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JACQ, Jean Marie René (1774-1810 ap.)
État civil
NOM : JACQ     Prénom(s) : Jean Marie René     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : JAC
JACQUE
JACQUES
Date(s) : 1774-12-1   / 1810 ap.
Notes biographiques

Jean Marie JACQ est le troisième représentant d'une famille d'organistes : son père - Julien JACQ - a tenu les orgues de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon jusqu'à son décès en janvier 1790 et sa soeur Marie Françoise, celles du couvent des Minimes également en la même ville.  Jean Marie JACQ débute sa carrière à Roscoff avant de succéder à son père à la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. L'identité musicale de son père a mieux résisté au temps que la sienne propre.

• 1er décembre 1774, Saint-Pol-de-Léon [Finistère] : Jean Marie René JACQ nait du mariage d'entre Julien JACQ, organiste de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, et Anne Perrine Richard. L'enfant est baptisé le lendemain et a pour parrain Jean Marie Cam et pour marraine Bazile Renée Le Turnier qui, avec le père, signent.

• vers 1784, Saint-Pol-de-Léon : D'après la pétition collective rédigée en 1791 par le bas-choeur de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, Jean Marie JACQ devient organiste des pères carmes et des pères minimes. Il exerce cette fonction durant 6 ans. D'après une supplique datée du 28 novembre 1790, il semble que ce soit plutôt sa soeur Marie Françoise JACQ qui touche l'orgue des minimes.

• 9 décembre 1787, Roscoff [Finistère] : Jean-Marie JACQ est engagé par la fabrique de l'église Notre-Dame de Croas-Bas comme organiste à raison de 75 livres par quartier, soit 300 livres par an. Chaque trimestre, son père, Julien JACQ, signe pour sa quittance de gages. Il succède au sieur BLANCHARD qui pourrait être Jean Joseph BLANCHARD.

• 1788, Roscoff : Jean Marie JACQ est toujours organiste de l'église Notre-Dame-de-Croas-Bats. Les quittances de gages sont toujours signées à Saint-Pol-de-Léon par son père et s'élèvent annuellement à 300 livres.

• 8 décembre 1789, Saint-Pol-de-Léon : Julien JAC signe pour la dernière fois la quittance de son fils Jean Marie toujours organiste de l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz.

• 9 janvier 1790, Roscoff : Jean-Marie JACQ signe lui-même, pour la première fois, sa quittance de gages qui s'élève à 25 livres équivalant à un mois de ses appointements. Il quitte Rosccoff vers le 22 décembre 1789, moment où François GARNAULT est reçu organiste de l'église Notre-Dame-de-Croaz-Bats.

• Vers janvier-février 1790, Saint-Pol-de-Léon : Jean Marie JACQ est reçu, à la place de son père décédé le 28 janvier 1790, comme organiste de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien.

• 22 Février 1790, Saint-Pol-de-Léon : D'après les comptes de la fabrique, Jean Marie JACQ reçoit un supplément de gages s'élevant à 100 livres pour toucher les orgues de la cathédrale.

• 28 novembre 1790, Saint-Pol-de-Léon : Pierre VAN DEN STEENE musicien, Jacques RAOUL chantre, Hervé PIZIVIN clerc tonsuré et musicien, François LE BOULCH musicien, Etienne MARTIN musicien et serpent, Jean OCHERON chantre, Allain LIVOLANT musicien et plain-chantiste et Jean Marie JACQ organiste adressent une pétition collective au directoire du district de Morlaix afin d'obtenir un traitement. Ils y détaillent "les raisons que chacun d'eux peut invoquer en sa faveur". Jean Marie JACQ, organiste depuis 1 ans à la suite du décès de son père, percevait 600 livres d'appointements. Il a en charge une mère et 3 soeurs dont Marie François JACQ, organiste des pères minimes de Saint-Pol-de-Léon.

• 11 décembre 1790, Saint-Pol-de-Léon : Pierre Ignace Jean VAN DEN STEENE musicien, Hervé Jean André PIZIVIN clerc tonsuré et musicien, Julien LE ROUX maître de musique, Jean Louis OCHERON chantre, Etienne Gilles MARTIN mserpent, Jacques RAOUL chantre & musicien, Alain LIVOLANT chantre musicien, François LE BOULCH musicien et Jean Marie JAC organiste adressent une pétition collective à la municipalité de Saint-Pol-de-Léon pour obtenir "la totalité de leurs anciens appointements au cas qu'ils reste[raie]nt attachés au service du culte public de l'église paroissiale de Saint-Paul de Léon ; ou dans le cas contraire pour leur faire avoir une gratification proportionnée à la nature des services qu'ils ont rendus".

• 3 février 1791, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens et chantres de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien adressent une supplique collective au directoire du département du Finistère dans laquelle ils indiquent que n'ayant été payés depuis octobre 1790, ils vivent à crédits et demandent l'expédition de leur requête [à Paris ?]
• 7 février 1791, Quimper : Le directoire du département ordonne le paiement des mois de novembre et de décembre 1790 aux musiciens et chantres de l'ex-cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

• 29 mars 1791 : Le directoire du département du Finistère délibère et accorde des gratifications aux musiciens. Jean Marie JACQ obtient une gratification de 60 livres.

• 30 avril 1791 : Le directoire du département du Finistère adresse la pétition collectives des musiciens et des chantres de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon à Paris, au Comité ecclésiastique.

• 27 mai 1791, Saint-Pol-de-Léon : Jean Marie René JACQ adresse une pétition au directoire du district de Morlaix pour obtenir le paiement de ses gages pour la période allant de janvier à avril 1791. Dans cette pétition, il évoque un entretien avec le sieur Miorcec, trésorier de la fabrique de l'église de Saint-Pol-de-Léon dans lequel il indique qu'il a perdu le poste d'organiste des Carmes et celui des Minimes (postes tenus a priori par sa soeur) et qu'il est le seul soutient de sa famille. La fabrique ne pourra le payer que 100 livres par an que le surplus lui sera payer sur les revenus du chapitre. Jean Marie JACQ demande donc 200 livres pour les 4 mois écoulés.

• 15 Juin 1791, Saint-Pol-de-Léon : Jean-Marie JACQ signe une pétition collective adressée par les musiciens de la cathédrale à un destinataire inconnu, en vue "d'obtenir des secours". Il explique qu'il a été 16 mois organiste de la cathédrale de Saint-Pol à la suite de la mort de son père. Il mentionne également deux autres places d'organiste, chez les pères Carmes et Minimes, qu'il a occupées durant 6 ans jusqu'à la suppression des ordres. Il dit avoir à sa charge une mère et deux soeurs et être "sans autre ressource que celle de son état d'organiste".

• 20 juin 1791 : Jacques Raoul, chantre de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, sollicite un appui pour que les appointements du début de l'année 1791 soient payés aux musiciens. Il y expose aussi sa situation personnelle.

• 1er septembre 1791, Saint-Pol-de-Léon : Julien LE ROUX, Jacques RAOUL, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Jean Louis OCHERON, Allain LIVOLANT, Pierre VAN DEN STEENE et Jean Marie JACQ, musiciens, adressent une pétition collective tendant à obtenir le reste de leur salaire pour l'année 1791.

• 9 novembre 1791, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens de l'ex-cathédrale Saint-Paul-Aurélien - Julien LE ROUX, Jacques RAOUL, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Allain LIVOLANT, Pierre VAN DEN STEENE, Jean OCHERON et Jean Marie JACQ -, faisant suite à la loi du 26 août 1791, adressent au directoire du District de Morlaix une pétition collective tendant à obtenir des pensions ou des gratifications.
• 20 décembre 1791, Quimper [Finistère] : Le directoire du département, après l'avis du directoire du District de Morlaix, accorde à chaque musicien et chantre une gratification de 200 livres.

• 29 avril 1792, Saint-Pol-de-Léon : Jean Marie JACQ est témoin, avec Allain LIVOLANT, lors d'un baptême d'un garçon du couple Laffite qui a été préalablement ondoyé. Le parrain de l'enfant est général d'armes et sergent major de la 3eme compagnie des volontaires soldés du 3eme bataillon.

• 21 septembre 1792, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien - à savoir Julien LE ROUX, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Jean OCHERON, Alain LIVOLANT et Jean Marie JACQ -,  à la suite de la loi du 1er juillet 1792, adressent une pétition collective aux administrateurs du Directoire du Finistère afin d'obtenir des secours. Ils y détaillent leur carrière. Cette pétition collective est, le même jour, attestée véritable par le maire et les officiers municipaux de Saint-Pol-de-Léon. Jean Marie JACQ y indique avoir été 6 ans organiste de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. N'ayant obtenu le poste d'organiste de la cathédrale qu'à la mort de son père en janvier 1790, il semble que les 6 ans correspondent au début de sa carrière d'organiste au couvent des Carmes de Saint-Pol-de-Léon.
• 10 février 1793, Morlaix [Finistère] : Le directoire du district de Morlaix délibérant sur la pétition collective de septembre 1792, donne un avis favorable pour accorder à Jean Marie JACQ une gratification de 600 livres correspondant à une année de son salaire à laquelle il faudra retrancher 200 livres déjà versées à titre de gratification le 27 décembre 1791.
• 23 février 1793, Quimper : Le directoire du département, statuant sur la pétition des musiciens de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, accorde la gratification de 600 livres à Jean MArie JACQ à laquelle il faut déduire les 200 livres déjà versées en décembre 1792.

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• 20 juin 1810, à Betton [Ille-et-Vilaine] : "Monsieur Jean Marie René JAC contrôleur des Droits Réunis du département d'Ille-et-Vilaine, domicilié de Rennes" épouse Eugénie Perrine Elias, 23 ans, fille d'un négociant décédé trois mois plus tôt. Le marié est dit "fils majeur de feu Monsieur Julien JAC organiste de la cathédrale de St Pol de Léon".

Mise à jour : 14 avril 2019

Sources
F-Ad29/ 18 L 58 ; F-Ad29/ 18 L 71 ; F-Ad29/ 18 L 93 ; F-Ad29/ 18 L 98 ; F-Ad29/ 233 G 20 ; F-Ad29/ 233 G 30 ; F-Ad29/ 233 G 31 ; F-Ad29/ 26 L 164 ; F-Ad29/ BMS Saint-Pol-de-Léon ; F-Ad35/ NMD Betton ; F-An/ DXIX/056/188/07 ; F-An/ DXIX/091/758/01-04 ; O. Charles, Les nobles dignités, chanoines et chapitres de Bretagne…, 2002

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