Login
Menu et informations
FRÉCHON, Jean Nicolas (1739-1797 ap.)
État civil
NOM : FRÉCHON     Prénom(s) : Jean Nicolas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : FRAICHON
FRESCHON
FREICHON
Date(s) : 1739-11-19  / 1797 ap.
Notes biographiques

Jeune musicien brillant, doté d'une voix de basse-taille, Jean Nicolas FRÉCHON connaît une carrière fulgurante, à la fois musicale et ecclésiastique, qui le conduit de sa ville natale de Verdun, où son père Claude Alexis FRÉCHON est musicien de la cathédrale, jusqu'à la Sainte-Chapelle de Paris. Nommé maître de musique à la cathédrale de Bayeux à 23 ans, il obtient, sur recommandation du maître de musique de Notre-Dame de Paris, un poste semblable à la cathédrale de Châlons-en-Champagne quatre ans plus tard. Il y reste moins d'un an avant d'accéder à la Sainte-Chapelle de Paris comme chapelain chantant la basse-taille, puis au poste de maître de musique à l'aube de la Révolution.

• 19 novembre 1739, Verdun [Meuse] : Jean Nicolas FRÉCHON naît et reçoit le baptême en l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste du cloître. Il est le fils de Claude Alexis FRÉCHON, musicien en l'église cathédrale, et de Lucie Vuanneçon. Son parrain, Nicolas VUANNEÇON, est enfant de chœur.

• [vers 1746], Verdun : Jean Nicolas FRÉCHON est très vraisemblablement enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame.

• 5 juin 1757, Verdun : Il reçoit ses lettres de tonsure du vicaire général du diocèse.

• 1762 à 1767, Bayeux [Calvados] : Jean Nicolas FRÉCHON est musicien de la cathédrale Notre-Dame. Son nom est mentionné dans la liste des chapelains de la chapelle de Notre-Dame à l'occasion du chapitre général de juillet 1762, et ce jusqu'au chapitre de février 1767. Il est maître de musique de la cathédrale. En 1762 il touche des gages annuels de 250 livres. Quatre ans plus tard, pour ce poste mais aussi pour celui de "marqueur du haut chœur", il perçoit une somme globale de 400 livres, payée par quartiers (1766). En charge des enfants de chœur, la même année il reçoit 700 livres pour leur "pension". C'est à lui que sont versés les "gages" des musiciens de la cathédrale (en 1766 : près de 55 livres pour un quartier).

• 18 avril 1767 Bayeux : Jean Nicolas FRÉCHON reçoit ses lettres de prêtrise accordées par Mgr de Rochechouart.
• 28 juillet 1767, Senlis [Oise] : Jean Nicolas FRÉCHON, prêtre et maître de musique de la cathédrale de Bayeux, signe en qualité de parrain d'Anne Adélaïde, fille de François Léger DANIEL, musicien à la cathédrale Notre-Dame. Ambitionne-t-il de poursuivre sa carrière à Senlis ?
• 7 août 1767, Châlons[-en-Champagne] [Marne] : Sollicité par le chapitre de la cathédrale Saint-Étienne, le maître de musique de Notre-Dame de Paris propose "un jeune homme prêtre ayant des [...] talens et chantant la partie de basse taille" pour occuper la place de maître de musique laissée vacante par le départ de Jean-Baptiste AUBRON (depuis la fin du mois de juillet). Le protégé du chapitre parisien demande 800 livres de gages tandis qu'à Châlons le poste vaut 520 livres. Les chanoines délibèrent et offrent 700 livres, tout en précisant que dès que le nouveau maître obtiendra une chapelle, "ses appointemens seront diminués de 100 livres".
19 août 1767, Châlons : Devant les chanoines assemblés, le sieur Fleury, maître de prébende, "donne avis de l'arrivée de Mr FRESCHON nouveau maître de musique". Le chapitre charge le maître de prébende de donner à Jean Nicolas FRÉCHON les instructions utiles, de le présenter aux chanoines et plus particulièrement auprès de celui qui, en l'absence du grand chantre, lui remettra le surplis. Pour son voyage de Paris à Châlons, le jeune maître recevra 30 livres.
• 26 août 1767, Châlons : Réunis en chapitre, les chanoines décident qu'un bureau sera fait pour le maître de musique.
• 28 août 1767, Châlons : À peine reçu en la cathédrale Saint-Étienne, Jean Nicolas FRÉCHON obtient une augmentation. Une part de la rétribution des maîtres de musique châlonnais, dite "pour la viande" , provient de la recette de la Prébende. Avec l'arrivée du nouveau maître cette part passe de 104 à 150 livres. La conclusion prise ce jour ajoute, de manière un peu obscure, "que le surplus de la nouvelle augmentation" monte à 134 livres. On ne sait si les appointements de FRÉCHON au moment de sa réception étaient toujours sur les bases annoncées par la conclusion du 7 août précédent.
• 14 septembre 1767, Châlons : Jean Nicolas FRÉCHON est autorisé à prendre un congé de 15 jours. Le même jour, il lui est accordé 66 livres pour les frais de la fête de la Dédicace (notamment le repas qui traditionnellement fait partie de ses attributions).
• 9 octobre 1767, Châlons : Le chapitre commandera à De Pinteville, tailleur de la maîtrise, un habit de chœur d'hiver pour le maître de musique. Le vieil habit de chœur est en effet hors d'usage.

• 1768, Paris : Les fabriciers de la paroisse Sainte-Croix-en-la-Cité versent 149 livres 10 sols à M. FRÉCHON pour honoraires de 230 messes basses. Est-ce Jean Nicolas ? Il pourrait avoir été employé par cette fabrique entre son départ de Bayeux et son arrivée à Châlons.
• 6 avril 1768, Paris : Le sieur FRÉCHON a été reçu chapelain de MM. de la Sainte-Chapelle du Palais lundi dernier (4 avril) sous la prébende de l'abbé Pourteiron en la manière accoutumée. Il se présente à la compagnie et demande à être mis sur le livre du point et qu'on veuille bien lui accorder un logement. Dès lors, sa carrière est autant ecclésiastique que musicale, puisqu'il cumule les chapelles (et donc les revenus), tout en chantant la basse-taille à la Sainte-Chapelle, ainsi que l'indiquent, de 1776 à 1785, l'Almanach musical et les Tablettes de Renommée des musiciens.
• 10 avril 1768, Châlons : Une conclusion capitulaire confie à Pierre NIVERS, musicien haute taille, le soin d'apprendre la musique aux enfants de la maîtrise "tant qu'il n'y aura point de maître". Ce maître de musique qui vient de quitter la cathédrale n'est pas nommé, mais il s'agit bien de Jean Nicolas FRÉCHON pour qui le poste châlonnais n'aura été qu'un intermède dans un parcours vers une place gratifiante et plus prestigieuse. Au mois de juin suivant, Nicolas Amon ANCEL remplace FRÉCHON.
• 27 avril 1768, Paris : Le chapitre de la Sainte-Chapelle lui octroie 24 livres de gratification.
• 12 novembre 1768, Paris : La compagnie accorde le logement de BIDAULT DE GARDINVILLE au sieur FRÉCHON, chapelain de messieurs, et le logement qu'il occupait (au n° 18) au sr DUPREY, lui aussi chapelain.
• 1768, Versailles [Yvelines] : Il figure parmi les chapelains ordinaires dans l'Etat des noms, surnoms de Messieurs les Trésorier, Chantre, Chanoines de la Sainte Chapelle Royalle de Paris, des chapellains perpétuels, chapellains ordinaires, clercs ordinaire, marguilliers, huissiers, appariteurs et autres officiers de ladite Sainte Chapelle que le Roy veut et entend jouir des privilèges de commensaux de sa Maison".

• 17 novembre 1770, Paris : La compagnie a arrêté qu'il ne sera accordé ni gratification, ni augmentation de gages aux chapelains et clercs en dehors des chapitres généraux qui se tiennent chaque trimestre, sauf maladie.

• 12 octobre 1771, Versailles : Jean Nicolas Alexis FRÉCHON, prêtre, chapelain ordinaire de la Sainte-Chapelle de Paris, signe en tant que parrain au baptême, paroisse Notre-Dame, de Catherine Cécile, fille de Pierre MARCOU, ordinaire de la musique du roi, et de Barbe Martelot son épouse. Par sa sœur défunte, FRÉCHON était le beau-frère de MARCOU.

• 18 avril 1772, Paris : "Ce jour, la compagnie a arrêté que les parents des chapelains perpétuels, chapelains et clercs qui demeurent et vivent avec eux dans leurs maisons et appartemens des chapelains et clercs ne payeront aucune chaise aux offices de la ste Chapelle quand ils y assisteront".

• 29 août 1773, Paris : Le chapitre de la Sainte-Chapelle accorde des provisions en sa faveur de la chapelle royale de Notre-Dame desservie au grand autel de la Sainte-Chapelle basse. Le lendemain, il prend possession.

• 1776-1786, Paris : Jean Nicolas FRÉCHON est maître de grammaire des enfants de chœur pour cette période au moins.

• 6 juillet 1778, Châlons : Nicolas ANCEL est autorisé par son chapitre à écrire à M. FRÉCHON "son prédécessseur immédiat qui est aujourd'hui bénéficier à la Ste Chapelle de Paris pour le prier de faire l'emplette d'un bon serpent pour remplacer celuy qui servoit à donner des leçons aux enfants de chœur, lequel est absolument hors de service, et M. le doyen a été prié d'écrire à M. Didelot et de l'engager à voir M. FRÉCHON pour lui payer le prix du serpent et le faire partir".

• 25 mars 1780, Paris : "Ce jour, Mr Fréchon, prêtre du diocèse de Verdun, s’est présenté à la compagnie et a dit qu'il avoit plu à Mr le trésorier de le nommer à la chapelle perpétuelle de St Clément… et a laissé sur le bureau ses provisions, extraits de batême et lettres de tonsure et de prêtrise". Le 29, il est installé. "Lundy dernier heure de sexte Mr Fréchon […] s'est rendu à la sacristie et a prêté le serment ordinaire de MM. Les chapelains perpétuels entre les mains de Mr le Trésorier en présence de Mr le Chantre, de MM. de Montal, Legros, Boitel, Bexon, chanoines et de Mr Doriot, chapelain perpétuel. Il a été conduit ensuitte par Mr le Trésorier aux pieds du maitre autel pour y prier quelques momens [et] de là à la place qu'il doit occuper dans le chœur qui est la troisième stalle à main gauche en entrant au-delà du pillier qui sépare MM. Les chanoines d'avec les chapelains perpétuels. A l'issue de sexte, monsieur le trésorier a conduit Mr Fréchon à l'autel de la chapelle perpétuelle St Clément fondée en la basse chapelle dont il a pris possession en baisant l'autel et de là à la maison affectée a sa chapelle". Dans cet extrait capitulaire, FRÉCHON est présenté comme chapelain perpétuel, mais en réalité il n'est que chapelain ordinaire, n'ayant pas reçu de brevet royal. Il a été nommé parle trésorier à cette chapelle. Il ne relève donc pas du groupe des six chapelains dits royaux ou perpétuels de la Sainte-Chapelle nommés par le roi. En réalité, le roi a bien nommé quelqu'un à cette chapelle, qui s'est présenté en novembre 1779. Il s'agit de l'abbé Claude ASSELIN. Au motif que cet ecclésiastique "ne connoissoit point la Musique", les chanoines ont refusé de le recevoir. Le 9 décembre 1779, ASSELIN s'est présenté à nouveau, mais la compagnie a encore refusé qu'il prenne possession. Le 22 mars 1780, alors que l'affaire est en instance, c'est le chapitre qui a demandé au trésorier, l'abbé de Vichy-Chamrond, de nommer un nouveau chapelain perpétuel qui sache la musique. FRÉCHON est dans les bonnes grâces du trésorier mais ce dernier ne possède juridiquement pas le droit de disposer de ces chapelles perpétuelles attribuées par un brevet signé du roi.
• 29 avril 1780, Paris : On fait lecture en chapitre du mémoire de FRÉCHON contre ASSELIN et la compagnie ordonne qu'il sera imprimé. Le 13 mai suivant, les chanoines lui versent 96 livres "pour frais nécessaires à la poursuite de son affaire". Le 24 mai, le chapitre s'acquitte d'une dépense de 220 livres 10 sols à l'imprimeur pour l'impression du mémoire. L'affaire n'est plus évoquée dans la suite du registre. Le 31 octobre, le receveur de la compagnie verse à l'abbé ASSELIN, chapelain perpétuel, ses distributions de carême, juillet et octobre. L'abbé FRECHON n'aura été chapelain perpétuel que quelques mois.

• 10 septembre 1781, Paris : FRÉCHON prend de possession de la chapelle de Notre-Dame-la-Gisante en l'église de Saint-Michel (ensuite en la Sainte-Chapelle basse du Palais).

• 16 janvier 1783, Paris : Sa sœur Catherine se marie paroisse Saint-Germain-le-Vieux avec Jean François Edme JACQUIER, orfèvre, peut-être un ancien enfant de chœur de la Sainte-Chapelle (entre 1764 et 1775).
• 14 mai 1783, Paris : Jean Nicolas FRÉCHON est nommé chapelain de la chapelle de Saint-Georges dans le château de Saint-Ouen, près de Paris, par le trésorier de la Sainte-Chapelle. Le 16, il en prend possession. Cette chapelle sera par la suite transférée en la Sainte-Chapelle basse du Palais.

• 1er avril 1785, Paris : Dans son exhortation, le plus ancien chanoine, l'abbé de Montal critique les chapelains et les clercs, qui font mine de se retirer. Il leur représente qu'ils contreviennent aux règlements et que la coutume veut qu'un discours de piété soit tenu à la fin des assemblées générales. Le sieur BRALLE, au nom de ses confrères les chapelains et clercs, répond qu'ils ont ordre du trésorier de ne pas écouter ce discours. Sur quoi, la compagnie arrête que ceux qui partiront seront pointés d'un jour et qu'il sera écrit au ministre. Les sieurs FRÉCHON, BRALLETORCYCHAVIALE, chapelains ordinaires, CACHELIÈVREDOUVILLÉSACHYDECOMBE, CHAUVET et LEPREUX, clercs ordinaires, font le choix de quitter les lieux. Le 9 avril suivant, suite à des réquisitions de plusieurs chapelains et clercs, la compagnie, faisant preuve d'indulgence, leur rétablit la journée muletée.
• 9 novembre 1785, Paris : FRÉCHON, chapelain ordinaire, est chargé par le trésorier de demander aux chanoines de l’assister à la messe d’ouverture du parlement, dite messe rouge ; la compagnie rétorque qu'il doit venir en personne devant le chapitre afin d'en faire la demande "par respect pour le corps auguste du parlement". Les chanoines désignent néanmoins un diacre et un sous-diacre. On retient de cette délibération que l'abbé FRÉCHON semble être lié au trésorier de la Sainte-Chapelle, l'abbé de Moy (depuis février 1783), avec lequel le chapitre est en querelle.

• 2 janvier 1786, Paris : Lors de l'assemblée générale, dans un climat très tendu, le trésorier "a annoncé que le sieur Freichon l'un des chapelains de messieurs chargés de la pointe ne vouloit plus en faire les fonctions, qu'en conséquence il alloit en nommer un autre". Il réclame de procéder seul à cette nomination, ce que les chanoines contestent. Depuis quand FRÉCHON était-il chargé de la pointe ?
• 19 avril 1786 : La compagnie, informée que MM. DORIOT, FRÉCHON, CACHELIEVRE et LEPREUX, maître de musique, ont assisté à matines en surplis malgré une délibération du 15 ordonnant d'y venir en camail jusqu'au 19 inclusivement, et malgré l'exemple d'une conduite opposée au reste du clergé de la Sainte-Chapelle, a arrêté d'après le droit qu'elle a d'indiquer les habits à porter, que ces quatre messieurs perdront la rétribution de l'office où ils ont paru dans un habit interdit. Trois d'entre eux sont, ont été ou seront maîtres de musique de la Sainte-Chapelle !
• 6 décembre 1786, Paris : Jean Nicolas FRÉCHON reçoit l'ordre du chapitre de remettre au receveur la somme des distributions appartenant aux enfants de chœur qui lui avait été remise par TORCY, distributeur et pointeur de l'église. Le 16 décembre suivant, "la compagnie étant instruite que le sr Fréchon ne s'étoit point conformé à la délibération du 6 décembre courant, a arrêté que le secrétaire lui notifieroit la dite délibération et qu'à défaut de soumission à ses ordres, il seroit privé de ses distributions jusqu'à la concurrence de la somme de deux cent seize livres qui composoient la tirelire. Il a été statué aussi que pour prévenir tout abus, toute distribution arbitraire de l'argent qui entre dans ladite tirelire, il seroit dorénavant déposé entre les mains de Mr le receveur pour que la compagnie en peut disposer selon sa sagesse à l'égard des enfants de chœur, à la fin de leur éducation".

• Décembre 1788, Paris : La maître de musique, André Étienne LEPREUX, étant mort le 12 décembre, c'est probablement peu après cette date que Jean Nicolas FRÉCHON devient maître de musique de la Sainte-Chapelle, mais le registre capitulaire ne mentionne aucune délibération à ce sujet. La nomination du maître de musique est une prérogative du trésorier, qui a désigné un de ses affidés. 

• 31 janvier 1789, Paris : Aux funérailles du premier président du Parlement, Louis François de Paule Lefèvre d'Ormesson, la compagnie fait chanter une messe de Requiem. On ne sait malheureusement pas qui est l'auteur de ce Requiem mais on peut supposer que c'est l'abbé FRÉCHON qui le dirige.
• Printemps 1789, Paris : Le chapitre s'acquitte de deux versements de 1 200 livres chacun, les 20 mai et 10 juin, somme dépensée à l'occasion de l'emménagement des chapelains et clercs dans leurs nouveaux bâtiments.

• 14 janvier 1790, Paris : Jean Nicolas FRÉCHON est prêtre, chapelain ordinaire et maître de musique de la Sainte-Chapelle du Palais. Il est titulaire de la chapelle de Notre-Dame-la-Gisante fondée dans l'ancienne chapelle de Saint-Michel, Cour du Palais, et transférée dans la basse Sainte-Chapelle. Il demeure Cour du Palais, paroisse de la Basse Sainte-Chapelle. Son bénéfice lui rapporte 272 livres 10 sols : 100 livres en une rente sur le domaine de la ville, 80 livres en une rente due par les chanoines de la Sainte-Chapelle, 12 livres 10 sols en une rente sur le domaine du roi et 80 livres provenant du loyer d'une échoppe.
• 15 novembre 1790, Paris : Dans une déclaration de revenus et charges signée de sa main, Jean Nicolas FRÉCHON détaille les revenus et charges de ses bénéfices et donne les dates des prises de possession. Sa chapelle inamovible lui rapporte 1 989 livres 6 sols 4 deniers, la chapelle de Saint-Georges au château de Saint-Ouen 1 766 livres 14 sols (1 824 livres moins 57 livres 6 sols de charges), sa chapelle de Notre-Dame-la-Gisante 428 livres 10 sols (472 livres 10 sols moins 44 livres de charges) et la chapelle royale de Notre-Dame 40 livres, soit au total 4 224 livres 10 sols 4 deniers.
• 23 novembre 1790, Paris : Dans un récapitulatif de sa déclaration (mêmes sommes que dessus), il est précisé qu'il demeure rue de la Calandre, n° 30.
• 27 novembre 1790, Paris : Au moment de la fermeture de la Sainte-Chapelle, 17 musiciens et chantres sont au service de cet établissement, sous sa direction comme maître de musique et chapelain ordinaire. Il s'agit des six chapelains perpétuels, qui ont théoriquement des fonctions cantorales (François Robert DORIOTJoseph Honoré RAYMONDAntoine Étienne Nicolas FANTIN DES ODOARDSClaude ASSELINArmand Henry DE LA BACHELERIE et Pierre TISSET) ; de cinq autres chapelains ordinaires (Guy Antoine BRALLEAnne François DUPREYJean François VAVASSEURSébastien François Marie Élisabeth TORCY et Antoine CHAVIALE) et de sept clercs (Nicolas Charles BIDAULT DE GARDINVILLEAdrien CACHELIÈVREJacques CHAUVETJacques François DECOMBEBenoît Furcy DE SACHYLéger DOUVILLÉ et Pierre POIRIER). En outre, Gervais François COUPERIN touche l'orgue de la Sainte-Chapelle et Jean-Baptiste DESSÉ vient jouer du violoncelle aux grandes occasions.
Sans doute vers la fin de cette année, les huit enfants de chœur de la Sainte-Chapelle signent une requête dans laquelle ils rappellent qu'à leur sortie, "ils auraient dû recevoir une gratification de la chambre des comptes, se montant à 300 lt compris celle que la compagnie leur faisoit et en outre une bourse que se partageoient entre eux, ce qui se montait à près de 500 lt". Il font une demande de gratification au Comité ecclésiastique. On relève ainsi les signatures de Nicolas Edme CLÉRINLaurent DORÉMichel Pierre DURANDFEMMECharles François Dominique Georges LOZETCharles MARCHANDPierre Joseph NANÉE et Nicolas François Barthélemy SIMONNET.

• 8 février 1791, Paris : L'administration des biens nationaux du Département de Paris lui délivre une attestation reconnaissant qu'il a remis plusieurs titres et pièces concernant les revenus de ses chapelles.
• 3 mars 1791, Paris : Le traitement de Jean Nicolas FRÉCHON est fixé provisoirement à 1 890 livres 16 sols par le bureau de liquidation.
• 14 avril 1791, Paris : Jean Nicolas FRÉCHON produit de nouvelles pièces justificatives relatives aux revenus de ses chapelles. Il en ressort que les revenus ecclésiastiques dont il jouissait s'élevaient à 3 998 livres 2 sols. Il prétend en conséquence que son traitement doit être relevé à 2 499 livres 1 sol. Les commissaires municipaux de l'administration des biens nationaux ecclésiastiques du Département admettent le bien-fondé de sa demande : son traitement est fixé provisoirement à la somme ci-dessus et il lui est accordé 776 livres 16 sols 6 deniers, savoir 624 livres 15 sols 3 deniers pour le second quartier de son traitement à compter du premier avril 1791 et 152 livres 1 sol 3 deniers pour complément du premier quartier.
• 2 septembre 1791, Paris : Un certificat de Le Crosnier, chargé de l'examen des pièces et de la liquidation des rentes sur le domaine de la ville de Paris, atteste qu'il jouissait d'une rente de 100 livres sur le domaine de la ville, attribuée à la chapelle de Notre-Dame, dont il a touché les arrérages jusqu'en 1790.

• 27 mars 1792, Paris : Un projet de règlement attribue à Jean Nicolas FRÉCHON un traitement de 2 468 livres.

• 1797, La Ferté-sous-Jouarre [Seine-et-Marne] : Jean Nicolas FRÉCHON est arrêté comme prêtre réfractaire.

Nous perdons ensuite sa trace. Qu'est-il devenu, alors qu'il n'est âgé que de 58 ans environ ?

Mise à jour : 27 juin 2025

Sources
Almanach musical pour 1775 ; Almanach musical pour 1776 ; Almanach musical pour 1779 ; Almanach musical pour 1783 ; Brenet, Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais ; Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, 1909 ; F-Ad14/ 6G 217 ; F-Ad14/ 6G 226 ; F-Ad51/ G 724 ; F-Ad51/ G 725 ; F-Ad51/ G 727 ; F-Ad55/ BMS Verdun ; F-Ad60/ 1MI/ ECA612R13 ; F-Ad60/ 1MI/ ECA612R13  ; F-Ad77/ état-civil Luzancy ; F-Ad78/ 1112506 ; F-An/ D/XIX/32 ; F-An/ H5/3551 ; F-An/ H5/3552 ; F-An/ H5/3553 ; F-An/ H5/3554 ; F-An/ H5/3555 ; F-An/ H5/3556 ; F-An/ H5/3754 ; F-An/ LL 616  ; F-An/ LL 617 ; F-An/ LL 617 & 618 ; F-An/ LL 618 ; F-An/ O/1/607  ; F-An/ S 461 ; F-An/ S 7053 ; F-An/ S 7053  ; F-An/ S/ 943/ A ; G. Clanché, La musique, le chœur, le bas-chœur de la cathédrale de Toul, 1935 ; Tablettes de renommée des musiciens

<<<< retour <<<<