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DELAURIÈRE, Pierre Louis (1752-1835)
État civil
NOM : DELAURIÈRE     Prénom(s) : Pierre Louis     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LORIÈRE
LAURIER
LORIER
DELAURIER
DELORIÈRE
DESLAURIERS
Date(s) : 1752-1-21  / 1835-2-4 
Notes biographiques

Issu de la petite bourgeoisie administrative, Pierre Louis DELAURIÈRE est un exemple type du musicien sédentaire. Il naît, est formé et fait toute sa carrière à Poitiers. Au moment de sa mort, en 1835, il enseignait la musique et vivait toujours dans sa ville natale.

• 21 janvier 1752, Poitiers : Pierre Louis DELAURIÈRE est baptisé paroisse Saint-Michel. Il est le fils de Maître Louis De Laurière, "huissier des contraintes", et de Marie Beaumont. Son parrain est "marchand fayencier" à Notre-Dame-la-Grande.

• Quatre ans et 9 mois plus tard naît son jeune frère François. Entre temps, leur père, "huissier", est mort.
 
• [Vers 1758], Poitiers : Pierre Louis DELAURIÈRE devient enfant de choeur à l'âge de 6 ans et demi au chapitre collégial Saint-Hilaire-le-Grand. Il le reste pendant 12 ans.

• 1770, Poitiers : Il sort de la psallette de Saint-Hilaire. Le 3 avril, le maître Thomas BERTON est sommé de trouver un enfant pour le remplacer. Le 12 mai, son remplaçant arrive à la psallette. Il n'est pas nommé mais il est indiqué qu'il provient de Chavais.
À sa sortie de la psallette, Pierre Louis DELAURIÈRE est engagé par le chapitre comme joueur de basse avec un traitement de 50 écus par an, plus le casuel.

• 20 avril 1771, Poitiers : Le chapitre de Saint-Hilaire dit lui verser la somme de 6 livres par semaine jusqu'à la Pentecôte de cette année. Aurait-il trouvé un quelconque emploi ailleurs, avant de revenir en 1777 ?

• 17 mai 1777, Poitiers : Un certain DELAURIÈRE dont le prénom n'est pas indiqué est reçu musicien joueur de basse à la collégiale Saint-Hilaire-le-Grand, au lieu et place du sieur BOURGEOIS, récemment décédé. Il recevra 150 livres par an. On comprend qu'il ne s'agit pas d'un emploi à temps plein, mais seulement de vacations les jours de musique. Il est très probable qu'il s'agisse de Pierre-Louis. Son frère François est à Bourges jusqu'en août-novembre 1778.

• 21 février 1781, Poitiers : Pierre-Louis DELAURIÈRE épouse Radegonde Royer, dont le père est qualifié de "bourgeois". Le jeune marié est dit musicien.

• 15 septembre 1789, Poitiers : Un certificat de Gerard apothicaire le déclare souffrant d'un asthme humide qui l'empêche de pouvoir faire la patrouille. Gérard lui fournit des remèdes depuis 5 ou 6 mois sur ordonnance du médecin Pallu.
• 18 septembre 1789, Poitiers : Pierre Louis DELAURIÈRE est dispensé de faire la patrouille.

• En 1790, Poitiers : Pierre Louis DELAURIÈRE est toujours joueur de basse à la collégiale Saint-Hilaire, ses revenus sont estimés à 160 livres de fixe. Il fait une demande de pension au directoire du département de la Vienne. Il est âgé de 38-39 ans et se dit accablé d'infirmités, et surtout d'un "asthme humide".
• 23 octobre 1790, Poitiers : Un certificat du chapitre Saint-Hilaire de Poitiers confirme ses dires.
• 22 novembre 1790, Poitiers : Il co-signe une supplique avec les musiciens du chapitre de Saint-Hilaire : Jean-Baptiste DOLLÉ, Claude Marguerite LARDY, Jean-Baptiste BROCHET, Claude Robert DUVAL, Charles PIERRON, Jean-Baptiste TORELLE, Louis Victor BABIN, Jean HOURTICOLOU, François POULAIN, Nicolas Joseph VENON et Jean ALEXANDREPierre BEAUMONT ne fait pas partie des signataires mais était également en poste à Saint-Hilaire-le-Grand à ce moment-là.

• [1791], Poitiers : Le directoire du district estime qu'il y a lieu d'accorder à Pierre Louis DELAURIÈRE une gratification de 150 livres
• 28 juin 1791, Poitiers : Il reçoit 50 livres pour trois mois de service à l'église Saint-Hilaire-le-Grand. Au vu de la formulation, il ne semble pas s'agir de gages restant dus sur l'année 1790. Il semble donc que Delaurière continue à jouer de la basse à l'église constitutionnelle.

• 21 septembre 1792, Poitiers : Il prête le serment décrété par l'Assemblée Nationale, il sait signer assez bien.

• 28 Pluviôse an II (16 février 1794), Poitiers : Le citoyen "P.L. Delauriere" dédie à la Société Populaire de Poitiers une contredanse de sa composition, “La Surveillante”. Actuellement conservée à la bibliothèque municipale de Poitiers, la partition est accompagnée de l’énoncé des figures (simplistes) en six étapes. Le tout est accompagné d’une lettre de la main de Delaurière qui présente cette contredanse comme  un "fruit de [ses] foibles talents". Il "désire quelle soit dansée tous les jours de décade", afin écrit-il de "contribuer pour quelque chose aux plaisirs purs que doivent goûter tous les véritables républicains dans ces jours consacrés à la vertu et à la raison". Hasard ou non, on remarque qu'en lançant sa contredanse nouvelle au milieu du ci-devant mois de février, il respecte parfaitement les rythmes anciens des réjouissances dansées. Le temps de Carnaval approche...

• An VI, an VII, Poitiers : DELAURIÈRE demeure toujours à Poitiers, section de la Fraternité, et réitère son serment de fidélité à la République ; il est dit pensionné de la République.

* * *

• 4 février 1835, Poitiers : Pierre Louis DELAURIÈRE décède à l'âge de 82 ans. Il était professeur de musique, divorcé de dame Royer. Il habitait rue Saint Simplicien.

Mise à jour : 23 août 2017

Sources
F-Ad 86/ L 257 ; F-Ad86 / G568 ; F-Ad86/ BMS Poitiers (Saint-Paul) ; F-Ad86/ G568 ; F-Ad86/ L 226 ; F-Ad86/ L 235 ; F-Ad86/ L 278 ; F-Ad86/ NMD Poitiers ; F-Bm Poitiers / PO Casier 138 R. 14.
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1777-5-17  / 1790-11 ap.
Lieux :  Collégiale Saint-Hilaire-le-Grand (POITIERS)  
Fonction :  basse de violon (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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