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MARTIN, François Alexandre (1751-1819)
État civil
NOM : MARTIN     Prénom(s) : François Alexandre     Sexe : M
Date(s) : 1751-2-22   / 1819-5-6 
Notes biographiques

François Alexandre MARTIN est au moment de la Révolution, prêtre et vicaire de chœur, chantre de la cathédrale de Rodez. Prêtre insermenté, il est déporté, et revient en Aveyron finir ses jours.

• 22 février 1751, Rodez : François Alexandre MARTIN naît et est baptisé le lendemain dans la cathédrale. Il est le fils de Raymond Martin chapelier et de Marie Forestié. Son parrain est est François Pouget, étudiant en seconde du collège de Rodez. Le baptême est célébré en présence d’Étienne ROUQUAYROL, clerc.

• 14 mars 1772, Rodez : François Alexandre MARTIN reçoit la tonsure.
• 1er juin 1776, Rodez : François Alexandre MARTIN est minoré.
• 1er mars 1777, Millau : François Alexandre MARTIN devient sous diacre, avec titre de bénéfice.
• 1er mai 1777, Mende : François Alexandre MARTIN est envoyé à Mende pour le diaconat
• Noël 1777, Rodez : François Alexandre MARTIN, étudie au grand séminaire, où il reçoit les appréciations suivantes : « Bon pour les mœurs et le caractère — au dessous de médiocre pour les talents et la capacité — paroit ne pas manquer de jugement — a montré peu de talent pour la chaire — fait passablement le chant et les cérémonies ».
• 15 décembre 1777, Cahors : François Alexandre MARTIN est ordonné prêtre.

• 1778, Rodez : Alexandre MARTIN devient vicaire de chœur (chantre) de la cathédrale Notre-Dame.
• 18 mai 1787, Rodez : Alexandre MARTIN est le parrain de son neveu Alexandre Martin, fils du chapelier Antoine Joachim Martin.

1790, Rodez : Alexandre MARTIN, âgé de 39 ans est toujours vicaire de chœur (chantre). Il se déclare être « d’une faible constitution ». Il assure aussi la fonction de sous diacre de chœur, avec un honoraire de 20 livres plus environ 20 livres de casuel.

• 1793, Rodez : François Alexandre MARTIN prête le serment de liberté mais hors délai, serment qu’il renouvelle le 23 mai 1793.
• 6 frimaire an II [26 novembre 1793] Rodez : François Alexandre MARTIN comparait volontairement devant le Directoire et se présente à Daudé : « il a 42 ans, il était vicaire de chœur à la cathédrale, il réside à Rodez ; il n’a pas prêté le serment constitutionnel, car il n’a jamais été fonctionnaire public, mais a prêté les serment de 1793. Il n’a jamais dit la messe ni confessé clandestinement ; il s’est occupé de la jeunesse et a tenté de l’éduquer dans les principes de la Révolution ». Il est finalement reclus à la maison commune de l’Union. Lors du classement des prêtres, il est mis au rang des prêtres non fonctionnaires publics, mais ayant traitement, qui n’ont pas prêté le serment du 13 août 1792.
• 24 ventôse an II [14 mars 1794] Rodez : Le Directoire fixe les arrérages de pension alimentaire de François Alexandre MARTIN à 400 livres, et lui octroi 15 livres pour ses frais de voyage de Rodez à Moissac.
• 26 ventôse [16 mars 1794] Rodez : François Alexandre MARTIN devait partir pour Bordeaux avec le 4e convoi, mais, malade, il reste à Rodez.
• 10 prairial an II [29 mai 1794] Rodez : Il se tient à Rodez la 1ere enchère nationale d’une maison et d’un jardin, hors la porte du collège, estimés 3 000 livres et jouis par François Alexandre MARTIN.
• juin 1794, Rodez : Une enquête montre que François Alexandre MARTIN n’a pas perçu sa pension alimentaire depuis brumaire an II [22 octobre 1793] et qu’il est dans le besoin.
• 27 prairial an II [15 juin 1794] Rodez : François Alexandre MARTIN est transféré à la maison commune de l’Annonciade.
• 13 messidor an II [1er juillet 1794] Rodez : François Alexandre MARTIN il reçoit la visite d’officiers de santé qui le trouve « réellement infirme », ce qui lui vaut d’échapper à la 3e et dernière déportation à Bordeaux (prévue le 28 août 1794).
• 6 ventôse an III [24 février 1795] Rodez : François Alexandre MARTIN est remis en liberté avec Jacques VALAT, sacristain de la cathédrale ; les scellés qui avaient été mis sur leurs biens sont enlevés. Il part s’installer à Ampiac.

• 1er floréal [30 avril 1795] Rodez : Marie Martin, la sœur de François Alexandre déclare à la mairie de Rodez que son frère prêtre réside alors à Ampiac pour y rétablir sa santé. Le 24 avril suivant François Alexandre MARTIN déclare au greffe de la mairie de Rodez que depuis le 1er germinal [21 mars 1795] il habite Ampiac chez Mme de Villelongue, et qu’il entend exercer son culte chez elle.
• 6 brumaire an IV [28 octobre 1795] Rodez : François Alexandre MARTIN fournit une attestation de résidence à Rodez dans la maison paternelle rue du Touat jusqu’à sa réclusion (26 novembre 1793) où il entre à l’Annonciade jusqu’au 18 mars 1795, jour de sa remise en liberté.
• 23 fructidor an IV [9 septembre 1796] Rodez : Une nouvelle attestation de résidence, avec son signalement de François Alexandre MARTIN est présentée : « âge de 45 ans, taille de 5 pieds 6 pouces, cheveux bruns, nez court, bouche moyenne, front large, menton rond et visage rond ». Il a passé 18 mois d’abord à la maison de l’Union, puis à Sainte-Catherine, puis à l’Annonciade et finalement dans sa maison rue de Touat.
• Frimaire an VI [21 novembre 1797] Rodez : François Alexandre MARTIN expose qu’il souffre des mêmes infirmités qui lui avaient évité la déportation de 1794, et le 12 frimaire [2 décembre 1797] l’administration, au vu du certificat disant qu’il était épileptique, avec de fortes et fréquentes attaques, l’autorise à rester à son domicile sous surveillance de l’administration. Plus tard il demande et obtient l’autorisation de séjourner dans le canton de Clairvaux, pour se soigner et pour affaires personnelles, ce qui lui est accordé. Les états du clergé de 1795 et 1796 le qualifient de vicaire de Saint-Martin ou de Saint-Affricain-de-Limouse, et ceux de 1797 et 1800 de vicaire de Panat.

• septembre 1809, Camjac [Aveyron] : François Alexandre MARTIN est curé de Camjac et perçoit 1066 fr 64 c de pension

• 6 mai 1819, Frons [commune de Camjac, Aveyron] : François Alexandre MARTIN décède dans sa maison ; il est dit sur l’acte « recteur de la sucursalle  de Camjac ». Le décès est déclaré par son neveu Alexandre Ginestet et son domestique Miquel Georges.

Mise à jour : 24 août 2019

Sources
F-Ad12/ / 4 E 212- ; F-Ad12/ 1 L 1833 ; F-Ad12/ 4 E 212-3 ; F-Ad12/ 4 E 42-5 ; F-Ad12/ 5 L 257 ; Pierre-Aloïs VERLAGUET, Notices sur les prêtres du Rouergue déportés pendant la période révolutionnaire ; vPierre-Aloïs VERLAGUET, Notices sur les prêtres du Rouergue déportés pendant la période révolutionnaire, Rodez, 1927, tome 2, p.

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