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COSSE, André (1750-1824)
État civil
NOM : COSSE     Prénom(s) : André     Sexe : M
Date(s) : 1750  / 1824-10-5
Notes biographiques

La carrière musicale d'André COSSE semble encore plus fugace que celle de son cadet Joseph. Probablement formé à la cathédrale de Mirepoix, André est reçu pour chanter la haute-taille à la cathédrale de Carpentras, dont il est nommé maître de chapelle cinq ans plus tard, après un passage à la cathédrale d'Aix-en-Provence. La suite de sa vie est consacrée à une carrière ecclésiastique brillante, comme chanoine, jusqu'à la Révolution.

• 1750, Camon [Ariège] : André COSSE voit le jour et est baptisé. Son père Jean est tailleur d'habits. La famille est originaire de la paroisse de Caudeval [Aude]. L'acte n'a été retrouvé ni dans le registre de Camon, ni dans celui de Caudeval.

• Vers 1760, Mirepoix [Ariège] : André COSSE étudie sans doute la musique à la cathédrale Saint-Maurice comme enfant de chœur, où le rejoint son frère cadet Joseph COSSE.

• 31 juillet 1769, Carpentras [Vaucluse] : Présenté par une lettre de SAUVE, prêtre, maître de musique à Nîmes, André COSSE, âgé de 19 ans, "du lieu de Notre-Dame de Caumon, diocèse de Mirepoix", est reçu comme haute-taille à la cathédrale Saint-Siffrein.
• 7 avril 1770, Carpentras : André COSSE est fortement soupçonné de s'en prendre à son collègue SERVET en jetant du désordre dans son domicile. L'un des chanoines se plaint par ailleurs du comportement de COSSE au chœur, plus particulièrement de sa façon de psalmodier.

• 23 septembre 1771, Aix-en-Provence [Bouches-du-Rhône] : André COSSE, "jeune homme bon musicien qui a chanté la basse-taille dans l'église cathédrale de Carpentras, est admis à la table commune" des serviteurs du chapitre de la cathédrale Saint-Sauveur.
• 29 novembre 1771, Aix-en-Provence : André COSSE est reçu au nombre de serviteurs de la cathédrale Saint-Sauveur. Il semble s'être amendé depuis son séjour à Carpentras, puisque la délibération capitulaire précise : "Il n'y a que du bien à dire de lui, il est très assidu aux offices et montre le plus grand désir de remplir toujours mieux ses obligations".
• 8 avril 1772, Aix-en-Provence : Une gratification de 30 livres est accordée à COSSE, car son emploi de sous-diacre ne suffit pas à le faire vivre décemment.
• 31 décembre 1772, Aix-en-Provence : André COSSE, clerc tonsuré du diocèse de Mirepoix et serviteur de l'église, reçoit une chapellenie.
• 19 juillet 1773, Aix-en-Provence : André COSSE, qui semble retrouver ses anciens travers, est congédié par le chapitre. En effet, alors qu'il a été "averti plus d'une fois d'amender sa conduite déréglée en paroles et en actions. Ces jours derniers, il s'est porté à des excès scandaleux, proférant les paroles les plus licencieuses dans une place publique à dix heures du soir et jetant avec violence une chaîne de fer dans l'appartement de monsieur le bayle." Le chapitre lui délivre un peu d'argent pour lui éviter de tomber dans la misère.

• 5 octobre 1774, Carpentras : André COSSE apparaît comme maître de chapelle du chapitre cathédral Saint-Siffrein. La place de haute-taille est occupée par son frère Joseph COSSE, qui disparaît dès l'année suivante, laissant la place vacante au moins jusqu'en 1779.
• après 25 novembre 1779, Carpentras : André COSSE, maître de chapelle de la cathédrale Saint-Siffrein, reçoit 72 livres "pour l'extraordinaire de la musique de la fête de la Saint-Siffrein le 25 novembre 1779. Le même jour, il reçoit 20 livres, 11 sols et 6 deniers roy pour les litanies qui se chantent en faux-bourdon à la chapelle de Notre-Dame tous les samedis de l'an." Une quittance de sa main, de 12 livres pour deux mois de ses honoraires, permet de calculer ceux-ci à 72 livres par an, ce qui paraît bien faible, mais pourrait être complété par les revenus d'un bénéfice.
• 5 février 1780, Carpentras : André COSSE, maître de chapelle de la cathédrale, présente sa démission au chapitre, pour aller occuper un poste plus avantageux à Toulouse.

• 1780, Toulouse [Haute-Garonne] : Grâce à la protection de l'évêque de Mirepoix, François Tristán de Cambón, André COSSE obtient une place de chanoine à la cathédrale Saint-Étienne, situation en effet bien plus avantageuse que celle de maître de musique à Carpentras.

• date à préciser, Auch [Gers] : André COSSE est reçu dans le chapitre de Saint-Orens, "qui étoit richement doté". Il y reste jusqu'à la Révolution.

• 1791, Auch : André COSSE refuse de prêter serment à la Constitution. Il "passa d'abord en Espagne, mais revint bientôt après sur l'invitation de M. de Latour du Pin, son archevêque, pour être utile aux fidèles pendant la persécution. L'abbé Cosse rendit en effet des services dans les temps les plus fâcheux".

• 1792-1794, Bordeaux [Gironde] : Proscrit, André COSSE se réfugie dans cette ville, après avoir "erré dans les Pyrénées". Il exerce le ministère "pendant deux ans dans la plus forte terreur et au milieu des plus grands dangers".

• août 1794, Paris : André COSSE reçoit des pouvoirs des grands-vicaires de cette ville et devient chapelain des Dames anglaises de la rue des Fossés Saint-Victor.

• 5 octobre 1824, Paris : André COSSE, dit Calmont, ancien chanoine de la collégiale de Saint-Orens, à Auch, s'éteint à l'âge de 74 ans.

Mise à jour : 8 septembre 2023

Sources
F-Ad13/ 2 G 496 ; F-Ad84/ 3 E 27/269 ; F-Ad84/ 3 E 27/270-2 ; F-Ad84/ 3 E 27/271 ; F-Ad84/ 3 E 28/470 ; F-Ad84/ 3 E 28/471 ; F-Ad84/ 3 E 28/472 ; F-Bm Carpentras/ Ms 1441 ; F-Bm Carpentras/ Ms. 1441 ; L'Ami de la religion..., 1824

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