Login
Menu et informations
BOREL-ROGAT, Joseph Barthélemy (1755-1817)

BOREL-ROGAT, Joseph Barthélemy (1755-1817)

État civil
NOM : BOREL-ROGAT     Prénom(s) : Joseph Barthélemy     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : ROGAT
BORELLE ROGAT
Date(s) : 1755   / 1817-10-20
Notes biographiques

Le Parisien Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT reçoit une solide formation musicale à la cathédrale Notre-Dame. À sa sortie de la maîtrise en 1775, il est immédiatement engagé par le chapitre comme serpent et basson. En 1788, il quitte ses fonctions et entame une carrière de musicien dans divers théâtres de la capitale. De 1795 à sa mort en 1817, il est également professeur de solfège au Conservatoire.

• 1755, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT nait sur la paroisse Saint-Louis en l'île. Il est le fils de Joseph et de Marie Jeanne Meunier. Il a pour frère Armand Jean-Baptiste Borel-Rogat, marchand limonadier à Paris en 1817.

• 10 septembre 1762, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT est reçu enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame.

• 30 janvier 1775, Paris : "Messieurs ont accordé a Joseph Barthelemy BOREL ROGAT spé des enfans de chœur la permission par lui demandée de laisser croitre ses cheveux".

• 4 septembre 1775, Paris : Autorisation lui est accordée de quitter la maîtrise avec une gratification de 150 livres (moitié de celle accordée en temps normal). Il ne demande pas à faire chanter une messe de sa composition. Joseph Barthélémy est toutefois reçu par les chanoines comme "joueur de serpent et machicot de leur Eglise" (le secrétaire a-t-il commis une erreur ? par la suite, en effet, il est désigné comme clerc de matines, non comme machicot).
• 25 septembre 1775, Paris : La compagnie lui octroie 13 jours afin qu'il puisse rendre visite à ses parents. 

• 1779, Paris : Il est serpent et basson à la cathédrale Notre-Dame d'après l'Almanach musical.

• 25 septembre 1780, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT, clerc de matines, obtient quinze jours de congé.

• 14 septembre 1781, Paris : Il obtient quinze jours de congé.

• 25 avril 1783, Paris : Il obtient une autorisation d'absence de 15 jours pour rétablir sa santé.

• 1785, Paris : Il est qualifié de basson de la cathédrale Notre-Dame dans les Tablettes de renommée des musiciens.

• 21 juin 1786, Paris : Il obtient la permission d'aller se soigner à la campagne. 

• 21 août 1786, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT est "serpent de l'Église de Paris". Convalescent après une grave maladie, absent des matines, il obtient 48 livres de compensation.

• 12 mars 1788, Paris : Cité à la barre capitulaire, il est admonesté au sujet de sa paresse ; on le menace de renvoi s'il n'accomplit pas ses devoirs au chœur. On évoque une difficulté à bouger le bras gauche pendant l'hiver mais il semblerait qu'il se soit trop appuyé sur ce motif pour échapper à ses obligations.

• 8 août 1788, Paris : Il dépose une demande d'autorisation de siéger au chœur. La compagnie donne son consentement, à condition qu'il ne quitte pas l'enceinte du cloître, sous peine de perdre sa place.

• 11 novembre 1788, Paris : Dans une supplique, Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT évoque la place [clerc de matines] qui lui a été accordée à sa sortie de la maîtrise des enfants de chœur ; il n'aurait alors reçu que 50 livres sur les 100 livres qu'il est en usage de donner ; il les demande, "ayant perdu sa place", et les obtient.
• 12 décembre 1788, Paris : BOREL-ROGAT est remplacé comme serpent à la cathédrale Notre-Dame par Nicolas PRÉVOST

• 1791-1792, Paris : Il est signalé comme basson du théâtre de la rue Feydeau, ci-devant de Monsieur.

• 13 novembre 1792, Paris : Une carte de sûreté est établie au nom de Joseph Barthélemy ROGAT, 37 ans, musicien, né dans la capitale où il réside depuis sa naissance, domicilié rue du Cloître Saint-Germain et auparavant rue du Cloître Notre-Dame.

• Avril 1794, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT est basson au Théâtre de l'Égalité (ex-Théâtre Français). Il touche 100 francs par mois. Il fait toujours partie du personnel en mars 1796.

• 3 août 1795-1815, Paris : Il est professeur de deuxième classe au Conservatoire, d'abord en charge d’une classe de solfège-femmes ; il passe à la préparation au chant femmes le 17 juin 1800, puis au solfège-hommes le 23 octobre 1803.

• 15 janvier 1798 (26 nivôse an VI), Chantilly [Oise] : Le citoyen Joseph Barthélemy "Borelle Rogat", artiste demeurant à Paris, épouse Élisabeth Louise Boucher, fille mineure de défunt Charles Nicolas Boucher, homme de loi, décédé en la commune de Meulan (Seine-et-Oise), et de Marie Élisabeth Fayen, domiciliée à Chantilly. Le contrat de mariage du 3 janvier révèle que la future apporte 1 000 livres en meubles et effets et "un marche [sic] de terre & pré" à Gouvieux et environs, affermé alors à la veuve Lejeune moyennant 540 livres ; le tout constitué en dot par sa mère Marie Élisabeth Fayen, veuve de Nicolas Charles Boucher, à laquelle les époux devront verser une rente viagère de 200 livres de 6 mois en 6 mois. Le futur, de son côté, apporte divers meubles, effets, habits, linge et hardes "de valeur de trois mille livres".
• 12 juillet 1800, Paris ? : Naissance de leur fils Martial Edmond Borel-Rogat (vivant en 1817).

• Date ?, Paris : Il devient musicien à l'Opéra Buffa. Dans ses papiers inventoriés en 1817, on trouve en effet "un engagement de M. Borel Rogat au théâtre de l’opéra Buffa aux appointements de six cents francs par an payable par douzieme". À sa mort, il ne travaille plus pour ce théâtre.

• 1er avril 1816, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT est nommé professeur-adjoint de solfège à l’École royale de musique et de déclamation, avec 600 francs d'appointements.

• 4 avril 1817, Paris : Papillon de La Ferté, intendant des Menus Plaisirs du roi, lui annonce par courrier qu’il est nommé professeur de solfège, "mais sans augmentation de traitement". 

• 20 octobre 1817, Paris : Joseph Barthélemy BOREL-ROGAT, professeur de solfège, décède des suites d'une maladie dans son appartement, n° 84 rue de Cléry, entouré de sa femme et de son fils de 17 ans. Les frais funéraires s'élèvent à 261 francs. Il possédait une médaille en cuivre à l'effigie de Joseph Haydn, ainsi que quelques livres.

• Mars 1818, Paris : Sa veuve obtient une pension de 240 francs sur la caisse de vétérance de l’Académie royale de Musique, à compter du 21 octobre 1817.

Mise à jour : 26 mars 2016

Sources
Almanach de 25000 adresses de Paris ; Almanach musical de 1779 ; Almanach musical, 1776 ; An/ LL 232/34/2 ; Calendrier Musical Universel, suite de l'Almanach Musical, année 1788 ; Calendrier musical universel ; F-Ad60/ 5MI2165 ; F-An/ AJ/13/176 ; F-An/ ET/LXXV/956 ; F-An/ ET/XII/854 ; F-An/ F21/1077 ; F-An/ H5/3610 ; F-An/ LL 232/ 30/ 1 ; F-An/ LL 232/ 40 ; F-An/ LL 232/ 41 ; F-An/ LL232/37/1 ; F-An/ LL232/37/2 ; F-An/ LL232/38/2 ; F-An/ O/3/1613 ; La Grandville, Le Conservatoire de musique ; Les Spectacles de Paris et de toute la France, 1792 ; [F-An/ F7/4799]

<<<< retour <<<<