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GARNIER, Jeanne Louise Marie (1756-1799 ap.)

GARNIER, Jeanne Louise Marie (1756-1799 ap.)

État civil
NOM : GARNIER     Prénom(s) : Jeanne Louise Marie     Sexe : F
Date(s) : 1756-1-25  / 1799 ap.
Notes biographiques

Jeanne GARNIER est, avec Marie-Anne HUET, la seule femme musicienne d'Église dont on trouve trace en 1790 dans la Vienne. Organiste, elle naît, reçoit sa formation et exerce toute sa vie à Poitiers. De ce point de vue, elle a un profil très classique de musicien sédentaire. Pendant la Révolution, elle prête serment à la République. Son avenir post-révolutionnaire n'est pas connu.

• 25 janvier 1756, Poitiers : Jeanne GARNIER naît et est baptisée dans la paroisse Saint-Cybard de Poitiers. Elle est la fille de Louis Georges Garnier et Marie Anne Laurandeau, qui s’étaient mariés à Poitiers, paroisse St-Michel, le 19 avril 1751. Le marié était alors dit “employé dans les fermes du roy”. Le parrain de Jeanne est Jacques Darbe le jeune, notaire royal à Poitiers, la marraine est Jeanne Antoinette Laurandeau, épouse du sieur Guis.
• On peut penser que la jeune fille a reçu sa formation musicale dans le cadre familial, avec des maîtres. À moins bien sûr qu'elle n'ait effectué un séjour dans un couvent.

• 21 avril 1775, Poitiers : À la suite du décès de Louis CABARET, une délibération capitulaire nomme Jeanne GARNIER organiste de la collégiale Sainte-Radegonde de Poitiers. Elle est aussi chargée de faire jouer de la basse, de manière à suppléer la fonction que CABARET remplissait aussi. Elle touchera par quartiers 140 livres de fixe et aussi sa portion (12 livres environ) dans les dîners, entrées de MM. les chanoines et dans les grandes antiennes "o, o, o" de l'Avent.

• [avant 1782] : Elle touche pendant un temps indéterminé les orgues du couvent des Dominicains (Jacobins).
 
• 25 avril 1782, Poitiers : Jeanne GARNIER commence à toucher l'orgue des Carmes de Poitiers. Elle reçoit 96 livres par an. Peu après, elle doit abandonner les Jacobins, "ne parvenant pas à faire le service dans 3 églises à la fois".

1790 : Elle est toujours en exercice chez les Carmes de Poitiers, de même qu'elle est toujours l'organiste de la collégiale Sainte-Radegonde. Ses revenus sont de 250 livres pour les Carmes et Sainte-Radegonde réunis.
• [Octobre-novembre 1790], Poitiers : Jeanne GARNIER fait une demande de pension au directoire du département de la Vienne. Elle déclare exercer depuis sa plus tendre jeunesse la profession d'organiste, "à laquelle elle doit sa subsistance". Quatre mois de ses honoraires à Sainte-Radegonde lui sont dus.
• 25 octobre 1790, Poitiers : Le chapitre Sainte-Radegonde lui délivre un certificat de service. À la collégiale, elle côtoyait Jean-François MEUNIERPierre GÂNIERHilaire LEVAYERLéonard ROY DE LAGRANGE et VARENNE.
• 27 octobre 1790, Poitiers : Le couvent des Carmes lui délivre à son tour un certificat de service.
• 9 novembre 1790, Poitiers : Jeanne GARNIER demande une pension au directoire du département de la Vienne pour ses services d'organiste à la collégiale Sainte-Radegonde et au couvent des Carmes.
 • 10 novembre 1790, Poitiers : Le Directoire de la Vienne décide de lui verser 46 livres 13 sols 4 deniers pour ses 4 mois d'arriérés à Sainte-Radegonde. Le directoire lui demande de rédiger une autre requête pour la demande de pension.
• 15 novembre 1790, Poitiers : Jeanne GARNIER, organiste de la collégiale Sainte-Radegonde de Poitiers, reçoit du directoire du département de la Vienne, un mandat de 46 livres 13 sols 4 deniers pour 4 mois de traitement.

• 12 mai 1791, Poitiers : Un certificat du curé de Sainte-Radegonde atteste que Jeanne GARNIER continue à jouer de l'orgue depuis le 1er janvier 1791. Elle demande son quartier. La fermeture du couvent des Carmes la prive de 96 livres. Le curé demande pour elle un traitement décent afin qu'elle puisse continuer à vivre de son état.
• 9 août 1791, Poitiers : Un certificat du curé de Sainte-Radegonde atteste que Jeanne GARNIER continue toujours à jouer de l'orgue. Elle demande son quartier.

• 14 janvier 1792, Poitiers : Elle reçoit 37 livres 10 sols pour ses services d'organiste et 100 livres pour frais extraordinaires.
 
• 17 avril 1793, Poitiers : La délivrance d'un extrait de délibération capitulaire de la ci-devant collégiale Sainte-Radegonde prouve qu'elle poursuit ses démarches en vue d'obtenir une pension.

• [1798-1799], Poitiers : Pensionnée de la République, elle prête serment à la République. Elle avait déjà prêté serment en 1792. Elle réside toujours à Poitiers. Son signalement la décrit ainsi : "Taille 4 pieds 8 pouces, cheveux chatains foncés et sourcils jaunes, yeux bleus, nez ordinaire, bouche moyenne et menton rond".

Après quoi on perd sa trace...

Mise à jour : 30 octobre 2016

Sources
F-Ad 86 / L 236 ; F-Ad 86/ L 257 ; F-Ad86 / L 236 ; F-Ad86 / L236 ; F-Ad86/ G 1678 ; F-Ad86/ L 226 ; F-Ad86/ L 235 ; F-Ad86/ L 236 ; F-Ad86/ L 278 ; F-Ad86/ L 287 ; F-Poitiers méd François-Mitterrand/ BP 403 Affiches du Poitou
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1775-6-21  / 1790
Lieux :  Collégiale Sainte-Radegonde (POITIERS)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Période :  1782-6-25  / 1790
Lieux :  Couvent des carmes (POITIERS)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : non renseigné    

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