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CAUSSÉ, Jean Louis (1774-1866)
Autre(s) forme(s) du nom : CAUSSE
Date(s) : 1774-8-11 / 1866-3-1
Deuxième fils de Jean Jacques CAUSSÉ, Jean Louis semble avoir été actif dans la musique de façon bien moins marquée que ses frères et son père. L'essentiel de sa carrière se déroule dans l'administration de la justice et, pendant quelques années, dans l'armée, puisqu'il est qualifié de sous-lieutenant à sa mort. Il apparaît toutefois comme accordeur de pianos à Toulouse entre 1827 et 1829. Par ailleurs, le Handbuch der musikalischen Literatur de 1829 attribue cinq pièces pour piano à un "L. CAUSSÉ" et, en 1837, Fétis évoque un "Joseph" CAUSSÉ, compositeur à Paris, dont la filiation et la date de naissance correspondent à Jean Louis...
• 11 août 1774, Saint-Pons-de-Thomières [Hérault] : Jean Louis CAUSSÉ, fils de Jean Jacques CAUSSÉ, maître de musique de la cathédrale, et de Marie Jeanne Cathala, vient au monde et reçoit le baptême. Le jeune garçon aurait appris la musique avec son père, si on en croit Fétis.
• 1798 : Jean Louis CAUSSÉ est engagé dans la Garde nationale. Il y atteint le grade de sous-lieutenant, comme le rappellent son dossier de médaillé de Sainte-Hélène et son acte de décès.
• 19 juin 1801, Castres [Tarn] : Louis CAUSSÉ, employé au tribunal civil, âgé de 26 ans, est témoin dans l'acte de naissance de sa nièce Anne Louise Bathilde, fille de son frère François Honoré CAUSSÉ, maître de musique. Les deux hommes habitent dans la même rue (rue des Dames noires), probablement dans la même maison.
• 20 octobre 1805, Castres : Jean Louis CAUSSÉ, employé au greffe du tribunal civil, est témoin dans l'acte de naissance de son neveu Firmin François Théodore, fils de François Honoré CAUSSÉ, musicien, demeurant tous deux Grande rue.
• 25 février 1813, Castres : Jean Louis CAUSSE, "praticien" demeurant dans cette ville, épouse Jacquette Antoinette Frezouls, qui n'est autre que la sœur de l'épouse de son frère cadet François Honoré. Une première fille naît le 16 juin 1814 (qui meurt dès le 3 septembre), suivie d'une deuxième le 5 juillet 1815 et d'une troisième le 26 octobre 1817. Toujours qualifié de praticien en 1814, CAUSSÉ est "commis au greffe du tribunal civil de Castres" dans les actes suivants.
• 1827, Toulouse [Haute-Garonne] : Louis CAUSSÉ, accordeur de pianos, apparaît sur le recensement de la ville, dont il est absent lors de l'édition précédente, en 1824. Domicilié au n° 24 de la rue Sainte-Anne, il vit avec son épouse et ses deux filles survivantes : Irma et Honorine.
• 6 mars 1829, Toulouse : Le Journal politique et littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne annonce le vente d'un "piano à trois cordes et six octaves, en bon état : prix, 500 fr", précisant qu'il faut s’adresser "à M. Caussé, rue Saint-Anne, n° 25". Louis CAUSSÉ, accordeur, est alors domicilié au n°24 et le n°25 n'apparaît pas dans les recensements. Le doute n'est donc pas permis sur l'identité du vendeur. Cette même année, le Handbuch der musikalischen Literatur signale cinq pièces au nom de "L. CAUSSÉ".
La famille CAUSSÉ n'apparaît plus à cette adresse dans le recensement de 1830-1831.
• 1837, Paris : Dans sa biographie des musiciens, Fétis attribue une carrière de professeur de piano dans la capitale à un nommé "Joseph" CAUSSÉ, fils de Jean Jacques CAUSSÉ, né à Saint-Pons-de-Thomières en 1774. Fétis cite quelques compositions : 1º Sonate pour le piano avec flûte obligée, œuvre 1er; Paris, [éd. 1836: Viguerie] 1801. - 2º Caprice pour le piano, œuvre 2e; ibid., 1802. - 3º Sonates faciles pour le piano, op. 3e; ibid. - 4º Sérénade pour piano, violon et violoncelle; Paris. [éd. 1836: Pacini] - 5º Plusieurs pots-pourris, rondeaux, valses, etc., pour piano seul. Si la filiation et la date de naissance semblent pointer vers Jean Louis CAUSSÉ, Fétis lui a peut-être attribué à tort des œuvres composées par l'un de ses frères.
• 7 mai 1862, Toulouse : Jean Louis CAUSSÉ, officier en retraite, perd son épouse, Jacquette Antoinette Frezouls, décédée à l'âge de 85 ans, au domicile conjugal, sis au n° 41 allée Louis Napoléon.
• 1865, Toulouse : Jean Louis CAUSSÉ, "ex accordeur de pianos", né le 11 août 1774, est couché sur la liste électorale du canton sud.
• 1er mars 1866, Toulouse : Jean Louis CAUSSÉ, ancien sous-lieutenant, médaillé de Sainte-Hélène — ce qui permet de situer son activité militaire entre 1792 et 1815 —, s'éteint âgé de 91 ans, à son domicile, allée Louis Napoléon n° 41.
Mise à jour : 13 septembre 2025

