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FAUCHAY, Jean (1735-1799)
État civil
NOM : FAUCHAY     Prénom(s) : Jean     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FAUCHAI
Date(s) : 1735-6-27   / 1799-3-1
Notes biographiques

Originaire de l'ancienne province de Guyenne, Jean FAUCHAY fait partie des musiciens qui n'ont pas beaucoup voyagé. Après avoir été formé à la maîtrise de la collégiale Notre-Dame de Saint-Émilion, il effectue sa carrière à 115 km de là au nord, à la cathédrale de Saintes comme taille et secrétaire du chapitre. Il finit ses jours à Saintes, à l'âge de 63 ans.

• Le 27 juin 1735, Saint-Émilion [Gironde] : Jean FAUCHAY voit le jour et est baptisé à l'église paroissiale Saint-Pierre, fils de Simon Fauchay, marchand tailleur, et de Catherine Guitton.
 
• Vers 1748 jusqu'à environ 1753, Jean FAUCHAY est enfant de chœur à la maîtrise de la collégiale Notre-Dame de Saint-Émilion, tout comme Claude PONSIN. La maîtrise est alors dirigée par Michel Abel BOURGOUIN. Ce dernier choisit Jean FAUCHAY comme parrain de sa fille Andrée Agnès, baptisée le 29 janvier 1752.

• Depuis au moins 1763, et peut-être plus tôt, jusqu'en 1793, Saintes : Jean FAUCHAY cumule les fonctions de secrétaire du chapitre et de musicien, taille, à la cathédrale Saint-Pierre.

• Le 3 février 1768, à Saintes, il épouse Catherine Merle. Leur mariage est célébré à l'église cathédrale Saint-Pierre, par le chanoine semi-prébendé mais également maître de musique de la cathédrale, Louis GRÉNON. Le jeune marié est alors qualifié de "secrétaire du chapitre de cette église de Saint-Pierre". Ses parents, Simon et Catherine, résident dans la paroisse Saint-Maur de Saintes. Quant à ses beaux-parents, ils résident paroisse Saint-Pierre, et son beau-père, Jacques Merle, exerce le métier de "marchand miroitier", c'est à dire marchand de glaces et de miroirs.

• De février 1769 à décembre 1777, Jean FAUCHAY et son épouse deviennent parents de cinq enfants : 4 fils et une fille, tous baptisés à l'église paroissiale et cathédrale Saint-Pierre de Saintes. Son beau-frère, oncle maternel des enfants, Antoine MERLE, également musicien, assiste à plusieurs baptêmes de ses neveux et nièces. La dernière-née de la famille, Marie Rose, a pour parrain le "chanoine théologal et maître-es-école" à la cathédrale, Messire Jean-Pierre Croisier.
Cette enfant, "Rose" Fauchay, est un peu plus tard marraine d'un fils de Jean-Claude JOSSE, baptisé le 1er septembre 1785. Ce qui laisse supposer que les deux familles entretenaient des liens privilégiés.

• Le 17 juin 1783, le chapitre de Saintes "étant bien et düement informé des bonnes vie et mœurs, catholicité, capacité, probité et intelligence" de Jean FAUCHAY, le nomme receveur du chapitre, charge qui implique de lourdes responsabilités financières. C'est pourquoi "Pierre Méthé de Fonremis, conseiller au sénéchal [sic] et siège présidial" se porte caution pour lui.
Il est rare de voir un musicien exercer une telle charge, d'ordinaire confiée plutôt à un notaire, ce qui souligne la confiance que le chapitre met en Jean FAUCHAY : il se décharge sur lui de la perception de rentrées financières qui peuvent représenter des sommes très importantes. Jean FAUCHAY cumule alors dès 1783 les charges de musicien, secrétaire et receveur du chapitre.

En 1790, Jean FAUCHAY est toujours musicien, receveur et secrétaire du chapitre cathédral de Saintes. Le 24 mai, lui et ses collègues musiciens, Jean-Claude JOSSE (maître de musique), MERY, GEOFFROY, LAURIER, SAVIGNY, GIRARD ainsi que les enfants de chœur, adressent une pétition collective au Comité ecclésiastique afin d'obtenir des secours.
Le 1er décembre, le directoire du district de Saintes paie à Jean FAUCHAY ses appointements de novembre comme à d'autres musiciens de la cathédrale, soit "49 livres 3 sols 4 deniers", il est alors mentionné comme "taille" au bas chœur. C'est la première fois que sa fonction musicale est mise en avant et que sa voix est précisée. 

• En 1792, Jean FAUCHAY, toujours en poste au service de la cathédrale constitutionnelle, demande une augmentation de son traitement "attendu son grand âge et ses longs services", en août. Le 1er septembre, sa demande est acceptée et le district lui paie 50 livres pour le premier trimestre de 1792, 100 livres pour le deuxième et également 100 livres pour le troisième. Au total, il touche une augmentation de 250 livres pour son traitement de l'année en cours.
De plus, il reçoit une attestation de bonne conduite et mœurs, "le sieur Fauchai est un citoyen de la ville déjà avancé en âge, recommandable par sa conduite, ses services et le nombre de 4 enfants". On apprend donc que Jean FAUCHAY et son épouse ont perdu un de leurs 5 enfants.

• Entre 1793 et 1799, on ne sait ce que Jean FAUCHAY fait lorsque le culte à la cathédrale s'arrête, cette dernière étant transformée en Temple de la Raison. En revanche il réside toujours à Saintes avec son épouse.

• Le 1er mars 1799, Saintes : À l'âge de 63 ans, Jean FAUCHAY décède à son domicile, qualifié de "propriétaire". Il laisse une veuve, son épouse Catherine Merle, toujours en vie.

Dernière mise à jour : 26 mai 2016

Sources
F-Ad17 / BMS Saint-Pierre ; F-Ad17/ 2 E 439/ 18 ; F-Ad17/ BMS Saint-Pierre ; F-Ad17/ G 251 ; F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 320 ; F-Ad17/ L 423 ; F-Ad17/ état civil en ligne ; F-Ad33/ BMS Saint-Émilion ; F-Ad33/ BMS St-Émilion  ; F-An/ DXIX/091/778/03
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1763 av.  / 1793 ca
Lieux :  Cathédrale Saint-Pierre (SAINTES)  
Fonction :  taille (Église)  ;  secrétaire (Église)  ;  receveur (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

Il est à la fois musicien (taille), secrétaire et receveur du chapitre de la cathédrale de Saintes.


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