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Pour citer Muséfrem
MAGNIEN, François (1723-1806 av.)
Autre(s) forme(s) du nom : MAGUIN
MAGNIN
Date(s) : 1723-11-24 / 1806 av.
François MAGNIEN occupe successivement plusieurs postes à l'église collégiale et paroissiale Saint-Georges de Vesoul : sous le statut officiel de "chantre", sur lequel s'appuie sa rémunération, il est aussi dit organiste (exerçant sur l'ancien orgue, d'avant 1763), puis maître de musique. Il s'expatrie durant trois ans au Collège Royal de Thoissey [Ain], où il est maître de musique et organiste.
• 24 novembre 1723, Vesoul [Haute-Saône] : François MAGNIN, fils de Jean-Pierre Magnin et de Sébastienne Joly, naît paroisse Saint-Georges, où il est baptisé le lendemain. L'acte ne mentionne pas le métier exercé par son père. Ses parents s'étaient mariés le 9 février 1722 à Navenne, village situé immédiatement au sud de Vesoul, de l'autre côté du Durgeon, sans qu'aucun métier ne soit non plus précisé.
• On ignore (actuellement) tout du cadre dans lequel François MAGNIEN a appris la musique d'Église. A-t-il été enfant de chœur dans une maîtrise comtoise ?
• 1742, Vesoul : Neuf chapelles sont réunies par l'archevêque de Besançon à la mense capitulaire de Saint-Georges de Vesoul afin de rémunérer quatre chantres jugés indispensables à la solennité du culte. C'est peut-être dans ce cadre-là que François MAGNIEN est engagé à l'église à la fois collégiale et paroissiale de Saint-Georges.
• 29 octobre 1743, Vesoul : Le sieur François MAGNIN n'a pas encore 20 ans lorsqu'il se marie avec Anne-Claude-Hélène Mareschal/ Maréchal/ Marschal, âgée de 22 ans. Le curé n'indique aucune profession pour les présents. Des deux mariés, il dit seulement "tous deux nos paroissiens". Mais la présence parmi les témoins du sieur Claude MONFILS – que l'on sait maître de musique – suggère une proximité du jeune marié avec le chœur de Saint-Georges.
• Du 7 septembre 1744 au 15 novembre 1763, Vesoul : Onze enfants Magnien/Maréchal ont été repérés dans les registres de Saint-Georges de Vesoul. La plupart des parrains et marraines savent signer – leurs métiers ne sont pas souvent donnés. On remarque parmi eux la "fille de monsieur le compte de monsieur Delaverne", Pierre-Marie-Ignace de Montessus, écuyer, un "volontaire dans le régiment de royal artillerie", ou encore l'épouse d'un avocat en parlement. La marraine du 26 décembre 1759 est Denise-Henriette Monfils, une fille du maître de musique Claude MONFILS.
Le métier du père n'est indiqué que quatre fois : les 4 mars 1754, 14 février 1755, 26 août 1758 et 15 novembre 1763, il est dit "musicien et organiste de la ville de Vesoul" ou parfois "organiste" tout court.
• 10 juillet 1749, Vesoul : Un seul décès de ces enfants a été relevé. L'inhumation a lieu le lendemain, "dans le caveau de l’église paroissiale, en présence des sieurs Claude MONFILS, maitre de musique, et Ferdinand Renard et de Sébastien Paillotte". Sans doute d'autres décès d'enfants Magnien/Maréchal ont-ils eu lieu hors de Vesoul, en nourrice.
• 4 mars 1754, Vesoul : Parmi les nombreuses naissances, signalons celle de Pierrette Louise MAGNIN, fille de François et de Anne Claude Hélène Marechal. Son parrain est militaire, sa marraine épouse du sieur Pierre Philippe Julin, avocat au Parlement. Tous signent le registre. Pierrette Louise embrassera les ordres à une date encore indéterminée, chez les Ursulines du couvent de Thoissey [Ain] sous le nom de Soeur Sainte-Cécile. Elle y a vraisemblablement été organiste. Lorsqu'elle meurt en 1803, elle est musicienne.
• 1758, Vesoul : Selon Louis Monnier (1909), les registres de délibérations du Conseil Municipal indiquent que le sieur "MAGUIN", qui serait à la fois maître d'école, chantre et organiste de l’église Saint-Georges, demande une augmentation de traitement, sinon il quittera la ville. Le Conseil lui accorde 84 livres. Il faut évidemment lire MAGNIN ou MAGNIEN (graphie généralement adoptée par l'intéressé lorsqu'il signe).
Le rôle de François MAGNIEN comme "musicien organiste" est plusieurs fois attesté dans le registre paroissial (voir ci-dessus, baptêmes de ses enfants, au moins entre 1754 et 1763).
• 1763-1765 : Un nouvel orgue est construit par Joseph RABINY, pour remplacer le précédent.
• [À une date qui reste à préciser], François MAGNIEN devient veuf de sa première épouse, Anne-Claude-Hélène Mareschal/ Marschal.
• 23 septembre 1770 , Vesoul : Le sieur François MAGNIEN, "veuf, et fils de furent Jean-Pierre Magnien, et Sébastienne Joly, ses père et mère, de Vesoul, âgé de 45 ans", se remarie, épousant Dlle Anne-Ignace Barbier, "de la paroisse de Vercel, demeurant depuis plusieurs années à Vesoul, et âgée de 36 ans".
• Mai 1771, Vesoul : Un nouvel organiste est engagé, l'Alsacien Christian JÄGER. Il a manifestement pris la suite de MAGNIEN à la tribune. Toutefois François MAGNIEN / MAGNIN continue d'être attesté à la collégiale Saint-Georges durant les années 1780, avec le statut de chantre.
• 1771-1773, Thoissey [Ain] : François MAGNIEN devient pendant trois ans maître de musique au Collège Royal de Thoissey, environ deux cent kilomètres au sud de Vesoul. Fançois MAGNIEN est de plus signalé comme organiste en 1773. Trois enfants naissent durant ce séjour.
• 21 décembre 1776, Vesoul : Lors du baptême de son fils Jean-Charles, le sieur François MAGNIEN est dit "maitre de musique et chantre au chapitre de Vesoul". Aurait-il pris le relais de Claude MONFILS, antérieurement attesté comme maître de musique ?
• 2nd janvier 1778, Vesoul : Les comptes des chapelles réunies au chapitre Saint-Georges pour le dernier trimestre 1777 concernent trois musiciens seulement : LARÈRE, prêtre et chantre, ainsi que le sieur MAGNIN, chantre, qui ont reçu chacun 133# 6 s 8d "tant pour pension que gratification de quatre mois échus le 1er janvier 1778", et l'organiste "YÈGRE" [JAGER] qui, lui, reçoit 100 livres pour l'année 1777 entière (sur le compte des chapelles du moins, sachant qu'il touche 200 livres par ailleurs, sur une autre bourse du chapitre)..
• 1779, Vesoul : La situation est la même qu'en 1777 et en 1778, mais les comptes 1779 portent les trois signatures des "chantres" concernés ("Desle françois Larère prétre", "Fr. magnien" et "Christian Jager", avec un petit paraphe appliqué et sage.
• Le 23 janvier 1780, Vesoul : L'acte de sépulture de la petite Anne-Françoise, née l'avant-veille, fille de sieur François MAGNIEN et d’Anne-Ignace Barbier son épouse, dit le père "maitre de musique".
• 1er mai 1780 : L'abbé THOMAS, diacre, est recruté en complément des trois autres chantres précédemment mentionnés dans les comptes. À la fin de l'année, il est rémunéré pour avoir accompli huit mois de service, sur le pied de 400 livres par an, tout comme LARÈRE et MAGNIEN – tandis que JÄGER n'est payé que 300 livres. THOMAS, devenu prêtre, remplit deux années complètes (1781 et 1782) de service en tant que chantre à Saint-Georges de Vesoul. Puis il quitte son service de chantre à Saint-Georges le 15 octobre 1783. Durant la fin de l'année 1783 et le tout début de 1784, les "chantres" ne sont à nouveau plus que trois à la collégiale. Le 24 janvier 1784, la quatrième place est confiée à Claude-François FIQUET.
• 1790, Vesoul : La collégiale Saint-Georges rémunère toujours quatre "chantres" sur le revenu des neuf chapelles réunies depuis 1742 à la mense capitulaire. L'un est le "prêtre chantre", Desle-François LARÈRE, qui reçoit 400 livres par an et porte le titre de "premier chantre". Un autre est depuis 1771 l'organiste Christian JÄGER, qui a aussi le titre de chantre et de maître des enfants de chœur. Les deux autres sont vraisemblablement, selon les comptes retrouvés les plus proches chronologiquement de la Révolution (rendus début 1787 pour l'année 1786), les sieurs François MAGNIEN et Claude-François FIQUET, rémunérés 400 livres pour l'un, 300 livres pour l'autre.
• 6 février 1806, Vesoul : Lorsqu'est établi l'acte de décès de son fils Claude-Étienne Magnien, devenu prêtre aumônier de l’hospice civil de Vesoul, âgé de 45 ans, le défunt est dit "fils de fut François MAGNIEN, artiste de musique".
Mise à jour : 15 janvier 2025

