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CROCHERY, sieur (ca 1766-1791 ap.)
État civil
NOM : CROCHERY     Sexe : M
Complément de nom : sieur
Autre(s) forme(s) du nom : CROCHERIT
Date(s) : 1766 ca  / 1791-8 ap.
Notes biographiques

CROCHERY ou CROCHERIT (dont le prénom reste à trouver) est  en 1791 musicien taille et maître de chant au séminaire, en poste à la cathédrale constitutionnelle de Saintes. Auparavant il a effectué sa formation comme enfant de chœur à la même cathédrale, qui l'a pris en charge à sa sortie de la psallette. On peut affirmer qu'il était déjà en poste en 1790 comme maître de chant au séminaire, mais on ne sait si il exerçait déjà à la cathédrale en même temps.

• Vers 1766, en un lieu qui reste à découvrir : CROCHERY serait né vers 1766 puisqu'il entre à la psallette de la cathédrale Saint-Pierre de Saintes vers 1774, âgé de 7 à 8 ans. Lors de sa sortie de la psallette en 1784, il est dit "sans père et mère".

• Vers 1774, Saintes [Charente-Maritime actuelle] : CROCHERY est reçu à la psallette de la cathédrale Saint-Pierre, comme enfant de chœur.

• Le 12 septembre 1783, Le chapitre prie M. Dudon, commissaire de la psallette de recommander "au Maitre de Musique de montrer la composition a CROCHERY premier enfant de chœur, et d'y donner tous ses soins pour procurer l'avancement de cet enfant qui en a le plus grand besoin attendu qu'il est dénué de tout autre secours". Il semble que cet enfant de chœur soit privilégié par le chapitre qui lui donne des avantages et souhaite qu'il apprenne le plus possible, notamment en demandant à Jean-Claude JOSSE de le former à l'art de la composition.

• Le 17 septembre 1784, CROCHERY est toujours enfant de chœur à la cathédrale Saint-Pierre, tout comme Pierre ÉMERY sous la direction du maître de musique Jean-Claude JOSSE. Son temps de service arrivant à son terme, le chapitre lui accorde jusqu'à la Toussaint "avant sa sortie de la psallette pendant lequel temps, on avisera au moyen de luy procurer un état".
• Le 16 novembre 1784, CROCHERY a terminé son service en tant qu'enfant de chœur et sort de la psallette, "sans père et mère et dénué de tout secours", il "se propose d'entrer dans l'état ecclésiastique". Le chapitre souhaite alors "l'aider a poursuivre ses études et contribuer à sa subsistance" et lui verse une gratification de 150 livres, "remise a Mr Paroche qui emploira cette ditte somme selon les besoins dudit CROCHERY, au soin de l'éducation de qui il s'intéresse".
Il semble que le chapitre ait pris en affection le jeune CROCHERY dont il reconnaît les talents, c'est pourquoi il obtient une gratification de 150 livres pour sa sortie de la maîtrise, et non de 100 livres comme cela semble être l'usage à la cathédrale Saint-Pierre.

• Entre 1784 et 1791, CROCHERY poursuit ses études probablement au séminaire comme il le souhaitait à sa sortie de la psallette, et il entre progressivement dans l'état ecclésiastique. On ne sait pas s'il exerce toujours une activité musicale au sein de la cathédrale Saint-Pierre, en 1790.

• En 1790, on peut tout de même affirmer que CROCHERY exerce déjà comme maître de chant au séminaire de Saintes, le poste n'ayant pas été pourvu en 1791.

• En 1791, "CROCHERIT, Taille et maître de chant au séminaire" figure dans la liste des musiciens de la cathédrale constitutionnelle. Son traitement se monte à 700 livres pour l'année 1791. Il côtoie JOSSE, maître de musique ; SAVIGNY, basse contre ; BURDELOT dit DUPONT, basse contre ; ALLIOT, joueur de basse; GAUDRION, basse taille; LAURIER, haute contre ; SAUTEREAU, basson et serpent ; TAULOIS, serpent; Mademoiselle DELAITRE organiste ; et BERTHOMÉ, lui aussi joueur de basse.
• Le 23 août 1791, CROCHERIT demande le paiement de son traitement pour les trois derniers mois. Le district de Saintes lui accorde "la somme de 116 livres 13 sols 4 deniers pour son traitement pendant les mois de may et juin et celle de 175 livres pour le mois de Juillet".

Après quoi, on perd sa trace...

Dernière mise à jour : 24 juin 2016

Sources
F-Ad17/ G 251 ; F-Ad17/ L 320 ; F-Ad17/ L 423

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