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COUPERIN, Gervais François (1759-1826)
Date(s) : 1759-5-22 / 1826-3-11
Gervais François COUPERIN, le plus jeune de la dynastie, succède à la fin de l'année 1789 à son père Armand Louis et à son frère Pierre Louis dans la plupart des postes d'organistes qu'ils occupaient à Paris, en particulier à la Sainte-Chapelle du Palais et dans les églises paroissiales Saint-Gervais et Sainte-Marguerite. C'est la tribune de Saint-Gervais qu'il conservera jusqu'à son décès en 1826 tout en donnant des leçons de musique et en composant de la musique religieuse et instrumentale, ainsi que de nombreux arrangements d’œuvres à la mode.
• 22 mai 1759, Paris : Gervais François COUPERIN, fils d'Armand Louis COUPERIN, organiste de la paroisse Saint-Gervais, et d'Élisabeth Antoinette BLANCHET sa femme, vient au monde. Il est baptisé le jour même paroisse Saint-Gervais. Le parrain est François Étienne Blanchet, maître luthier, son grand-père maternel, et la marraine Geneviève Agathe Bourlet, épouse de Louis François Normand, marchand horloger.
• Il est instruit à l'orgue et au pianoforte par son père et sa mère.
• [1777], Paris: Gervais François COUPERIN fait exécuter sa première symphonie "à grand orchestre" [Choron] dans différents concerts de société. D'après Bouvet, il s'agirait plus sûrement d'une symphonie pour deux flûtes, deux violons, alto et basse [partition et parties dans le fonds Ch. Malherbe, Bibliothèque du Conservatoire de Paris].
• 25 mars 1781, Paris : Le conseil de fabrique de la paroisse Sainte-Marguerite a été informé que M. COUPERIN souhaiterait être reçu organiste de cette paroisse en survivance de M. VERNADET et qu'il s'est présenté à cette fin à M. le curé et aux marguilliers en charge. Connaissant ses talents, il le reçoit "bien volontiers et luy assure la place d'organiste de cette paroisse en survivance du sr Vernardet aux clauses et conditions que lesdits sieurs conviendront ensemble que la compagnie agréera".
• 1782, Paris : La Gazette de France du mardi 20 août 1782, les Affiches, annonces et avis divers du 26 août 1782 et le Mercure de France de septembre 1782 annoncent la publication chez Leduc d'un rondo composé par le jeune homme de 23 ans.
• 1788, Paris : Le public est informé de la parution de "Deux Sonates pour le clavecin ou le piano-forté, avec accomp. de violon et violoncelle, ad libitum, par M. Couperin j. [jeune]. Œuvre /, prix 6 liv. A Versailles, chez Blaisot, rue Satory ; et à Paris, chez l'auteur, rue du Pourtour S. Gervais" [Affiches, annonces et avis divers, 27 novembre 1788, Supplément ; Gazette de France du mardi 18 novembre 1788].
• 1789, Paris : Le Calendrier musical universel… pour l'an de grâce 1789 rappelle qu'on pourra entendre le sieur COUPERIN Fils les 18 mars et 15 juillet aux premières vêpres à 10 heures et demie, aux Carmes Billettes.
• 4 février 1789, Paris : Armand Louis COUPERIN, organiste du roi, époux d'Élisabeth Antoinette Blanchet, décédé d’avant-hier rue Pourtour âgé de 62 ans, est inhumé dans la chapelle de la Providence de l'église Saint-Gervais en présence de ses fils Pierre Louis COUPERIN, organiste du roi et Gervais François COUPERIN, organiste de la Sainte-Chapelle, et de Auguste Pierre Madin Soulas, commis de la grande poste aux lettres, son gendre. Gervais François succède à son père au poste d'organiste de la Sainte-Chapelle du Palais, sur l'île de la Cité. La date de nomination de l'intéressé comme survivancier n'a pas été relevée dans les registres capitulaires car l'orgue ne relève pas des compétences des chanoines mais de la Chambre des Comptes.
• 22 juin 1789, Paris : On procède à l'inventaire d'Armand Louis COUPERIN. Le montant s'élève à plus de 14 000 livres. On relève dans la liste des dettes que le défunt avait reçu de ses deux fils un prêt de 1 171 livres. Ces derniers demeurent toujours avec leur mère, rue du Pourtour.
• Octobre 1789, Paris : Il succède à son défunt frère Pierre Louis COUPERIN à la tribune de l'église paroissiale de Saint-Gervais. Ce dernier a été inhumé, en sa présence, le 12 octobre dans le caveau où avait été déposé le corps de leur père huit mois auparavant. Il obtient également la tribune de Saint-Jean-en-Grève. Dès le dimanche 15 novembre, il touche l'orgue pendant le Te Deum lors de la fête de la Providence à Saint-Gervais.
• 1790, Paris : Gervais François COUPERIN est organiste des paroisses Saint-Gervais (468 livres de gages par an), Saint-Jean-en-Grève et Sainte-Marguerite (200 livres) ; du couvent des Carmes Billettes (200 livres) et de la Sainte-Chapelle du Palais.
• 5 septembre 1790 : Par arrêt du Conseil, Gervais François COUPERIN se fait attribuer un logement gratuit dans les locaux de la Sainte-Chapelle. Il emménage avec sa mère dans un petit entresol du Palais de Justice.
• 29 décembre 1790 : Les Affiches, annonces et avis divers signalent la parution de "Ah Ça ira varié pour le clavecin ou forté-piano, par M. Couperin, Organiste du Roi, de St Gervais, de St Jean, de Ste Marguerite et des Carmes Billettes : prix 2 liv. 8 s.", et d'une "Complainte Béarnaise, tirée des Actes des Apôtres, variée pour forté-piano ou clavecin, par le même : 2 liv, 8 s. chez l'auteur, rue du Pourtour St Gervais, n'° 15 ; et aux adresses ordinaires". Le rédacteur ajoute que "M. Couperin porte un nom que son père a rendu célèbre. Qui ne connoît les Vendangeuses de cet habile organiste, et mille ouvrages qui, pour être vieux, n'en sont pas moins bons ? M. Couperin jeune, resté seul d'une famille d'artistes, parait marcher sur leurs traces. Les variations que nous annonçons doivent lui faire beaucoup d'honneur".
• 11 février 1791, Paris : Les sieurs COUPERIN, organiste, BOUILLEROT, haute-contre, LAGNEAU et BONNEFOI, anciens enfants de chœur, apparaissent sur un état des employés du chapitre de la Sainte-Chapelle de Paris. Les deux premiers demandent un traitement, les autres la restitution de 150 livres qui leur ont été retenues.
• 31 mars 1791, Paris : Un compte de fabrique de la paroisse Sainte-Marguerite indique que 50 livres ont été payées "à Mr Couperain organiste pour le quartier du mois d'octobre 1790. Et attendue que depuis les orgues sonts démontez, ses honoraires cessent de ce jour".
• 4 octobre 1791, Paris : COUPERIN, "organiste de Saint-Gervais, & ci-devant de la Sainte-Chapelle de Paris" signe aux côtés de musiciens réputés de la capitale une attestation en faveur d'un ouvrage présenté par Claude HERMANT DE SAINT-BENOIST, ancien maître de musique de la cathédrale de Vannes, formé à Notre-Dame de Paris. Il s'agit de son Nouvel hymnaire parisien, à l'usage des quatre-vingt-quatre Départemens de la République Françoise. L'avis de COUPERIN est louangeur : "La première fois que ce Monsieur me fit part de ce projet, j'osais l'assurer que cela réussiroit, & que Messieurs les Organistes, & moi le premier, consentiroient à faire un petit sacrifice d'harmonie, en faveur des avantages que doit procurer l'adoption de ces Hymnes phrasées". [...] Je prendrai la liberté de soumettre ici au jugement de mes confrères une idée qui m'est venue, c’est de ne pas, par des morceaux trop longs aux strophes de l'Hymne, laisser perdre d'idée le chant de l'Hymne, & sur-tout dans les premiers tems, où les Fidèles ne seront pas encore faits à ce nouveau chant : mais comme je serois le premier puni de cette idée, lorsque j'aurai le plaisir de les entendre, je les engage à dédommager le public au Magnificat. Telle est ma façon de penser sur cet excellent Ouvrage".
• 15 décembre 1792, Paris : Un contrat de mariage est signé entre Gervais François COUPERIN et Hélène Narcisse Frey devant le notaire Dupont en présence de Pascal TASKIN, facteur de clavecin, oncle du futur par son union avec Marie Geneviève Gobin et d'Armand François Nicolas Blanchet, facteur de clavecins, son cousin. Il déclare comme biens "1° une rente perpétuelle de 75 livres sur les aides et gabelles sujette au 15e constituée en 1721 dont a été passé titre nouvel au profit de Couperin père en 1767 ; 2° une rente perpétuelle au principal de 2 400 livres à prendre sur celle sur le domaine de la ville de Paris créée par édit de septembre 1786, constituée au profit de feu Pierre Louis Couperin frère du futur en deux contrats de 80 et 40 livres en 1787 ; 3° une somme de 2 500 livres de principal produisant intérêt due au futur par le sr Soulas, son beau-frère, suivant une reconnaissance de ce dernier ; 4° la somme de 12 747 livres formant le montant d'après évaluation à l'amiable des meubles, effets mobiliers, habits, linge et hardes à l'usage du futur, argenterie, bijoux, instruments de musique, deniers comptants et créances actives". Sa mère lui constitue en dot en avancement d'hoirie 250 livres de rente perpétuelle sur les aides et gabelles sujette à la retenue du quinzième, constituée en 1722, dont a été passé titre nouvel au profit d'Évrard Dominique CLÉRAMBAULT le premier août 1765 avant transport en faveur des époux COUPERIN en 1771. La future déclare 2 000 livres données en avancement d'hoirie sous forme d'un trousseau.
• 22 décembre 1792, Paris : Gervais François COUPERIN, "organiste de diverses paroisses de cette ville", épouse en l'église de Saint-Sauveur son élève Hélène Narcisse Frey, fille mineure de Maximilien, ancien chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel du régiment suisse de Salis-Samade. Elle était "douée d'une superbe voix" [Bouvet]. La bénédiction nuptiale est donnée par L'abbé Jacques Nicolas Bailly, curé de Vauréal. Cette dame, à une époque indéterminée, a été débitrice de papier timbré : son mari a versé un cautionnement de 2 400 francs pour lui permettre d'exercer cet emploi d'après l'inventaire de 1826.
• 1793, Paris : Leur fille Thérèse Céleste COUPERIN, qui deviendra pianiste et organiste, voit le jour. Il inaugure le 11 août avec l'organiste SÉJAN la réouverture de l'Opéra sous la dénomination de Théâtre des Arts en jouant des airs patriotiques sur deux petits orgues placés de chaque côté de la scène, pour accueillir le public.
• Septembre 1795, Paris : Avec Nicolas SÉJAN, il vérifie les travaux de démontage et de transport des orgues de deux établissements supprimés, l'École militaire et le couvent des petits Augustins, tâches effectuées par le facteur SOMER. Leur rapport permet à ce dernier d'être payé.
• 22 février 1797, Paris : Les Affiches, annonces et avis divers informent le public de la parution des "Incroyables pièces musicales pour le piano-forté, par Couperin ; Œuvre VI :prix 3 liv. lo s. Chez l'auteur, rue de la Marche, au Marais, n° 14, et aux adresses ordinaires. Idée plaisante, exécutée avec esprit. Les Merveilleuses autre pièce musicale du même auteur, sont sous presse".
• 8 décembre 1797, Paris : Ses "Ouvertures d'Iphigénie et de Demophon mises à la portée des jeunes élèves pour le piano-forté avec accompagnement de violon, ad libitum" sont éditées. Il s'agit sans doute des opéras de GLUCK et de Philippe DESRIAUX (créés fin 1789 à l'Académie royale de Musique).
• 28 janvier 1799, Paris : On signale la parution dans les Affiches de son prochain "Recueil contenant six romances avec accompagnement de piano-forté ou de harpe, composées par Couperin, et dédiées à son épouse, Œuvre IX. Prix 4 fr . 50 cent, à Paris, chez l'auteur, rue de la Marche, au Marais, n° 14, et aux adresses ordinaires. Nota. — Chaque exemplaire sera signé de l'auteur".
• Octobre 1799, Paris : Il est arbitre de la réception de l'orgue du Temple du Commerce, ancienne l'église Saint-Merry, refait à neuf par CLICQUOT, avec les organistes SÉJAN, MIROIR et DESPREZ.
• 6 novembre 1799, Paris : Un grand banquet est organisé dans l'église de Saint-Sulpice transformée en temple de la Victoire en l'honneur de Napoléon Bonaparte, en présence du président du Conseil des Anciens et des membres du Directoire. Au fond de l'abside trône une "superbe statue de la Victoire" d'après Lucien Bonaparte. Ce dernier note que "pendant le repas, on joua une excellente musique et les orgues qui étaient restées dans le Temple furent touchées par Couperin".
• 21 janvier 1802, Paris : Il inaugure l’orgue de Saint-Eustache avec Antoine DESPREZ, Nicolas SÉJAN, Éloi Nicolas MIROIR et François LACODRE.
• 22 novembre 1802, Paris : Une messe en musique à grand orchestre, composée par l’abbé ROZE, qui dirige l’exécution, est célébrée en l'église Saint-Gervais à l'occasion de la fête de sainte Cécile. "Le citoyen Couperin touchait l’orgue. La messe était exécutée par les artistes de l’Opéra".
• 1804, Paris : Joseph POUTEAU succède à Després à Saint-Merry. Il partage les fonctions d'organiste avec Gervais François COUPERIN.
• 21 juin 1807, Paris : Un Éphéméride relate l'exécution en l'église Saint-Gervais le jour de la fête patronale [décalée d'une semaine] d'un de ses motets. C'est lui qui tient l'orgue.
• 5 avril 1809, Paris : Gervais François COUPERIN, demeurant "rue Clocheperche no 10", écrit à Louis Benoît Picard, directeur du Grand Opéra, pour lui demander, comme il avait pu le faire sous la direction de Louis Joseph FRANCŒUR, accéder à l'orgue installé dans l'opéra, promettant "de n'en profiter aux opéras nouveaux qu'à la 6e, 7e, 8e représentation même".
• 1810, Versailles : Pierre François DALLERY entreprend des "travaux considérables" sur l'orgue de la cathédrale Saint-Louis. La réception est faite par MARRIGUES, LACODRE, MIROIR, COUPERIN fils en présence de l'organiste titulaire, Élisabeth Antoinette BLANCHET, la mère de Gervais François. C'est elle qui touche l'instrument à cette occasion.
• 8 juillet 1810, Paris : Lors de la fête patronale de Saint-Gervais, le Te Deum accoutumé est célébré avec Gervais François à la tribune. "L'église était pleine [...]. Il est difficile de tirer un plus grand parti de l'orgue : imitations de voix humaines, effets de tonnerre, etc. L'enchantement a été universel ; malgré la sainteté du lieu, toutes les mains ont applaudi l'enchanteur qui produisait de telles illusions".
• 8 juillet 1810, Paris : COUPERIN, qui demeure 11, rue Cloche-Perce, quartier Saint-Gervais, fait paraître un Caprice ou Pot-pourri sur les airs de Cendrillon de Nicolo [Nicolas Isouard], pour piano, qu'il dédie à sa fille.
• 19 mai 1814, Paris : Le Journal des débats politiques et littéraires publie cette annonce, "Louis XVIII ou le Retour du bonheur en France. Composition musicale pour le piano, par Couperin, organiste de Louis XVI. Œuvre XIV, Prix 3 fr". On y relève les passages suivants, Entrée des Alliés, Vive Henri IV ; Déchéance de Bonaparte ; Entrée de Louis XVIII ; airs "Vive le Roy", "te bien aimer" et "où peut-on être mieux" (qu'au sein de sa famille ?) [L'œuvre a été enregistrée à l'orgue en 1987, jouée par André Isoir].
• 25 mai 1815, Versailles : Sa mère, âgée de 86 ans, s'éteint chez son neveu, Pascal TASKIN, facteur de piano, au 28, rue des Bourdonnois.
• 1816, Paris : "COUPERIN, organiste du Roi, de Saint-Gervais, etc., professeur de piano ; rue Cloche-Perche, n° 11" est mentionné dans l'Almanach de 25 000 adresses de Paris, pour l'année 1817.
• 11 mars 1826, Paris : Gervais François COUPERIN, "ancien organiste du roi", décède dans un appartement en location situé au second étage d'une maison au no 7, rue de Montmorency, visiblement des suites d'une longue maladie (40 visites du médecin). Il laisse une épouse, Hélène Narcisse Frey, et une fille, Thérèse Célestine COUPERIN, professeur de musique. Le service funèbre a eu lieu à Saint-Nicolas-des-Champs (70 francs dus à la fabrique). C'est Jean-Baptiste Nicolas MARRIGUES qui lui succède à la tribune de Saint-Gervais, avec des appointements de 650 francs par an.
• 1er avril 1826, Paris : Son inventaire après décès est dressé devant notaire. La prisée s'élève à 1 196 francs pour le mobilier, qui comprend des gravures, une bibliothèque et un peu d'argenterie. Dans la salle à manger se trouve un vieux piano en acajou et placage conçu par Frédéric Beck, datant de 1772, évalué 20 francs. Dans sa chambre, la demoiselle COUPERIN dispose d'un piano de "Fredontiler". On apprend que le défunt était organiste des paroisses Saint-Gervais (gages : 45 francs par mois) et Saint-Jean-Saint-François, nouveau nom de l'église Saint-François-d'Assise (35 francs par mois).
Il est l'auteur de douze compositions gravées de son vivant, de nombreux motets chantés dans différentes églises et d'œuvres diverses restées manuscrites.
Un catalogue de ses œuvres a été établi par Jean Marc Warszawski [site Musicologie.org] en 2019 :
- 1782, Rondo. Dans «Journal de clavecin par les meilleurs maîtres» (1 / 8) 1782, p. 62
- 1787, De tes douceurs, aimable liberté pour voix et clavecin. Dans « Journal hebdomadaire, composé d'airs d'opéra» 1787
- 1788, 2 sonates pour clavecin ou piano, violon et violoncelle op.1
- 1790, Ah ! Ça ira !, variations pour clavecin ou piano
- 1790, Complainte béarnoise, tirée des Actes des Apôtres, variations pour piano ou clavecin (parfois attribué à Armand-Louis)
- 1792, Pot-pourri composé des airs de la Constitution en vaudevilles pour piano
- 1792, 2ème pot-pourri, pour piano (perdu)
- 1797, Les incroyables, pour piano, op.6
- 1797, Les merveilleuses, pour piano, op.7
- 1797, Ouvertures d'Iphigénie et de Demophoon mises à la portée des jeunes élèves, pour piano et violon ad libitum, op.8
- 1797-1799, Accompagnement de clavecin ou de piano pour la Romance d'Estelle (Lefébure)
- 1799, 6 romances pour 1 voix, piano ou harpe
- 1799, Air de Barrège mis en variation, pour piano, op.10
- 1806-1815, Jeune, gente, plaisante et débonnaire, ballade
- 1810, Caprice, ou Pot-pourri sur les airs de Cendrillon de Nicolo, pour piano, op.11
- 1810, Sonate, pour piano et violon op.12
- 1812, La mine de Beaujonc, fantaisie imitative, pour piano ou harpe, op.13
- 1814, Louis XVIII, ou Le retour du bonheur en France, pour piano, op.14
- 1821, Sans un petit brin d'amour, variations, pour piano ou harpe op.15
- sd., Nouveau chant d'église pour le verset Domine salvum, à 4 voix
- sd., Sonate, pour piano ou clavecin [op.1 n° 1] sans les parties de violon et de violoncelle
- sd. Allegro assai, pour 2 piano [arrangement du 1er mouvement de l'opus 1 n°1}
- sd., Sonate, pour piano ou clavecin à quatre mains (transcrit pour 2 pianos)
- sd., Contredanses, pour piano
- sd., Sonates pour clavecin ou piano
- sd., Esquisses pour 10 mouvements des sonates
- sd., Première symphonie
- sd., Basse des Incroyables [opus6], partie de violoncelle seule
- sd., La chaumière, chanson avec accompagnement de piano éditée par P. Brunold, Paris 1938 (attribution douteuse)
- sd. Quelques pièces pour orgue (certaines datées de 1802). Collections privées éditées par N. Gorenstein, Paris 1997
Après sa mort, le jugement porté sur lui fut sévère. "Il ne fut guère qu'un compositeur et un organiste médiocre. En lui s'éteignirent la race et la gloire des Couperin. Toutefois, par respect pour le nom, on lui accorda sans peine les places d'organiste vacantes par les décès de son père et de son frère", lit-on dans le Dictionnaire encyclopédique de Ph. Bas en 1842, repris presque mot pour mot par G. Schmitt dans son Nouveau manuel complet de l'organiste praticien publié en 1855. Fétis a poursuivi dans le même registre. Toutefois, en 1919, Charles Bouvet trace un portait dans doute plus proche de la vérité sans son ouvrage sur la dynastie des Couperin, évoquant "un musicien de race, possédant convenablement les règles de son art". Il aurait même été jugé audacieux par Boëly dans une lettre à madame D'Inval : "Voyez donc ce petit coquin de Couperin qui passe du C sol en G ré sol sans préparation".
Mise à jour : 26 juin 2025

