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BRIBARD, François René (1743-1822)
État civil
NOM : BRIBARD     Prénom(s) : François René    
Date(s) : 1743-5-4   / 1822-7-7 
Notes biographiques

François BRIBARD était sous-sacriste du chapitre Saint-Maurille d'Angers, un rôle moins subalterne qu'il n'y paraît. En effet, son parcours post 1790 met en lumière le rôle implicite des sacristes qui pratiquent le plain-chant au chœur. Certainement doté d'une belle voix, BRIBARD sera recruté comme "chantre" de la paroisse [constitutionnelle] Saint-Pierre.

• 4 mai 1743, Angers : François René, né de la veille est porté sur les fonts baptismaux de la paroisse Saint-Michel de La Palud. Son père, François Bribard est journalier, sa mère est une Pichery. Seul le parrain est apte à signer le registre.

• 13 novembre 1756, Angers : François René BRIBARD, qui n'a que 13 ans, assiste à la sépulture de son père, portefaix, décédé à environ 53 ans. Une tante originaire de la paroisse Saint-Maurille est présente ainsi qu'un tisserand dénommé Fouillol ou Fouilloul qui est seul à signer l'acte d'une calligraphie plus qu'hésitante.

• 4 juillet 1769, Angers : François René BRIBARD épouse en présence de sa mère, "La ¨Picherie", Marie Vincente Brissac, également orpheline de père. La cérémonie a lieu à Saint-Martin. Elle est présidée par un chanoine du chapitre royal, ce qui induit que BRIBARD jouit d'une certaine reconnaissance. Il se peut qu'il y ait servi comme enfant de chœur ou qu'il participe ponctuellement à l'office. À suivre les registres paroissiaux d'Angers ou le tableau DXIX, il ne semble pas que le mariage ait été suivi de naissances.
 
• 25 janvier 1776, Angers : Le chapitre de la collégiale Saint-Maurille d'Angers reçoit François René BRIBARD "pour aider à CORDIER à sonner et servir à la sacristie". Sa rémunération initiale est de 72 lt par an. BRIBARD a bien le rôle d'un sous-sacriste sans qu'il soit fait mention de qualités cantorales alors qu'il exercera comme chantre ultérieurement.
 
• 1776-1790, Angers : Si BRIBARD est sous-sacriste de Saint-Maurille, son avenir indique qu'il n'en psalmodie certainement pas moins au bas chœur contribuant à la beauté de la louange divine. Ses appointements annuels  sont d'ailleurs augmentés à 180 livres.

 En 1790, l’effectif musical du chapitre Saint-Maurille est constitué de quatre psalteurs répertoriés par le directoire, à savoir Honoré BELLANGER, François GUIMONT, Jean MASSON, Jean SOULARD. SOULARD exerce également comme serpent. Pour sa part, François René BRIBARD, sous-sacriste, sera chantre de l'église paroissiale [constitutionnelle] Saint-Pierre. La situation du jeune sous-chantre Pierre FORESTIER est similaire. Dans les faits ce sont donc six musiciens qui interviennent aux offices et auxquels les maires chapelains se joignent. Bien que la collégiale Saint-Maurille ait ou ait eu un orgue, le dernier organiste connu est Jean TASSIN qui semble avoir quitté son poste en 1773. Il se peut qu’Anselme Rosalie GIRAULT ait touché l’orgue ponctuellement.

• 1790-1791, Angers : Le tableau DXIX envoyé au comité ecclésiastique dresse un portrait de BRIBARD :"48 ans, myope, 15 ans de service, 180 lt de revenus". Aucune charge familiale n'est mentionnée. Dans un premier temps il se voit attribuer une pension par le district d'Angers de 90 lt qui sera minorée avec son nouvel emploi.

• 1792-24 Nivôse An III [14 janvier 1795], Angers :BRIBARD fait partie des personnels repris dans les nouvelles paroisses, ici à Saint-Pierre. Il est désormais "Chantre" avec un traitement de 250 lt qui inclut sa pension viagère de 60 lt, le tout payable par trimestre.

• 4 juin 1793, Angers : Marie Vincent [Brissac] dont le patronyme a été omis dans l'acte, décède à l'hospice d'Angers. Elle a 62 ans, est originaire de Saint-Lézin et domiciliée à Saint-Pierre ce qui indiquerait que la famille est demeurée dans le même quartier. L'acte fait mention de la profession de son mari maître d'école.

• 26 Nivôse An II [15 janvier 1794], Angers : François René BRIBARD, veuf, est "concierge de la société populaire" lorsqu'il contracte mariage avec Urbaine Perrine Guérin également veuve. Elle est originaire de Saumur [M&L] où elle est née en 1749 paroisse Saint-Nicolas. Les futurs sont accompagnés pour BRIBARD d'un commis au département et d'un capitaine de bataillon. Urbaine Perrine Guérin est entourée de ses sœur et beau-frère.

• 7 juillet 1822, Angers : François René BRIBARD s'éteint à son domicile à plus de 79 ans. Ce sont ses beau-frère et neveu, les Bourdier, qui déclarent le décès le lendemain à la mairie du 3ème arrondissement. BRIBARD reste reconnu comme maître d'école, profession qu'il a dû exercer sur le long cours. Il est domicilié rue Lionnaise.

• 22 décembre 1829, Angers : Urbaine Perrine Guérin décède quelques années plus tard. Les déclarants peinent à donner des précisions sur son état civil ; elle est fileuse, a 68 ans, demeurait à La Trinité, était veuve de BRIBARD mais sans plus de détails comme s'il s'agissait d'un autre temps.

Mise à jour : 21 novembre 2019

Sources
F-Ad49/ 1 L 978 ; F-Ad49/ 1 L 982 ; F-Ad49/ 1 L 986 ; F-Ad49/ BMS Angers, St-Martin ; F-Ad49/ BMS Angers, St-Michel La Palud ; F-Ad49/ G 1116 ; F-Ad49/ NMD Angers, 1er arrondissement ; F-Ad49/ NMD Angers, 3ème arrondissement

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