Login
Menu et informations
HERMANT, André (ca 1714-1775)
État civil
NOM : HERMANT     Prénom(s) : André     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : HERMAND
Date(s) : 1714 ca  / 1775-2-2 
Notes biographiques

Sans doute originaire de Beauvais, André HERMANT a été durablement musicien à la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Il a également chanté la haute-taille à l'Académie de musique, très active durant le séjour de François GIROUST à Orléans.

• [1714], Beauvais ? : Selon l'âge indiqué à son décès, André HERMANT est né en ou vers 1714. Selon l'acte de son premier mariage (en 1745), il est fils de Nicolas Hermant (mort avant 1745) et de Sulpice Dubus. Cette dernière est en 1745 domiciliée paroisse de la Magdeleine de Beauvais, où son fils est peut-être né (mais cet acte de mariage ne le dit pas "natif de"). Il pourrait être – éventuellement – parent de Pierre HERMANT, prêtre et musicien attesté à Beauvais dans les années 1740-1750.

• [1721-1731 environ], Beauvais ? : On peut faire l'hypothèse (vraisemblable) d'une formation à la musique dans une maîtrise, peut-être dans sa ville natale, mais cette hypothèse reste à documenter. En tout cas, ultérieurement, l'identité professionnelle d'André HERMANT n'est jamais contredite par les sources disponibles : il est toujours dit musicien.

• [Avant 1745], Orléans : André HERMANT arrive dans la ville et s'y installe comme musicien, très certainement déjà à la collégiale Saint-Aignan où il sera peu après attesté. Les registres capitulaires ayant été détruits (incendie de 1940), il est actuellement difficile d'être plus précis sur la date de sa réception à la collégiale.

• 30 mai 1745, Orléans : Le mariage d'André HERMANT avec Marie-Anne Loiseau est célébré dans l'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Conception (alias Saint-Flou). La mère de l'époux a envoyé de Beauvais une procuration établie devant notaire, dont le porteur est Charles Jean-Baptiste Luzin. Aucun métier ni fonction ne sont indiqués par le rédacteur de l'acte. Sont témoins et signataires les sieurs Jacques BUDON (que l'on sait alors organiste de la collégiale de Saint-Aignan) et Claude LEBÈGUE, ainsi que François Poirier et Louis Cormond qui sont peut-être également musiciens. On note aussi parmi les signatures celle de Jean-Baptiste PATTE, très probablement le musicien des mêmes nom et prénom, ainsi que Jean-Daniel Sergent, Duval, Poisson et Thuillier qui restent à identifier...

• 22 janvier 1752, Orléans : André HERMANT, musicien, est témoin (et signe "A.hermant") au mariage célébré en l'église collégiale et paroissiale de Saint-Aignan, de Gabriel LÉVÊQUE "musicien en cette église", et de Marie-Élisabeth Sirop, fille d'un marinier. Les deux autres témoins du marié sont Louis LEMAÎTRE maître de musique de la collégiale, et Pierre BAZUELLE, lui aussi musicien.
• 1er juillet 1752 : Décédée la veille sur la paroisse Notre-Dame de la Conception, Marie-Anne Loiseau, femme de André HERMANT, "musicien de l'église de St-Aignan", est inhumée dans le cimetière commun d'Orléans.
• 8 août 1752, Orléans : Cinq semaines seulement après son veuvage, grâce à l'obtention d'une dispense de deux bans, André HERMANT, "musicien de l'église royalle de Saint-Aignan", se remarie. Il épouse Élisabeth Roger, une "fille majeure" de la paroisse Saint-Paul – où le mariage est célébré –, dont le père est maitre boulanger. Elle est peut-être parente (cousine ?) de l'enfant de chœur de la cathédrale Laurent ROGER. Le marié (qui signe "André Hermant") est accompagné d'au moins deux musiciens, sur lesquels rien n'est précisé, sauf leur paroisse de résidence : Jacques BUDON, de la paroisse St-Maclou, et Édouard-Germain SELLO, de la paroisse St-Donatien. Un autre signataire, Jean Chézelle, appartient vraisemblablement lui aussi aux milieux musicaux de la ville.

• 21 décembre 1753 : Dans l'église de la paroisse Saint-Éloi est baptisé le dixième enfant de François MAUBAN, ici dit "symphonier" et aussi connu comme maître à danser. La marraine est "Dame Élisabeth Roger, épouse de Mr André HERMANT". Quant au parrain, c'est "Mr Jacques BUDON organiste de cette ville".

• Pâques 1757, Orléans : Quelques mois après l'arrivée dans la ville d'un nouveau maître de musique à la cathédrale, le jeune François GIROUST, l'Académie de Musique, en sommeil depuis le début des années 1730, recommence à fonctionner. Ce qui figure parmi les "événements remarquables en 1757", sélectionnés par les Étrennes orléanaises pour l’année 1758 : "Le 20 avril [1757], rétablissement de l’Académie de musique d’Orléans".
• 19 septembre 1757 : André HERMANT est à nouveau témoin d'un mariage de musicien. Il s'agit cette fois de l'union, célébrée dans l'église paroissiale Saint-Pierre-Empont d'Orléans, entre Florent VIGNON, musicien de la collégiale Saint-Aignan, et Catherine-Rose Plé, fille d'un cabaretier. Sont également présents à la cérémonie le maître de musique de la collégiale, Antoine FAGUER, clerc tonsuré, Jacques BUDON, l'organiste, Gabriel LÉVÊQUE et Étienne Philippe DÉSIR. La sociabilité des musiciens d'église orléanais est intense et suivie.

• 24 juin 1759 : Dans l'église de Saint-Pierre-Empont, le sieur André HERMANT est le parrain d'un petit André, fils de Florent VIGNON. Si l'acte ne dit rien du métier du parrain, le père de l'enfant, lui, est nettement proclamé "musicien de l'église roïalle de St-Aignan". La marraine est l'aïeule maternelle de l'enfant. C'est en somme un honneur pour HERMANT d'avoir été choisi par son collègue pour parrain de son second fils : il est considéré à l'égal d'un membre éminent de la famille.

• Janvier 1762, Orléans : Dans le projet de budget de l'Académie pour 1762 (seul conservé), HERMANT apparaît comme "haute taille des chœurs", pour des appointements de 80 livres. Il chantait donc lors des concerts réguliers de l'Académie de musique dirigée par François GIROUST, en compagnie de nombreux musiciens des églises orléanaises comme Christophe MOYREAU, Louis LEVASSEUR, Jean-François FOUCART, Paterne GOURGOULIN, Florent VIGNON, Jacques BUDON, Gabriel LÉVÊQUE, Nicolas Adrien FRANÇOIS ... mais aussi aux côtés de maîtres indépendants (BRANCHE, DARNAULT, MAUBAN)...

• 29 septembre 1766, Orléans : André HERMANT signe l'acte de sépulture du musicien de Sainte-Croix Martin BOYTEL, en compagnie des organistes Christophe MOYREAU et Jacques BUDON.

• Juin 1769 : François GIROUST quitte Orléans pour s'en aller poursuivre sa carrière à Paris... Après son départ, l'Académie de musique périclite rapidement. André HERMANT et les autres musiciens qui s'y impliquaient perdent ce rendez-vous hebdomadaire qui durant plus de douze ans les a soudés et vraisemblablement stimulés.

• 5 février 1771, Orléans : André HERMANT est le premier témoin cité au troisième mariage de Gabriel LÉVÊQUE pour la seconde fois devenu veuf, célébré cette fois dans l'église paroissiale Saint-Victor. On relève aussi la présence de Claude-Paul Dorson, qui reste à identifier. Aucun métier n'est indiqué dans l'acte, à part celui d'un autre témoin du marié, "Mtre Antoine Simon Royer, huissier audiencier au bailliage".

• 2 février 1775, Orléans : Âgé de 61 ans seulement, André HERMANT, "musicien de St-Agnan", décède sur la paroisse Saint-Victor. Il est inhumé deux jours plus tard "au cimetière commun de cette ville" en présence de trois signataires : Hanot, Aubert et Chézelle (sans doute l'ami qui était déjà présent à son remariage de 1752)

Mise à jour : 24 juin 2019

Sources
F-Ad45/ 3NUM 234/ 1668 ; F-Ad45/ BMS Notre-Dame de la Conception, Orléans ; F-Ad45/ BMS Notre-Dame-de-La-Conception, Orléans ; F-Ad45/ BMS St-Aignan, Orléans ; F-Ad45/ BMS St-Eloi d'Orléans ; F-Ad45/ BMS St-Paul, Orléans ; F-Ad45/ BMS St-Victor, Orléans ; Herluison et Leroy, "Notes artistiques…", 1897

<<<< retour <<<<