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DE LA BACHELERIE, Armand Henri (1750-1832)
Date(s) : 1750-9-11 / 1832-4-27
Peu avant la Révolution, Armand Henri DE LA BACHELERIE occupe pendant une dizaine d'années une place de chapelain perpétuel à la Sainte-Chapelle du Palais, sur l'île de la Cité à Paris. Par ailleurs prêtre à l'Hôtel-Dieu, il se désintéresse de l'exercice effectif de ce bénéfice très lucratif dont les fonctions sont par définition cantorales. De ce fait, il s'oppose au chapitre qui cherche à s'imposer face à une fronde des chapelains perpétuels ; cela provoque une anarchie dont l'abbé DE LA BACHELERIE n'est pas l'un des derniers fautifs.
• 11 septembre 1750, Brive-la-Gaillarde [Corrèze] : Armand [mais on peut lire également Arnaud] Henri DE LA BACHELERIE, fils de Jean-Baptiste, bourgeois, et de Toinette [de] Terrelonge, vient au monde. Il est baptisé le lendemain en l'église paroissiale Saint-Martin [diocèse de Limoges]. Selon son acte de réception (1781), son père (mort en 1755) est "Sgr du Rochat".
• 16 juin 1770, Paris : Il obtient de l'archevêque, Mgr de Beaumont, ses lettres de tonsure.
• 17 décembre 1774 : Il obtient ses lettres de prêtrise de l'évêque de Limoges.
• 5 septembre 1781, Paris : Claude CHALIPPE, chapelain perpétuel de la Sainte-Chapelle du Palais, décédé la veille, est inhumé.
• 17 octobre 1781, Paris : L'abbé DE LA BACHELERIE vient en chapitre présenter son brevet de nomination à la chapelle perpétuelle Saint-Louis dont était pourvu le défunt. Les chanoines décident de remettre à plus tard leur délibération.
• 20 octobre 1781, Paris : La compagnie réaffirme ses principes, c'est-à-dire que pour elle, ces chapelles perpétuelles ne doivent être accordées que comme des récompenses à des bénéficiers déjà en place. Ce serait l'aboutissement d'une sorte de cursus honorum au sein du système bénéficial de la Sainte-Chapelle. Elle décide d'écrire à Amelot, ministre de la Maison du Roi car elle est déjà, semble-t-il, en procès avec deux autres pourvus de la sorte, les abbés ASSELIN et RAYMOND. Quant à l'abbé DE LA BACHELERIE, il veut prêter serment à partir d'une feuille tirée de sa poche. Ce serment est tronqué, selon les chanoines. Il refuse de prêter tout autre serment et se retire.
• 24 novembre 1781, Paris : Joseph Honoré RAYMOND prête serment selon le désir de la compagnie ; Claude ASSELIN et LA BACHELERIE demandent huit jours de réflexion.
• 27 novembre 1781, Paris : Armand Henri DE LA BACHELERIE, prêtre desservant à l'Hôtel-Dieu de Paris, prête le serment exigé des chanoines de la Sainte-Chapelle et présente son brevet signé à Versailles par le roi le 30 septembre précédent. Il est installé dans le chœur le lendemain et prend possession.
• 1er mai 1784, Paris : ASSELIN et LA BACHELERIE refusent de reconnaître le droit de la compagnie d'accorder de conserve avec le trésorier le mois de congé des chapelains perpétuels. Le chapitre entend défendre son droit et choisit Courtin comme avocat au parlement. Le 15 mai, ASSELIN obtient trois mois de congé (pour les années 1780, 1782 et 1783) car il a reconnu l'autorité capitulaire.
• 30 juin 1784, Paris : "Le jour de la st Pierre aucun des chapelain perpétuel ne s'étoit présenté pour remplir les fonctions de diacre, mr Doriot remplissant celle de sous-diacre, la compagnie pour ne point laisser remplir l'office divin a prié mr Legros chanoine de faire diacre". Le 26 juin, le chanoine secrétaire de la Sainte-Chapelle avait envoyé au ministre de la Maison du Roi, le baron de Breteuil, un rapport alarmant sur l'attitude des chapelains perpétuels, au nombre de six. Ils "prétendent faire de leur place des bénéfices et se refusent constamment de remplir les fonctions auxquelles les assujetissent les réglements de nos rois et les divers arrêts qui en ordonnent l'exécution. Cette innovation de leur part a introduit le désordre et l'anarchie dans cette église, les chapelains et les clercs prétendant avoir autant de droits et de raisons que les chapelains perpétuels pour se soustraire a leur devoir". Le chapitre réclame le droit d'élire son grand chantre alors que la place n'est plus pourvue depuis plusieurs mois.
• 3 octobre 1784, Paris : Une nouvelle lettre des chanoines au baron de Breteuil montre que ce dernier a donné des ordres au Trésorier pour qu'il rappelle à l'ordre les chapelains perpétuels. C'est un échec car "cinq d’entre eux [dont LA BACHELERIE] n’ont pas paru au chœur depuis depuis le 13 juillet dernier, il y a tout lieu de croire qu’ils ont formé de concert la résolution de l’abandonner pour toujours. Quel scandale, Monseigneur, de voir ainsi notre Eglise presque déserte, le service divin qui ne peut plus s’y faire avec la régularité et la majesté ordinaire que vous aviés prescrite le 18 juin dernier d’une manière si édifiante pour nous, si consolante". L'avocat de la Sainte-Chapelle pousse le chapitre à engager une action.
• 28 décembre 1785, Paris : La compagnie décide de "retenir" [confisquer] le gros des chapelains perpétuels qui n’ont paru à aucun office divin pendant l’année, les abbés ASSELIN, LA BACHELLERIE, TISSET et FANTIN sont concernés.
• 10 janvier 1786, Versailles : Son nom (avec le prénom Armand) figure déjà parmi les chapelains perpétuels sur un "Etat des noms, des Trésorier, Chantre, Prébendiers, des chapelains perpétuels et autres officiers de la Sainte Chapelle Royale du Palais à Paris que le Roy veut et entend jouir des privilèges des commensaux de la Maison de Sa Majesté pendant la présente année 1786". On certifie que tous sont au service de la Sainte-Chapelle et demeurent à Paris sauf les chapelains perpétuels (à l’exception de DORIOT), "lesquels n'assistent plus à aucun office depuis le 12 juillet 1784".
• 11 février 1790, Paris : Armand Henri DE LA BACHELERIE, prêtre du diocèse de Limoges, fait la déclaration de ses revenus et biens. Il les classe en trois catégories. D'abord ceux qu'il gère lui-même dont une maison composée de trois corps de logis, le premier situé cour du Palais, rue de Jérusalem, composé de trois étages avec une chambre au quatrième ; il demeure au rez-de-chaussée et premier étage, pour un loyer évalué à évalué à 600 livres. Il loue tout le reste à plusieurs locataires pour un montant total d'environ 1200 livres dont le troisième étage du premier corps de logis loué 100 livres "au sieur LHOST musicien de la chapelle du roy". Le chapelain note que ses revenus locatifs vont à la baisse en raison des travaux mais aussi des circonstances du moment. Ensuite, chaque chapelain perpétuel perçoit "1 livre 5 sols par jour sous le nom de distributions journalières, 120 livres pour grosse distribution la première semaine de carême, plus 100 livres en juillet, plus 100 livres en octobre, plus 89 livres 10 sol pour le gros qui se paye à la fin de l'année 50 livres pour fondations et obits". LA BACHELERIE profite de l'occasion pour fustiger les chanoines de la Sainte-Chapelle qui auraient, selon lui, depuis 1681 mis la main sur la gestions des biens propres aux chapelains royaux, leur versant toujours la même somme alors que la valeur des biens aurait quintuplé depuis. Enfin, l'abbé évoque la part obtenue par chaque chapelain perpétuel, "150 livres faisant le 6e du revenu des biens relevant des 6 chapelains royaux " et tiré de rentes ou de baux de location en échange de la célébration de douze obits annuellement. Les charges imposées au titulaire de la chapelle Saint-Louis sont de dire une messe par jour à la Sainte-Chapelle, d'assister à tous les offices de jour comme de nuit à la Sainte-Chapelle ; les décimes sont payées par les chanoines. L'abbé parvient à un revenu annuel total qui s'élève à la somme de 3 716 livres et 7 sols, mais il déclare aussi le revenu de 184 livres par an tiré d'une petite chapelle située dans le diocèse de Soissons.
• 27 novembre 1790, Paris : Au moment de la fermeture de la Sainte-Chapelle, 17 musiciens et chantres étaient au service de cet établissement, sous la direction du maître de musique Jean Nicolas FRÉCHON, l'un des chapelains ordinaires. Il s'agit des six chapelains perpétuels, qui ont théoriquement des fonctions cantorales (François Robert DORIOT, Joseph Honoré RAYMOND, Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDS, Claude ASSELIN, Armand Henri DE LA BACHELERIE et Pierre TISSET) ; cinq autres chapelains ordinaires (Guy Antoine BRALLE, Anne François DUPREY, Jean François VAVASSEUR, Sébastien François Marie Élisabeth TORCY et Antoine CHAVIALE) et six autres clercs (Nicolas Charles BIDAULT DE GARDINVILLE, Adrien CACHELIÈVRE, Jacques CHAUVET, Léger DOUVILLÉ, Benoît Furcy DE SACHY et Pierre POIRIER). En outre, Gervais François COUPERIN touche l'orgue de la Sainte-Chapelle et Jean-Baptiste DESSÉ vient jouer du violoncelle aux grandes occasions.
• 1er juin 1796, Paris : Armand Henri DE LA BACHELERIE se marie en la mairie du neuvième arrondissement [ancien] avec Marie Jeanne Louise Augustine Bourgeois, fille de Pierre Bourgeois et Marie Goyart. On ne dispose plus de l'acte dans son entier et on ignore l'activité du marié.
• 27 avril 1832, Paris : Armand Henri DE LA BACHELERIE, employé, âgé de 81 ans et demi, natif de Brive, marié à Marie Jeanne Louise Augustine Bourgeois, s'éteint une heure du matin à son domicile n°4, impasse Sainte-Marine.
Mise à jour : 14 juin 2025

