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MUGNIÉ, Jean-Baptiste (1749 ca-1793)
État civil
NOM : MUGNIÉ     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : MUGNIER
MUNIER
MUNIÉ
MEUNIER
Date(s) : 1749 ca  / 1793-11-12
Notes biographiques

• [1748 ou 1749], Dijon : Naissance de Jean-Baptiste MUGNIÉ, fils du sieur Mugnié, tailleur d’habits de la paroisse Saint-Jean. Il est probablement frère ou cousin de Jean MUGNIÉ, organiste à Bar-le-Duc [Meuse] en 1779, né à Dijon vers 1755, fils d'Étienne Mugnié, également tailleur d'habits, mais paroisse St-Philibert, semble-t-il. 

• 10 mai 1757-[1764], Dijon : Il est reçu enfant de chœur de la paroisse Notre-Dame pour sept ans, après un concours où il l'a emporté sur le nommé BOURNIER. Le maître des enfants de chœur est alors CHENEVET.

• [Vers 1767],  ? : Il commence sa carrière comme organiste au service de l'Église.

• 24 octobre 1779, Béziers : Il est entendu par le chapitre de la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers et jugé "bien plus capable pour jouer et entretenir l'orgue" que Louis BERGER, l'organiste attitré. Il est reçu aussitôt comme organiste du chapitre aux appointements de 800 livres annuelles et BERGER renvoyé. On a pu supposer qu'il avait été guidé vers Béziers par la présence d'un membre de sa famille, Jean-Baptiste MUNIÉ, trompette de la ville, originaire de Franche-Comté, décédé en 1762 mais ayant baptisé au moins quatre enfants à Béziers.

• 5 août 1781 : Baptême "au son de l'orgue" d'une fille, Élisabeth Jeanne Marie, dans la cathédrale de Béziers. MUGNIÉ est marié à Anne Marie Monti. Ils auront d'autres enfants : Jean-Baptiste Charles (1783) et Denise (1787).

• 1788 : Il se charge des réparations à l'orgue de la cathédrale après qu'il ait été endommagé par un orage.

1790 : Il est toujours organiste du chapitre cathédral Saint-Nazaire de Béziers, aux mêmes appointements de 800 livres annuelles. Il perçoit des sommes au-delà de ce chiffre pour l'entretien de son instrument qui portent le tout à 900 livres. Il signe la supplique collective des musiciens de la cathédrale de Béziers à l'assemblée nationale, il fait sa demande individuelle de pension au Comité ecclésiastique et intervient en faveur de Jean ROUGER, souffleur de l'orgue, pour qu'il continue à recevoir un traitement.

• 6 avril 1791 : Le directoire du département de l'Hérault lui accorde la conservation de ses appointements de 800 livres à la charge de continuer son service dans l'église, devenue cathédrale du département, "avec toute la décence, la majesté et la pompe due à l'exercice de la religion de l'état". Un premier avis du directoire du district de Béziers, en février, proposait même de fixer ses appointements à 1 000 livres annuelles, y compris les charges pour l'entretien de l'orgue, et suggérait une pension de retraite de 500 livres au cas où son emploi serait supprimé.

• 16 avril 1792 : Il est toujours en service pour les dimanches et fêtes dans la cathédrale du département. Il écrit une belle supplique aux directoires du district et du département pour accompagner la demande des paroissiens de la cathédrale concernant son traitement et l'entretien de l'orgue. Il souligne qu'un organiste est un "artiste" qui n’acquiert son métier "qu'à force de temps, de soins, et de dépenses" et "[qu']il est donc convenable d'assortir le traitement d'un organiste et à son travail et à son talent". Or, le traitement qu'on veut lui accorder n'atteint que les trois quarts des 900 livres qu'il recevait de l'ancien chapitre, alors que la cherté des denrées et la dévaluation monétaire réduisent encore plus la valeur de cet argent. Il se plaint amèrement de ce qu'il ne peut plus donner de leçons en ville, non seulement parce que Béziers "a toujours fourni peu de ressources à cet égard", mais parce que "dans presque toutes les maisons qui me les fournissaient, ma fidélité à ne pas abandonner le service de la cathédrale, mon patriotisme, sont des crimes irrémissibles à l'horreur desquels on sacrifie sans regrets tous les talens possibles, et l'on sacrifierait bien autre chose". Il se décrit lui-même comme artiste exerçant son talent "à la satisfaction de tout ce qu'il y a d'honnête et de connaisseur dans la ville", père de famille et bon citoyen, et signale que son frère, curé constitutionnel de Bédarieux [Hérault], est mort pour la cause de la Révolution.

• 21 novembre 1793 : Décès de Jean-Baptiste MUGNIÉ, à 44 ans, dans sa maison, rue de Lignan, à Béziers. Son épouse est toujours vivante. 

Dernière mise à jour : 29 juillet 2015.

Sources
F-Ad21/ G sup 24/69 (7) ; F-Ad34 / L 2748 ; F-Ad34 / L 4588 ; F-Ad34 / État civil en ligne ; F-Ad34/ G 126] - F-Béziers Am/ 2 E 3] - F-Béziers Am/ GG 160] - F-Béziers Am/ 2 E 47] ; F-Ad34/ G 126] - F-Castres Am/ GG 29] ; F-Ad34/ G 825] ; F-An/ DXIX/056/191/12 ; F-An/ DXIX/090/742/1
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1779-10  / 1792-4 ap.
Lieux :  Cathédrale Saint-Nazaire et Saint-Celse (BÉZIERS)  
Fonction :  organiste (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : oui    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : marié    

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