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BINANT, Germain Christophe (1766-1813)
État civil
NOM : BINANT     Prénom(s) : Germain Christophe     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : BINAUT
Date(s) : 1766-8-7  / 1813-12-13
Notes biographiques

Germain Christophe BINANT (1766-1813) fréquente le séminaire Saint-Marcel, à Parisau début de la Révolution ; à ce titre, il sert en qualité de vicaire ou choriste le chapitre du même nom. Il devient ensuite prêtre mais renonce à ses vœux pendant la Terreur et se marie. Sous le Consulat, il est employé de l'octroi municipal de Paris.

• 7 août 1766, Wacquemoulin [Oise] : Germain Christophe BINANT, naît du mariage d'Antoine Binant, laboureur, et de Louise Adam. Il est baptisé le 8.

• 25 juin 1790, Paris : Germain Christophe BINANT, acolyte du diocèse de Beauvais, séminariste, est mentionné comme vicaire de l'église collégiale Saint-Marcel, ce qui signifie qu'il sert comme chantre ecclésiastique, à l'instar du directeur du séminaire Saint-Marcel Charles Auguste BUÉE et des autres séminaristes : Pierre Hyacinthe VARINPierre RICHEBOURGAugustin Gauthier GOURDANAntoine Robert Polycarpe DELAPLACE et Jacques DELAVAIVRE. Il n'est pas encore en activité le 25 juin 1789.

• 10 février 1791, Paris : Il verse 18 livres 18 sols pour sa pension de séminariste à Saint-Marcel.

• [1791-1794] : Il entre dans les ordres sous le régime du clergé constitutionnel mais finit par renoncer à la prêtrise, peut-être pour éviter d'être persécuté.

• 3 mars 1794, Saint-Germain-en-Laye [Yvelines] : Germain Christophe BINANT, citoyen français âgé de 27 ans, domicilié en cette commune, épouse Thérèse Rosalie Conte, 30 ans, native de Paris, fille de Louis Sylvain Conte et d’Antoinette Thérèse Dupuis, également domiciliée en cette commune. Le contrat de mariage passé devant Fournier, notaire à "Montagne-Bon-Air" (Saint-Germain-en-Laye) le même jour, indique que le futur apporte 1° la somme de 2 800 livres en meubles, habits, linge et hardes et deniers comptants ; 2° la propriété de différents héritages ; 3° la jouissance d'une pension de 800 livres "en sa qualité de cidevant prêtre, dont il ne jouissait pas encore". La future apporte de son côté 9 200 livres.

• 25 prairial an VII (13 juin 1799), Paris : Un jugement du tribunal de première instance de la Seine homologue une décision arbitrale du 19 prairial qui prononce la séparation de biens entre les époux.

• [vers 1801], Saint-Germain-en-Laye : Germain Christophe BINANT, ancien vicaire, né le 8 août 1766, jouit d'une pension annuelle de 800 livres.

• Janvier 1804, Paris : Germain Christophe BINANT, 37 ans, ex-ministre du culte catholique, employé de l'octroi municipal de Paris, adresse une requête au cardinal Caprara, légat pontifical. Il sollicite sa réadmission à la communion, qui rétablirait la tranquillité "dans une âme agitée depuis dix ans, et la paix dans un ménage qui n'attend son bonheur que de Dieu et de son Église". Il fait cette démarche non seulement pour lui, mais aussi pour son épouse et ses enfants. Le secrétariat du cardinal lui répond positivement le 30 janvier.

• 13 décembre 1813, Sedan [Ardennes] : Germain Christophe BINANT, infirmier, décède à l’hospice de la ville à l'âge de 47 ans. On précise qu'il est entré à l'hospice à la suite de l'évacuation de l’ambulance de Verdun, ce qui semble indiquer qu'il était au service de l'armée impériale.

• 25 février 1820, Paris : Thérèse Rosalie Conte, veuve de Germain Christophe BINANT, meurt à l'hospice de la Charité.
• 4 mars 1820, Paris : Un inventaire de dissolution de communauté est dressé à la requête de ses deux enfants, seuls héritiers pour chacun une moitié : Jean Louis Hector Binant, armurier à Paris, et Adélaïde Rosalie Binant, majeure, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, maison de mademoiselle Perrier, rue des Ursulines. La veuve habitait chez son fils au n° 60, rue de la Harpe, dans une maison appartenant à la veuve Lhomme. L'estimation des effets s'élève à 364 francs, à peine plus que les dettes passives, d'un montant de 357,85 francs. La procuration jointe à l'acte indique qu'Adélaïde Rosalie Binant renonce à la succession de son père, "infirmier ordinaire à l'hôpital militaire de Sedan", où il est décédé le 12 [sic] décembre 1813".

Mise à jour : 19 juin 2024

Sources
F-Ad08/ 5MI/26R 31 ; F-Ad60/ 3E698/2 ; F-Ad78/ 1139099 ; F-Ad78/ 1V 136 ; F-An/ AF/IV/1914 ; F-An/ ET/XLVII/643 ; F-An/ LL 581 ; F-An/ S 6980

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