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Pour citer Muséfrem
BRIDAULT, Pierre Louis (1739-1794)
Autre(s) forme(s) du nom : BRIDAUT
BIDAULT
Date(s) : 1739-5-29 / 1794-10-30
Natif de Calais et formé à Saint-Omer, Pierre Louis BRIDAULT effectue sa carrière musicale, comme chantre basse-taille ou comme organiste, dans la moitié méridionale de la France, à Clermont-Ferrand, Arles, Nîmes, Fréjus, Blois, Toulouse ou Saintes. Après avoir servi comme vicaire paroissial à Auriol, il finit sa vie à Montélimar, où il tient chaque décadi les claviers de l'orgue du temple de l'Être-suprême.
• 29 mai 1739, Calais [Pas-de-Calais] : Pierre Louis BRIDAULT vient au monde et il est baptisé le lendemain. Il est le fils de Gabriel et de Marie-Anne Dupuis qui ont signé leur acte de mariage en 1731.
• [1747-1757], Saint-Omer [Pas-de-Calais] : Il est enfant de chœur au service de la cathédrale Notre-Dame où il effectue un service complet.
• [1768-1772], Clermont-Ferrand [Puy-de-Dôme] : BRIDAULT est "expatrié" en Auvergne pour y poursuivre ses études. Il dessert le chapitre Notre-Dame de Montferrand en qualité de sous-chantre ce qui lui permet sans doute de poursuivre son cursus au petit séminaire situé tout près. Il dit avoir arrêté ses fonctions pour raison de santé.
• [1768-1772], Clermont-Ferrand : Il est donc possible qu'il exerce au cours de cette période la fonction d'organiste à la collégiale Notre-Dame du Port puisqu'un BRIDAULT est rétribué régulièrement à partir de 1768. Une pièce de compte de 1774 précise qu'un nommé BRIDAULT a exercé Gabriel PERSIGNAT, enfant de chœur, à l'épinette. Il semble cependant qu'il ne soit pas le titulaire du poste qui est GIRARDIN à ce moment-là. [à éclaircir concernant ce point]
• 4 mai 1772, Clermont-Ferrand : D'après Christiane Marandet il est nommé sacristain et organiste [un doute subsiste sur l'identité de ce BRIDAULT dont nous n'avons pas le prénom et qui pourrait être un homonyme]
• 13 juin 1772, Lyon [Rhône] : BRIDAULT est ordonné prêtre par M. de Montazet, archevêque de Lyon, sur le démissoire de l'évêque de Clermont en date du 6 juin 1772.
• 24 au 31 octobre 1772, Arles [Bouches-du-Rhône] : Pierre BRIDAULT est venu chez le syndic pour être reçu second choriste de la cathédrale Saint-Trophime. Il est muni d'un certificat du chantre et chanoine et du syndic du chapitre de Montferrand, attestant qu'il a desservi ce chapitre pendant quatre années en qualité de sous-chantre avec exactitude et assiduité à remplir ses devoirs... Le chapitre lui donna 48 livres pour frais de voyage et de séjour mais Pierre BRIDAULT est reparti le 31 car il trouvait la rétribution trop faible.
• février-avril 1778, Nîmes [Gard] : P. L. BRIDAULT est prêtre du bas chœur de la cathédrale Notre-Dame, avec une rémunération mensuelle de 33 livres 6 sols 8 deniers. Sa signature, très caractéristique, atteste qu'il s'agit du même homme qu'on retrouve à Gap et à Auriol par la suite.
• 19 octobre 1782, Fréjus [Var] : Alors qu'il est vicaire desservant la cathédrale, BRIDAULT adresse une lettre aux chanoines de la cathédrale de Gap afin de proposer sa candidature soit comme organiste, soit comme maître de musique ayant entendu dire que les postes seraient vacants. Il précise qu'il est natif du diocèse de Boulogne-sur-Mer, et qu'il a été formé comme enfant de chœur pendant 10 ans à la cathédrale de Saint-Omer avant "d'être expatrié et conduit en Auvergne" où il a été "incorporé" et "fait le cours complet de ses études". Il s'est ensuite rendu en Provence. Il ajoute au verso de la lettre qu'outre ses talents pour être admis à la maîtrise il "chante la partie de basse taille" sachant parfaitement son chant, et rend également "utile à la psalmodie". Il dit également être "à même de remplir les fonctions de prêtre de chœur pour les hebdomades s'il en était besoin".
• [1783-1784], Clermont-Ferrand [Puy-de-Dôme] : Il est possible qu'il ait fait son retour en Auvergne à la collégiale Notre-Dame du Port puisqu'un "M. Bridault prêtre organiste du Port" reçoit 24 livres pour le premier quartier de ses gages de l'année 1783. Il reçoit au total 174 livres de gages pour l'année et on le trouve mentionné au moins jusqu'en juillet 1784.
• 24 août 1785, Blois [Loir-et-Cher] : Pierre Louis BRIDAULT est "reçu a l'essai jusqu'a la toussaint prochaine" à la cathédrale Saint-Louis, comme "prêtre chantre pour faire les fonctions d'hebdomadier de chantre et toutes autres selon les besoins". Le chapitre arrête qu'il sera payé 10 livres par semaine pour ses services.
• 25 janvier 1786, Blois : BRIDAUT est congédié par le chapitre de la cathédrale Saint-Louis après cinq mois de service comme "musicien gagiste", il lui est payé "24 livres de gratification finale".
• [Janvier-Septembre 1786], Toulouse [Haute-Garonne] : BRIDAUT exerce les fonctions de vicaire et de musicien basse taille à Toulouse comme il le précise dans l'offre de service qu'il fait à la cathédrale de Saintes.
• Septembre-novembre 1786, Saintes [Charente-Maritime] : Un "prêtre basse taille" se présente le 8 septembre et "offre ses services a la compagnie pour desservir en qualité de vicaire du chœur et musicien" à la cathédrale Saint-Pierre. Le chapitre lui offre d'abord "la somme de environ 800 livres y compris le revenu de la chapelle dont il luy sera fait titre et par luy en faisant le service" pour la place qu'il occupera.
Le 18 novembre, le chapitre décide qu'il "le nommera en qualité de vicaire du chœur et de basse taille de cette église et qu'il ira desservir dans les paroisses de sa juridiction lorsqu'il en sera requis, a en conséquence le chapitre luy offrira la somme de 900 livres tant en appointements qu'en bénéfice". Il semble que ce prêtre basse taille soit Pierre Louis BRIDAULT. Toutefois on peut se demander pourquoi il a refusé une telle offre, alors qu'on le voit en accepter une moins lucrative quelques semaines plus tard.
• 30 janvier 1787, Saintes : Pierre Louis BRIDAULT "prêtre natif de Calais diocèse de Boulogne incorporé dans celui de Clermont", est reçu comme vicaire de chœur et "musicien chantant la taille" pour "500 livres par chacun an non compris les gains de chœur".
• 9 février 1787, Saintes : Pierre Louis BRIDAULT demande une avance sur ses appointements que le chapitre lui accorde.
• 26 juin 1787, Saintes : Pierre Louis BRIDAULT, "vicaire du chœur" est payé 50 livres pour ses gages, en même temps que d'autres musiciens membres du bas chœur : MERY, FAUCHAY, GEOFFROY et SAVIGNY. On ne le voit pas réapparaître ensuite dans l'unique registre capitulaire accessible (qui s'arrête en juin 1788).
Pierre Louis BRIDAUT a-t-il exercé ses talents musicaux dans une autre église avant la dissolution des chapitres ? Ce point demeure incertain.
• octobre 1789-mai 1791, Auriol [Bouches-du-Rhône] : La signature de P.L. BRIDAULT, vicaire, apparaît sur le registre de la paroisse, en particulier pour des baptêmes. En 1790, il a donc abandonné ses fonctions musicales pour exercer celles de vicaire de paroisse.
• juin-octobre 1794, Montélimar [Drôme] : L'année 1794, BRIDAULT a dû brièvement toucher les orgues de l'église Sainte-Croix (ex-collégiale) de Montélimar à partir de juin. Un document manuscrit, non coté, mais photographié et publié par les Archives municipales de Montélimar dans une brochure sur les orgues de Sainte-Croix indique en effet : "Le citoyen Pierre Louis Bridaut organiste s’est engagé à toucher l’orgue moyennant quinze livres par mois, soit pour la séance du matin, soit pour celle du soir de chaque décadi de l’année, et autres fêtes extraordinaires."
• 30 octobre 1794, Montélimar : Pierre Louis BRIDAULT, natif de Calais, s'éteint, et l'acte ajoute : "âgé de 64 ans environ". Il avait en réalité 55 ans.
Dernière mise à jour : 10 août 2025

