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CHOTARD DUPLESSIS, Louis André (1742-1802)

CHOTARD DUPLESSIS, Louis André (1742-1802)

État civil
NOM : CHOTARD DUPLESSIS     Prénom(s) : Louis André     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DU PLESSIS
DU PLESSY
Date(s) : 1742-2-13  / 1802-9-16
Notes biographiques

Un destin loin d'être linéaire. D'origine tourangelle, Louis-André CHOTARD (1742-1802) est formé à la psallette de la cathédrale de Tours avant de prendre un poste de serpent et basson, à l'âge de vingt ans, à la collégiale Saint-Hilaire de Poitiers. Il quitte cette place au bout de trois ans pour entrer dans l'armée, où il passe trois ans. En 1769, il obtient un bénéfice de chapelain à la cathédrale Saint-Louis de Blois où il a été reçu l'année précédente, toujours comme joueur de serpent. Il reste à ce poste jusqu'en 1790 et se plaint alors d'une "santé languissante" qui résulterait de l'exercice continu de ses deux instruments de musique. Le ci-devant chapelain se marie en 1793. Neuf ans plus tard, à son décès à l'âge de 60 ans, il est toujours "pensionnaire ecclésiastique".

• 23 février 1742, Tours : Louis-André CHOTARD, fils de Martin Chotard, homme de peine, et de Marie Lemoine, naît puis le même jour est baptisé en l'église paroissiale Saint-Pierre-du-Boile. On ignore d'où provient son surnom "Duplessis", qu'il porte déjà lors de sa réception à Poitiers en 1762, donc antérieurement à son passage par l'armée.

• 1er décembre 1751, Tours : Le jeune Louis-André est reçu enfant de chœur à la cathédrale Saint-Gatien.

• 16 juin 1762, Tours : Il sort de la psallette de la cathédrale ayant terminé son temps d’enfant de chœur.

• 16 octobre 1762, Poitiers : Louis-André CHOTARD DUPLESSIS "natif de Tours", est reçu à la collégiale Saint-Hilaire en qualité de serpent et basson aux gages de 8 livres par semaine "et ce pour le temps qu’il nous plaira". Le secrétaire capitulaire mentionne déjà son surnom Duplessis.

• 6 septembre 1763, Poitiers : Le chapitre de Saint-Hilaire accorde 15 jours de congé "pour vaquer à leurs affaires" aux Sieurs BERTON, BERGEREAU, BAILLI, ROLLAND, BROCHET et DUPLESSIS, "tous musiciens de notre église". On constate que le surnom de Louis-André est devenu son nom d'usage.

Il en va de même l'année suivante, lorsque le 4 septembre 1764 le chapitre octroie des vacances à son bas chœur, les sieurs BERTON, BAILLI, ROLLAND, BROCHET, VENON, GUÉRIN et DUPLESSIS tous "musiciens de notre église".

• 28 septembre 1765, Poitiers : Le chapitre délivre un certificat au sieur CHOTARD, "cy devant serpent de notre église".
• [octobre] 1765, lieu inconnu : Louis André CHOTARD s'engage dans le régiment de Bourbon. Y exerce-t-il des fonctions de basson?

• 31 août 1768, lieu inconnu : Il quitte l'armée ayant acheté son congé définitif.
• 31 octobre 1768, Blois : Il est reçu comme musicien serpent de la cathédrale Saint-Louis.

• 4 février 1769, Blois : Toujours clerc tonsuré du diocèse de Tours, il est nommé à la chapelle Saint-Jean par portion desservie dans la cathédrale. C'est l'une des chapelles pouvant être conférées aux chapelains-clercs musiciens. L'acte de nomination énumère ses obligations de service et mentionne explicitement sa qualité de joueur de serpent.

• 18 août 1786, Blois : "Sur la représentation faite par le sieur CHOTARD DU PLESSIS de l'état de maladie et de misere dans lequel il se trouve, Messieurs ont ordonné que M. leur receveur paieroit au sieur Talbert, propriétaire de la maison du sieur CHOTARD ce qui lui est dû de loyer jusqu'a ce jour, a la decharge dudit sieur CHOTARD et sans tirer a consequence pour l'avenir".

• 1790, Blois : Louis-André CHOTARD est toujours en poste comme serpent à la cathédrale Saint-Louis. Sa déclaration de revenus mentionne 806 livres de revenus annuels tant en nature qu'en argent. C'est le chapitre qui possède la régie de son temporel et lui verse régulièrement les fruits de son bénéfice.
Dans sa supplique individuelle à l'adresse du directoire du district, il se plaint d'une mauvaise santé, en partie due à l'utilisation prolongée du serpent [et sans doute du basson]: "je ne traine plus qu'une santé languissante, les Instruments ont ruiné ma poitrine, je souffre des douleurs inouïes dans l'estomac, je suis depuis quelques années sujet à une colique terrible et dangereuse dont les suites me font frémir". Par ailleurs, la santé plus délabrée encore de son confrère RAMBOUX aurait fait retomber sur ses seules épaules presque tout le poids du service.

• 31 juillet 1793, Chambord [Loir-et-Cher] : Louis André "dit DU PLESSY, ancien musicien a la cathedrale de Blois", épouse Louise Silvine Couturier.

• 16 septembre 1802, Blois : Après un séjour de trois jours, Louis-André CHOTARD meurt à l'hospice. Il est mentionné comme "pensionnaire ecclésiastique" demeurant à Blois, rue du chant des oiseaux. C'est sa femme, Louise Couturier, "rentière", qui déclare le décès.

Mise à jour : 27 mars 2017

Sources
F-Ad41/ G 216  ; 6NUM6/261/386 ; F-Ad41/ 5MI18/ R70 ; F-Ad41/ 5MI34/ R3 ; F-Ad41/ G 213 ; F-Ad41/ G 213  ; F-Ad41/ G 216  ; F-Ad41/ G213 ; F-Ad41/4E/8/430 ; F-Ad41/4E18/439 ; F-Ad41/G213 ; F-Ad41/G213  ; F-Ad41/G216  ; F-Ad41/L1179 ; F-Ad41/L1774-1779  ; F-Ad86/ G 567 ; F-Adio Blois/19 N 5 A ; F-Adiocésaines/Blois/1 H ; F-An/ DXIX/092/795/02 ; J.Brosset, Le Grand Orgue, les maîtres de chapelle..., 1907. ; M. et J.-P. Cabarat, Le chant d’une ville..., 1995

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