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CAUSSÉ, Charles Amarant (1783-1844)
État civil
NOM : CAUSSÉ     Prénom(s) : Charles Amarant     Sexe : M
Date(s) : 1783-12-6  / 1844-10-31 
Notes biographiques

Dernier rejeton de la fratrie CAUSSÉ, Charles Amarant suit les traces de ses frères et de son père en menant une carrière d'organiste et de professeur de musique, principalement dans sa ville natale de Saint-Pons-de-Thomières et aussi à Toulouse. Il termine sa vie à Lectoure.

• 6 décembre 1783, Saint-Pons-de-Thomières [Hérault] : Charles Amarant, fils de Jean Jacques CAUSSÉ, maître de musique de la cathédrale, et de Marie Jeanne Cathala, vient au monde. Il est baptisé le lendemain, avec pour parrain son frère Pierre Jacques, 18 ans, et pour marraine sa sœur Marie Élisabeth, 22 ans.

Saint-Pons-de-Thomières : Comme ses deux aînés François Honoré et Jean Louis, Charles Amarant a certainement profité de l'enseignement musical de son frère et parrain. Sans doute a-t-il côtoyé à cette occasion les enfants de chœur de la cathédrale, dont Pierre Jacques CAUSSÉ a la charge à partir de 1786.

• 1796, Saint-Pons-de-Thomières : Un "recensement des plus de 12 ans" de la ville signale que la veuve CAUSSÉ, couturière, vit avec ses deux fils, Honoré, 19 ans, et Charles, 12 ans, tous deux organistes. La cathédrale sert alors de temple de la Raison, mais aussi d'entrepôt de fourrages. Quel est l'usage de l'orgue dans ces conditions ? Quel rôle les frères CAUSSÉ jouent-ils ?

• 1797, Castres [Tarn] : La famille CAUSSÉ est installée dans la rue des ci-devant Cordeliers. Charles Amarant ne signe cependant pas l'acte de mariage de son aîné François Honoré, le 30 janvier 1798 : il a peut-être quitté la ville pour s'installer à Toulouse.

• mai-juin 1800, Toulouse [Haute-Garonne] : Une annonce parue dans le Journal de Toulouse déclare la vente d'un "forte piano anglais ; s'adresser chez le C. Caussé, musicien, Place-Mage, chez la veuve Morel". Le recensement correspondant à cette adresse n'ayant pas été conservé, il n'a pas été possible de vérifier qu'il s'agit bien de Charles Amarant CAUSSÉ. Si tel est le cas, cette annonce constitue pour l'heure l'unique indice de sa présence dans la capitale du Languedoc. Son absence au mariage de son frère, évoquée ci-dessus, pourrait témoigner d'une arrivée dans la ville rose dès 1798.

• 1801, Saint-Pons-de-Thomières : Lorsque l'église rouvre ses portes, Charles Amarant CAUSSÉ partage les claviers de l'orgue avec son frère François Honoré. En 1804, il est encore présent, comme l'atteste son nom, suivi de cette date, gravé à plusieurs reprises dans la balustrade de marbre de la tribune, ainsi que dans la boiserie de l'orgue.

• 1805-1809 : Charles Amarant CAUSSÉ est brigadier trompette au 25e régiment de chasseurs à cheval. Grâce à cet engagement militaire, on dispose d'une description physique du jeune homme : "1 m 695, cheveux et sourcils châtains, yeux châtains, nez moyen, bouche petite, menton rond, front ordinaire, visage rond, teint pâle". Il participe à des campagnes en Italie et en Prusse.

• 29 octobre 1810, Saint-Pons-de-Thomières : Charles Amarant CAUSSÉ, "retraité de l'armée et maître de musique", épouse Marie Anne Henriette Bourdel. Deux filles naissent de cette union : Antoinette Louise (1811-1821) et Caroline Charlotte Victorine (1812-1815).

• 1811, Saint-Pons-de-Thomières : Pour fêter la naissance du roi de Rome, la municipalité décide de faire chanter un Te Deum "dans la Grande église". Composé par Charles Amarant CAUSSÉ, professeur de musique, il "sera exécuté par les Eleves du College réunis aux amateurs de la ville".

• 14 juillet 1813, Saint-Pons-de-Thomières : Charles Amarant CAUSSÉ, maître de musique, est  témoin au mariage de Jean Étienne FIL, ancien enfant de chœur de la cathédrale, un peu plus âgé que lui, qu'il a certainement côtoyé dans son enfance.

• 23 août 1826, Saint-Pons-de-Thomières : Marie Henriette Bourdelet [sic], épouse de Charles CAUSSÉ, organiste, meurt à l'âge de 40 ans.

• 18 octobre 1826, Toulouse : Le Journal politique et littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne annonce son arrivée dans la ville, où il vient prendre la suite de Pierre Jacques CAUSSÉ, décédé, comme organiste de la cathédrale Saint-Étienne, jusqu'en 1828.

• 1827, Toulouse : Le recensement indique que Charles CAUSSÉ, "Mètre de musique" loge chez sa belle-sœur, veuve de Pierre Jacques, au n° 4 de la rue Ninau. Il y côtoie son neveu, Achille, et ses deux nièces, Fanny et Pauline.

• 12 septembre 1827, Toulouse : Charles Amaranthe CAUSSÉ, professeur de musique, déclare la naissance, le 5 septembre, d'une fille conçue hors mariage avec sa nièce Fanny.

• 26 janvier 1828, Toulouse : Charles Amarant CAUSSÉ, professeur de piano, convole avec l'aînée de ses nièces, Jeanne Marie Fany Caussé, de treize ans sa cadette. Le couple ne tarde pas à quitter Toulouse pour retourner à Saint-Pons et la veuve de Pierre Jacques déménage avec sa fille Pauline pour un appartement sans doute plus adapté à un ménage réduit (Achille a pris son indépendance : il a entamé une carrière ecclésiastique). On peut imaginer que la cathédrale a souhaité se séparer d'un organiste ayant mis sa nièce enceinte hors mariage, dont les mœurs s'avèrent fort peu édifiantes...

• 1828-av. 1834, Saint-Pons-de-Thomières : Charles Amarant CAUSSÉ est de nouveau organiste de l'ancienne cathédrale. Barthélemy VALLETE, venu de Toulouse, lui succède aux claviers en 1834. Comme son prédécesseur, il grave son nom sur la balustrade.

• 22 août 1832, Toulouse : La naissance d'une fille est déclarée dans cette ville, bien que les parents soient domiciliés à Saint-Pons. Lui est professeur de musique et elle professeur de piano. La jeune épouse a simplement choisi d'aller accoucher chez sa mère, au 13, rue Perchepinte. Le père, signalé absent par l'acte, est resté à Saint-Pons.

• 31 octobre 1844, Lectoure [Gers] : Charles Amarant CAUSSÉ, âgé de 61 ans, époux de Jeanne Marie CAUSSÉ, musicienne, rend son dernier souffle à son domicile de la rue des Carmélites. Charles Amarant était-il le titulaire du nouvel orgue commandé par la fabrique ? Rien ne permet encore de l'affirmer et l'acte reste muet sur l'activité du défunt.

Mise à jour : 12 septembre 2025

Sources
B. Michel, Le noël à grand chœur…, 2012 ; Courriel N. Gros, 29 mai 2025 ; Courriel N. Gros, 4 janvier 2018 ; F-Ad32/ 5 E 1133 ; F-Ad34 / État civil en ligne ; F-Ad34/ 5 MI 26/12 ; F-Ad34/ 5MI 74/ 11 ; F-Ad34/ 5MI 74/11 ; F-AmToulouse/ 1E301 ; F-AmToulouse/ 1E305 ; F-AmToulouse/ 1E316 ; F-AmToulouse/ 1F37 ; F-AmToulouse/ 1F40 ; Journal de Toulouse, L'Observateur Républican; ou L'Anti-Royaliste ; Journal politique et littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne ; N. Gros, Saint-Pons de Thomières. Une ville et son orgue, 2019 ; http://www.orgue-saint-pons.org/

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