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Pour citer Muséfrem
CAUSSÉ, Honoré François (1777-1823)
Autre(s) forme(s) du nom : CAUSSE
Date(s) : 1777-3-17 / 1823-11-15
Honoré François CAUSSÉ, fils du maître de musique de la cathédrale de Saint-Pons-de-Thomières [Hérault], s'établit à Castres [Tarn] où il se marie. Il occupe ensuite plusieurs postes d’organiste, à Angoulême, Bordeaux ou Paris, où il s'éteint.
• 17 mars 1777, Saint-Pons-de-Thomières [Hérault] : Honoré François CAUSSÉ, fils de Jean Jacques CAUSSE, maître de musique de la cathédrale, et de Marie Jeanne Cathala, naît et reçoit le baptême.
• 1785 : Honoré François CAUSSÉ aurait commencé à donner des leçons de piano et de composition à huit ans, si l'on en croit Choron, qui ajoute "depuis 1789 [il a 12 ans !] il a parcouru différentes villes de province en qualité de professeur de musique", ce qui est très improbable...
• ap. 1786, Saint-Pons-de-Thomières : Après la mort de leur père, Honoré François CAUSSÉ supplée à l'orgue de la cathédrale son frère aîné Pierre Jacques, qui cumule les fonctions d'organiste et de maître de musique et qui, selon Choron, aurait été le professeur de son jeune frère. Honoré François continue cette activité jusqu'à la fermeture de l'église, en mai 1795, moyennant 300 livres par an, si l'on en croit ce qui lui est octroyé en septembre 1795 : 125 livres, sur la base de ses appointements précédents pour cinq mois faits pour la paroisse, du 1er janvier au 25 mai 1795.
• septembre 1795, Saint-Pons-de-Thomières : François Honoré CAUSSÉ réclame "le paiement de son honoraire qui lui est dû depuis le premier janvier dernier (vieux style) jusqu’à ce jour, attendu que depuis la fermeture de l’église, il a continué ses fonctions le jour des décades".
• 1796, Saint-Pons-de-Thomières : Un "recensement des plus de 12 ans" de la ville signale que la veuve CAUSSÉ, couturière, vit avec ses deux fils, Honoré, 19 ans, et Charles, 12 ans, tous deux organistes. La cathédrale sert alors de temple de la Raison, mais aussi d'entrepôt de fourrages. Quel est l'usage de l'orgue dans ces conditions ? Quel rôle les frères CAUSSÉ jouent-ils ? On a vu que François Honoré jouait, l'année précédente, à l'occasion des fêtes décadaires.
• 30 janvier 1798, Castres [Tarn] : Honoré François CAUSSÉ, artiste musicien, épouse Jeanne Frézouls, veuve, âgée de 27 ans. Elle est la fille d'un perruquier, André Frezouls, et d’Anne Barbe Massony. On ne sait pas dans quel cadre il exerce sa profession. Une première fille, prénommée Marie Euphémie, naît dans cette ville le 29 janvier 1799, suivie par une autre le 19 juin 1801. Les deux actes désignent le père comme professeur ou maître de musique.
• 1801, Saint-Pons-de-Thomières : Honoré François CAUSSÉ est l'organiste de la cathédrale, avec son jeune frère, Charles Amarant, puis seul lorsque ce dernier mène une carrière de musicien militaire, de 1805 à 1809. Par la suite, les deux frères se seraient à nouveau côtoyés aux claviers. Honoré François semble néanmoins avoir quitté sa ville natale dès 1805...
• 20 octobre 1805, Castres : François Honoré CAUSSÉ, musicien, demeurant Grande rue, déclare la naissance de son fils Firmin François Théodore, né la veille. Parmi les témoins, on rencontre son frère, Jean Louis CAUSSÉ, employé au greffe du tribunal civil de Castres, domicilié à la même adresse. Est-il revenu s'installer dans cette ville ou y est-il resté depuis 1798 ? Dans ce cas, sa présence à Saint-Pons dans l'intervalle devrait être remise en question.
• 1813, Angoulême [Charente] : Honoré François CAUSSÉ est nommé organiste de la cathédrale Saint-Pierre.
• 27 juillet 1816, Angoulême : Honoré François CAUSSÉ, "organiste de l'église cathédrale", assiste au mariage de sa fille aînée.
• vers août 1816, Angoulême : Honoré François CAUSSÉ, organiste de la cathédrale Saint-Pierre, "pris du mal de voyage, avait, un beau jour, laissé son orgue sans voix et son épouse sans espoir, s'installant à Bordeaux, sans même avoir pris congé de son évêque, ni du chapitre". Il est remplacé à ce poste par Marc Antoine WOËLFFLÉ, venu de Lille mais natif d'Angoulême, qui s'était déjà proposé, sans succès, en 1813.
• 15 août 1816, Bordeaux [Gironde] : Honoré François CAUSSÉ, "organiste à Paris" [mais on sait qu'il vient en réalité d'Angoulême], devient le premier organiste titulaire du nouvel instrument de la cathédrale Saint-André, avec un traitement de 1200 francs par an.
• 7 février 1820, Paris : Affilié à une loge maçonnique, Honoré François CAUSSÉ, professeur de piano, est domicilié au n° 28 du quai de la Mégisserie. Cette même année, il paie aussi sa cotisation à la loge de Saint-Pons-de-Thomières.
• 15 novembre 1823, Paris : Honoré François CAUSSÉ, organiste, résidant au Palais Royal, n°29 galerie de pierre, décède à l'hôpital de la Charité, où il a été admis en urgence le 7 pour une inflammation pulmonaire. Âgé de 46 ans, il est veuf de Jeanne Frezouls.
François Honoré CAUSSÉ était aussi compositeur, mais Choron écrit à ce propos, dès 1810 : "Il ne lui reste pas un seul manuscrit de ses ouvrages qui sont assez nombreux. Nous ne pouvons citer de lui que deux sonates pour le piano et une ouverture que M. Viguerie a entre les mains".
Mise à jour : 12 septembre 2025

