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JOLY, Joseph (1749-1832)
État civil
NOM : JOLY     Prénom(s) : Joseph     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : JOLLY
JOLI
Date(s) : 1749-3-12   / 1832-6-12 
Notes biographiques

Originaire de Bourgogne, Joseph JOLLY atteste d’un parcours musical complet depuis ses années de formation passées à Beaune jusqu’à son recrutement à la Sainte-Chapelle de Dijon. Pour une raison encore indéterminée il est appelé par le chapitre de la cathédrale de Nantes désireux de se pourvoir d’une haute taille de valeur. Il exerce au chœur jusqu’en 1790, puis reste dans sa ville d’adoption. Joseph JOLLY, outre ses talents de choriste dispose de qualités humaines qui lui font côtoyer le milieu musical quel qu’il soit. Il n’est pas rare de trouver sa signature au bas de tel ou tel acte. Il n’hésite pas non plus à prendre l’initiative d’actions collectives afin de défendre les intérêts du chœur que ce soit vis-à-vis des chanoines ou du Directoire. Joseph JOLLY musicien, ami fidèle est aussi un homme engagé.

• • • De jeunes années bourguignonnes...

• 12 mars 1749, Beaune [Côte d'Or] : Joseph, fils d'Edme Joly maître coutelier et Demoiselle Anne Chauffetet est baptisé paroisse Saint-Pierre. Sa marraine est femme de marchand tandis que le parrain, un dénommé Joseph Boisson, est huissier garde de Beaune. Le père signe le registre.

• 16 février 1757, Beaune : Joseph JOLY, natif de cette ville, est reçu enfant de chœur à la collégiale Notre-Dame, à l'issue d'un concours qui a réuni neuf enfants aspirant à entrer à la maîtrise. Chacun d'eux reçoit 12 sols. La place à pourvoir est vacante du fait de la sortie de Noël GÉRARD décidée le 11 février. Le grand enfant de chœur est donc maintenant François ROBELIN.
• 15 avril 1757 : C'est à cette date seulement qu'a lieu l'entrée effective de JOLY au sein de la maîtrise. Après sa sélection en février, son entrée a été retardée à cause "d’une excroissance de chair qu’il a à côté de la poitrine", trois ou quatre médecins consultés ont été d’avis que ça n’aurait aucune suite fâcheuse et ne l’empêcherait pas de chanter… Le jeune garçon commence son initiation avec le maître François-Nicolas HOMET, durant à peine deux mois.
• 12 juin 1757 : François-Nicolas HOMET demande son congé et part pour Metz. À la fin de l'été lui succède le sieur MICHEL.

• 14 mai 1762, Beaune : Le maître de musique, MICHEL, demande et obtient son congé.
• 31 juillet 1762 : Lazare GOOSSENS arrive de Saint-Omer où il était précédemment en poste et devient maître de musique de la collégiale Notre-Dame. C'est avec lui que le jeune garçon terminera sa formation musicale.
• 4 décembre 1762 : Le chapitre accorde un congé de quelques jours à Joseph JOLY, à la demande de ses parents, pour lui permettre d'aller à Autun afin de prendre la tonsure "aux quatre temps prochains". La famille semble désirer qu'il s'engage dans la voie ecclésiastique.

• 24 décembre 1763, Beaune : JOLY, l’aîné des enfants de chœur, répond avec hauteur à deux chanoines qui lui disaient de regagner sa place au chœur. Le chapitre déplore que depuis quelque temps "il se glissoit parmy les enfants de chœur un certain esprit de mutinerie et de désobéissance"...
Après avoir menacé de le renvoyer chez ses parents "le lendemain de la fête des Roys", finalement les chanoines le gardent à la maîtrise, mais le punissent en lui faisant "porter le chandelier à trois offices".

• 23 août 1765, Beaune : Le chapitre décide que Joseph JOLY devenu "désormais inutile à la maîtrise" (à cause de la mutation de sa voix) sortira de la maîtrise au lendemain de la fête de la nativité de la Sainte Vierge, c'est-à-dire après le 8 septembre. Il a donc passé trois ans sous la conduite de Lazare GOOSSENS. Durant ses années de maîtrise, il a côtoyé plusieurs condisciples qui seront de futurs musiciens, tels Nicolas ROZE, Pierre FAVIER, Jacques DROUHIN

• En janvier 1767, le chapitre beaunois s'inquiète de ses mauvais résultats au collège de l'Oratoire (le régent de Troisième estime "que ledit JOLY paroissoit n’avoir pas de conception…") et suggère à son père de lui faire apprendre un métier...
• 10 août 1767, Dijon : Lorsque, en l'église cathédrale Saint-Étienne, Joseph JOLY présente sur les fonts baptismaux un fils de Charles MATHIEU, musicien haute contre de la Sainte Chapelle, il est dit "clerc musicien de la même église". Le jeune homme semble donc avoir bien rebondi après le jugement cruel de son éducateur et avoir trouvé très vite un poste de musicien dans le principal chapitre de la grande ville voisine !
L'année suivante, pour un autre baptême MATHIEU, le parrain choisi sera le sieur Jean CERÈS, "musicien basson dans la même église".

• 23 mai 1770, Dijon : Le sieur Joseph JOLY, "musicien de la sainte chapelle du Roy à Dijon, y demeurant" conclut un contrat de mariage avec Marguerite Fleury, dont le père est dit "bourgeois à Dijon". Le futur apporte 300 livres, somme "provenante de ses gains et épargnes" et consistant "tant en argent comptant qu'en linges, nippes et hardes servant à sa personne". La future apporte la même somme, provenant aussi "de ses gains et épargnes", mais ses parents y ajoutent une dot de 1 000 livres en avancement d'hoirie, sous la forme d'un trousseau. La mise en communauté est de 100 livres chacun.
Le marié est accompagné de sa mère, de son frère Edme, garçon cartier, et de son oncle Georges Chenevet, marchand cartier à Dijon, ce qui dessine succinctement son milieu familial. Aucun musicien ne semble présent. Quant à la mariée, elle est assistée de son "oncle maternel", le sieur Jean Fleury maître perruquier à Dijon. Or cet oncle est le père d'Anne Fleury qui treize ans plus tard, en 1783, épousera Pierre JARLOT, lui aussi musicien de la Sainte-Chapelle.
• 5 juin 1770 : Le mariage est célébré en l'église paroissiale Saint-Pierre de Dijon.

• • • Peu de temps après, le couple quitte la Bourgogne pour la Bretagne, parcourant presque 700 kilomètres.
Le recrutement de  Joseph JOLY comme haute taille s'est vraisemblablement passé sur recommandation. À Nantes, 1770 est une année clé où le chapitre marque sa volonté d'enrichir la musique. Le surcoût nécessite une réorganisation financière – qui fera l'objet d'une procédure avec le bas chœur – et un changement de personnel. Les chanoines entendent recruter les meilleures voix, quitte à les faire venir de loin. Joseph JOLY fait partie de ce redéploiement.

• 2 novembre 1770, Nantes [Loire-Atlantique] : Joseph JOLY est reçu haute taille par le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre aux appointements de 600 lt annuelles assorties d'une pension viagère "de 500 lt par chacun an".
• 29 novembre 1770 : D'après une délibération ultérieure des administrateurs du département de Loire-Inférieure, Joseph JOLY fournit au chapitre un certificat de la "cathédrale de Dijon", ce qui est un lapsus. JOLY exerçait à la Sainte-Chapelle et non à la cathédrale. Quoi qu'il en soit, le certificat confirme qu'il "s'était acquitté avec exactitude des fonctions qu'il exerçait dans cette église".

Il est difficile de citer les "choristes" sans évoquer le long procès ayant opposé les chanoines au bas chœur entre 1767 et 1788. La discorde est née consécutivement à la réorganisation des chapellenies mises en régie par le chapitre dans une « bourse commune ». De plus en 1767, le chapitre unit deux sociétés dédiées aux bénéficiers à la mense capitulaire au lieu de les porter à la bourse. C’est un pas de trop qui met le feu aux poudres. L'engagement de Joseph JOLLY intervient donc dans un contexte conflictuel.
Si la démarche marque la volonté du chapitre d'embellir la musique en multipliant les critères d'exigence, elle représente un surcoût. Le chapitre l'a anticipé en réorganisant les chapellenies, mises en régie dans une "bourse commune". Tel est l'objet de la discorde et du long procès opposant chapitre et bas chœur entre 1767 et 1788. Le bas chœur des clercs, représenté par les maires chapelains, sous-chantres, diacre et sous-diacre, "s'estimant spolié" fait front, s'organise et porte l’affaire devant le Parlement de Rennes. Le chapitre est finalement débouté après des années de procédures.
Ce remaniement en affectant les distributions de chœur touchait indirectement les « choristes » laïcs, c’est-à-dire les musiciens dont une partie de la rémunération était constituée d’une rente viagère. Le maître de musique CAPPA-LESCOT et les musiciens DONON, JOLY, PICARD, laïcs, ne participent pas à la procédure. Ils ne manqueront cependant pas de faire valoir leurs droits « d’ex-bénéficiers » en 1792 et 1801.

• 1771-1772, Nantes : Joseph JOLY et Marguerite Fleury ont deux enfants baptisés paroisse Saint-Laurent. Le baptême de l'aîné, Bénigne Joseph Felix Marie est célébré par Messire Isaac Benigne de Regnon, vicaire général de l'évêque de Nantes, originaire du diocèse de Luçon, représenté par son domestique. À cette naissance en succède une seconde en 1772, une petite Marie-Marguerite Désirée. JOLY y est cité comme "ordinaire de la musique de la cathédrale".

• 31 mars 1778, Nantes : Vincent LA MARRE, choriste de la cathédrale Saint-Pierre, fait baptiser sa fille Cécile Désirée paroisse Saint-Laurent. Les parrain et marraine sont les enfants Bénigne Joly et Marie Ursule La Marre qui, ne sachant encore écrire, sont représentés par leurs pères respectifs.

• 11 août 1778, Nantes : Jean-Baptiste DARDEAU, musicien de la cathédrale Saint-Pierre, épouse Marie Victoire Amblard. Plusieurs musiciens sont présents dont Joseph JOLY du côté de l'épouse, Vincent LA MARRE, Christophe François BARRALY -musicien de ville- du côté de l'époux.
• 26 janvier 1779 : Jean-Baptiste DARDEAU, quelques mois seulement après son mariage fait baptiser sa fille Victoire Félicité paroisse Sainte-Croix. Le parrain est Joseph JOLY, la marraine Félicité Marre, la fille de Vincent LA MARRE.

• 22 septembre 1781, Nantes : Le luthier Rémy PARIZOT sollicite à son tour Joseph JOLY comme parrain de son fils Alexandre Joseph Marie. Cet exemple illustre la porosité des milieux musicaux à Nantes où les musiciens étaient nombreux, et se fréquentaient volontiers.

• 10 janvier 1786, NantesMarie-Pélagie-Victoire FINELLY, professeur de piano, épouse paroisse St-Léonard, René François Benoist, négociant. Ce sont les parents du futur organiste François BENOIST. Parmi les témoins de ce mariage, on note la présence de Denis JOUBERT, organiste précédemment en poste à Angers abbaye Saint-Aubin. Il s'agit d'une amitié de longue date tant avec le père Jean-Baptiste FINETTY qu'avec la mère Marie Anne Victoire DEVERT. Sont également présents Joseph JOLY ainsi que la femme de Louis DESCOUVREMONT.

• 10 mars 1789, Nantes : Joseph JOLY assiste au remariage (le troisième) d'un musicien de la cathédrale, Henry François DOUVILLE avec Marie-Anne Victoire DEVERT, musicienne et veuve de Jean-Antoine FINELLY.

En 1790, Le corps de musique de la cathédrale Saint-Pierre, placé sous l’autorité du maître de musique François CAPPA-LESCOT, est constitué de deux haute-contre Vincent Pierre GAUTIER et François Jude MÉRY, une haute-taille Joseph JOLY, deux basse-taille Henry François DOUVILLE, Vincent LA MARRE, trois basse-contre, Étienne François PICARD, Jean-Baptiste DONON et HUBERT, deux serpents/basse-taille Jean GILET, Pierre RAGUENEAU – ce dernier jouant également du basson. Deux musiciens symphonistes sont employés régulièrement par le chapitre, à savoir les sieurs JULIEN et Laurent MARIE. L’organiste Denis JOUBERT est quant à lui maître de sa tribune.
Quatre maires-chapelains étoffent le chant à savoir Urbain MABILLE, Charles CHAUVET, Pierre François CHEVREUIL et Jean Toussaint POIGNAND ainsi que deux sous-chantres Jean François VASSAL et Louis GODÉ. Le diacre Barthélémy BRIAND et le sous-diacre Jacques Joseph RIVIÈRE complètent la structure cantorale.
La psallette est composée de six enfants de chœur identifiés (8 selon certains documents) qui dépendent du maître de musique aidé d’un maître de grammaire, le sieur Praud.

• 13 octobre 1790, Nantes : Le Directoire, considérant l'indiscipline des musiciens, leur fait un rappel à l'ordre et "enjoint aux chantres, musiciens, officiers et serviteurs laïcs de ladite église de se comporter avec décence et de garder la police du chœur."

• • • Comme souvent les années 1790-1792 sont confuses
Les musiciens cherchent à faire valoir leurs droits au mieux, le Directoire tâtonne avant de statuer définitivement. Les chantres laïcs de l'église cathédrale de Nantes rompus à l'exercice juridique n'hésitent pas à faire des requêtes collectives, sont informés et attentifs à leurs droits. Ils se constituent à nouveau en un groupe solidaire sous la houlette de Joseph JOLY, régulièrement à l'initiative des démarches.

• 13 octobre 1790, Nantes : Un certain relâchement se fait sentir au  chœur qui vaut une remontrance adressée aux musiciens par le Directoire. Il leur est enjoint  "de se comporter avec décence et de garder la police du chœur."
• 21 décembre 1790 : JOLY adresse une première requête au Directoire du district de Nantes qui lui fera savoir qu'il n'y a pas lieu de délibérer.
Cependant, le statut des musiciens laïcs est abordé le 7 février 1791. Le Directoire du district de Nantes après étude de la requête des chantres musiciens et officiers laïcs de la cathédrale, est d’avis qu’ils reçoivent leurs traitements comme par le passé jusqu’à ce que l’Assemblée nationale ait pris position et fait provisionner les fonds pour janvier, ainsi que pour les mois suivants. Le dossier est transmis au département qui statuera.

• Juin-octobre 1792, Nantes : Les anciens musiciens de la cathédrale Saint-Pierre, à l'initiative de Joseph JOLY, envoient une requête collective au Directoire du district afin d'être payés de leurs pensions respectives dues et non versées, à savoir CAPPA dit LESCOT, Jean GILLET, Jean DONON, François LA MARRE, Étienne François PICARD. Ils sont tous titulaires d’une rente viagère accordée par le chapitre.
Le directoire reprend les dossiers, s'en remet finalement au Département de Loire-Inférieure. Il propose que la pension de retraite de JOLY soit de 700 livres "compte-tenu qu'il a 26 années de service malgré qu'il n'ait pas 60 ans".

• 15 septembre 1792, Nantes : Le Directoire statue définitivement sur le dossier de JOLY qui compte tenu de son titre a vie de 500 lt, d'un état de service de 26 ans, et bien qu'il ait moins de 60 ans, "ne parait pas moins fondé dans sa réclamation de 700 lt de pension". Elles lui sont donc accordées. Cette décision concerne sa pension qui se distingue du solde sur appointements traité ci-après.
• 4 octobre 1792 : Le Directoire régularise le retard de paiement des salaires dus à Joseph JOLY. Après avoir pris comme base de calcul annuel les 500 lt promises, un prorata est effectué rapporté à la période de carence de paiement, soit un an et deux mois de pension, ce qui fait 583 lt 6s 8d. En d'autres termes, les musiciens vont enfin toucher leur arriéré de pension confirmant leurs plaintes respectives. JOLY par exemple est sans ressource du 1er août 1791 au 1er octobre 1792.

• 5 juin 1795, Nantes : le citoyen JOLY, musicien, ci-devant attaché à la cathédrale, entend ouvrir "une école de Musique à laquelle il joindra les arts utiles". Il rappelle sa réputation, le nombre d'élèves déjà formés par ses soins et précise ouvrir ses classes aux deux sexes. Sa femme prendra en charge les filles pour les instruire "des petits ouvrages utiles". Ses tarifs sont de 200 lt/an.

• 17 Prairial an V [5 juin 1797], Nantes : Joseph JOLY est présent lors du mariage de son fils Bénigne Joseph Félix Marie, instituteur. Curieusement l'acte attribue la même fonction à Joseph JOLY, une probable erreur lors de la rédaction de l'acte. La cérémonie réunit autour des époux deux autres musiciens François Guillaume MEYER et Jean RAU.

• 19 Floréal an VI [8 mai 1798], Nantes : Marie Marguerite Désirée Joly, rentière convole à son tour en présence de son frère aîné et de Joseph JOLY. Le titre de musicien lui est à nouveau attribué, ce qui confirme une erreur du scripteur l'année précédente.

• An VI-An VIII [1798-1799], Nantes : Joseph JOLY musicien et aïeul paternel, accompagne son fils lors de la déclaration de naissance du petit Joseph. Le second témoin est Modeste Devisme, femme de François Guillaume MEYER, artiste musicien. L'année suivante, c'est Marguerite Fleury, femme de JOLY qui déclare la naissance de son petit-fils François. Elle est accompagnée de... François Guillaume MEYER.

• 6 Floréal an IX [26 avril 1801], Nantes : Les Citoyens DONON, JOLY, PICARD, ex-employés de la ci-devant cathédrale de Nantes ayant été radiés du tableau général des pensionnaires ecclésiastiques adressent une pétition au Ministre des Finances afin d'être rétablis dans leurs droits. Ils fondent leur argumentation sur le litige qui les avait opposés aux chanoines en 1786-1788 et revendiquent leur légitimité de "bénéficiers" ecclésiastiques.

• 13 Fructidor an X [31 août 1802], Nantes : Joseph JOLY et Vincent GAUTIER, musiciens, sont témoins au mariage d'Adélaïde Françoise Picard, fille de l'ex-musicien François Étienne PICARD devenu artiste peintre.

• [1802], Nantes : Ainsi que l'attestent les comptes de fabrique, le musicien J.B. DONON qui décède en 1813, fait partie des quatre chantres recrutés par le nouveau chapitre de la cathédrale concordataire. Les documents disponibles ont été fortement détériorés par l'incendie du 15 juin 1944 et ne livrent que quelques noms avec un suivi chronologique incomplet. Qu'en est-il des autres musiciens en exercice ?

• 2 décembre 1813, Nantes : Les registres d'état-civil répertorient le décès de Bénigne Joly qui, d'instituteur, était devenu directeur d'école selon l'acte de naissance de son fils Édouard François le 17 juillet 1809.

• [1812-1816], Nantes : Les comptes de fabrique de la cathédrale concordataire relèvent un effectif musical composé d'un maître de musique Joseph JOLY, de quatre chantres dont deux exerçaient sous l’Ancien Régime, François ADAM (précédemment à Orléans), Étienne François PICARD. COURTOIS et RAIFORT dont les noms sont inconnus ont été intégrés tardivement. L'organiste François BENOIST, qui a succédé brièvement à Denis JOUBERT et Aimée GOUTEL. Un serpentiste, Antoine HUART, complète l’effectif. Les sommes allouées aux chantres oscillent entre 112 lt et 131 lt pour le second semestre, ce qui est insuffisant pour faire vivre une famille. Il s'agit donc d'une activité complémentaire.

• 14 mai 1825, Nantes : Marguerite Fleury, originaire de Dijon, Côte-d'Or, épouse de Joseph JOLY, professeur de musique, meurt à 76 ans dans sa demeure rue Vignole, 2ème canton.

• 13 juin 1832, Nantes : Les sieurs Chardonneau et Michot respectivement cirier et loueur de chemises, déclarent le décès de Joseph JOLY, professeur de musique. L'acte rappelle que né à Beaune, il est veuf, pensionnaire de l'État et a vécu jusqu'à 83 ans.

Mise à jour : 29 décembre 2020

Sources
An- F/XIX/1128 ; An-FXIX/1128 ; C. Mellinet, De la musique à Nantes..., 1837 ; F-Ad21/ 4E 2/1377 ; F-Ad21/ BMS Beaune, St-Pierre ; F-Ad21/ BMS Dijon, St-Pierre ; F-Ad21/ BMS St-Médard de Dijon en ligne ; F-Ad21/ G 2550 ; F-Ad21/ G 2551 ; F-Ad44/ 36 J 26 ; F-Ad44/ BMS Nantes, St-Laurent ; F-Ad44/ BMS Nantes, St-Léonard ; F-Ad44/ BMS Nantes, St-Nicolas ; F-Ad44/ BMS Nantes, Ste-Croix ; F-Ad44/ BMS Nantes, Ste-Croix & St-Laurent ; F-Ad44/ BMS Nantes,St-Vincent ; F-Ad44/ L 1046 ; F-Ad44/ L 1099 ; F-Ad44/ L 1100 ; F-Ad44/ NMD Nantes ; F-Ad44/ Q 555 ; F-Ad49/ BMS Angers, N-D de Lesvière ; F-Adio Nantes/ B 01 ; F-An/ DXIX/073/522/17 ; La Feuille Nantaise

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