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Pour citer Muséfrem
DUPREY, Anne François (1732-1791)
Autre(s) forme(s) du nom : DUPRÉ
DU PREY
Date(s) : 1732-12-1 / 1791-12-17
D'origine normande, Anne François DUPREY est passé par une collégiale du Mans avant de venir chanter la basse-taille à la Sainte-Chapelle du Palais à Paris en 1768, mais des segments de sa carrière restent à éclairer. Malade, il est néanmoins toujours en poste au moment de la fermeture de l'établissement en 1790. Il meurt quelques mois plus tard.
• 1er décembre 1732, Coutances [Manche] : François Anne DUPREY, fils d'Antoine, maître perruquier, et de Marie Anne de l'Épine, voit le jour. Il est d'abord ondoyé, puis baptisé le 13 avril 1733. Son parrain est Anne François de Brohon, conseiller et président de l'élection de cette ville, et sa marraine l'épouse de ce dernier.
• Il est possible que le jeune garçon ait été formé à la musique et tonsuré, dans une maîtrise d'enfants de chœur, peut-être celle de la cathédrale de Coutances.
• 17 juillet 1762, Le Mans : La collégiale Saint-Pierre-la-Cour reçoit "en qualité de musicien et porte chappe" M[aîtr]e François Anne DUPREY, clerc tonsuré du diocèse de Coutances, aux gages de 20 sols par jour, à partir du 20 juillet. Le nouveau venu reçoit aussi 18 livres pour ses frais de voyage. Il a probablement remplacé Michel René LEVAYER, parti pour Poitiers.
Dès le 19 novembre suivant, le chapitre le nomme "aux droits de la frairie vacante par la retraite de M. Claude LANDRON", lui aussi parti pour Poitiers.
• 12 février 1763, Le Mans : Le chapitre accorde à DUPREY un congé "jusqu'à la Semaine Sainte" et lui verse une gratification de 12 livres. Il ne semble pas revenir au Mans après ce congé, du moins aucune trace n'en a-t-elle été ensuite relevée dans le registre capitulaire. Durant son séjour à la collégiale Saint-Pierre, il a côtoyé le violoncelliste qui fait fonction de maître de musique François PICHON, la haute-contre Nicolas PILON, le serpent Jacques CHAUFFIER, l'organiste Pierre MONTAUT et les vicaires-musiciens Jean THIBAULT, Claude LANDRON, Antoine ARCHAMBAUD.
• 1763-1768 : Où se trouve DUPREY pendant cette période ?
• 2 avril 1768, Paris : "Ce jour le sr Duprey reçu chapellain de messieurs mercredi dernier 30 mars sous la prébende de l’abbé de Chalut en la manière accoutumée, s'est présenté à la compagnie et l'a supplié[e] d'ordonner qu'il soit mis sur le livre du point et luy accorder un logement, ce qui a été accordé sous le n° (blanc)", indique le registre capitulaire des chanoines de la Sainte-Chapelle du Palais.
• 27 avril 1768, Paris : Le chapitre lui accorde une gratification de 15 livres.
• 12 novembre 1768, Paris : La compagnie accorde le logement n° 3 à GARDINVILLE, clerc, celui du précédent n° [blanc] au sieur FRÉCHON, chapelain, et celui de ce dernier n° 18 au sieur DUPREY, aussi chapelain.
• 20 juin 1770, Paris : Le chapitre, qui vient de recevoir un nouveau clerc, Charles PLATEL, "a changé le logement du noviciat qui lui avoit été donné contre celui du sieur Dupré chapelain de Messieurs qui s'est tenu pour content de cet arrangement".
• 2 janvier 1772, Paris : Les chanoines, satisfaits du bon rapport du grand chantre au sujet "des bons services de l'assiduité et des besoins de plusieurs des chapelains et clercs de messieurs", ordonne qu'on leur versera une gratification extraordinaire. DUPREY aura 30 francs, VAVASSEUR 50 francs, les sieurs BARBIER, CACHELIÈVRE, DOUVILLÉ, clercs, chacun 50 francs et DUPREY, basson externe, 12 livres.
• 18 avril 1772, Paris : La compagnie décrète que les parents des chapelains perpétuels, chapelains et clercs qui demeurent et vivent avec eux dans leurs maisons et appartements ne paieront aucune chaise aux offices de la Sainte-Chapelle quand ils y assisteront.
• 22 avril 1772, Paris : La compagnie accorde au sieur DUPRÉ, basson, la somme de 12 livres pour être venu les vendredis de carême à la messe du chœur et 24 livres au basson extraordinaire demandé pour les jours de ténèbres et de Pâques, lesquelles seront allouées en rapportant les quittances. Ce DUPREY, déjà cité au 2 janvier, est-il apparenté à Anne François ?
• 8 mai 1773, Paris : Le sieur DUPREY n’est toujours pas revenu de son congé qui avait été accordé le 24 avril pour huit jours.
• 1776, Paris : Il figure parmi les trois basses-tailles de la Sainte-Chapelle dans l'Almanach musical de cette année-là. Il en est de même en 1779.
• 13 juin 1778, Paris : Le chapitre accorde la somme de 30 livres et 15 jours de congé à DUPREY à raison de sa maladie. Le 4 novembre suivant, il reçoit un secours de 24 livres pour le même motif.
• 7 avril 1779, Paris : DUPREY obtient la somme de 24 livres "compris les semaines dont il avoit tenu en suspens".
• 17 mai 1783, Paris : Sur les représentations faites par le sieur DUPREY, chapelain de Messieurs, du mauvais état de sa santé, la compagnie lui a accordé d'aller passer trois semaines à la campagne et a autorisé le receveur à lui avancer la totalité de ses rétributions pour ces trois semaines.
• 4 août 1784, Paris : Il obtient un congé de quinze jours pour rétablir sa santé, plus une somme de 30 livres d'avance sur ses semaines. Le 4 septembre suivant, les chanoines lui versent encore 24 livres pour l’aider dans sa maladie.
• 1785, Paris : Les Tablettes de renommée des musiciens, auteurs, compositeurs, virtuoses, amateurs et maîtres de musique vocale et instrumentale, les plus connus en chaque genre évoquent le sieur DUPRÉ, "Basse-Taille à la Sainte-Chapelle, [qui] a fait des Sonates".
• 14 janvier 1789, Paris : DUPREY chapelain, reçoit encore 24 livres à raison de ses infirmités
• 23 février 1790, Paris : Anne François DUPREY est prêtre et chapelain ordinaire de la Sainte-Chapelle du Palais, où il demeure au n° 32, rue Calandre, paroisse Saint-Germain-le-Vieil. En sa qualité, il perçoit du receveur chanoine du collège 32 livres pour le gros, 456 livres 6 sols pour assistance au chœur, 50 livres 5 sols pour fondations, 150 livres 15 sols 9 deniers pour portion d'un legs fait par M. de Champigny, ancien trésorier, 100 livres pour augmentation sur les biens de ladite chapelle, 100 livres pour distribution annuelle au Carême, 650 livres payées par le domaine pour l'indemnité de son appartement. Il déclare être titulaire de la chapellenie royale de Sainte-Agnès en l'église paroissiale Saint-Eustache, fondée par Philippe de Valois, dont le revenu consiste en 40 livres de rente payée par la prévôté de Torcy en Brie, à charge d'acquitter une messe annuellement. Il dit ne posséder aucun autre bénéfice ni aucune pension ecclésiastique.
• 21 octobre 1790, Paris : Il demeure toujours rue Calandre, près le Palais, n° 31 [sic], et déclare 2 060 livres de revenus, qu'il détaille ainsi : 456 livres 5 sols (assistances au chœur), 7 livres 4 sols (complies de Carême), 100 livres (distribution de Carême), 50 livres (fondations), 32 livres (gros), 250 livres 11 sols 3 deniers (legs de M. de Champigny), 273 livres 15 sols (honoraires de messes), 650 livres (indemnité du logement accordée par le roi). Le nouveau total s'élève à 1 820 livres 3 deniers, en raison des distributions supprimées. Il fait la même déclaration que le 23 février au sujet de la chapelle de Sainte-Agnès. Il se dit âgé de 59 ans et pauvre.
• 27 novembre 1790, Paris : Au moment de la fermeture de la Sainte-Chapelle, 17 musiciens et chantres étaient au service de cet établissement, sous la direction du maître de musique Jean Nicolas FRÉCHON, l'un des chapelains ordinaires. Il s'agit des six chapelains perpétuels, qui ont théoriquement des fonctions cantorales (François Robert DORIOT, Joseph Honoré RAYMOND, Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDS, Claude ASSELIN, Armand Henry DE LA BACHELERIE et Pierre TISSET), des cinq autres chapelains ordinaires (Guy Antoine BRALLE, Anne François DUPREY, Jean François VAVASSEUR, Sébastien François Marie Élisabeth TORCY et Antoine CHAVIALE) et des sept clercs (Nicolas Charles BIDAULT DE GARDINVILLE, Adrien CACHELIÈVRE, Jacques CHAUVET, Jacques François DECOMBE, Léger DOUVILLÉ, Benoît Furcy DE SACHY et Pierre POIRIER). En outre, Gervais François COUPERIN touche l'orgue de la Sainte-Chapelle et Jean-Baptiste DESSÉ vient jouer du violoncelle dans les grandes occasions.
• 17 décembre 1791, Paris : Anne François DUPREY, prêtre, 60 ans, meurt à son domicile, rue de la Calandre.
Mise à jour : 2 juillet 2025

