement". 

• 1796, Bordeaux : BECK compose de nouveaux airs patriotiques, outre un Hymne à l'Agriculture : Ode composée en l'honneur de Buonaparte le vainqueur, Hymne funèbre en l'honneur du général Hoche, Hymne pour la fête de la Paix, Hymne à la Liberté pour les fêtes de la fondation de la République.

• Juillet 1796, Bordeaux : Le ténor GARAT donne plusieurs concerts au bénéfice de son ancien maître, BECK, qui a connu des ennuis de santé.

• 1798, Bordeaux : BECK est rayé de la liste des artistes du Grand-Théâtre. Il touchait alors 2 400 livres par an.

• 21 janvier 1799, Bordeaux : Au Grand-Théâtre, on chante une cantate composée par BECK pour l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI.

• 1799, Bordeaux : BECK compose de nouveaux airs patriotiques : Invocation à l'Être suprême, Hymne pour la fête de la Reconnaissance, Chant de la souveraineté du peuple, De la musique en quelques strophes, Hymne des élections, Le génie de France, Musique pour la fête du 14 juillet.

• 1801, Bordeaux : BECK, malade, se retire chez son fils unique Jean François Auguste Beck. Blanchard précise au sujet de ce dernier qu'étant jeune, il reçut "assez inutilement les leçons d'un musicien de l'orchestre de son père pendant trois ans", avant de renoncer car cela l'ennuyait. Il fit plusieurs voyages à Saint-Domingue à partir de 1785, puis combattit les ennemis de la République à bord des corvettes l'Éveillé et la Volage en 1794-1795, avec le grade d'enseigne. Sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, il commanda plusieurs corsaires dont le Décidé et le Brave. Il "rentra souvent dans le port de Bordeaux, remorquant des navires richement chargés qu'il avait capturés sur les Anglais, ce qui faisait dire à Beck […] que son fils était un voleur privilégié". Ses deux plus beaux exploits furent la prise de la "lettre de marque" Earl of Mainfield en 1798 et du corsaire Lovely Emily en 1801. En tout, il captura 31 navires britanniques. La chance finit par tourner en 1805 : fait prisonnier, il demeura six ans en Angleterre et ne revit jamais son père. Il obtint la Légion d'honneur en 1835.

• 26 fructidor an X (13 septembre 1802), Bordeaux : Sa fille Marguerite Julie Sophie, 22 ans, épouse Jean-Baptiste Guillaume DELENCLOS, né le 24 juin 1776 à Rouen, artiste musicien, demeurant à Bordeaux, en présence de Blaise COLOT, artiste musicien.

• 31 décembre 1809, Bordeaux : François BECK, 86 ans 10 mois et 15 jours, professeur de musique, pensionnaire de l'État, correspondant de l'Institut de France, natif de Mannheim, s'éteint à son domicile, n° 42, rue des Religieuses.
• 11 janvier 1810, Bordeaux : La société philomathique improvise un concert pour lui rendre hommage, au cours duquel on exécute l'ouverture du Comte de Comminges, trois concertos (clarinette, harpe et violon) et l'ouverture de Pandore.
• 23 janvier 1810, Bordeaux : La même société organise un service funèbre à sa mémoire dans une l'église Saint-Seurin dont le sanctuaire et le chœur ont été tendus de noir, en présence de plus de 300 "personnes les plus distinguées par leurs fonctions et par leur goût pour les sciences et les arts". L'orgue "était couvert d'un voile noir, comme pour indiquer d'une manière plus positive, que celui qui depuis 30 ans avait tiré les sons les plus mélodieux de cet instrument, avait cessé de vivre". Un concert fait suite à la cérémonie, sous la direction d'Antoine MERCIER, chef d'orchestre au Grand-Théâtre : "On a entendu pour la première fois un orchestre composé de vingt-cinq violons, dix basses, trois contrebasses, six quintes, autant de bassons, et des hautbois, flûtes, corps, serpens et trombones en proportion, ainsi que des chœurs très bien fournis". Les musiciens exécutent l'ouverture et les entractes du Comte de Comminges, la messe de Niccolo JOMELLI et l'ouverture de la Mort d'Orphée.

• 24 août 1811, Bordeaux : Sa fille Françoise Henriette-Charlotte-Élisabeth-Antoinette, 32 ans, épouse Jean-Jacques Murat, 41 ans, commissionnaire de roulage. Il s'agit selon toute vraisemblance de "Betzi", la fille préférée de BECK selon Blanchard, qui apprit toute seule à jouer du piano.

• 16 février 1822, Bordeaux : Anne Oniga, âgée d'environ 81 ans, native de Trévise en Italie, veuve de François BECK, professeur de musique, décède à son domicile, n° 42, rue des Religieuses.

Mise à jour : 12 octobre 2016

Sources
Anonyme, Notice sur Phelyppeaux aîné, professeur de violon  ; Aurélien Vivie, Les théâtres de Bordeaux pendant la Terreur... ; Bulletin polymathique du Muséum d’Instruction publique de Bordeaux ; Constant Pierre, Histoire du Concert spirituel ; Courteault Paul, La révolution et les théâtres à Bordeaux ; F-Ad14/ BMS St-Pierre de Caen ; F-Ad33/ 1 Q 1382 ; F-Ad33/ 11 L 14 ; F-Ad33/ C 2793 ; F-Ad33/ C 2912 ; F-Ad33/ C 4672 ; F-Ad33/ G 1019 ; F-Ad33/ G 1020 ; F-Ad33/ G 1022 ; F-Ad33/ G 306 ; F-Ad33/ G 3358 ; F-Ad33/ NMD Bordeaux 1ère Section ; F-Am Bordeaux/ BMS St André et St-Seurin ; F-Am Bordeaux/ NMD 1ère Section ; F-Am Bordeaux/ NMD Section Centre et Nord ; F-Am Bordeaux/ NMD Section Nord ; F-Am Bordeaux/ NMD Section Nord et Section 1 ; F-Am Bordeaux/ P4 ; F-Am Bordeaux/ R 9 ; F-An/ LH/160/76 ; F-Bm Bordeaux/ DU 23073/2 Rés ; Franz Beck, un musicien des Lumières ; Fétis, Biographie universelle des musiciens..., 1880 ; Henri Blanchard, "Francesco Beck", 1845 ; J.Coutura, Les Francs-maçons de Bordeaux au 18e siècle, 1988 ; Le Musée de Bordeaux et la musique ; Le musée de Bordeaux et la musique ; Les Spectacles de Paris et de toute la France, 1792 ; M. Stahl, Franz Beck, un musicien des Lumières, 2003. ; Magasin encyclopédique ; Mercure de France ; Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres ; Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des lettres ; Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des lettres  ; Revue et gazette musicale de Paris ; Sabatier, Histoire de la ville et des évêques de Béziers ; Tablettes de renommée des musiciens
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1774-10-24  / 1790-11
Lieux :  Collégiale Saint-Seurin (BORDEAUX)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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