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Pour citer Muséfrem
DOUVILLÉ, Léger (1752-1792 av.)
Autre(s) forme(s) du nom : DOUVILLÉE
D'OVILLÉ
Date(s) : 1752-5-30 / 1792-3-27 av.
Comme son frère, Léger DOUVILLÉ, fils d'un faiseur de bas picard, a su profiter de sa voix de basse-contre pour faire carrière au sein d'un établissement ecclésiastique. En 1790, il chante au lutrin de la Sainte-Chapelle du Palais de Paris depuis plus de quinze années. Il meurt peu après la suppression de cette église.
• 30 mai 1752, Rouvroy-en-Santerre, diocèse d'Amiens [Somme] : Léger DOUVILLÉ, fils de André, faiseur de bas et de Marguerite Le Bouc, vient au monde. Il est baptisé le même jour en l'église paroissiale Saint-Martin. Il est le frère de François DOUVILLÉ qui chantera la basse-contre à la cathédrale d'Angoulême en 1790.
• 13 septembre 1776, Paris : Léger DOUVILLÉ est reçu comme chantre gagiste en la Sainte-Chapelle du Palais, avec des appointements fixés à 700 livres par an en distributions. Il est âgé de 34 ans et l'on peut supposer qu"il a servi d'autres établissement auparavant. A-t-il été formé dans une psallette
• 24 avril 1779, Paris : Léger DOUVILLÉ devient clerc de la Sainte-Chapelle [d'après M. Brenet]. L'Almanach musical de 1779 mentionne un DOUVILLÉ parmi les basses de la Sainte-Chapelle. Est-ce lui ? Depuis 1767, le chapitre rémunère comme chantre de basse-contre un autre DOUVILLÉ, prénommé François Marcel, natif de la région d'Amiens mais qui ne semble pas lui être directement apparenté. Ce dernier est surnommé l'Aîné dans les registre afin de le distinguer de Léger mais en 1779, il est recruté par la Musique du roi où il figure parmi les basses-contres dans l'Almanach de Versailles des 1780.
• 14 octobre 1780, Paris : Il obtient dix jours de congé de la part du chapitre. Il est présenté comme "clerc de MM." dans la délibération.
• 1er septembre 1781, Paris : Il prend ses quinze jours de vacances.
• 12 janvier 1782, Paris : La compagnie accorde huit jours de congé à DOUVILLÉ, "l’une des basses contres". Il prend ses quinze jours de vacances le 27 juillet suivant.
• 1783, Paris : Léger DOUVILLÉ est qualifié de basse dans l'Almanach musical.
• 6 août 1783, Paris : Le chapitre accorde à DOUVILLÉ l’appartement du chapelain Sorot.
• 27 août 1783 : Il ne pourra prendre son congé de quinze jours qu'après la fête de "Notre-Dame de septembre" [sans doute la fête de la Nativité de la Vierge].
• 14 janvier 1784, Paris : Les chanoines accordent quatre jours de congé à DOUVILLÉ "pour aller voir un de ses parents dangereusement malade".
• 1er avril 1785, Paris : Dans son exhortation, le plus ancien chanoine, l'abbé de Montal critique les chapelains et les clercs, qui font mine de se retirer. Il leur représente qu'ils contreviennent aux règlements et que la coutume veut qu'un discours de piété soit tenu à la fin des assemblées générales. Le sieur BRALLE, au nom de ses confrères les chapelains et clercs, répond qu'ils ont ordre du trésorier de ne pas écouter ce discours. Sur quoi, la compagnie arrête que ceux qui partiront seront pointés d'un jour et qu'il sera écrit au ministre. Les sieurs FRÉCHON, BRALLE, TORCY, CHAVIALE, chapelains ordinaires, CACHELIÈVRE, DOUVILLÉ, SACHY, DECOMBE, CHAUVET et LEPREUX, clercs ordinaires, font le choix de quitter les lieux. Le 9 avril suivant, suite à des réquisitions de plusieurs chapelains et clercs, la compagnie, faisant preuve d'indulgence, leur rétablit la journée muletée.
• 1786, Paris : Léger DOUVILLÉ est mentionné parmi les clercs ordinaires dans l'État des noms, surnoms de Messieurs les Trésorier, Chanoines, chapelains perpétuels, chapelains et clercs ordinaires, marguilliers clercs, huissiers appariteurs et autres officiers de la Ste Chapelle Royale du Palais à Paris que le Roy veut et entend jouir des privilèges des commensaux de la Maison de Sa Majesté pendant la présente année 1786".
• 14 janvier 1786, Paris : La compagnie donne trois jours de congé à "d'ovillé", clerc, "dont on lui tiendra compte sur ceux qu'elle accorde dans la belle saison". Le 14 octobre suivant, deux jours de congé sont octroyés à "d'Ouville", clerc ordinaire.
• 20 octobre 1787, Paris : Les chanoines lui accordent dix jours de congé à condition qu’il soit revenu pour la fête de Toussaint.
• 9 novembre 1790, Paris : Léger DOUVILLÉ, clerc de la Sainte Chapelle du Palais, demeurant rue Poupée, n° 5, paroisse Saint-Séverin, déclare ses revenus à la municipalité. Ils s'élèvent à la somme annuelle de 1 288 livres 7 sols et 3 deniers qui se répartissent entre les revenus liés à sa fonction au chœur ("1° Pour assistances aux offices 456#5 s 2° Pour le gros représentatif de la nourriture 32# 3° Pour sa part dans la distribution du carême 100# 4° Une somme de 100# que les chanoines lui donnent en distributions 100# 5° Pour fondation et complies de carême 50# 5.3 6° [...] des mains de Mr le Trésorier pour la part et portion d'un legs de Mr Champigny, ancien Trésorier la somme de 150#") et l'indemnité versée chaque année par le Domaine en dédommagement de son logement détruit, qui s'élève à 400 livres. Comme la plupart de ses collègues chapelains et clercs, il se réserve le droit de se pourvoir au moment de la fixation définitive de son traitement car sa déclaration ne contient pas les revenus qui lui seraient dus "selon les chartres [sic] et fondations de nos Rois, attendu que ces derniers [les chanoines] en ont toujours éludé l'exécution".
• 27 novembre 1790, Paris : Au moment de la fermeture de la Sainte-Chapelle, 17 musiciens et chantres étaient au service de cet établissement, sous la direction du maître de musique Jean Nicolas FRÉCHON, l'un des chapelains. Il s'agit des six chapelains perpétuels, qui ont théoriquement des fonctions cantorales (François Robert DORIOT, Joseph Honoré RAYMOND, Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDS, Claude ASSELIN, Armand Henri DE LA BACHELERIE et Pierre TISSET), de cinq autres chapelains ordinaires (Guy Antoine BRALLE, Anne François DUPREY, Jean François VAVASSEUR, Sébastien François Marie Élisabeth TORCY et Antoine CHAVIALE) et de sept clercs (Nicolas Charles BIDAULT DE GARDINVILLE, Adrien CACHELIÈVRE, Jacques CHAUVET, Jacques François DECOMBE, Benoît Furcy DE SACHY, Léger DOUVILLÉ et Pierre POIRIER). En outre, Gervais François COUPERIN touche l'orgue de la Sainte-Chapelle et Jean-Baptiste DESSÉ vient jouer du violoncelle aux grandes occasions.
• 27 mars 1792 : Il meurt avant cette date [selon Michel Brenet, Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais, 1910].
Mise à jour : 2 juillet 2025

