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MALLOGÉ, Sébastien (1729-1801)
État civil
NOM : MALLOGÉ     Prénom(s) : Sébastien     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : MALOGÉ
Date(s) : 1729-12-13   / 1801-2-26 
Notes biographiques

Né et mort à Dijon, Sébastien MALLOGÉ ne semble guère s'en être éloigné. Formé à la musique comme enfant de chœur à la Sainte-Chapelle – où son premier maître n'est autre que le fameux DORIOT, futur maître de musique de la Sainte-Chapelle de Paris – il chante ensuite durablement la haute-taille à la cathédrale Saint-Étienne. C'est là qu'il exerce toujours lorsque survient la Révolution.

• 13 décembre 1729, Dijon : Sébastien MALLOGÉ naît paroisse Saint-Jean et est baptisé le même jour. Il a pour parrain un marchand épicier et pour marraine une tante paternelle, fille majeure. Ses parents, Claude Mallogé et Jeanne Rolin / Rollin / Roline, s’étaient mariés sur la même paroisse le 19 août 1724. Son grand-père paternel était "praticien", son grand-père maternel marchand bonnetier. Quant à son propre père, il est attesté tantôt comme perruquier, tantôt comme "maître barbier perruquier" (lors du baptême de Claudine le 6 janvier 1727). Tout le monde sait signer.
Ainsi s'esquisse l'environnement familial dans lequel grandit le petit garçon.

• [1739], Dijon : Sébastien MALLOGÉ entre comme enfant de chœur à la Sainte-Chapelle. Le maître de musique est alors François-Robert DORIOT, jusque vers le milieu de l'année 1744.

• Janvier 1745 : Le jeune garçon est pris en mains par un second maître, qui terminera sa formation musicale, Henri BREUVART. Il déclarera ultérieurement dix ans de service comme enfant de chœur à la Sainte-Chapelle. À la maîtrise il côtoie un grand enfant de chœur féru de serpent et de basson, Claude MAGNY.

• Août 1749 : C'est en août 1749 que, directement à sa sortie de la maîtrise de la Sainte-Chapelle, Sébastien MALLOGÉ a été reçu pour chanter la haute-taille à la cathédrale Saint-Étienne. Il figure en effet parmi les musiciens dans les comptes du chapitre de la cathédrale pour l'année 1749 et ses états de service établis vers 1791 (ainsi qu'en janvier 1792) lui comptent 41 ans et demi au service de la cathédrale de Dijon.

• Juin 1763, Dijon : À la suite du décès du chanoine Ménageot, qui était maître des enfants de chœur de l'église paroissiale et collégiale Saint-Jean, deux candidats postulent au poste, le serpent MAYÈRE et MALLOGÉ. "Lecture faite des requêtes des dits sieurs, les voix se sont trouvées réunies en faveur dudit sieur MALLOGÉ". Le 30 juin est établi son contrat, qui prend effet à compter du 1er juillet, pour neuf années (soit jusqu'à fin juin 1772 théoriquement). Il est chargé de veiller aux quatre enfants de chœur, et notamment "de leur apprendre la langue latine et le plain chant". La signature "Mallogé" en bas de ce contrat a semblé probante pour identifier le nouveau maître de St-Jean au chanteur haute taille de la cathédrale : elle est tout à fait identique à celles qui figurent sur les documents comptables de St-Étienne. Reste toutefois posée la question de la compatibilité des deux postes entre eux... Il faut également signaler que les documents des débuts de la Révolution ne disent rien de ce poste de Saint-Jean, ce qui laisse subsister un doute : et s'il s'agissait d'un homonyme ?

• 31 mars 1765 : La fabrique de Saint-Jean donne son agrément au choix d'un nouvel enfant de chœur, le petit Antoine THOMAS, sélectionné après audition de huit candidats. Il est présenté par le maître des enfants de chœur de Saint-Jean, "Monsieur Sébastien MALLOGÉ". L'usage du prénom, rare dans les délibérations de ce type, est à relever, ainsi que celui de l'avant-nom honorifique "monsieur".

• 23 août 1767, Dijon : Sébastien MALLOGÉ "musicien à la cathédrale de cette ville, son ami" assiste au contrat de mariage – ou plutôt de remariage – de Joseph BORGET, lui aussi musicien à la cathédrale, avec Marie Lavoignat, fille d'un négociant. Il est le seul musicien mentionné. Deux jours plus tard, il est à nouveau présent lors de la célébration du mariage en l'église cathédrale, cette fois en compagnie du musicien Bernard BUZENET.

• 29 décembre 1770 : La fabrique de Saint-Jean verse 184 livres au sieur MALLOGÉ maitre des enfants de chœur de St-Jean "y compris une petite rente annuelle de 9 livres pour l’entretien de la fayance, terrerie, fricaux et sapine échue le dernier de décembre". Ce détail concret rappelle la charge matérielle de gestion dont était aussi chargé le maître des enfants de chœur...

• 21 juin 1771 : La fabrique de Saint-Jean enregistre la "résolution du bail de M. MALLOGÉ chargé de la maîtrise des enfants de chœur" – soit avec une année d'avance par rapport au contrat de neuf ans signé en 1763. Le secrétaire note que MALLOGÉ avait antérieurement demandé plusieurs fois déjà cette "résolution de son traité" aux chanoines et aux fabriciens "pour les causes dont il s’est expliqué en leur présence". On peut supposer que le cumul avec son poste à la cathédrale devenait trop lourd. Le poste de Saint-Jean échoit au chanoine COMMARD, "mépartiste de ladite église".

• 17 juillet 1772, Dijon : Le sieur MALLOGÉ, musicien de la cathédrale Saint-Étienne de Dijon, reçoit la somme de 96 livres pour des leçons données aux enfants de chœur pendant que la maîtrise était vacante, jusqu'à la nomination de François COUET comme maître de musique de la cathédrale de Dijon au mois de juillet 1772. Peu avant, il avait aussi été remboursé d'une livre 16 sols "pour papier a noter les parties de la musique prêté en différentes occasions".

• Décembre 1781, Dijon : Dans les pièces comptables du chapitre de Saint-Étienne est conservé un "état des gages et gratifications dues aux musiciens de la cathédrale". Chacun d'eux doit recevoir ce mois-là la somme de 41 livres 13 sols 4 deniers. En ordre alphabétique on trouve BAILLY, BORGET, BRICARD, DELILLEMAGNY, MALLOGÉMANDRAY et SAGOT.

• Décembre 1787, Dijon : Un autre état comptable est conservé. Il donne la liste suivante de musiciens : BAILLY, BORGET, BRICARD, MAGNY, MALLOGÉMANDRAY, SAGOT, et VERPAULT, auxquels s'ajoutent ARNAULD, violoncelle, LECLERC, organiste, et LEFRANC, serpent.

• Au début de mai 1782 : Après le départ de Jean-François LESUEUR pour Le Mans, MALLOGÉ assure à nouveau un court intérim, puis François COUET retrouve le poste de maître à la cathédrale Saint-Étienne.

• 29 novembre 1788, Dijon: MALLOGÉ fait partie des musiciens qui, sous la direction de François COUET, jouent et chantent en l'église St-Jean-Baptiste, au mariage en grandes pompes d'une jeune "rosière" vertueuse avec un laboureur. L'orchestre est composé de plus de trente musiciens, amateurs, musiciens d'église et musiciens de la Comédie, tous venus bénévolement.

1790, Dijon : MALLOGÉ, "musicien", est taillé à 1 livre 5 sols rue et paroisse Saint-Jean. Il est toujours est musicien haute-taille de la cathédrale Saint-Étienne.
En ce début d'année 1790, sous la direction du maître de musique François COUET, on entend au chœur de Saint-Étienne quatre basse-contre (André BAILLY, Jean-Baptiste BRICARD, UTINET, Henri VERPAULT), une basse-taille (Joseph BORGET), une haute-taille (Sébastien MALLOGÉ), une haute-contre (Dominique MANDRAY) deux serpents (Jacques LEFRANC et Claude MAGNY), un basson (Louis-François SAGOT), un joueur de basse ou de violoncelle (Nicolas-Joseph ARNAULD) et bien sûr l'organiste, François LECLERC.
• 15 septembre 1790, Dijon : Deux musiciens, MALLOGÉ et BRICARD, assistent et signent à la sépulture – dans le cloître de la cathédrale – de leur collègue André BAILLY décédé la veille à l'âge de 39 ans, qui chantait la basse-contre à la cathédrale Saint-Étienne.

• [1790-1791] : Sébastien MALLOGÉ fait une demande de pension au Comité ecclésiastique.  

• 15 février 1791 : Le directoire du district de Dijon propose de lui accorder une pension de 500 livres. Il est âgé de 61 ans et est depuis 51 ans au service de l'Église, dont 41 et demi à la cathédrale de Dijon.

• Fin 1792, Dijon : Sébastien MALLOGÉ reçoit le paiement de 200 livres de pension, en complément de 300 livres reçues antérieurement.

• 1794, Dijon : En compagnie de nombreux autres ci-devant musiciens d'Église tels BORNE, DELAURIÈRE, FREYHAMER, LEFRANC, MILLOT ou SAGOT, le citoyen MALLOGÉ est engagé comme instituteur de musique à l'Institut de Musique nouvellement créé par la Municipalité. Il est chargé d'y enseigner le chant.

• Fin 1795 / début 1796, Dijon : Sébastien MALLOGÉ, musicien, est recensé " rue Jean à gauche", Section de la Liberté, en compagnie de Claudine Mallogé 69 ans, sans état. Il s'agit très probablement de sa sœur qui avait été baptisée le 6 janvier 1727.

• 26 février 1801 [7 ventôse an IX], Dijon : Sébastien MALLOGÉ, musicien, célibataire, demeurant "rue Jean" à Dijon, y décède à 8 h et demie du soir.

Mise à jour : 20 décembre 2018

Sources
F-Ad 21/ L 514 ; F-Ad21/ 4E 2/1906 ; F-Ad21/ BMS Dijon St-Jean en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Médard de Dijon en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Philibert  ; F-Ad21/ D Dijon an IX ; F-Ad21/ FRAD 021 EC ; F-Ad21/ G 192 ; F-Ad21/ G 2138 ; F-Ad21/ G 2376 ; F-Ad21/ G 706 ; F-Ad21/ G 720 ; F-Ad21/ G 721 ; F-Ad21/ G 723 ; F-Ad21/ G 724 et 725 ; F-Ad21/ G 726 ; F-Ad21/ G 728 ; F-Ad21/ G 730 ; F-Ad21/ G 732 ; F-Ad21/ L 1522 ; F-Ad21/ L 1797 ; F-Ad21/ L 1798 ; F-Ad21/ L 85 ; F-Am Dijon/ L 329 bis ; F-AmDijon/ 2 R1/1 ; F-An/ DXIX/093/820-2/10 ; F-An/ F19/1128 ; J.-E. Doussot, Musique et Société à Dijon..., 1999 ; Journal de ce qui s’est passé à Dijon…, 1789

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