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HUET, Jean Louis Emmanuel (1763-1793 ap.)
État civil
NOM : HUET     Prénom(s) : Jean Louis Emmanuel     Sexe : M
Date(s) : 1763-6-10  / 1793 ap.
Notes biographiques

Jean-Louis Emmanuel HUET, originaire de Tostes [aujourd'hui dans l'Eure], se révèle comme un musicien plutôt itinérant, d'abord entre Normandie et Bretagne, puis en Bas-Poitou. Il chante la basse-contre quelque temps à Dol et à Saint-Malo puis à Caen, Rouen, Rennes et finit à Luçon à la veille de la Révolution, où il est également régent de collège. On ignore actuellement ce qu'il devint ensuite...

• 10 juin 1763, Tostes [Eure] : Fils de Jean-Louis Huet et de Marie-Angélique Allix, Jean-Louis Emmanuel HUET est baptisé dans la paroisse Sainte-Anne de Tostes, diocèse d'Évreux, située à 30 km au nord d'Évreux et à 25 km au sud de Rouen.

• On peut penser que durant la décennie 1770 il a été formé à la musique dans l'une des maîtrises d'enfants de chœur de l'une des deux grandes villes voisines, Évreux, capitale du diocèse, ou Rouen. Les registres capitulaires d'Évreux sont perdus jusqu'en 1774, mais on ne rencontre ensuite aucune trace du jeune HUET de 1775 à 1780. La question de sa formation reste donc actuellement sans réponse.

• Jean-Louis Emmanuel HUET aurait exercé "quelques mois" à Dol et Saint-Malo, mais son dossier ne fournit ni date ni certificat concernant ces deux postes. Là encore, peut-être des dépouillements ultérieurs permettront-ils d'en savoir plus.

• D'avril 1784 au 20 août 1785, Caen : Il passe quinze mois à la collégiale Saint-Sépulcre de Caen en tant que choriste.

• De février 1786 à fin juillet 1786, Rouen : J.L.E. HUET a "assisté au chœur" pendant six mois à la cathédrale de Rouen.

• 31 juillet 1786, Rennes : Le même jour François LETERTRE, basse taille externe, se retire du service de la cathédrale Saint-Pierre et le sieur Jean-Louis Emmanuel HUET, "clerc tonsuré de la paroisse de Tôte, diocèse d’Évreux", est reçu choriste par le chapitre. Ses gages seront de 26 sols 6 deniers par jour.
• 11 août 1786, Rennes : Les chanoines accordent 60 livres "pour frais de son voyage" au sieur HUET, "clerc tonsuré, choriste de leur église". La somme, relativement importante, semble correspondre à son voyage depuis Rouen. Le fait qu'il soit clerc tonsuré pourrait confirmer le passage antérieur par une maîtrise.
• Dès le 20 novembre 1786, Rennes : les chanoines rennais l'autorisent à se retirer à compter du 1er décembre suivant, car il a fait valoir "que ses infirmités habituelles exigent qu’il s’en retourne dans son pays". Quelles sont ces "infirmités habituelles" ? Le chapitre ne semble pas lui tenir rigueur de sa défection puisqu'il lui accorde "42 livres au dessus des appointements qu’il aura gagné à la fin du présent mois", étant donné que "ses facultés ne lui permettent pas d’entreprendre le voyage".
HUET prend-il alors vraiment la route de la Normandie ? Il semble revenir peu de temps après à la cathédrale de Rennes.
• 23 février 1787, Rennes : Les chanoines avancent à HUET "clerc tonsuré nouvellement admis pour choriste de leur église aux mêmes émoluments dont il jouissoit avant son départ, la somme de 30 livres pour frais de son voyage". Le receveur lui retiendra 3 livres par mois jusqu'au remboursement.

• [Vers le milieu de l'année 1787], Luçon [Vendée] : Jean-Louis Emmanuel HUET est reçu basse-contre choriste à la cathédrale Notre-Dame.

• 29 septembre 1788, Chaillé-sous-les-Ormeaux [Vendée] : Dans ce village situé à environ 25 km de Luçon, Jean Louis Emmanuel "maître es-arts et musicien à la cathédrale de Luçon" se marie avec Anne-Perrine-Renée Cardo, fille d'un faïencier qui demeure dans ce village. La jeune femme, elle, est domiciliée à Luçon, où elle était sans doute venue travailler.
Le mariage se fait en présence de l'avocat en parlement Jean-Baptiste Aimé Caillaud, au nom et comme fondé de procuration de Jean-Louis Huet (père du marié qui est alors qualifié de "sergent à garde des eaux et forêts"), de Pierre Leroux, tailleur d'habits, Denis François Hultaut, "huissier à la maîtrise" et du sieur Couturier, notaire. Les musiciens de la cathédrale semblent ne pas s'être déplacés.

• 17 mai 1789, Luçon : Jean-Louis Emmanuel HUET, musicien, et "Dame" Anne-Perrine-Renée Cardo ont une fille, Jeanne-Angélique, "née aujourd'huy, Grande rue". Ils ont choisi comme parrain le sieur Michel Claude SIROL, "Me d'absalete" [sic, pour maître de psallette], et pour marraine Jeanne Ponsin.

 1790, Luçon : Jean-Louis Emmanuel HUET est toujours basse-contre choriste à la cathédrale de Luçon. Il côtoie notamment Pierre ROSSIGNOL, Jacques René CORNEAU, Claude VILNET, Antoine REY, Louis HILARIOT, Jean-Baptiste HERBULOT et Pierre DELESTRE, sous la direction de Michel Claude SIROL.
Le 7 mai 1790, HUET perçoit 8 livres que le chapitre lui remet après avoir reconnu que ses absences étaient bien dues à la maladie.
En novembre ou début décembre 1790, il adresse une demande de secours à "Messieurs les Administrateurs du Directoire du District de Fontenay". Il dit être âgé de 28 ans, être marié et avoir une enfant. Il déclare 7 ans de service attesté en tant que choriste dont 3 ans et demi à la cathédrale de Luçon aux gages de 720 livres/an. Il exerce aussi la fonction de régent de collège de Cinquième, Sixième, Septième pour laquelle il reçoit des appointements de 300 livres.
Avant Luçon, il avait, dit-il, "servi en même qualité un an à Caen, un an et demi à Rennes, un à Rouen, dont il a négligé et égaré les certificats, ne prévoyant pas en avoir un Besoin aussi indispensable, et ne pouvant espérer de les retirer de Rechef, les chapitres étant dissous". Il a manifestement réussi tout de même à retrouver certains certificats puisque son dossier comporte un certificat du chapitre de la cathédrale de Rennes ("depuis le 31 juillet jusqu'à la fin de novembre [1786]), un de l'église métropolitaine de Rouen ("pendant environ 6 mois") et un autre de la collégiale du St-Sépulcre de Caen (15 mois). Il ajoute "j'ai aussi été quelques mois au service des églises de Dol et de St-Malo mais je n'en ai point de certificats". On remarque qu'il avait généreusement arrondi ses durées de service dans deux des trois églises mentionnées.
L'administration ne lui reconnait, logiquement, qu'une durée totale de service de cinq ans et sept mois. Dès lors, il ne peut évidemment prétendre à une pension, mais seulement à une gratification.

Le département lui accorde un traitement de 400 livres.

• 2 mai 1792, Luçon : Sa fille Jeanne-Angélique meurt à l'âge de 3 ans.
• 9 août 1792, Luçon : À la suite d'une seconde requête, le directoire du district de Fontenay accorde 720 livres de gratification à "Louis Emmanuel Huet, cy devant occupé en qualité de Chantre à la cy devant Cathédrale de Luçon." Cette nouvelle décision s'appuie sur la loi du 1er juillet précédent, selon laquelle "il doit obtenir gratification une fois donnée égalle à ses appointements".

• 24 avril 1793, Luçon : Jean-Louis Emmanuel HUET, "professeur du collège de cette ville" et sa femme ont une deuxième enfant, prénommée Louise Tendre. Son second prénom lui vient de l'un des déclarants de la naissance à la mairie, qui joue ainsi le rôle des anciens parrains.. Il s'agit d'un certain "Raimond Aquard dit la tendresse volontaire du détachement de la cavalerie Bordelaise cantonnée en cette ville". Serait-il musicien ? L'autre déclarante est une habitante de la ville, Louise Laydet, "épouse du citoyen Pierre Vrignaud, libraire".

• 30 août 1817, Rouen [Seine-Maritime] : Lors du décès de sa femme Anne-Perrine-Renée Cardo, Jean-Louis Emmanuel HUET, est dit "professeur d'écriture" (on ne sait pas où) et ne semble pas présent. Sa famille au complet a-t'elle déménagé à Rouen à près de 410 kilomètres de Luçon entre 1793 et 1817 ou uniquement sa femme et sa fille?

• 23 juin 1824, Rouen : Lors du mariage de sa fille Louise Tendre avec Claude David Jobin, Jean-Louis-Emmanuel Huet est "absent depuis environ 20 ans". Est-il qualifié d'absent parce qu'on ne sait pas où il se trouve, parce qu'il est mort ou pour une autre raison?

Après quoi, on perd sa trace. Son décès n'a pas été retrouvé à Luçon ni à Rouen.

Mise à jour : 13 juin 2017

Sources
F-Ad27/ BMS Ste Anne de Tostes ; F-Ad35/ 1G 702  ; F-Ad76/ 3E 00999  ; F-Ad76/ 3E00999 ; F-Ad85/ 2 G 18 ; F-Ad85/ 2 G 22 ; F-Ad85/ BMS Chaillé-sous-les-Ormeaux ; F-Ad85/ BMS Saint Mathurin ; F-Ad85/ NMD Luçon ; F-An/ DXIX/091/783/01-02 ; F-An/ DXIX/096/871/15
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1787-6 ca  / 1792 ca
Lieux :  Cathédrale Notre-Dame (LUÇON)  
Fonction :  basse-contre (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : clerc    
Situation maritale : marié    

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