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BUÉE, Charles Auguste (ca 1755-1800 ap.)
Date(s) : 1755 ca / 1800-8 ap.
Charles Auguste BUÉE, prêtre parisien, exerce de 1785 à 1791 les fonctions de supérieur du séminaire Saint-Marcel et à ce titre celles de premier choriste en la collégiale Saint-Marcel voisine. Contrairement à ses frères plus connus Adrien Quentin et Pierre Louis BUÉE, il reste dans la capitale pendant la Révolution sans, apparemment, être trop inquiété bien que non jureur. En 1800, il est encore au service des paroissiens de Saint-Marcel, mais meurt semble-t-il avant la mise en application du Concordat.
• [vers 1755] : Charles Auguste BUÉE (35 ans en 1790) naît probablement à Paris. Il est le fils d'Adrien Joseph, tailleur selon son acte de mariage à Saint-Jacques-de-la-Boucherie, puis bourgeois (mentionné ainsi à son décès en 1778), et de Marie Angélique Gantellet. Le père est natif de Saint-Omer, en Artois, la mère d'Homblières, en Picardie. Il est le frère de Pierre Louis et d'Adrien Quentin BUÉE.
• [fin des années 1770], Paris : Charles Auguste BUÉE fait des études de théologie et devient prêtre.
• 1er août 1785, Paris : Charles Auguste BUÉE est nommé supérieur du séminaire Saint-Marcel par l'archevêque qui lui a demandé de "restaurer" une maison fondée en 1685, consacrée à la formation de sujets pauvres destinés "au ministère de la campagne". En cette qualité, il est le premier vicaire ou premier choriste [chantre ecclésiastique] de la collégiale Saint-Marcel, où les séminaristes font leurs dévotions. Il succède à Antoine François Vivien THOMAS.
• 27 août 1789, Paris : Les chanoines de la collégiale de Saint-Benoît, "fille de Notre-Dame", s'assemblent en chapitre extraordinaire à la suite de la démission pure et simple de M. Pierre Louis BUÉE, chanoine de Saint-Benoît, frère de Charles Auguste. Le chapitre de la cathédrale Notre-Dame ayant nommé Charles Auguste BUÉE, prêtre de Paris, licencié en théologie de la faculté, supérieur du séminaire de Saint-Marcel, celui-ci est "mis en possession pendant la messe canoniale de ce jour par Mr l'abbé Buée, secrétaire du chapitre de Notre Dame [il s'agit de son autre frère, Adrien Quentin BUÉE], ensuite de quoi il s'est présenté dans la salle capitulaire pour exhiber ses provisions".
• 27 février 1790, Paris : Charles Auguste BUÉE, 35 ans, prêtre du diocèse de Paris, licencié en théologie, chanoine de l'église collégiale Saint-Benoît, déclare les biens, revenus et charges du séminaire Saint-Marcel, dont il est le supérieur. Le séminaire jouit d'un revenu annuel payé par le chapitre de Saint-Marcel au supérieur sous le titre d'honoraires, montant année commune à 1 550 livres. Les charges sont 1° les honoraires des six séminaristes employés comme choristes, soit la somme de 600 livres ; 2° le luminaire de l'église et autres objets, 200 livres ; 3° la dépense de vin pour les messes, huile, etc., 240 livres ; 4° les frais de sonnerie, 100 livres ; 5° les honoraires du supérieur, s'élevant à 410 livres. Le supérieur bénéficie aussi du bois, du luminaire et du blanchissage gratuits. Le séminaire étant extrêmement pauvre et endetté, le supérieur gère le temporel, qui serait confié ailleurs à un procureur ou économe. En tant que supérieur du séminaire, il est le premier vicaire du chapitre de Saint-Marcel (dont l'église est la chapelle du séminaire), touchant pour cela 600 livres par an. Les autres vicaires sont les séminaristes Pierre Hyacinthe VARIN, Jacques DELAVAIVRE, Pierre RICHEBOURG, Augustin GOURDAN, Antoine Robert Polycarpe DELAPLACE et Germain Christophe BINANT.
• 29 mai 1790, Paris : À la suite du décès d'un chanoine, le chapitre de Saint-Benoît procède à l'option ordinaire des logements. L'abbé renonce à la somme de 1790 livres payées par la mense capitulaire pour lui tenir lieu de logement car il a reçu les quatre salles du rez-de-chaussée. Il célébrera l’office de la Saint Denis à l'avenir car il était auparavant célébré par le défunt.
• 14 décembre 1790, Paris : Il signe comme ses confrère la "réponse des chanoines et chapelains" de l'Église de Saint-Benoît aux commissaires de la ville venus annoncer la cessation du culte à la collégiale.
• [1791], Paris : Tout indique qu'il refuse de prêter le serment constitutionnel.
• Août 1800, Paris : Avec ses confrères Bertier et Varin, Charles Auguste BUÉE dessert la paroisse établie dans l'ancienne collégiale Saint-Marcel.
Mise à jour : 19 juin 2024

