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COLLET DE CHARMOY, Jacques Bonaventure (ca 1760-1819 av.)

COLLET DE CHARMOY, Jacques Bonaventure (ca 1760-1819 av.)

État civil
NOM : COLLET DE CHARMOY     Prénom(s) : Jacques Bonaventure     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : CHARMOY
CHARMOI
COLLET-CHARMOY
COLET CHARMOY
Date(s) : 1760 ca  / 1819 av.
Notes biographiques

Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY est un chantre, haute-contre, de La Rochelle, qui présente la particuliarité de se reconvertir en bourreau après la perte de son poste.

• Le 27 janvier 1760, Paris : Jacques Bonaventure COLLET est probablement baptisé en l'église paroissiale Saint-Roch.

• 1782-1786, La Rochelle : Le 16 janvier 1782, Jacques Bonaventure COLLET de CHARMOY épouse Catherine Antoinette Guillemot en l'église paroissiale Saint-Barthélemy, en présence de Marc Antoine CROUZET (maître de musique de la cathédrale Saint-Louis). Ce dernier est le parrain de son fils, baptisé le 22 octobre 1782 en la même église. Dans cet acte, le père est mentionné comme musicien de la cathédrale Saint-Louis. Un second fils est baptisé le 19 décembre 1783.
Le 29 octobre 1786, Marc Antoine CROUZET choisit Jacques Bonaventure COLLET de CHARMOY comme parrain de sa fille.

• Le 14 mai 1790, Jacques Bonaventure COLLET et ses collègues musiciens de la cathédrale Saint-Louis, CROUZET (maître de musique), VATTIER, MAUGÉ, BOUYER, AUBRY, MAUROY, PERRIN, VINCHON, GAUDRION, BURDELOT, et PAUVERT, adressent une pétition collective au Comité ecclésiastique afin d'obtenir des secours. Son traitement annuel est alors fixé à 400 livres.

• En 1791, le directoire du district fixe le traitement de Jacques Bonaventure COLLET de CHARMOY à 400 livres pour l'année. Le 12 mars 1791, COLLET et trois de ses collègues musiciens de la cathédrale Saint-Louis (BURDELOT, MAUGÉ et AUBRY) demandent un acompte sur la pension qui leur a été accordée. Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY dont la pension a été portée à 300 livres, n'a reçu que 62 livres 10 sols pour 1791 et il est précisé que sa demande est pressée. Le district lui accorde en août le paiement de son troisième trimestre.

• En 1792, il signe une pétition avec d'autres musiciens de la France entière, pour obtenir des secours de l'Assemblée constituante puis législative. Il y est mentionné comme haute-contre de la cathédrale Saint-Louis, ayant perdu son poste. Par ailleurs, il fait une demande pour que lui soit accordée une gratification en vertu de la loi du 1er juillet 1792. En novembre le district lui accorde une gratification de 650 livres.

• Le 18 octobre 1793, Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY est nommé sacristain de l'église paroissiale Saint-Barthélémy de La Rochelle, à la suite du décès d'Étienne Michel Pierre VATTIER. Son salaire est fixé au même niveau que ses prédécesseurs. Il exerce également la fonction de chantre, qui fait partie des obligations du sacristain de cette église.

• Le 12 mars 1794, Joseph Lequinio, représentant du peuple en mission auprès de l'Armée de l'Ouest, nomme Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY, membre de la Société populaire de la ville, exécuteur des jugements criminels de la commission militaire, fonction qu'il aurait acceptée selon lui par pur patriotisme. En fait, il était déjà lié au petit milieu des bourreaux : avant la Révolution, sa sœur Marie Victoire avait épousé Louis Charles Martin Sanson, bourreau de Tours. Puis le 20 mai de la même année, il demande à être inscrit sur le rôle des exécuteurs. La réponse du ministre à cette requête sera au final négative, au motif qu'il a entamé sa carrière de bourreau après juin 1793.

• Après novembre 1795, il écrit à la Commission des administrations civiles, police et tribunaux pour se plaindre de la perte de son emploi après la suppression de la commission militaire de La Rochelle. Il expose avoir déjà perdu la place de chantre, bien qu'"à juste raison", invoque son patriotisme et l'engagement d'un de ses fils, âgé de 15 ans seulement, sur les vaisseaux de la République. Il se vante aussi d'avoir, en tant que bourreau, fait "tomber la tête des scélérats".

• Après 1795, Amiens : Grâce à la protection de son parent Sanson, bourreau de Paris, Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY retrouve une place de bourreau dans la capitale picarde.

• En 1811, il cède sa place de bourreau à Constant Vermeille, fils d’un ancien maître des hautes œuvres de Cambrai, moyennant une pension viagère de 1 200 francs, par acte passé devant le notaire Lesur.

• Avant 1819, selon G.Lenôtre, Jacques Bonaventure COLLET DE CHARMOY serait mort dans la pauvreté, Vermeille n'aurait pas tenu ses engagements à son égard. Sa veuve, quant à elle, aurait logé, à Paris en 1819 chez son neveu Henri Sanson, après la mort de son époux.

Dernière mise à jour : 21 mars 2016

Sources
F-Ad17 / BMS Saint-Barthélemy ; F-Ad17/ G 271 ; F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 319 ; F-Ad17/ L 398 ; F-An/ C/II/*15 ; F-An/ DXIX/056/196/02 ; F-An/ DXIX/091/778/01 ; G. Lenôtre, La guillotine...
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1782 av.  / 1792 
Lieux :  Cathédrale Saint-Louis (LA ROCHELLE)  
Fonction :  haute-contre (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

Jusqu'en 1792, date à laquelle il perd son poste, Jacques Bonnaventure Collet DE CHARMOY est haute-contre au service de la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.


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