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LEPREUX, André Étienne (ca 1759-1788)
État civil
NOM : LEPREUX     Prénom(s) : André Étienne     Sexe : M
Date(s) : 1759 ca  / 1788-12-12
Notes biographiques

La carrière fulgurante d'André Étienne LEPREUX, fils d'un jardinier parisien, a été interrompue brutalement par la mort alors qu'il avait à peine 30 ans, juste avant la Révolution. Il était depuis quelques années maître de musique de la Sainte-Chapelle du Palais, à Paris, après avoir occupé la même fonction en l'église paroissiale Saint-Germain-l'Auxerrois. C'est en particulier au Concert Spirituel qu'il s'était fait remarquer, entre 1780 et 1788. La presse, qui le chroniquait régulièrement, soulignait son talent et voyait en lui un compositeur prometteur.

• Vers 1759, Paris : André Étienne LEPREUX, fils d'Étienne, maître jardinier, et de Marie Anne Héricourt, voit le jour, probablement au faubourg Saint-Antoine. La date du baptême n'a pas été repérée dans l'état civil reconstitué de Paris, mais, selon le fichier Andriveau, les parents se sont mariés le 9 janvier 1758 en l'église paroissiale Sainte-Marguerite. On peut en déduire qu'il est né au plus tôt en septembre 1758, plus probablement en 1759.

• 25 décembre 1766, Paris : Le registre de fabrique de la paroisse Saint-Landry, sur l'île de la Cité, mentionne la réception de deux nouveaux enfants de chœur ce jour de Noël, dont un certain LEPREUX. C'est probablement le jeune André Étienne âgé de sept ans, l'âge le plus répandu de début de service chez les enfants de chœur. On a dit qu'il était l'élève d'Étienne Pierre MEUNIER D'HAUDIMONT, le maître de musique de l'église paroissiale Saint-Germain-l'Auxerrois vraisemblablement depuis 1769, date à laquelle il a quitté la maîtrise des Saint-Innocents. Le registre de Saint-Landry qui a été conservé s'arrête en 1773 et dans un autre qui se termine en 1789, les enfants de choeur ne sont plus mentionnés. Il est certain toutefois qu'il n'y est pas resté en tant que musicien ou chantre. Soit LEPREUX  a poursuivi ses années de serviceà Saint-Landry [traditionnellement autour de 6 à 7  ans dans une paroisse] puis a suivi des cours chez l'abbé d'Haudimont, soit d'éminentes qualités musicales repérées l'ont fait entrer à Saint-Germain-l'Auxerrois entre 1773 et 1776, soit enfin il y a été reçu ultérieurement encore comme jeune musicien après l'achèvement de son service d'enfant de chœur.

• Avant 1779-1783, Paris : L'abbé André Étienne LEPREUX est maître de musique de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, fonction dans laquelle il remplace Étienne Pierre MEUNIER D'HAUDIMONT, dont il est, selon les Tablettes de Renommée des musiciens, le "digne Eleve & successeur". On ne peut qu'être surpris par cette si précoce accession à l'un des postes les plus réputés de maître de musique d'église de la capitale

• 1780, Paris : Il est membre de la loge des Frères Unis de Saint-Henri.
• 21 mars 1780, Paris : Il se fait connaître au Concert Spirituel, alors qu'il a sans doute à peine vingt ans (l'appui de l'abbé d'HAUDIMONT ne fait aucun doute. "On exécutera un nouveau Motet à grand chœur de la composition de M. l'Abbé Le Preux, Maître de Musique de l'Église royale de Saint Germain l'Auxerrois, dans lequel Mlle Gazet & M. Rousseau, de l'Académie Royale de Musique, chanteront pour la premiere fois" (Journal de Paris).

• Février 1781, Paris : Un "Amateur", chanoine de la collégiale Saint-Thomas-du-Louvre, l'abbé Carpentier, lui dédie un "Recueil de petits Airs de tout genre, entremêlés d'Ariettes choisies, avec accompagnement obligés de guitare Allemande ou Cythre, & violon ou mandoline". On le trouve pour le prix de 7 livres 4 sols "chez l'Auteur, & aux adresses ordinaires de Musique".
• Fin 1781, Paris : À l’occasion de la naissance du Dauphin, il compose une messe solennelle et un Te Deum en musique, chantés sans doute au moins trois fois : le 23 octobre en la chapelle du Louvre lors du service organisé par "Mrs du Grand Conseil", le 30 octobre en l'église des pères Cordeliers, quai des Célestins, à la demande de "Mrs les Secretaires du Roi du Grand College" puis le 9 décembre en l'église Saint-Étienne-du-Mont où les "Ouvriers Imprimeurs en lettres" ont fait célébrer l'évènement. "La musique qui a fait le plus grand plaisir étoit de la composition de M. l'Abbé Lepreux, Maître de Musique de S. Germain l'Auxerrois", lit-on à cette dernière occasion (Journal de Paris et Mercure de France).

• Août 1782, Paris : Dans le "Journal encyclopédique ou universel", on propose l'ariette "Le Beau Seigneur par M. Belloni, avec des accompagnemens, par M. l'abbé Le Preux. A Paris, chez Mlle Villy, sous le quai de Gêvres, vis-à-vis la Rose Blanche, Prix, 1 liv. 4 s".

• 25 octobre 1783, Paris : "Le preüx maitre de musique [...] a demandé la permission de faire executer en musique avec symphonie la messe du jour de la toussaint ; l'objet mis en deliberation, messieurs lui ont accordé sa demande sans tirer a consequence et a la condition qu'il n'y aurait aucune affiche particuliere a ce sujet". Cette délibération constitue la première, et la seule, trace de la réception d'André Étienne LEPREUX comme maître de musique de la Sainte-Chapelle. Ce n'est pas le chapitre qui l'a nommé mais le Trésorier. Il est fort probable qu'il s'agisse de l'abbé Charles Alexandre de Moy, ancien curé de Saint-Laurent de Paris, qui a pris possession de la Trésorerie à la suite du décès de l'abbé de Vichy-Chamron, le 8 février 1783. L'inventaire après décès de LEPREUX renseigne ses revenus : 4 400 livres payées par la Chambre des Comptes en "appointements et suppléments [...] en sa qualité de maître de musique et comme tenant la maison des enfants de chœur" et 2 550 livres par le chefcier de la Sainte-Chapelle "pour ses honoraires", auxquels s'ajoutent 100 livres de gages, 60 livres "de robe" et 20 livres pour l'entretien des bas des enfants de chœur.

• 3 avril 1784, Paris : Il obtient la permission de prendre un violoncelle et un basson pour l’octave de Pâques.
• 12 février 1784, Paris : André Étienne LEPREUX, maître de musique de la Sainte Chapelle, signe le contrat de mariage de sa sœur avec un maître écrivain demeurant rue de Cléry, paroisse Saint-Eustache.
• Carême 1784, Paris : Le Journal de Paris, qui le présente comme maître de musique de la Sainte-Chapelle, mentionne ses interventions au Concert Spirituel, au château des Tuileries, entre le 5 et le 18 avril. Il est question d'un nouveau motet de sa composition "dans lequel MM. Laïs, Rousseau, Cheron & Murgeon chanteront", c'est-à-dire les plus belles voix du moment. Une "assemblée très nombreuse" a apprécié ce motet qui a "beaucoup réussi, les chœurs sont remplis d'effets, & le chant est plein d'agrément [...]". Le 18 avril, on annonce "un nouvel Hyérodrame de la composition de M. l'Abbé Le Preux" qui sera chanté par François LAYS. Un hiérodrame est un "drame ou oratorio sur un sujet religieux tiré de l'histoire sainte" (Littré), mais à caractère narratif.

• 19 mars 1785, Paris : Il est autorisé à recruter des musiciens étrangers pour donner de la musique pendant les Ténèbres et le jour de Pâques, "vu l'infirmité de plusieurs musiciens" titulaires.
• Mars-Mai 1785, Paris : Son hiérodrame (sans doute Jérémie, le même probablement qu'en 1784) est redonné au Concert Spirituel. Les paroles sont de Pierre Louis Moline, dramaturge et librettiste d'opéra réputé à l'époque (et futur secrétaire-greffier de la Convention Nationale). Jean Joseph ROUSSEAU le chante en mars et Augustin Athanase CHÉRON en mai. On notera que l'abbé LEPREUX s'entoure de tout ce qu'il y a de meilleur à l'époque, indice de sa notoriété naissance et de la qualité de son travail.
• 1er avril 1785, Paris : Avec quatre chapelains ordinaires et cinq autres clercs ordinaires de la Sainte-Chapelle, l'abbé LEPREUX se retire en plein chapitre général alors que l'ancien des chanoines entend faire le discours de piété qu'il est d'usage d'adresser à l'assemblée à la fin de cette réunion. Ce départ collectif s'expliquerait par un ordre du Trésorier de la Sainte-Chapelle. Le chapitre décide en conséquence "que ceux qui s'etoient retirés seroient pointés d'un jour et que d'ailleurs il seroit ecrit au ministre" avant de se rétracter.

• 1786, Paris : L'abbé LEPREUX devient membre de la loge "La Société Olympique".
• 31 janvier 1786, Paris : Devant notaire, André Étienne LEPREUX, maître de musique de la Sainte-Chapelle, demeurant cour du Palais, établit une rente et pension viagère de 400 livres en faveur de sa tante Marie Denise Héricourt, afin de lui servir de retraite, "en reconnaissance des peines et soins [qu'elle] s'est donnée pour lui jusqu'à ce jour et des services qu'elle lui a rendus depuis plus de deux ans et qu'il espère qu'elle lui rendra encore dans le détail de l'administration de la maîtrise de la Sainte Chapelle". Le même jour, André Étienne LEPREUX et Marie Denis Héricourt se font donation mutuelle de la somme de 6 000 livres, à prendre par le survivant sur les biens du premier décédé.
• 19 avril 1786, Paris : DORIOT, FRECHON, CACHELIÈVRE et LEPREUX, maître de musique, ayant "affectés d'assister a matines en surplis malgré une déliberation du 15 qui ordonnoit d'y venir en camail jusqu'au 19 inclusivement" , sont punis par la perte de la rétribution de cet office.
• 25 août 1786, Paris : En l'église Saint-Eustache, André Étienne LEPREUX, maître de musique de la Sainte Chapelle, est le parrain de son neveu André Louis Coadalen, fils de sa sœur.
• 12 novembre 1786, Paris : Le Journal de Paris annonce pour le lendemain "la Rentrée du Parlement, de la Cour des Aydes & des Monnoies. La Messe Rouge sera célébrée par Mgr l'Evêque de Châlons en Champagne, dans la grande salle du Palais, à la chapelle St Nicolas. Cette Messe en musique avec grande symphonie, sera de la composition de M. l'Abbé Lepreux, Maître de Musique de la Sainte Chapelle".
• 29 novembre 1786, Paris : Le chapitre écrit au Trésorier de la Sainte-Chapelle afin qu'il vienne assister à une délibération au sujet "de la négligence des maîtres chargés des enfants de chœur, negligence qui a occasionné un scandale épouventable dans la maitrise et d'imposer un chatiment exemplaire a l'ainé des enfants de chœur, auteur dudit scandale". Une lettre ultérieure écrite par le chanoine Albignac de Montal au ministre de la Maison du Roi au sujet des troubles qui agitent l'établissement précise les faits. "Un scandale des plus affligeants et des plus humiliants pour nous qui vient d'arriver dans notre enceinte nous force, monsieur le baron, a cette extremité. L'ainé des enfants de chœur a engrossé la servante au scû de toute la cour du palais, et de tous les chapitres de paris. Un tel evenement ne peut etre imputé qu'a la négligence des maitres des enfants, qu'au defaut de residence de m. le thresorier et surtout a cette guerre indecente et forcenée qu'il fait a sa compagnie dont il méprise ouvertement les representations et la part qu'elle doit avoir au bon ordre". Cet enfant de chœur, qui pourrait être Pierre Nicolas Marie MEUNIER, est exclu et repris par ses parents. Le Trésorier est concerné car ces questions font partie de ses obligations et c'est lui aussi qui nomme le maître de musique et des enfants de chœur. L'abbé DORIOT ne semble devenir maître des enfants de chœur qu'après le décès de LEPREUX. Sans doute le maître de grammaire des enfants de chœur, et futur maître de musique, Jean Nicolas FRÉCHON, est-il pointé aussi dans ce courrier.
• Décembre 1786, Paris : Le Journal de Paris du 8 annonce que "M. Chéron chantera une Scène Françoise, paroles de M. Moline, musique de M. l'Abbé Lepreux, Maître de Musique de la Ste Chapelle". S'agit-il de l'œuvre donnée en 1785 ? Une nouvelle composition est toutefois livrée au public puisque la même source indique que le 14 décembre, "on exécutera un nouvel Oratorio, (les Fureurs de Saül), paroles de M. Sedaine, de l'Académie Françoise, musique de M. l'Abbé Lepreux". Il s'agit de Michel Jean Sedaine, qui vient d'être élu à l'Académie-Française, lui aussi dramaturge et librettiste fort connu et réputé. Le Mercure de France, dans son numéro du 6 janvier 1787, mentionne que "l'Oratorio des fureurs de Saül par M. l'Abbé Lepreux a été fort applaudi & a paru digne de la réputation de ce jeune Maître".

• 11 mars 1787, Paris : Suite à un arrêt du Conseil d'État du Roi, les Saintes-Chapelles sont supprimées. Toutefois, on apprend par l'Almanach musical de l'année 1788 que "M. l'Abbé Le Preux, Maître de Musique de cette Eglise, en conserve le titre et le traitement".
• 28 mars 1787, Paris : La permission est donnée à LEPREUX, maître de musique, de placer les musiciens dans la tribune de l'orgue de la Sainte Chapelle le jour où la Chambre des comptes viendra adorer la Vraie Croix.
• 1787, Paris : "Les Concerts de la quinzaine de Pâques, Monsieur, ont attiré des assemblées nombreuses & brillantes quoique le Directeur, malgré ses soins & son zèle, se soit trouvé dans l'impossibilité d'offrir au public aucune nouveauté. […] Le Public a aussi rendu justice aux talens distingués de M. Vion & de M. l'Abbé Le Preux  [...]", affirme le correspondant de L'année littéraire parue en 1787 (ou bien l'auteur évoque-t-il le Carême 1786 ?).

• 15 mars 1788, Paris : L'Almanach musical et le Journal de Paris annoncent qu'une messe solennelle à grande symphonie de la composition par l'abbé LEPREUX a été donnée ce jour-là à la Sainte-Chapelle "pour l'Adoration de la Croix par MM. De la Chambre des Comptes".
• 5 avril 1788, Paris : Le Mercure de France chronique, qu'en dehors d'un Trio de CANDEILLE donné au Concert Spirituel, "un autre Motet de M. L’Abbé Le Preux n'a pas fait moins de plaisir. Quoique ce Compositeur ait eu plusieurs succès sur des paroles françoises, il paroît fait pour en obtenir de plus grands encore dans le genre de la Musique Latine […]".
• 1er novembre 1788, Paris : Sans doute pour la dernière fois, la musique de l'abbé est donnée au Concert Spirituel. Il s'agit d'un [sic] hymne Coelo quos eadem consecrat, chanté en chœur, dont les paroles ont été réécrites par Claude de Santeuil au XVIIe siècle. C'est une hymne chantée aux vêpres de la Toussaint. Elle "a fait de l'effet mais [...] a paru un peu trop court", regrette le Mercure de France. Avec le recul, on peut supposer que l'état de santé de LEPREUX ne lui a pas permis de livrer une production plus fournie.
• 12 décembre 1788, Paris : André Étienne LEPREUX, clerc, maître de musique de la Sainte Chapelle du Palais, décède. Il est inhumé le 13. Le lendemain, le Journal de Paris, qui a si souvent présenté ses œuvres au Concert Spirituel, indique la mort dans sa partie nécrologique de "M. André-Etienne Lepreux, clerc tonsuré du diocèse de Paris, & Maître de Musique de la Ste Chapelle, cour du Palais".

• 1789, Paris : "Le Maître actuel des Enfans-de-chœur est M. l'Abbé le Preux, avantageusement connu comme compositeur, par des morceaux de différens genres exécutés au concert spirituel", précise le Calendrier musical universel… pour l'an de grâce 1789, désormais dépassé, dans la notice qu'il consacre à la Sainte-Chapelle.
• 5 janvier 1789, Paris : Un inventaire après décès des biens de l'abbé LEPREUX est dressé dans l'appartement qu'il occupait dans la maison de la maîtrise, u 1er étage ayant vue sur le cul-de-sac de la Chambre des Comptes. Il révèle la présence d'un pianoforte "du nom de Nadermann dans sa boîte de bois d’acajou", d'un violoncelle, d'un alto et d'un sistre, probablement utilisés pour l'enseignement des enfants de chœur, mais peut-être aussi pour les leçons de musique que LEPREUX donnait à plusieurs particuliers. Outre une bibliothèque composée d'une trentaine de volumes, le logement renferme "un très gros paquet de musique de la composition dud. défunt Sr abbé Lepreux", estimé à la somme imposante de 300 livres. Les déclarations financières de la tante maternelle de l'abbé, qui l'aide dans la gestion de la maîtrise depuis 1783 et qui lui a apporté plusieurs milliers de livres d'aide financière), mettent en lumière les relations qu'entretenait LEPREUX avec des marchands de Bruxelles. "Il est dû par M. Galler bourgeois de Bruxelles 500 livres pour envois de musique à lui faits et par le Sr Duquesnoy de la même ville 29 livres 12 sols pour avances à lui faites". En 1898, la bibliothèque du Conservatoire royal de musique de Bruxelles conservait encore dans son catalogue, sous les numéris 1086 et 1087, "Les Fureurs de Saül, oratorio par l'abbé Lepreux, Ms in-folio, copie faite par Duquesnoy en 1788" et "Jérémie, hiérodrame par l'abbé Lépreux, Ms in-folio, copie faite vers 1785 par Duquesnoy, auquel on a joint : Judith et Osias, duo pour soprano et contralto, avec accompagnement d’orchestre, par l'abbé Lepreux, même provenance".
La garde-robe du défunt ne se compose pas uniquement d'habits noirs, certes très présents (dont une soutane et un bonnet carré, mais aussi un surplis, un camail et un rochet), mais comprend quelques vêtements violets, bruns, bleus ou verts.
Il a été relevé la présence de 140 livres en deniers comptants dans l'appartement, "960 livres reçues depuis de la communauté des procureurs au Parlement pour honoraires de la messe de rentrée du Parlement" et "66 livres de M. de Boisneuf pour leçons de musique à lui données par le défunt". Il est mentionné d'autres sommes dues au défunt : "la pension du sieur Abbé Laïs [François LAYS?] depuis le 1er octobre à raison de 600 livres par an, par le marquis Delarianderie 102 livres, par la Dlle Bazin demeurant rue de Richelieu 84 livres [...], par la marquise de Guinehont [?] 76 livres pour leçons de musique". Selon la demoiselle Héricourt, il est dû entre autres par la succession "2000 livres  montant de deux billets faits par le défunt à l’ordre de Mme de Poullie aux échéances des 30 janvier 1789 et 30 janvier 1790", 1240 livres au marchand de vin, 75 livres pour un semestre de gages de la cuisinière. On peut également noter l'absence de toute mention de frais liés à la maladie.

Mise à jour : 28 août 2024

Sources
A. Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, 1966 ; Almanach musical de 1779 ; Almanach musical de 1783 ; Calendrier musical universel, suite de l’Almanach musical, 1788 ; Catalogue de la bibliothèque du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, 1898 ; F-Ad75/ BMS Saint-Eustache, t. 35 ; F-An/ LL 617 ; F-An/ LL 617 & 618 ; F-An/ LL 618 ; F-An/ LL 813 ; F-An/ MC/ET/IV/813 ; F-An/ MC/ET/LXXII/487 ; F-An/ MC/ET/LXXII/488 ; F-An/ MC/ET/XLII/619 ; F-Filae/ Fonds Andriveau ; Journal de Paris, Février 1781 ; Journal de Paris, avril 1784 ; Journal de Paris, décembre 1786 ; Journal de Paris, décembre 1788 ; Journal de Paris, mars 1780 ; Journal de Paris, mars 1788 ; Journal de Paris, mars-mai 1785 ; Journal de Paris, novembre 1781 ; Journal de Paris, novembre 1786 ; Journal de Paris, novembre 1788 ; Journal de Paris, octobre 1781 ; Journal de Paris, octobre 1788 ; Journal encyclopédique ou universel, 1782 ; L’année Littéraire, 1787 ; M.Brenet, Les musiciens de la Sainte-Chapelle du Palais..., 1910. ; Mercure de France, avril 1780 ; Mercure de France, avril 1788 ; Mercure de France, décembre 1781 ; Mercure de France, janvier 1787 ; Mercure de France, novembre 1788 ; Tablettes de renommée des musiciens

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