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LEROY, Jean Chrysostome (ca 1754-1812)
État civil
NOM : LEROY     Prénom(s) : Jean Chrysostome     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LE ROY
LEROI
LE ROY
ROI
Date(s) : 1754 ca  / 1812-10-30 
Notes biographiques

Natif de Paris, et après de brefs passages à Tours puis Saint-Brieuc, Jean Chrysostome LEROY s'établit à Bordeaux, où il devient le dernier maître de musique de la collégiale Saint-Seurin. Il y reste une dizaine d'années jusqu'à la Révolution avant de retourner sur la capitale où il connaîtra une fin tragique.

• Vers 1754, Paris : Jean Chrysostome LE ROY, fils de Jean et de Louise Barbe Devilliers, voit le jour et est baptisé dans la paroisse Saint-Eustache.

• 24 février 1762, Paris : Jean Chrysostome LE ROY, 7 ans et demi, est reçu enfant de chœur à la Sainte-Chapelle. Il y recevra l'enseignement de François Robert DORIOT.

• 25 janvier 1772, Paris : L'enfant de chœur LE ROY sort de la psallette de la Sainte-Chapelle.

• 14 avril 1773, Paris : LE ROI, musicien externe, touche 24 livres pour avoir chanté pendant la Semaine sainte à la Sainte-Chapelle.

• 9 septembre 1774, Tours : À la suite d'une lettre envoyée le 26 août précédent, le chapitre de la cathédrale Saint-Gatien le reçoit comme musicien haute-taille pour une période de six mois aux gages de 40 écus par mois et le remboursement de ses frais de voyage (48 livres). Son nom n'apparaît toutefois pas dans l'évocation des musiciens et gagistes du 19 décembre.

• 21 avril 1775, Tours : "Vu le peu de voix du sr Leroy, MM lui ont fait dire de chercher une autre place et lui ont accordé jusqu'à la saint jean afin qu’il ait le temps d’en trouver une". Il figure par conséquent dans l'évocation des bénéficiers et gagistes du 4 mai suivant.

• 17 janvier 1780, Tours : À la requête de Jean LEROY, musicien taille, les chanoines le reçoivent "a condition qu’il assistera en habit de chœur pour chanter chaque fois qu’il y aura musique", avec 300 livres par an. Le 19, il est décidé qu'il ne prendra qu'à Pâques les habits de chœur.

• 4 mai 1780, Tours : Il figure dans l’évocation des bénéficiers et gagistes de la cathédrale, mais plus dans celle du 19 décembre.

• 14 novembre 1780, Saint-Brieuc : Alors qu'il est "pensionnaire" de la cathédrale Saint-Étienne, il sollicite la place de maître de musique à la collégiale Saint-Seurin de Bordeaux qui est vacante. Sa candidature est retenue avec 2 600 livres par an et l'obligation d'assurer l'entretien de la psallette et des enfants de chœur.

• 10 juin 1781, Saint-Brieuc : Les frais de son voyage jusqu'à Bordeaux n'étant pas pris en charge par le chapitre de Saint-Seurin, Jean Chrysostome LEROY refuse l'offre qui lui est faite et préfère conserver la place de maître de musique qu'il occupe désormais à la cathédrale bretonne.
• 4 août 1781, Tours : Jean Chrysostome LEROY vient épouser en l'église paroissiale Saint-Vincent Françoise Élisabeth Masson, issue d'une famille de libraires et imprimeurs réputée. C'est Antoine MERLE, maître de musique de la cathédrale Saint-Gatien, qui donne la bénédiction nuptiale.
• Octobre-novembre 1781, Saint-Brieuc : Le 6 octobre, il reçoit une nouvelle lettre du chapitre de Saint-Seurin qui cherche à s'attacher ses services. Or, la réputation de versatilité des chanoines bordelais et les récentes nominations de plusieurs maîtres de musique successifs au sein de cette église, le conduisent à hésiter. Il échange plusieurs courriers avec le chanoine syndic de la collégiale qui lui permettent de négocier son recrutement et de s'assurer certaines garanties. Il exige notamment du chapitre de ne pas être licencié sans raison valable ainsi qu'une pension à vie de 600 livres pour chanter la taille, dans l'hypothèse ou ses compétences ne satisferaient pas la compagnie.

• 28 janvier 1782, Bordeaux : Jean Chrysostome LEROY est reçu maître de musique à la collégiale Saint-Seurin.

• 20 janvier 1783, Bordeaux : Le chapitre lui interdit d'exercer ses talents dans les théâtres de la ville, où "il [bat] la mesure en coulisses".

• 6 février 1784, Bordeaux : Il devient père d'une petite fille.
• 1784, Bordeaux : Il paie 6 livres de capitation.

• 28 octobre 1785, Bordeaux : Les chanoines, "peu contants de ses services", le relèvent de ses fonctions. Ils lui imposent de quitter la psallette et de trouver un nouveau logement. Jean Chrysostome se défend en rédigeant un mémoire qui s'appuie sur les promesses faites par le chanoine syndic et les lettres qu'il a conservées à l'époque de son recrutement. Il y affirme qu'"il n'existe pas de chapitre aussi inconstant [que celui de Saint-Seurin] " et que "[son] corps presque toujours divisé renverse le lendemain ce qu'il a fait la veille".

• 1er mai 1786, Bordeaux : Le chapitre lui impose de présenter ses excuses et suspend sa révocation. Il retrouve donc son poste de maître de musique.

• 14 mars 1787, Bordeaux : Il choisit Jean AVRIL, sous-maître à la collégiale, pour être le parrain de sa deuxième fille. Il réside alors dans la rue Capdeville.

• 28 décembre 1787, Bordeaux : Le chapitre l'autorise à "conduire [le lendemain] les enfans de chœur à l'Eglise des jacobins pour y assister à une messe en musique que la société philantropique doit y faire celebrer".

• 7 avril 1788, Bordeaux : Un LEROI est reçu taille par les chanoines de Saint-Seurin. Il s'agit sans doute de Jean Chrysostome LEROY qui succède ainsi à Pierre GAVEAUX aux gages de 400 livres par an.

• 1789, Bordeaux : Le chanoine receveur du chapitre Saint-Seurin enregistre dans ses comptes une dépense de 2600 livres pour une année de la pension de la psallette ainsi qu'une autre de 400 pour la première haute-taille. Les deux sommes sont allouées à un musicien nommé LEROY. 

 1790, Bordeaux : Jean Chrysostome LEROY est toujours maître de musique à la collégiale Saint-Seurin. Son traitement s'élève à 2 600 livres. Il reçoit en outre 15 livres pour le motet du feu de Saint-Jean, le 23 juin 1790. Il exerce vraisemblablement également toujours comme haute-taille.

• 7 avril 1791, Bordeaux :  Il réclame le paiement de 266 livres 6 sols 4 deniers à raison de 400 livres par an, pour sept mois de son traitement à compter du 1er septembre 1790
• 1er juillet 1791, Bordeaux : Il quitte son poste et constitue un dossier de demande de pension de retraite
• 25 août 1791, Bordeaux : Suite à sa requête et sous prétexte "que s'il n'est plus en fonctions c'est qu'il n'a pas voulu accepter les conditions que la fabrique lui avoit proposées & qu'il est par consequent un peu en faute s'il a perdu sa place", le district de Bordeaux décide ne lui accorder qu'une pension de 200 livres dont il touche 18 mois, soit 300 livres

• 1792, Bordeaux : Son nom figure aux côtés de ceux de Jean DONNAT et TEYSSERE comme chanteur d'opéra dans l'almanach des Spectacles de Paris et de toute la France. Il fait sans doute partie de la troupe du Grand Théâtre.

• 6 février 1793, Bordeaux : Jean Chrysostome LEROY adresse une pétition aux administrateurs du directoire du district de Bordeaux. Il déclare qu'en raison de ses onze ans et demi de service, l’article 6 de la Loi du 1er juillet 92 l'autorise à prétendre à une gratification d'une année et demi de ses anciens gages ordinaires.
• 15 mars 1793, Bordeaux : La gratification qui lui est accordée est de 1800 livres

• [vers 1799], Paris : Jean Chrysostome LEROY fait ses débuts à l’Opéra en qualité de taille des chœurs.

• 15 octobre 1812, Paris : Picard, directeur de l’Opéra, accorde par arrêté à Jean Chrysostome LEROY, deuxième artiste des chœurs, une somme de 100 francs à titre d’appointements extraordinaires.
• 23 octobre 1812, Paris : Jean Chrysostome LEROY est blessé gravement à la suite d’une chute lors d’une représentation de La Jérusalem délivrée.
• 30 octobre 1812, Paris : Jean Chrysostome  LEROY décède à son domicile, n° 23, rue des Moineaux, des suites de son accident. Il laisse une veuve et une fille. Ses funérailles ont lieu le 31 en l’église paroissiale Saint-Roch.
• 1er novembre 1812, Paris : Picard, directeur de l’Opéra, accorde par arrêté aux héritiers du sieur LEROY, deuxième taille dans les chœurs, décédé en service, le montant des retenues faites sur les appointements de cet artiste pour le fonds des pensions, s’élevant depuis le 1er vendémiaire an XIV à 198,23 francs.
• 10 novembre 1812, Paris : Sa veuve écrit au directeur Picard pour réclamer une pension. Elle a le soutien des collègues de LEROY, qui de leur côté écrivent aux chefs du chant pour formuler la même demande, citant en exemple des artistes blessés en service qui ont obtenu une pension.

Mise à jour : 10 septembre 2016

Sources
Almanach musical pour 1776 ; F-Ad33/ 1 Q 1392 ; F-Ad33/ 1 Q 1393 ; F-Ad33/ 1 Q 1395 ; F-Ad33/ 4 L 126 ; F-Ad33/ C 2793 ; F-Ad33/ G 1021 ; F-Ad33/ G 1022 ; F-Ad33/ G 1039 ; F-Ad33/ G 1505 ; F-Ad33/ G 1507 ; F-Ad33/ G 1509 ; F-Ad33/ G 1511 ; F-Ad33/ G 1513 ; F-Ad33/ G 1515 ; F-Ad33/ G 1517 ; F-Ad33/ G 1519 ; F-Ad33/ G 3358 ; F-Ad67/ 6NUM6/ 261/ 764  ; F-AdioTours/ 3D1/ 1383 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1384 ; F-AdioTours/ 3D1/ 1389 ; F-Am Bordeaux/ BMS St-Seurin ; F-An/ AJ/13/84 ; F-An/ F19/1128 ; Les Spectacles de Paris et de toute la France, 1792 ; M. Brenet, Les musiciens de la Ste-Chapelle du Palais
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1786-5-1  / 1791-7-1 ap.
Lieux :  Collégiale Saint-Seurin (BORDEAUX)  
Fonction :  musicien (Église)  ;  maître de chapelle / maître de musique (Église)  
Formation ? :  Non
Période :  1788-4-7  / 1790 ?
Lieux :  Collégiale Saint-Seurin (BORDEAUX)  
Fonction :  taille (Église)  ;  haute-taille (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : non renseigné    

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