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GARNIER, Vincent (1731-1778)
État civil
NOM : GARNIER     Prénom(s) : Vincent     Sexe : M
Date(s) : 1731-3-11   / 1778-7-25
Notes biographiques

Une carrière commencée comme maître d'école dans un village bourguignon, où il a aussi très certainement tenu le rôle de chantre paroissial, et qui s'achève comme basse contre à la cathédrale d'Auxerre, bien inséré dans les réseaux musicaux locaux comme en témoignent les baptêmes de ses enfants.

• 11 mars 1731, Prauthoy [Haute-Marne], diocèse de Langres : Vincent GARNIER, fils de Léonard Garnier, tixier, et de Marie Morisot, voit le jour dans ce village. Ses parrain et marraine sont enfants de vignerons.

• Où a-t-il reçu sa formation musicale ? Probablement pas dans une maîtrise d'enfant de chœur.

• 23 novembre 1751, Prauthoy [Haute-Marne] : Vincent GARNIER épouse Marie Donnot / Donnaud, fille d'un vigneron du village (qui deux ans plus tôt avait été la marraine de son demi-frère Étienne). Lui-même est alors recteur d’école à Grancey-le-Château [Côte d'Or]. Sa nouvelle épouse ne sait pas signer son nom. Lors du baptême d'Étienne, en novembre 1749, elle avait "déclaré n’en avoir usage".

• [avant mi 1761], Auxerre : Vincent GARNIER devient commis musicien de la cathédrale Saint-Étienne. Il chante la basse contre.

• 4 juin 1761, Auxerre : Trois musiciens de la cathédrale Saint-Étienne, Edme CHAPOTIN, Amâtre CHEVRILLON et Vincent GARNIER signent l'acte d'inhumation du fils de dix ans que vient perdre leur collègue Noël Jean BOURCELET.

• 22 février 1765, Auxerre : Sa fille Marie Edmée est baptisée, son parrain est le sieur Edme CHAPOTIN maître de musique. Elle meurt le 5 mars. Le père est dit musicien de la Cathédrale.
• 7 juin 1765 : Le chapitre "qui a lieu d'être content de lui" fait passer ses gages de 9 livres à 9 livres 10 sols par semaine.

• 9 juin 1766, Auxerre : Comme aux autres "commis-musiciens" – qui sont alors Amâtre CHEVRILLON, Charles POITOU, Noël BOURCELET, René PRUNELLE et Bonaventure BONNOTTE – le chapitre lui accorde désormais des gages de 10 livres par semaine. Toutefois, le Chantre (dignitaire du chapitre) est prié "de lui donner quelques petits avis sur son chant, dont il a encore besoin pour achever de se former". Cette phrase semble à elle seule confirmer que Vincent Garnier n'est pas issu d'une psallette mais a appris à chanter plus ou moins "sur le tas".

• 14 novembre 1767, Auxerre : Lors du baptême de sa fille Jeanne Charlotte, son parrain est Charles POITOU musicien de la Cathédrale et la marraine Jeanne Boisselet, épouse de Joseph PALLAIS organiste de la cathédrale. Vincent GARNIER est dit musicien de la cathédrale.

• 13 mars 1769, Auxerre : GARNIER, "commis musicien", figure dans la liste des membres du bas chœur dressée à l'occasion du chapitre général, en compagnie de CHAPOTIN maître de musique ; PALLAIS organiste ; CHERTIER, CHEVRILLON, POITOU, PRUNELLE, BONNOTTE les autres commis musiciens ; ainsi que des sacristains, des chapelains, des enfants de chœur, des bâtonniers, du sonneur et du suisse.

• 13 août 1770, Auxerre : Son fils Hubert Joseph Vincent a pour parrain Edme Hubert PINON bassier de la Cathédrale, et pour marraine Marie Joséphine PALLAIS, fille de Joseph PALLAIS, organiste. Vincent GARNIER est dit musicien.

• 24 avril 1772 : GARNIER musicien, reçoit 12 livres du chapitre "pour avoir notté l’office de la consécration".

• • Décembre 1777 : Le nom de GARNIER figure toujours dans la liste des membres du bas chœur d'Auxerre qui, outre 4 chanoines semi-prébendés, comporte aussi CHAPOTIN le maître de musique ; PALLAIS l'organiste ; POITOU, PRUNELLE, BONNOTTE, CHERTIER, GELIN et JOBARD commis musiciens, ainsi que les sacristains, les chapelains, les enfants de chœur, les bâtonniers, le sonneur et le suisse.

• 25 juillet 1778, Auxerre : Vincent GARNIER meurt dans sa maison paroisse St-Pierre-en-Château. À l'annonce de son décès le chapitre se réunit extraordinairement pour convenir du cérémonial de sa sépulture. Il sera inhumé le lendemain, après vêpres, on chantera les vêpres des morts et un nocturne, deux commis chanteront l’invitatoire, quatre commis musiciens porteront le Poële, quatre autres chanteront le Libera, et enfin M. BOUCHER, chanoine semi prébendé dernier en réception, est chargé de faire l’office, de chanter la messe et de faire l’inhumation "suivant l’usage dans le cimetière qui est derrière la chapelle St-Michel".
Quatre des commis musiciens de la cathédrale signent le registre : Bonnaventure BONNOTTERomain CHERTIER, Nicolas GELIN et Charles POITOU, ainsi que son frère, Étienne GARNIER, maître d’école et chantre à Saint-Bris.

Dernière mise à jour : 17 septembre 2016

Sources
F-Ad89/ BMS St-Pierre-en-Château ; F-Ad89/ G 1803 ; F-Ad89/ G 1804 ; F-Ad89/ G 1805 ; F-Ad89/ G 1806 ; F-Ad89/ S chapitre St-Étienne ; F-Ad89/ S chapitre St-Étienne  ; F/Ad52, état civil en ligne

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