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HURSON, François (1753-1796 av.)
État civil
NOM : HURSON     Prénom(s) : François     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : HEURSEAU
HURSON
HURSEAU
HORSON
URSON
Date(s) : 1753-12-11  / 1796 av.
Notes biographiques

François HURSON est fils d'un sculpteur régional qui bénéficiait d'une certaine aura en Anjou. Le parcours de l'organiste François HURSON s'avère quant à lui chaotique. Angevin de naissance, après une formation probable d'enfant de chœur, il devient organiste à Angers, à Saint-Samson puis à la collégiale Saint-Pierre en 1769. Il n'a que vingt ans. HURSON quitte sa fonction l'année suivante estimant son augmentation de gages insuffisante. Qu'advient-il de sa carrière avant son recrutement par l'abbaye de filles d'Écouflant dite du Perray-aux-Nonnains de 1775 à 1777 ? Nul ne sait. Il exerce deux ans au Perray et part à nouveau. Son nom ne réapparaît qu'en 1784 à l'église paroissiale de Beaufort [M&L] où il est organiste un court moment puisqu'il est remplacé par Pierre HYARD dès 1785. Beaufort marque la fin de son parcours professionnel actuellement connu. Quant à sa date de décès elle est établie avant 1796, année du mariage de sa fille où le père est dit défunt.

• 12 décembre 1753, Angers : François HURSON, fils d'"hh" [honnête ou honorable homme] François Hurson, sculpteur natif de La Flèche, et de "hf" Anne Bouché/Boucher est baptisé en la collégiale Saint-Pierre.

• La formation à la musique de François HURSON est inconnue. A-t-il été enfant de chœur à Saint-Pierre ? Ou dans une autre église, Saint-Samson par exemple ? Sa trace ne réapparaît qu'en 1769.

• 7 novembre 1769, Angers : Après un remplacement de quelques mois par Mathieu GABORY, le chapitre de la collégiale Saint-Laud reçoit pour organiste le Sr HURSEAU de la paroisse de St Samson de cette ville. HURSEAU a 16 ans. Il touchera 10 livres par mois, pendant six mois, pour toucher l'orgue samedis, dimanches et fêtes. Il devra en sus "s’appliquer à se perfectionner". Le chapitre fera un bilan dans six mois et, en fonction des progrès réalisés, fixera alors ses véritables honoraires. HURSEAU a dû prendre quelque aisance au jeu d'orgue car en novembre 1770 ses gages sont augmentés, ce qui ne semble pas le satisfaire.

• 3 novembre 1770, Angers : N'ayant pas voulu se contenter de 30 livres d’augmentation de gages, le Sr HURSEAU démissionne : "il a remis les clefs de l’orgue et s’est retiré". Le parcours de François HURSEAU est à nouveau énigmatique sur cinq années.

• 16 mars 1775, Angers : François HURSON musicien organiste, fils du Maître sculpteur François Hurson, épouse Suzanne Gruau âgée de 24 ans en présence d'une famille fortement représentée. De cette union une fille, Suzanne, naît le 8 mars 1776, baptisée à l'église de Saint-Michel du Tertre où ses parents se sont unis. La biographie de Suzanne permet de cerner la date de décès de son père. En effet lors de son mariage en avril 1796, elle réside à Thouars [Deux-Sèvres] en compagnie de sa mère. Elle est alors fille mineure de feu le citoyen François HURON, "vivant musicien". La mère, Suzanne Gruau, vit ordinairement en son village natal, Saint-Denis d'Anjou [Mayenne].

• 21 juin 1775-mars 1777, Écouflant [M&L] : HURSON est organiste de "l'abbaye de filles" du Perray-aux-Nonnains, à une lieu et demie au Nord d'Angers. Les gages perçus sont d'environ 150 lt. Célestin Port soutient que la maison était vide et tombait en ruines à la fin du XVIIIe siècle. Les inventaires rapportent qu'y demeuraient huit sœurs professes, deux sœurs données et une converse. Le même inventaire cite un buffet d'orgue confirmant l'activité musicale de l'abbaye. À son départ en 1777, HURSON est remplacé par Mr Anselme Rosalie GIRAULT dès le 1er avril 1777 et jusqu'en 1779. Jeanne Marie BERTRAND recrutée en 1780 ou 1781 sera la dernière organiste de l'abbaye. Elle demeure au Perray jusqu'en  1790 et sera pensionnée. L'engagement professionnel de J.M. BERTRAND a été détaillé par Sylvie Granger dans son article  "Deux organistes aux destins voisins : Marie Claude RENAULT-BAINVILLE et Jeanne Marie BERTRAND-JANNOT.

• Février 1784, Beaufort [M&L] : L'archiviste Célestin Port rapporte un extrait des archives communales de Beaufort dans son ouvrage Les artistes Angevins. HURSON exerce alors comme organiste. La ville comprend environ 5.000 habitants à la fin du XVIIIe siècle. Elle est située à quelques lieues à l'est d'Angers non loin de la Loire. Alors qu'une partie de l'église a été blanchie à la chaux, HURSON organiste a peint le chœur "et le modèle de la Vraie Croix, sur la porte qui renferme ce précieux trésor". Le même Célestin Port porte peu d'estime au badigeon qui a couvert des fresques de l'église pour partie du XIe siècle avant d'être remaniée et agrandie au XVe par Jeanne de Laval, épouse du Roi René. Le commanditaire des travaux est le prieur curé de Beaufort, Hugues Pelletier, futur évêque constitutionnel. Les dates du séjour de HURSON à Beaufort restent floues.

• 18 mars 1785, Angers : Les Affiches d'Angers publient une petite annonce visant à "trouver un bon organiste, pour Beaufort". Il faut "s’adresser à M. le Prieur-Curé dudit Beaufort" qui est toujours Hugues Pelletier futur évêque constitutionnel. L'arrivée de HYARD à Beaufort correspond vraisemblablement à ce recrutement. 
En 1790, HYARD est l'organiste en titre répertorié par le directoire. Il exerce à Notre-Dame de Beaufort sur un orgue installé en 1512, reconstruit au XVIIe siècle, restauré au XVIIIe par le facteur Dangeville (1765) et LUCK (1789).

• À partir de cette date HYARD éclipse HURSON dont le parcours se perd. Seul le mariage de sa fille Suzanne à Thouars permet de déterminer un décès antérieur à 1796.

Mise à jour : 27 juin 2018

Sources
C. Port, Les artistes angevins, 1881 ; F-Ad49/ 253 H 61 ; F-Ad49/ BMS Saint-Michel du Tertre ; F-Ad49/ BMS Saint-Pierre ; F-Ad49/ G 940 ; J. Denais, Notre-Dame de Beaufort..., 1874

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