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DARGEIN, Pierre (1761-1819)
État civil
NOM : DARGEIN     Prénom(s) : Pierre     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DARGENS
Date(s) : 1761-12-7  / 1819
Notes biographiques

Pierre DARGEIN est organiste du monastère Saint-Martin de Layrac à la fin de l'Ancien Régime.

• 7 décembre 1761, Saint-Lizier : Pierre DARGEIN naît à Saint-Lizier, siège du diocèse de Couserans, de François Dargein, organiste de la cathédrale, et de Claude Nicolas.

• 25 mai 1785, Layrac : DARGEIN entre comme organiste au service du monastère bénédictin Saint-Martin de Layrac, aux honoraires de 500 livres par an.

• 31 décembre 1790, Layrac : DARGEIN continue de toucher l'orgue du monastère malgré la perte de son revenu occasionnée par la suppression des ordres religieux.
• novembre 1790, Agen : Il adresse une pétition au directoire du district d'Agen pour obtenir un traitement, "sa situation se trouvant des plus tristes". Sa demande est accompagnée d'un certificat de baptême.

• 24 avril 1791, Layrac : Le maire de la commune souhaite que l'orgue de l'église du monastère, devenue paroissiale, "ne restât pas inutile" et que DARGEIN continue de le toucher. Son vœu est accompagné de considérations sur l'utilité de la musique, "art merveilleux [qui] appartient à la musique et  la religion". À la suite de cela, la municipalité décide d'imposer une somme annuelle de 300 livres à titre de gages pour DARGEIN. Celui-ci sera désormais "chargé de toucher l’orgue pendant les offices divins et dans toutes les occasions extraordinaires, sur l’avis qui lui en sera donné par la municipalité", tenu d'entretenir l'orgue et de "montrer et enseigner la musique vocale et instrumentale à ceux des habitants qui voudront se rendre à son logis ; et cela en donnant une leçon par jour, moyennant le prix de 3 livres par mois, sans pouvoir exiger davantage, et sans autre relâchement que le temps des vacances et les dimanches, jeudis et fêtes de la semaine".
• 11 mai 1791, Agen : Le directoire du district d'Agen estime "[qu']Il n'y a pas de nécessité qu'il soit touché de l'orgue de l'église [de Layrac]".
• 12 juin 1791, Layrac : Dix députés de la Société des Amis de la Constitution demandent que l’air "de la fédération générale", chanté le 14 juillet, "qu’on était dans l’usage de toucher sur l’orgue les dimanches et fêtes, ne fut point prohibé à l’organiste", comme l’ont demandé quelques particuliers, car cela "produirait un mauvais effet parmi le peuple, tandis que cet air ne peut que l’égayer sans nuire à personne". La municipalité approuve et autorise l’organiste à continuer à jouer "cet air gai et joyeux qu’on appelle Ça ira ! Ça ira !".
• 15 novembre 1791, Agen : Le directoire du district d'Agen enregistre sa pétition et note qu'il a continué à toucher l'orgue jusqu'à ce jour, sans revenu.

• 28 octobre 1792, Layrac : DARGEIN participe à une fête civique précédée d'un Te Deum. Il est "prié de se concerter avec les musiciens pour donner au chant de la dite hymne [la Marseillaise] toute l'harmonie dont elle est susceptible".

• 5 décembre 1793, Layrac : En compagnie de deux autres habitants, DARGEIN est requis pour accompagner au violon "la voix des citoyennes qui chanteront des hymnes en l'honneur de la Liberté et de l'Egalité" lors d'une fête de la Raison prévue le 10 du même mois. Démantelé en janvier 1794, l'orgue fut transporté à Saint-Caprais d'Agen.

• 6 avril 1794, Layrac : La Société populaire impose DARGEIN parmi les nouveaux membres du Conseil général de la commune.
• novembre 1794, Layrac : Sur proposition de la Société populaire, DARGEIN (qualifié de "notable") devient officier municipal.

• vers 1802, Auch : DARGEIN est nommé sur concours organiste de la cathédrale Sainte-Marie.

• 1819, Auch : suite au décès de Pierre DARGEIN, son fils aîné Pierre-Adolphe (1796-1848) lui succède. Après celui-ci, un autre fils de Pierre DARGEIN, Mathieu-Aimé DARGEIN (1812-1882), occupa cette place de 1846 à 1882. Ce dernier eut pour descendant Aimé KUNCK (1877-1958), directeur du Conservatoire de Toulouse. Pierre DARGEIN fut ainsi membre d'une dynastie musicale en activité dans le grand Midi toulousain de l'Ancien Régime à nos jours.

Dernière mise à jour : 20 août 2016

Sources
Abbé Dubourg, La paroisse de Layrac de 1789 à 1911 ; F-Ad09 / État civil en ligne  ; F-Ad47/ 1 Q 30 ; F-Ad47/ L 553 ; F-Ad47/ L 556 ; J. Barada, Toulouse et la vie toulousaine de 1786 à 1822..., 1932 ; P.Guillot, Dictionnaire organistes français…, 2003
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1785-5-25  / 1790-12-31
Lieux :  Abbaye Saint-Martin (LAYRAC)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : non renseigné    
Situation maritale : non renseigné    

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