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FANTIN DES ODOARDS, Antoine Étienne Nicolas (1738-1820)

FANTIN DES ODOARDS, Antoine Étienne Nicolas (1738-1820)

État civil
NOM : FANTIN DES ODOARDS     Prénom(s) : Antoine Étienne Nicolas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FANTIN DESODOARTS
FANTIN DESODOARDS
Date(s) : 1738-12-26  / 1820-9-25
Notes biographiques

Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARD fait partie du corpus des musiciens d’Église en place en 1790 grâce à son titre de chapelain perpétuel de la Sainte-Chapelle de Paris (1784-1790), dont les obligations cantorales (et même de chanter la musique) sont statutaires. Toutefois, cet ecclésiastique, qui fut curé de paroisse, était à la recherche de bénéfices lucratifs lui permettant de s'adonner à ses recherches historiques : il publie un premier ouvrage en 1788. À partir de 1790, il met en avant son statut de vicaire général de l'archidiocèse alpin d'Embrun plutôt que celui de bénéficier de la Sainte-Chapelle. Pendant la Révolution, il se marie, se rapproche des Montagnards les plus affirmés, tout en poursuivant ses travaux intellectuels. Il meurt sous la Restauration dans une relative obscurité.

• 26 décembre 1738, Pont-de-Beauvoisin [Isère] : Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARD, fils de Jacques Fantin des Odoard, subdélégué de l'Intendance du Dauphiné, et d'Anne Marie Laurent, mariés à Briançon, vient au monde et est baptisé le jour même. Son parrain est Antoine Steve de Saint-Étienne. Il appartient à une ancienne famille dauphinoise, fixée depuis le quinzième siècle à Arvieux, dans la vallée du Queyras (Hautes-Alpes).

• 19 décembre 1761, sans doute à Gap [Hautes-Alpes] : Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARD est ordonné prêtre. Ses biographes évoquent des études chez les Jésuites avant la suppression de cet ordre.

• Octobre 1771-février 1780, Betteville, aujourd'hui Saint-Martin-de-l'If [Seine-Maritime] : L'abbé des Odoards [le nom Fantin n'est jamais mentionné] signe dans le registre comme curé de la paroisse. On relève sa signature pour la première fois à la date du 22 octobre 1771. Chaque année, il certifie les actes contenus dans le registre paroissial sur ce modèle "Je soussigné curé de Betteville déclare tous les actes contenus sur ce registre véritable, a Betteville ce quinze  janvier 1772, des Odoards curé". Il signe rarement : ce sont ses vicaires qui administrent les sacrements et l'on peut se poser la question de sa présence en Normandie. Le 15 janvier 1776, il se présente comme "docteur en théologie". Le 30 janvier 1777, il précise "en outre que conformément aux arrêts et réglemens de la Cour, j'ai publié  au prône l'édit du roi Henri deux de glorieuse mémoire concernant les filles qui se trouvent enceintes". Au début de 1778, il semble davantage présent car il signe au bas d'un certain nombre d'actes. Le 28 décembre 1778, son vicaire Noël Fleury certifie "en l'absence de Mr l'abbé des Odoards, vicaire général d'Embrun, curé de cette paroisse que les actes cy dessus sont véritables". L'abbé des Odoards certifiera encore les actes de 1779 en se présentant d'abord comme vicaire général puis comme curé. Il signe pour la dernière fois à la date du 4 février 1780.

• 8 août 1781, Paris : Il consulte le sieur Piollet au sujet d'un appel comme d'abus interjeté du refus fait par l'évêque d'Amiens de lui expédier des provisions du canonicat de la cathédrale de cette ville et d'un bénéfice simple de "St-Mard en Chaussée". Le 4 février 1782, l'archevêque de Reims, sans doute comme métropolitain, refuse de signer ces provisions. FANTIN semble bien être agrégé au chapitre de la cathédrale comme chanoine prébendé.

• 1782-1789, Embrun [Hautes-Alpes] : Il est cité dans "La France ecclésiastique" comme vicaire général d'Embrun. Il seconde avec onze autres vicaires généraux le prince-archevêque, mgr de Leyssin. Réside-t-il sur place ?

• 1er mai 1784, Paris : Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARTS présente au chapitre de la Sainte-Chapelle son brevet royal de nomination à la chapelle perpétuelle Saint-Venant signé par le roi le 23 février précédent. Il est toujours vicaire général d'Embrun.
• 30 juin 1784, Paris : "Le jour de la st Pierre aucun des chapelain perpétuel ne s'étoit présenté pour remplir les fonctions de diacre, mr Doriot remplissant celle de sous diacre, la compagnie pour ne point laisser remplir l'office divin a prié mr Legros chanoine de faire diacre" ; l'abbé ASSELIN qui était le seul chapelain perpétuel présent dans la sacristie a refusé de seconder l'abbé DORIOT. Le 26 juin, le chanoine secrétaire de la Sainte-Chapelle avait envoyé au ministre de la Maison du Roi, le baron de Breteuil, un rapport alarmant sur l'attitude des chapelains perpétuels, au nombre de six. Ils "prétendent faire de leur place des bénéfices et se refusent constamment de remplir les fonctions auxquelles les assujetissent les réglements de nos rois et les divers arrêts qui en ordonnent l'exécution. Cette innovation de leur part a introduit le désordre et l'anarchie dans cette église, les chapelains et les clercs prétendant avoir autant de droits et de raisons que les chapelains perpétuels pour se soustraire à leur devoir", indique ce rapport. Le chapitre réclame le droit d'élire son grand chantre alors que la place n'est plus pourvue depuis plusieurs mois.
• Juillet 1784, Paris : Convoqués à l'hôtel de la Trésorerie, DORIOT, ASSELIN et FANTIN s'y rendent le 3, ce que ne font pas les autres (RAYMOND était de service à la cour, LA BACHELLERIE et TISSET étaient en vacances). Le 13, "le sr Trésorier voyant que les chapelains ne se conformoient point aux ordres du Roi, est sorty du chœur et est entré dans la sacristie ou étant il a fait avertir les sieurs Asselin et Fantin pour leur intimer de nouveau lesdits ordres qu'il leurs avoient notifiés le 3 dudit mois et les avertir de descendre a l'aigle pour chanter le plain chant. L'un et l'autre se sont excusés, disant qu'ils ignoroient cette obligation. Tous les deux étant rentrés au chœur se sont rendus a leur stalle et se sont abstenus de descendre a l'aigle, ne tenant aucun compte de l'injonction qui leur avoit été faite par mr le Trésorier, ny des ordres du Roi". Ultérieurement, le trésorier affirmera avoir fait procéder son officialité contre lesdits chapelains.
• 3 octobre 1784, Paris : Une nouvelle lettre des chanoines au baron de Breteuil montre que ce dernier a donné des ordres au Trésorier pour qu'il rappelle à l'ordre les chapelains perpétuels. C'est un échec car "cinq d'entre eux [dont FANTIN] n'ont pas paru au chœur depuis depuis le 13 juillet dernier, il y a tout lieu de croire qu'ils ont formé de concert la résolution de l'abandonner  pour toujours. Quel scandale, Monseigneur, de voir ainsi notre Eglise presque déserte, le service divin qui ne peut plus s'y faire avec la régularité et la majesté ordinaire que vous aviés prescrite le 18 juin dernier d'une manière si édifiante pour nous, si consolante". L'avocat de la Sainte-Chapelle pousse le chapitre à engager une action.

• 10 janvier 1786, Versailles : Son nom figure parmi les chapelains perpétuels sur un "Etat des noms, des Trésorier, Chantre, Prébendiers, des chapelains perpétuels et autres officiers de la Sainte Chapelle Royale du Palais à Paris que le Roy veut et entend jouir des privilèges des commensaux de la Maison de Sa Majesté pendant la présente année 1786". On certifie que tous sont au service de la Sainte-Chapelle et demeurent à Paris sauf les chapelains perpétuels [à l'exception de DORIOT], "lesquels n'assistent plus à a aucun office depuis le 12 juillet 1784".

• 11 février 1790, Paris : L'abbé FANTIN DES ODOARDS, vicaire général d'Embrun, ancien curé de Betteville, diocèse de Rouen, titulaire de la chapelle perpétuelle Saint-Venant en la Sainte-Chapelle [donc chantre ecclésiastique de l'établissement], déclare que les biens et revenus qu'il possède sont de trois sortes, ceux qu'il gère lui-même, ceux dont il jouit conjointement avec les cinq autres chapelains royaux et ceux dont il jouit "avec tout le collège de la Ste Chapelle". Dans la première catégorie, il place sa maison canoniale située rue Saint-Louis au Palais, louée pour 1 250 livres, et les revenus de diverses rentes sur le Domaine s'élevant à 1 332 livres 10 sols. Dans la seconde catégorie, il range ses revenus tirés du chœur soit 150 livres (il renvoie à la déclaration de l'abbé de La BACHELERIE comme syndic des chapelains) et dans la troisième une somme de 500 à 600 livres (il s'appuie aussi sur la déclaration du syndic). Les charges de cette chapelle Saint-Venant sont de dire une messe par semaine et d'assister aux offices. Les décimes sont acquittées par le chapitre, ainsi que l'entretien de la partie de la maison qui lui reste, car l'autre a été abattue par ordre du roi "pour agrandir la première présidence". Le montant total calculé d'après cette déclaration s'élèverait à 3 632 livres. En janvier 1791, sur une feuille libre, FANTIN DES ODOARDS précise qu'il recevait pour assistances au chœur 450 livres par an ("25 s par jour d'assistances, 120# la 1ere semaine de careme, 60 et tant de livres de fondations royales"). Il signe "Fantin des Odoards" et semble loger alors rue Saint-André-des-Arts, hôtel de Châteauvieux.
• 27 novembre 1790Paris : Au moment de la fermeture de la Sainte-Chapelle, 17 musiciens et chantres étaient au service de cet établissement, sous la direction du maître de musique Jean Nicolas FRÉCHON, l'un des chapelains ordinaires. Il s'agit des six chapelains perpétuels, qui ont théoriquement des fonctions cantorales (François Robert DORIOTJoseph Honoré RAYMOND, Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDS, Claude ASSELINArmand Henri DE LA BACHELERIE et Pierre TISSET) ; cinq autres chapelains ordinaires (Guy Antoine BRALLEAnne François DUPREYJean François VAVASSEURSébastien François Marie Élisabeth TORCY et Antoine CHAVIALE) et six autres clercs (Nicolas Charles BIDAULT DE GARDINVILLEAdrien CACHELIÈVREJacques CHAUVETLéger DOUVILLÉBenoît Furcy DE SACHY et Pierre POIRIER). En outre, Gervais François COUPERIN touche l'orgue de la Sainte-Chapelle et Jean-Baptiste DESSÉ vient jouer du violoncelle aux grandes occasions.

• 26 octobre 1792, Paris : Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARD, "homme de lettres", contracte mariage avec Marie Charlotte Fournier, fille majeure, devant le notaire Denis Bréchot. Il demeure cul-de-sac Sainte-Marine sur l'île de la Cité. Le contrat prévoit qu'ils seront communs en biens suivant la coutume de Paris. Chacun apporte pour 1500 livres de meubles et effets mobiliers et les futurs époux se font une donation entre vifs "en la meilleure forme que donation puisse valoir". Il signe "fantin odoard".

• Pendant la Révolution, "membre actif du club des Jacobins, ami de Marat, de Chaumette, de Collot d'Herbois, il essaya sans succès de jouer un rôle politique" (La Grande Encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, 1885-1902).

• 1807, Paris : "L'élévation de son compatriote Crétet au ministère de l'intérieur sembla un instant lui promettre des jours meilleurs. Ce ministre lui alloua une somme annuelle de 6,000 fr. pour l'aider à publier son Histoire de France et le supplément à Velly, Villaret et Garnier. Comptant sur la continuation de ce secours, Fantin Des Odoards se lança, sans hésiter, dans une entreprise immense, la publication simultanée de deux ouvrages qui, ensemble, devaient former 45 vol. La mort de son protecteur arrivée deux ans après, et la saisie du 26e vol. de son supplément à Velly, vinrent malheureusement faire évanouir ses sources el ruina le libraire Nicole" (Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné, contenant l'histoire des hommes nés dans cette province, t. I, Paris, 1856).

• 16 mai 1811, Paris : Antoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDS et sa femme adoptent par jugement du tribunal de première instance de la Seine leur neveu Louis Florimond Fantin des Odoards (1778-1866). Cet officier de la Garde impériale a notamment participé à la bataille de Friedland et aux campagnes d'Espagne et de Russie. Il en a rédigé le récit, publié en 1895 sous le titre Journal du général Fantin des Odoards, étapes d'un officier de la Grande Armée, 1800-1830.

• 1819, Paris : FANTIN DES ODOARDS cède au libraire Fantin (son cousin Louis Marie Fantin) 400 exemplaires d'ouvrages in-8° encore en sa possession, "consistant chacun en 2 vol. de la première partie et 8 vol. de la seconde partie de l’Histoire de France jusqu’à la mort de Louis XVI ; 2° le manuscrit consistant en 5 vol. de la première partie et 3 vol. de la seconde". En échange, le libraire s'engage à verser annuellement au couple à partir d'avril 1819 une rente viagère de 400 francs réversible en totalité au dernier survivant, payable de 6 mois en 6 mois.

• 25 septembre 1820, Paris : Antoine Étienne Nicolas FANTIN-DESODOARDS s'éteint à son domicile.
• 26 octobre 1820, Paris : L'inventaire des effets de sa succession est rédigé par le notaire Thomas Caigné-Desouches. Il occupait avec son épouse un appartement loué à un M. Marteau moyennant 400 francs par an au second étage de la maison du n° 4, cul-de-sac Sainte-Marine, sur l'île de la Cité, et était servi par une domestique, Catherine Berthoux (gages 144 francs par an, impayés depuis des années). Le montant de la prisée s'élève à 4 787,60 francs. La bibliothèque, essentiellement constituée d'ouvrages historiques sur Rome et surtout la France depuis Louis XIII, vaut 3199,60 francs (67 % du total) d'après le libraire chargé de l'expertise, Théodore Leclerc jeune, mais il faut mettre à part les ouvrages destinés à la vente, constitués de centaines d'exemplaires de la Suite de l'Abrégé chronologique de l'histoire de France du président Hénault et de la Continuation de l'histoire de France de Velly. Il possédait l'Encyclopédie, édition de Lausanne, en 39 vol. in-8° (90 francs), les Œuvres de Jean-Jacques Rousseau, édition dite de Poinsot en 38 vol. in-8° (80 francs) et un livre imprimé en caractères chinois (12 francs). Il laisse plusieurs manuscrits : Histoire de France (Continuation de Velly) depuis la mort de Louis XVI jusqu'au retour de Louis XVIII formant 6 vol. in-8° (300 francs), Histoire de France de Velly, introduction, tomes 1, 18, 19, 20 et 21 ("les manuscrits ont servi à l'impression de l'édition in-12 et se trouvent disposés pour l'édition in-4° dont les tomes 16 et 17 seulement sont imprimés", précise l'expert), pour 25 francs, Histoire d'Allemagne formant 6 vol. in-8° inédits (100 francs), Histoire d'Italie en 6 vol. in-8° ("déjà imprimée, travail préparé pour une nouvelle édition", 25 francs), Révolution de l'Europe dans les gouvernements, depuis la chute de la République romaine jusqu'à la naissance de la République française, formant 7 vol. in-8° (75 francs), Abrégé chronologique de l'histoire des peuples modernes, 9 vol. in-8° (75 francs), Lexicographe ou Dictionnaire des termes français relatifs aux arts et aux sciences, un vol. in-8° (25 francs). Ils seront vendus aux enchères publiques. En dehors du salon et de la salle à manger meublés avec goût, l'appartement contient peu d'objets de valeur, à l'exception de l'argenterie, prisée 142 francs. Il percevait trois rentes viagères en plus de celle payée par le libraire Fantin, de 300, 260 et 333 francs, la dernière versée par le directeur des pensions ecclésiastiques au Trésor royal. Son seul héritier est son fils adoptif Louis Florimond Fantin des Odoards, colonel de la seconde légion de la Manche, alors en garnison à Brest.

FANTIN DES ODOARDS a aussi écrit :

  • Dictionnaire raisonné du gouvernement, des lois, des usages et de la discipline de l'Église (6 vol., 1788)
  • Considérations sur le gouvernement qui convient à la France et sur des moyens de concourir au rétablissement des finances de l'État en vendant pour deux milliards des biens du clergé, par un citoyen de Paris, membre du district des Cordeliers (1789)
  • Révolutions de l'Inde pendant le dix-huitième siècle ou Mémoires de Typoo-Zaeb, sultan du Maissour, écrits par lui-même et traduits de la langue indostane (1796)
  • Histoire philosophique de la Révolution de France, depuis la convocation des notables, par Louis XVI, jusqu'à la séparation de la Convention nationale (1796) ; 5ème édition en 1807 à l'Imprimerie des Frères Mame, à Angers, Paris.
  • Histoire de la République française, depuis la séparation de la Convention nationale, jusqu'à la conclusion de la paix entre la France et l'Empereur (1797)
  • Louis XV et Louis XVI (5 vol., 1797)
  • Le Désert du Zend, ou Histoire des malheurs et aventures de Zama et du sultan de Maissour, depuis son départ de la Perse jusqu'à l'époque de son retour dans ses États (1798)
  • L'Ami du gouvernement, journal de littérature et d'économie politique, par Ant. Fantin Desodoards. Observations sur la constitution de l'an VIII (1800)
  • Heyder, Azeima, Typoo-zaeb. Histoire orientale traduite de la langue malabare (3 vol., 1802)
  • Abrégé chronologique de la révolution de France à l'usage des écoles publiques (3 vol., 1802)
  • De l'Institution des sociétés politiques, ou Théorie des gouvernements (1807)
  • Tableau des écrivains français. Tableau des littérateurs français vivans en 1808 (2 vol., 1809)
  • Monumens inédits de l'Antiquité expliqués par Winckelmann, gravés par David et par Mlle Sibire. Traduits de l'italien en français par Antoine-Étienne-Nicolas Fantin-Desodoards (3 vol., 1808-1809)

La Biographie universelle et portative des Contemporains apprécie d'une manière sévère les publications de cet écrivain. "M. Desodoards n'est pas à beaucoup près sans mérite : sa narration est claire, élégante et souvent rapide ; mais en écrivant l'histoire contemporaine, il aurait dû se montrer fidèle dans l'exposé des faits et ne pas s'exposer à de fréquents démentis. Quoi qu'il en soit, le sort de ses ouvrages est irrévocablement fixé. On a pu les lire avec une sorte d'avidité à une époque où les plaies de la Révolution n'étaient pas encore cicatrisées, où les haines des partis n'étaient pas bien amorties, où la rapidité des événements politiques et militaires laissait peu de prise à la réflexion ; mais aujourd'hui, on médite; on ne s'en tient pas à l'écorce des événements, on en approfondit les causes: quand elles ne sont pas fidèlement exposées, quand leurs résultats sont mal appréciés, on relègue l'historien, quel que soit le mérite de son style, dans la classe des Calprenède et des Scudéry" (Adolphe Rochas, Biographie du Dauphiné).

On possède plusieurs portraits de cet auteur.

Mise à jour : 10 août 2025

Sources
A. Rochas, Biographie du Dauphiné, 1856  ; F-Ad38/ 9NUM1/ AC315A ; F-Ad76/ 4E 1467 ; F-An/ LL 617 ; F-An/ LL 617 & 618 ; F-An/ MC/ET/XLIII/577 ; F-An/ MC/ET/XLIII/714 ; F-An/ O/1/607  ; F-An/ S 7053  ; F-An/ S/ 943/ A ; Inventaire archives de la Somme, série G ; La France écclesiastique, 1783 ; La Grande Encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts [1885-1902]] ; M.Brenet, Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais..., 1910. ; Site France Archives ; Wikipedia

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