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LIVOLANT, Allain (1759-1823)
État civil
NOM : LIVOLANT     Prénom(s) : Allain     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : LYVOLANT
LYVOLAN
LIVOLAN
LYVOLAN
Date(s) : 1759-10-29   / 1823-10-23 
Notes biographiques

Chantre à la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon jusque vers 1794, Allain LIVOLANT est l'un de ces hommes qui après avoir été enfant de choeur - peut-être dans l'une des églises de Morlaix, sa ville natale ? - reste attaché au service divin. Durant la période révolutionnaire, après une courte carrière militaire à Saint-Pol-de-Léon, il devient instituteur. Entre 1804 et 1806, il reprend un service cantorale au sein de son ancienne cathédrale devenue église paroissiale tout en conservant sa profession d'instituteur.

• 29 octobre 1759, Morlaix [Finistère] : Allain LIVOLANT nait du mariage d'entre Louis Livolant et Marie Grall. L'enfant est baptisé le même jour en l'église Saint-Mathieu.

• ?, ? : Lors de ses démarches de 1790, il se déclare « attaché au culte divin depuis son enfance ». A-t-il été enfant de choeur de l'une des églises de Morlaix ou à la psallette de la cathédale de Saint-Po.lde-Léon.

• Juin 1784, Saint-Pol-de-Léon [Finistère] : D'après une pétition collective datée de septembre 1792, Alain LIVOLANT entre au service du choeur de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien comme chantre ou musicien à raison de 450 livres par an.

• 18 février 1789, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT épouse Marie Crenn, soeur de la femme de Jacques RAOUL qui est chantre à la cathédrale.

1790Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT est toujours chantre en la cathédrale Saint-Paul-Aurélien pour des gages s'élevant annuellement à 400 livres.

• 28 novembre 1790, Saint-Pol-de-Léon : Pierre VAN DEN STEENE musicien, Jacques RAOUL chantre, Hervé PIZIVIN clerc tonsuré et musicien, François LE BOULCH musicien, Etienne MARTIN musicien et serpent, Jean OCHERON chantre, Allain LIVOLANT musicien et plain-chantiste et Jean Marie JACQ organiste adressent une pétition collective au directoire du district de Morlaix afin d'obtenir un traitement. Ils y détaillent "les raisons que chacun d'eux peut invoquer en sa faveur". Allain LIVOLANT, musicien, percevait 400 livres d'appointements.

• 15 juin 1791, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT participe à la pétition collective adressée par les musiciens du bas-choeur de la cathédrale en vue d'obtenir des secours. Il y est précisé qu'il est marié avec un enfant à charge et qu'il a été attaché depuis son enfance "à différentes églises en qualité de chantre". Il percevait 400 livres annuellement à la cathédrale et que c'était là son unique source de revenus.

• 4 mai 1790, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin, avec Mathurin LARVOR, au mariage de Jean baptiste Parjadis et de Marie Le Deroff.

• 11 décembre 1790, Saint-Pol-de-Léon : DE STÉENE musicien, PIZIVIN clerc tonsuré et musicien, LE ROUX maître de musique, OCHERON chantre, MARTIN musicien serpent, RAOUL chantre & musicien, LIVOLANT chantre musicien, BOULCH musicien et Jean Marie JAC organiste adressent une pétition collective à la municipalité de Saint-Pol-de-Léon pour obtenir "la totalité de leurs anciens appointements au cas qu'ils reste[raie]nt attachés au service du culte public de l'église paroissiale de Saint-Paul de Léon ; ou dans le cas contraire pour leur faire avoir une gratification proportionnée à la nature des services qu'ils ont rendus".

• 11 décembre 1790, Saint-Pol-de-Léon : Une pétition collective est adressée par les musiciens de l'ex-cathédrale afin d'obtenir le paiement de leurs gages pour les mois de novembre et de décembre 1790.
• 3 février 1791, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens et chantres de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien adressent une supplique collective au directoire du département du Finistère dans laquelle ils indiquent que n'ayant été payant depuis octobre 1790, ils vivent à crédits et demandent l'expédition de leur requête [à Paris ?]
• 7 février 1791, Quimper : Le directoire du département ordonne le paiement des mois de novembre et de décembre 1790 aux musiciens et chantres de l'ex-cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

• 27 décembre 1790, Morlaix : Le directoire du District, statuant sur une pétition collective non datée de Pierre VAN DEN STEENE, Hervé PISIVIN, Jacques RAOUL, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Allain LIVOLANT, Jean Marie JACQ et Jean OCHERON, est d'avis d'accorder à Allain LIVOLANT une gratification, payable en 2 ans si besoin, de 200 livres.

• 29 mars 1791 : Le directoire du département du Finistère accorde à Allain LIVOLANT une gratification de 200 livres.

• 1er septembre 1791, Saint-Pol-de-Léon : Julien LE ROUX, Jacques RAOUL, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Jean Louis OCHERON, Allain LIVOLANT, Pierre VAN DEN STEENE et Jean Marie JACQ, musiciens, adressent une pétition collective tendant à obtenir le reste de leur salaire pour l'année 1791.

• 18 novembre 1791, Saint-Pol-de-Léon : Pierre, fils d'Allain LIVOLANT, né et est baptisé en la cathédale. L'enfant a pour parrain Pierre VAN DEN STEENE, chantre de la cathédrale.

• 9 novembre 1791, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens de l'ex-cathédrale Saint-Paul-Aurélien - Julien LE ROUX, Jacques RAOUL, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Allain LIVOLANT, Pierre VAN DEN STEENE, Jean OCHERON et Jean Marie JACQ -, faisant suite à la loi du 26 août 1791, adressent au directoire du District de Morlaix une pétition collective tendant à obtenir des pensions ou des gratifications.
• 20 décembre 1791, Quimper [Finistère] : Le directoire du département, après l'avis du directoire du District de Morlaix, accorde à chaque musicien et chantre une gratification de 200 livres.

• 29 avril 1792, Saint-Pol de Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin avec Jean-Marie JACQ lors du baptême d'un garçon du couple Laffite. Le parrain de l'enfant est général d'armes et sergent major de la 3ème compagnie des volontaires soldés du 3ème bataillon.

• 21 septembre 1792, Saint-Pol-de-Léon : Les musiciens de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien - à savoir Julien LE ROUX, François LE BOULCH, Etienne MARTIN, Jean OCHERON, Alain LIVOLANT et Jean Marie JACQ -,  à la suite de la loi du 1er juillet 1792, adressent une pétition collective aux administrateurs du Directoire du Finistère afin d'obtenir des secours. Ils y détaillent leur carrière. Cette pétition collective est, le même jour, attestée véritable par le maire et les officiers municipaux de Saint-Paul-de-Léon.
• 10 février 1793, Morlaix [Finistère] : Le directoire du district de Morlaix délibérant sur la pétition collective de septembre 1792, donne un avis favorable pour accorder à Allain LIVOLANT une gratification de 450 livres correspondant à une année de son salaire à laquelle il faudra enlever 200 livres déjà versées à titre de gratification le 30 décembre 1791.
• 23 février 1793, Quimper : Le directoire du département, statuant sur la pétition des musiciens de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, accorde la gratification de 450 livres à Allain LIVOLANT auquel il faut déduire les 200 livres déjà versées en décembre 1792.

• 17 décembre 1792, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, musicien, signe comme témoin pour un acte de décès.

• 6 janvier 1793, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, exerçant toujours comme musicien, signe comme témoin lors d'un mariage.

• 8 mars 1793, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, chantre, signe comme témoin lors d'une naissance.

• 1er août 1793, Saint-Pol-de-Léon : Un enfant du couple LIVOLANT, âgé de 19 mois, décède dans une maison située "grande place de cette ville". L'un des témoins est le grand-père de l'enfant. Le père, Allain LIVOLANT, d'après la rédaction de l'acte, ne semble pas être présent. Il est indiqué qu'il exerce le métier de "chantre de cette paroisse".

• 26 février 1794 et 1er mars 1794, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin lors de 2 naissances. Il est dit, dans chaque acte, musicien.

• 2 avril 1794, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe avec Jean Louis OCHERON, Jean Julien LE ROUX et François LE BOULCH une nouvelle pétition collective demandant au citoyen Miorsec - administrateur au district de Morlaix - le paiement du 1er trimestre de l'année 1794 (ou peut-être de 1793) en faisant valoir "l'exactitude de leur service et de leur civisme pur & et sans tache". Ils terminent leur supplique par ces mots "Les Républicains Chantres de la paroisse de St Paul".

• 26 mai 1794, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin d'une naissance. L'acte indique qu'il exerce comme "officier de la garde nationale de cette commune".

• 18 juin 1794, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, sous-lieutenant de la garde nationale, adresse à Verchin -administrateur au district de Morlaix -, une lettre demandant le paiement des salaires pour les 6 premiers mois de 1794 des musiciens de l'ex-cathédrale de Léon. D'après la tournure de la lettre, Allain LIVOLANT ne semble pas s'inclure parmi les musiciens et semble donc avoir cessé toutes activités cantorales. Cette lettre est, le même jour, certifiée exacte par la municipalité de Saint-Pol-de-Léon.

• 1er mars 1795, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, "instituteur des écoles primaires de nôtre commune [Saint-Pol-de-Léon]",  signe comme témoin d'une naissance.

• 27 juin 1796, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin d'une naissance. L'acte le dit "lieutenant de la garde nationale sédentaire de St Pol".

• 1797, Saint-Pol-de-Léon : Cette année-là, Allain LIVOLANT signe par 3 fois comme témoin de naissances. Chaqua acte le qualifie d'instituteur des petites écoles.

• 24 juillet 1798, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, toujours "instituteur des petites écoles", signe comme témoin lors du décès de son beau-père.

• Entre 1800-1808, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe par 4 fois comme témoin de décès, par 3 fois pour des naissances et 1 fois pour le mariage d'un neveu. Dans chaque actes, il est dit exercer la profession d'instituteur.

• du 7 mai 1804 jusqu'au 1er janvier 1806, Saint-Pol-de-Léon : Les comptes de l'église paroissiale mentionnent le paiement, "pour assistances et honoraires", de gages à Allain LIVOLANT, chantre.

• Du 1er janvier 1806 jusqu'au 7 septembre 1806, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT perçoit - en février, avril, mai, juin et septembre - des gages pour assistances, sans plus de précision, aux offices de l'église paroissiale.

• 19 janvier 1808, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT signe comme témoin de décès. Il est indiqué dans l'acte qu'il exerce toujours comme instituteur.

• 31 décembre 1812, Saint-Pol-de-Léon : L'une des filles d'Allain LIVOLANT, couturière de métier, épouse un "préposé aux douanes impériales au poste de Port Neuf, commune de Sibiril". Allain LIVOLANTy  est dit instituteur, demeurant toujours à Saint-Pol-de-Léon.

• 3 octobre 1813, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT, toujours instituteur et demeurant à Saint-Pol-de-Léon,signe comme témoin lors de la naissance d'un petit-fils.

• 27 octobre 1823, Saint-Pol-de-Léon : Allain LIVOLANT décède en son domicile situé "Rue des ci-devant Carmes". Aucune profession n'est pas indiquée dans l'acte.

Mise à jour : 11 septembre 2019

Sources
F-Ad29/ 18 L 58 ; F-Ad29/ 18 L 71 ; F-Ad29/ 18 L 98 ; F-Ad29/ 209 V dépôt 12 ; F-Ad29/ 26 L 164 ; F-Ad29/ BMS Saint-Pol-de-Léon ; F-Ad29/ BMS St-Mathieu de Morlaix ; F-Ad29/ NMD Saint-Pol-de-Léon ; F-An/ DXIX/056/188/07 ; F-An/ DXIX/091/758/01-04 ; M.-Cl. Mussat, "Les citoyens-musiciens…" ; M.-Cl. Mussat, "Un groupe social méconnu…", 1989 ; O. Charles, Les nobles dignités, chanoines et chapitres de Bretagne…, 2002

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