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CROUZET, Marc Antoine (1747-1809)
État civil
NOM : CROUZET     Prénom(s) : Marc Antoine     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : CROUZEL
CROUSET

Date(s) : 1747-7-8   / 1809-9-9 
Notes biographiques

Marc-Antoine CROUZET est un musicien au parcours atypique personnellement et professionnellement. Originaire de Nîmes, il passe par les villes de Blois, Tours et Rochefort en étant à la fois musicien et marchand faiseur de bas, jusqu'à sa nomination comme maître de musique de la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle après son arrivée dans la ville en 1778. À ce jour, on sait qu'il a épousé trois femmes et qu'il a eu au moins huit enfants au cours de sa vie, certains d'entre eux étant venus au monde dans un contexte peu conventionnel...

• Le 11 juillet 1747, Nîmes : Marc-Antoine CROUZET, né du 8 juillet, est baptisé à l'église paroissiale Saint-Eutrope. Ses parents sont Louis Crouzet, un marchand, et Magdeleine Ricton. Son père lors de son second mariage, est qualifié de "fabriquant en bas", métier qu'il lui enseignera.

• 4 octobre 1752, Nîmes : Marc-Antoine CROUZET "natif de Nîmes" est reçu enfant de chœur à la cathédrale de Nîmes, à la place de Jean BARDON, sorti le 27 septembre 1752. Le maître est alors Charles GAUZARGUES : c'est donc lui qui commence la formation musicale du jeune garçon.

• Automne 1756 : Charles GAUZARGUES parti pour Paris, les enfants de chœur sont provisoirement pris en main par un musicien du bas chœur, VIDALENCHE. GAUZARGUES nommé sous-maître à la Chapelle du roi revient à Nîmes entre ses quartiers de service à Versailles en 1757 et 1758, puis quitte définitivement la cathédrale languedocienne. On peut imaginer que son destin ait été de nature à faire rêver les enfants de chœur nîmois...

• 5 janvier 1763, Nîmes : Après un peu plus de dix ans de formation, Marc-Antoine CROUZET sort de la maîtrise, avec la gratification habituelle de 90 livres.

• 1763 à 1773, ? : Ses premiers postes restent à éclairer. À une date et en un lieu également à découvrir, Marc Antoine CROUZET épouse Louise Judith Fusilière.

• De septembre 1773 à février 1776, il a trois enfants dont deux nés hors mariage.
     Le 10 septembre 1773, à Blois, est baptisé son fils à l'église paroissiale Saint-Honoré, fils de Judith Penotet, alors qu'il est toujours marié avec Louise Judith Fusilière.
     À Tours, le 13 août 1774 est baptisée sa fille Cécile à l'église paroissiale Saint-Simple, fille légitime qu'il a eue avec Louise Judith Fusillière. Le parrain de sa fille Cécile est un musicien, Claude Vincent LUCAS.
     À Rochefort, le 22 février 1776 est baptisée sa fille Barbe dans la paroisse Saint-Louis. La mère de cette enfant, née hors mariage, n'est autre que Judith Penotet. Son parrain est Sébastien FRANCK, musicien du corps royal.

• De 1773 à 1781, Marc Antoine CROUZET est qualifié de marchand faiseur de bas en 1774, puis en 1776 et en 1778, de musicien. Durant cette période, on voit notamment à travers les parrains de ses enfants, qu'il entretient des relations avec d'autres musiciens des différentes villes de Blois, Tours, Rochefort ou encore La Rochelle. On peut donc affirmer qu'il combine plusieurs métiers en parallèle (pluri-activité) au moins de 1773 jusqu'à sa nomination comme maître de musique à la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle vers 1781. À ce poste, se sont succédé Eutrope FRIOU, Louis CORNEILLE, et Claude Gabriel MARANDON de 1731 à 1761.

• Le 23 juillet 1778, La Rochelle : Devenu veuf de Louise Judith Fusilière, Marc-Antoine CROUZET, en l'église paroissiale Saint-Sauveur, épouse Judith Penotet, dont le père est maître tapissier. Lors de ce mariage, ils légitiment trois enfants, deux nés hors mariage en 1773 et 1776 ainsi que, curieusement, l'enfant qu'il a eu avec sa précédente épouse Louise-Judith Fusillière en 1774. Marc Antoine CROUZET est qualifié de musicien lors de son second mariage.

• Le 14 juin 1781, Marc-Antoine CROUZET est à nouveau père d'un fils, baptisé à l'église paroissiale Saint-Barthélemy, dont le parrain est Michel Charles BOUYER, un de ses collègues, musicien de la cathédrale Saint-Louis. En effet, Marc-Antoine CROUZET exerce alors comme maître de musique à la cathédrale.

• De janvier à octobre 1782, Marc-Antoine CROUZET semble très proche en particulier d'un musicien, son ami et collègue Jacques Bonnaventure COLLET DE CHARMOY. Il assiste au mariage de ce dernier le 16 janvier, il est alors qualifié de "bourgeois". Puis le 22 octobre, COLLET DE CHARMOY fait de lui le parrain de son fils, baptisé à l'église paroissiale Saint-Barthélemy.

• Le 9 décembre 1782, son épouse Judith Penotet, décédée le 7, est inhumée. On retrouve à ses côtés dans cette épreuve, Jean-Baptiste CHAMBON, organiste de l'église paroissiale Saint-Barthélemy, ayant signé parmi les témoins.

• Le 12 février 1783,  Marc-Antoine CROUZET épouse Marie Anne Lafon dans l'église paroissiale Saint-Barthélemy, en présence d'amis musiciens : Pierre BONNIOT (sacristain et chantre de cette paroisse), Jean-Baptiste PICARD ainsi que Henri MAUSSANT qualifiés de maîtres de musique. Lui même est alors toujours maître de musique au service de la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.

• De décembre 1783 à septembre 1788, naissent quatre enfants, deux fils et deux filles baptisés à l'église paroissiale Saint-Barthélémy. Marc Antoine CROUZET choisit comme parrain de son fils Henri Marc, baptisé le 28 décembre 1783, Henri MAUSSANT, qui avait assisté à son mariage, un autre maître de musique.
Le parrain de sa fille Claire Cécile baptisée le 29 octobre 1783 n'est autre que son ami proche Jacques Bonnaventure COLLET DE CHARMOY, toujours en poste comme musicien à la cathédrale Saint-Louis.

• Le 25 juillet 1787, Marc Antoine CROUZET dit "maître de musique", ainsi que les sieurs François Anne BURDELOT et  Pierre MAUGÉ, tous deux musiciens, assistent et signent au mariage de leur ami et collègue Alexandre-Marie SAUTEREAU, "musicien de la cathédrale de cette ville", qui épouse Claire Aupetit dans l'église paroissiale Saint-Sauveur de La Rochelle.

• Le 9 décembre 1788, son épouse Marie-Anne Lafond, décédée le 8, est inhumée au cimetière de la paroisse de Saint-Barthélémy, "en la rue de la chandellerie, âgée d'environ 38 ans". Marc-Antoine CROUZET, toujours maître de musique à la cathédrale, doit à nouveau enterrer une épouse. Dans cette nouvelle épreuve, il est entouré notamment de PICARD et de SAUTEREAU, tous deux musiciens, qui signent parmi les témoins.

• Le 14 mai 1790, Marc-Antoine CROUZET et ses collègues musiciens de la cathédrale Saint-Louis, DE CHARMOY, VATTIER, MAUGÉ, BOUYER, AUBRY, MAUROY, PERRIN, VINCHON, GAUDRION, BURDELOT, et PAUVERT adressent une requête collective au Comité ecclésiastique afin d'obtenir des secours. Le traitement annuel de Marc-Antoine CROUZET est fixé à 500 livres. En août, il demande le paiement de son troisième trimestre, le district le lui accorde : il se monte à 125 livres.
Le 27 septembre, le directoire du département de la Charente-Inférieure située à Saintes, ordonne que par le "district de La Rochelle il sera payé des premiers deniers de sa recette provenant des revenus des domaines nationaux au sieur Crouzet maître de musique du ci devant chapitre de La Rochelle la somme de 2 549 livres 10 sols 8 deniers à laquelle montent ses appointements, gratification et droits de fondation". Marc-Antoine CROUZET reçoit alors cette somme considérable, sous laquelle se cache peut être ce qu'il recevait pour entretenir et nourrir les enfants de chœur en tant que maître de la psallette. Également, à travers ses "droits de fondation" en tant que membre du bas chœur, il touche la rémunération due pour avoir assisté aux messes de fondation célébrées dans la cathédrale.

• En 1791, le directoire du district fixe le traitement de Marc-Antoine CROUZET à 500 livres pour l'année. Il demande un acompte sur ce traitement puis le paiement de son troisième trimestre. Le district de La Rochelle lui accorde le paiement de son troisième trimestre au mois d'août, puis lui verse cette somme le 10 septembre.

• En septembre 1792, Marc-Antoine CROUZET désormais mentionné comme "citoyen CROUZET" demande qu'il lui soit accordé une gratification en vertu de la loi du 1er juillet 1792. Le 16 novembre, le district lui accorde une gratification de 700 livres.

• Le 9 septembre 1809, Marc-Antoine CROUZET trépasse à son domicile situé "rue des Fagots" à La Rochelle, âgé de 64 ans et "veuf de Marie Anne Lafond". L'un de ses amis déclarant son décès, François BERNARD est qualifié de "musicien".

Mise à jour : 17 novembre 2017

Sources
F-Ad17 / BMS La Rochelle ; F-Ad17 / BMS Saint-Barthélemy ; F-Ad17 / BMS Saint-Louis ; F-Ad17 / NMD La Rochelle ; F-Ad17/ BMS Saint-Sauveur ; F-Ad17/ BMS St-Sauveur de La Rochelle ; F-Ad17/ L 102 ; F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 319 ; F-Ad17/ L 398 ; F-Ad30 / BMS Saint-Castor ; F-Ad30/ G 1354 ; F-Ad37/ BMS Saint-Simple ; F-Ad41 / BMS Saint-Honoré ; F-An/ DXIX/056/196/02 ; F-An/ DXIX/091/778/01
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1781 av.  / 1792 
Lieux :  Cathédrale Saint-Louis (LA ROCHELLE)  
Fonction :  maître de chapelle / maître de musique (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

Jusqu'en 1792, il est attesté que CROUZET est maître de musique au service de la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.


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