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Pour citer Muséfrem
DESSÉ, Jean-Baptiste (ca 1742-1802)
Autre(s) forme(s) du nom : DESCÉ
DESSEY
DUSSÉ
Date(s) : 1742 ca / 1802-12-26
Jean-Baptiste DESSÉ ne fait partie du corpus des musiciens d’Église à la fin de l'Ancien Régime que parce qu'il vient jouer de son instrument à l'occasion des fêtes les plus solennelles du calendrier liturgique de la Sainte-Chapelle du Palais, à Paris, sous le règne de Louis XVI. Son activité principale consiste à jouer de la basse dans l'orchestre de l'Académie royale de musique mais il se produit également dans celui du Concert spirituel. Il s'éteint, toujours artiste et attaché au Théâtre des Arts, sous le Consulat. On relève une basse de viole "en mauvais état" dans son inventaire.
• [1742], probablement à Paris : Jean-Baptiste DESSÉ voit le jour. L'année est calculée selon l'âge déclaré lors de son décès. Il est le fils de Jean Dessé, bourgeois de Paris, et de Françoise Croué (selon le contrat de mariage).
• 3 juillet 1754, Paris : Jean Dessé, maître cordonnier à Paris, affirme véritable l'inventaire fait à sa requête par maîtres Bernard et Félix, notaires à Paris, le 27 juin précédent "tant comme commun en biens" avec défunte Françoise Crouet sa femme que comme tuteur de Jean Baptiste DESSÉ et d'Edmée [?] Françoise Dessé leurs enfants héritiers chacun pour moitié de leur mère, en présence d'Alexis Bertaux, bourgeois de Paris, subrogé tuteur, ledit inventaire tenu clos.
• 10 février 1755, Paris : Jean Dessé, cordonnier, veuf de Françoise Croué, se remarie paroisse Saint-Pierre-des-Arcis avec Catherine Vacquer.
• 1775, Paris : Jean-Baptiste DESSÉ est reçu à l'Opéra comme instrumentiste parmi les basses du grand chœur. On apprendra plus tard qu'il joue de la contrebasse.
• 12 mars 1777, Paris : Les chanoines nomment sieur de GARDINVILLE, "clerc de Messieurs", à la place vacante par la mort du sieur LABBÉ, violoncelle, aux gages ordinaires de 100 livres. Il a été arrêté avec l'intéressé que les gages cesseront de lui être payés et sa commission révoquée à la volonté de la compagnie.
• 11 avril 1778, Paris : Une autre délibération annonce que le sieur DE PLANTE a été choisi et nommé en qualité de violoncelle, à 150 livres de gages par an.
• [1778 ou 1779], Paris : Jean-Baptiste DESSÉ entre au service de la Sainte-Chapelle du Palais comme joueur de basse ou de violoncelle afin d'accompagner le chant lors des cérémonies les plus solennelles. Il déclare, vers 1790, avoir 15 ans de service, mais il ne peut avoir été reçu vers 1775 car LABBÉ était encore titulaire du poste à l'époque. Il a sans doute remplacé DE PLANTE dès 1778 ou au cours de l'année 1779. Les délibérations du chapitre sont muettes sur ce point.
• 1780 Paris : Les Spectacles de Paris, ou Calendrier historique & chronologique des théâtres le font figurer parmi les huit joueurs de basse de l'orchestre du Concert spirituel et parmi les huit "basses du grand chœur" de l'orchestre de l'Académie royale de musique [Opéra]. Il demeure rue du Figuier, à l'Hôtel de Sens.
• 16 août 1780, Paris : "Le sr DESSEY, joueur de basse à la musique des fêtes, sera privé de sa rétribution à raison des fêtes qu'il a manquées", lit-on dans le registre capitulaire de la Sainte-Chapelle. On ignore le montant de cette rétribution, peut-être 150 livres comme pour son prédécesseur.
• 1784, Paris : Les Spectacles de Paris, ou Calendrier historique & chronologique des théâtres mentionnent DESSÉ parmi les contre-basses du Concert spirituel et de l'Opéra.
• 1785, Paris : Dans les Tablettes de renommée des musiciens, auteurs, compositeurs, virtuoses, amateurs et maîtres de musique vocale et instrumentale, les plus connus en chaque genre, il figure dans la rubrique "contre-basses" et demeure toujours rue du Figuier, hôtel de Sens. Son prénom n'est pas indiqué.
• 12 janvier 1788, Paris : Jean-Baptiste DESSÉ épouse Marie Adélaïde Quinet en l'église Saint-Sulpice. Le contrat de mariage du 10 janvier révèle qu'elle est fille mineure de Jacques Quinet, marchand mercier, et de Marie Catherine Huon son épouse, demeurant à Paris, rue et paroisse Saint-Sauveur. Lui-même est pensionnaire du roi et réside rue Neuve Saint-Denis, paroisse Saint-Laurent. Il apporte 1 200 livres en effets mobiliers, habits, linge, hardes à son usage, provenant de ses gains et épargnes. Les parents de la future lui constituent en dot une somme de 600 livres en avancement d'hoirie. Elle-même apporte 1 400 livres, dont 600 livres formant le coût de sa maîtrise de marchande parfumeuse.
• 1790-1791, Paris : Il joue toujours de son instrument dans l'orchestre de l'Opéra avec 1 000 livres d'appointements par an.
• [vers 1791], Paris : Il adresse une supplique non datée au Comité ecclésiastique de l'Assemblée Nationale indiquant "qu'il est attaché à lad. église en qualité de violoncelle depuis 15 ans ; qu'il a toujours montré le plus grand zèle pour le service de cette église, persuadé qu'il jouirait un jour, comme ses prédécesseurs, de la retraite attachée à sa place, dans un âge où ses infirmités ne lui permettraient plus d'exercer ses talents". L'"extinction" de la Sainte-Chapelle étant inéluctable, il supplie le Comité de vouloir bien prendre en considération ses services pour lui faire assurer une pension viagère, ou une gratification proportionnée.
• 1792-1793, Paris : Il est présenté comme pensionné de l'Opéra avec une pension annuelle de 623 livres 6 sols 8 deniers.
• 1793-1794, Paris : Il semble avoir repris du service parmi les contrebasses de l'Opéra avec toujours une somme de 1 200 livres d'appointements annuels.
• 3 juillet 1793, Paris : Jean-Baptiste DESSÉ, menuisier [possible erreur de transcription, ne faut-il plutôt pas lire "musicien" ?], âgé de 49 ans, natif de Paris, domicilié 15, rue Neuve-Saint-Denis, reçoit une carte de sûreté.
• 1796-1797, Paris : Un document indique que DESSÉ est contrebasse à l'Opéra depuis depuis 1775, mais la date est rayée et à la place on a écrit 1763. Ses gages, autrefois de 1 600 livres, semblent avoir été réduits à 1 280 livres.
• 26 décembre 1802, Paris : Jean-Baptiste DESSÉ, artiste, s'éteint à son domicile du 155, rue Neuve Saint-Roch à l'âge de 60 ans ; il s'agit de l'ancien presbytère de l'église Saint-Roch. L'inventaire est dressé à la requête de sa veuve en son nom et à cause de la communauté de biens "et par rapport à ses reprises résultant de son contrat de mariage", en présence de de Charles Joseph Delafontaine, marchand de meubles et Nicole Dessé, son épouse, rue du Cimetière Saint-Nicolas des Champs, n°1, de François Dessé, rue de la Grange Batellière n°21 et de Catherine Dessé, demoiselle majeure, rue des mauvaises paroles n° 429, lesdits Delafontaine & Dessé se disant héritiers chacun pour un tiers dudit défunt, leur cousin germain.
L'appartement, au cinquième étage ayant sa vue sur la rue Saint-Roch, est composé de deux cabinets précédant une chambre à coucher, elle même dotée d'un cabinet servant de garde-robe. Le montant total de la prisée s'élève à 1 998 francs dont 288 francs en argenterie et bijoux et 42 livres en écus de six livres. La garde-robe de DESSÉ est estimée 142 francs. On relève à plusieurs reprises les termes "vieille" ou "élimé" mais elle comporte plusieurs habits et redingotes, un frac, un chapeau à corne, 8 paires de souliers, des chemises et cols en mousseline, trois paires de bas en soie de couleur et 29 cravates. Les meubles les plus précieux sont dans la chambre dotée d'une cheminée avec trumeau et glace, de rideaux aux fenêtres et portes vitrées intérieures. Plusieurs meubles sont en acajou. Aux murs sont accrochés vingt "estampes de diverses grandeurs représentant divers sujets, portraits, un baromètre, thermomètre monté en bois doré". Le notaire compte 25 volumes reliés in-8", in-12°, in-16° dont La Nouvelle Héloïse, 70 volumes brochés dont les Contes moraux, des dictionnaires historiques, le tout estimé 36 francs. Dans la garde-robe à côté de l'alcôve on relève le seul objet relevant du domaine musical, "une basse de viole en mauvais état". L'inventaire des papiers fait mention du contrat de mariage, entièrement retranscrit afin d'établir les droits de la veuve. Celle-ci affirme avoir reçu le dernier mois des appointements de son mari au Théâtre des Arts auquel il était attaché pour 1 500 francs par an. Il faut encore régler 100 francs à un tailleur d'habits et une somme non précisée à un marchand de vin.
• 11 septembre 1803, Paris : Le directeur de l'Opéra écrit à Mme Dessé que le préfet du Palais, chargé de la surveillance et direction principale du Théâtre des Arts, a pris le 19 ventôse un arrêté par lequel il consent au paiement en sa faveur des six mois des appointements de son défunt mari, "à titre d'indemnités".
Mise à jour : 25 juin 2025

