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MORO, Jean Pierre (1732-1801)
État civil
NOM : MORO     Prénom(s) : Jean Pierre     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : MOREAU
MORAU
Date(s) : 1732-4-23   / 1801-4-26 
Notes biographiques

Originaire de Saint-Brieuc, Jean Pierre MORO débute, après avoir peut-être reçu une éducation musicale au sein de la psallette, une carrière en tant que musicien en la cathédale de sa ville natale. En juillet 1764, le chapitre cathédral de Quimper le recrute pour occuper la place de serpent en leur bas-choeur, place qu'il occupe durant près de 30 ans. Franc-maçon, homme de confiance du chapitre, chargé un temps de l'éducation des enfants de la psallette : c'est l'une des figures les plus marquantes de la cathédrale Saint-Corentin.

• 23 avril 1732, Saint-Brieuc [Côtes-d'Armor] : Jean Pierre MORO voit le jour du mariage d'entre Noël Moro et Catherine Marsouin. Il est baptisé, le même jour, en l'église Saint-Michel.

• 3 février 1759, Saint-Brieuc : En l'église Saint-Michel, Jean Pierre MORO prend pour épouse Françoise Milon. Un seul enfant naîtra de cette union.

• 9 novembre 1759, Saint-Brieuc : Françoise Milon, épouse de Jean Pierre MORO, décède sur le territoire de la paroisse Saint-Michel.

• 15 mars 1760, Saint-Brieuc : Jean Pierre MORO assiste à l'inhumation de son fils Jean Noël à Trémuson [Côtes d'Armor] où il était placé en nourrice. L'acte le dit musicien de la ville de Saint Brieuc.

• 14 avril 1760, Saint-Brieuc : En l'église Saint-Michel, Jean Pierre MORO épouse en secondes noces Françoise Lorvillon, âgée de 38 ans. Il ne semble pas que des enfants soient nés de ce mariage.

20 juillet 1764, Quimper [Finistère] : Le chanoine Le Ny, secrétaire du chapitre, écrit à Jean Pierre MORO pour le prier de venir rapidement à Quimper pour occuper une place au choeur de la cathédrale. Néanmoins, cette place est soumise "aux talens suffisans" de notre musicien. Ses gages seront de "300# d'appointemens, il y en aura 120# sujettes a la pointe". Jean Pierre MORO doit assister tous les jours aux 3 offices qui se déroulent au choeur de la cathédrale.

1er août 1764, Saint-Brieuc : Villemain Souvestre, conseiller du roi et maire de Saint-Brieuc,  dresse un certificat de bonne vie et de bonnes moeurs à Jean Pierre MORO qui y est qualifié de "musicien à la cathédrale"

1769, Quimper : Jean Pierre MORO quitte, avec 6 autres frères, la loge L'Heureuse Maçonne pour fonder la loge de La Parfaite union où il est alors revêtu du haut grade symbolique de prince.

• 1er juillet 1772, Quimper : Souhaitant revoir le fonctionnement de sa psallette en vue de faire des économies, le chapitre cathédral confie à Jean Pierre MORO la charge des 4 enfants de choeur de la cathédrale Saint-Corentin. Il recevra annuellement pour l'entretien des enfants 1350 livres soit 337 livres 10 sols par quartier. Jean Pierre MORO devra les héberger, leur apprendre le chant et les former à la musique et aux cérémonies ainsi que leur apprendre un instrument de musique suivant les dispositions de chaque enfant. Il devra également payer un maître d'écriture et de grammaire.

• vers 1773, Quimper : Jean Pierre MORO quitte toute activité maçonnique par crainte de représailles de la part de Toussaint-François-Joseph Conen de Saint-Luc nommé évêque du diocèse de Cornouaille en 1773 et anti-maçon.

• 18 novembre 1774, Quimper : Le chapitre confie au sieur MORO, serpent, le soin de surveiller les travaux de toitures effectués sur la cathédrale. Il perçoit pour cette tache 48 livres par an.

• 3 octobre 1777, Quimper : Le chapitre cathédral accorde une gratification de 102 livres "pour reconnoitre les peines extraordinaires" de Jean Pierre MORO lors du suivi des travaux effectués sur la toiture de la cathédrale.

• 29 septembre 1778, Quimper : Jean Michel, fils d'honorable personne Pierre François Sébastien MARESCHALLE sous-chantre de la cathédrale Saint-Corentin, est baptisé. Il a pour parrain "le sieur Jean Pierre MORO de MAUGOÜERAND" qui signe également "MORO DE MAUGOÜERAND".

• 2 octobre 1778, Quimper : Le chapitre cathédral accorde une nouvelle gratification de 122 livres à Jean Pierre MORO "pour la conduite des ouvrages dans les réparations que l'on a faites cette année sur l'église cathédrale".

• 31 décembre 1779, Quimper : Le chapitre cathédral accorde au sieur MORO une gratification de 102 livres pour "la conduite des travaux extraordinaires et considérables" réalisés durant l'année à la cathédrale Saint-Corentin.

• 25 septembre 1780, Quimper : En la cathédrale Saint-Corentin, Jean Guillaume PROVOST épouse, en la chapelle Saint Pierre où se dessert la paroisse Saint-Sauveur, Marie Louise Biennée. Sa femme est originaire de la paroisse Saint-Colomban en Quimperlé. Parmi les témoins au mariage, on trouve la signature de Jean Pierre MORO et celle de Pierre François Sébastien MARESCHALLE, sous-chantre.

• 21 mai 1784, Quimper : Les chanoines de la cathédrale Saint-Corentin délibèrent sur une demande du sieur MORO tendant à obtenir une gratification en raison de la modicité de la pension des enfants de choeur qu'il a à sa charger et une avance de 300 livres sur ses gages. La chapitre lui accorde une gratification de 200 livres "sans avoir égard à autres demandes".

• 1788, Quimper : Jean Pierre MORO paie 6 livres de capitation.

• 18 janvier 1788, Quimper : Les 2 premiers enfants de la psallette étant grands et selon le syndic du chapitre ne paraissant "avoir aucune disposition ou du moins aucune bonne volonté pour l'étude du latin", le chapitre décide de les renvoyer à Pâques et que les 2 prochains enfants engagés à leur place ne seront plus confiés au sieur MORO mais au sieur PROVOST car la discipline s'est beaucoup relâchée depuis un certain temps et que le manque de moyens financiers du chapitre l'oblige à revoir le fonctionnement de la psallette.

• 18 juin 1788, Quimper : Jean Pierre MORO perd sa seconde épouse Françoise Lorvillon à l'âge de 72 ans. Elle est inhumée le lendemain dans le cimetière de Saint-Primel. Les témoins signant à l'inhumation sont les recteurs des paroisses de Saint-Sauveur, du Saint-Esprit et de Lanniron et celui de la Chandeleur, paroisses desservies en la cathédrale Saint-Corentin. Pierre François Sébastien MARESCHALLE, sous-chantre, signe également l'acte. Jean Pierre MORO y est dit musicien mais ne signe pas l'acte. La famille réside Place Saint-Corentin.

• 1790, Quimper : Jean Pierre MORO paie 4 livres de capitation.

• 3 janvier 1791, Quimper : Une pétition collective du bas-choeur de la cathédrale demandant le paiement du dernier quartier de décembre 1790 et du 1er quartier de 1791 est adressée au District. Jean Pierre MORO y est dit "Serpent Musicien" à 348 livres par an dont 87 livres lui sont encore dus.

• 18 octobre 1793, Quimper : Jean Pierre MORO figure parmi les membres du comité de surveillance montagnard nommé par Julien, représentant du peuple en mission.

• 14 août 1794, Quimper : Jean Pierre MORO prête serment.

• ?, Quimper : Un certificat de résidence est délivré au citoyen MORO. Il y est décrit comme mesurant 5 pieds 1 pouce, avec des cheveux et des sourcils grisâtres, avec des yeux bleus, le nez long, une grande bouche, un menton rond, le front haut et le visage rond.

• 2 octobre 1794, Quimper : Jean Pierre MORO épouse en 3eme noces Marie Yvonne Rallon, veuve de Nicolas Le Pape. Elle est lingère et âgée de 42 ans. L'acte de mariage précise que Jean Pierre MORO est musicien. A l'occasion de ce mariage, Jean Pierre MORO reconnait, comme enfant et héritier, Jean Pierre Antoine Le Pape né le 18 juillet 1793.

• 1794, Quimper: Le District du Finistère attribue une pension de 400 livres à Jean Pierre MORO.

• janvier 1795, Quimper : Le directoire du district de Quimper certifie que le sieur MORO "a porté les armes avec honneur pour la cause de la Révolution".

• 20 janvier 1795, Quimper : Jean Pierre MORO, âgé de 62 ans, déclare la naissance d'un garçon qu'il prénomme François René Brutus. Jean Pierre MORO exerce toujours le métier de Musicien.

• 29 avril 1799, Quimper : Jean Pierre MORO signe comme témoin lors d'un mariage. Il est oncle du marié.

• 26 avril 1801, Quimper : Jean Pierre MORO, menuisier, décède en sa maison située rue des étangs. En 1815, lors du mariage de l'un de ses fils, Jean Pierre issu du 3ème mariage, il est indiqué que le lieu et la date de décès de notre homme sont inconnus, tout comme ceux de son épouse : les liens familiaux semblent s'être distandus.

Mise à jour : 21 septembre 2019

Sources
B. Le Gall et J.-P. Péron, Répertoire prosopographique des membres des loges quimpéroises…, 2011 ; F-Ad22/ BMS St-Michel de Saint-Brieuc ; F-Ad22/ BMS Trémuson ; F-Ad29/ 18 L 73 ; F-Ad29/ 18 L 73  ; F-Ad29/ 18 L 99 ; F-AdioQuimper/ 11AA15 ; F-AdioQuimper/ 4AA7 ; F-Am Quimper/ BMS La Chandeleur de Quimper ; F-Am Quimper/ BMS Saint-Sauveur de Quimper ; F-Am Quimper/ NMD Quimper

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