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PARISOT, François, à Dijon (1730-1812)
État civil
NOM : PARISOT     Prénom(s) : François     Sexe : M
Complément de nom : à Dijon
Autre(s) forme(s) du nom : PARIZOT
Date(s) : 1730-10-6   / 1812-5-24 
Notes biographiques

La forme "PARISOT" est celle utilisée par le musicien pour sa signature, mais l'on trouve souvent son nom écrit "PARIZOT" dans les sources. En 1790, ce Champenois d'origine chante la basse-contre depuis un quart de siècle à la Sainte-Chapelle de Dijon, l'un des deux corps de musique essentiels de la ville. On ignore tout actuellement des trois premières décennies de son existence...

• 6 octobre 1730, Oiry [Marne] : Dans ce village du diocèse de Reims situé non loin d'Épernay, naît François PARISOT, fils de Jean Parisot et de Catherine Robin. Si aucun métier n'est indiqué dans son acte de baptême, son père est régulièrement qualifié de manouvrier aux nombreux baptêmes de ses frères et sœurs échelonnés de 1728 à 1745 au moins.
L'enfant grandit dans un milieu manifestement très modeste, où la natalité est forte et l'alphabétisation faible. Il se pourrait toutefois que son parrain, qui se nomme lui aussi François Parisot, soit maître d'école : d'une part il signe en esquissant une ruche, d'autre part, par la suite, la marraine d'un petit frère baptisé le 6 août 1742 est "fille de François Parisot maitre d'école à Aulnay".
Notons que lors de son mariage, 38 ans plus tard, François PARISOT déclarera son père comme "laboureur".

• Le jeune garçon a-t-il été éduqué dans une maîtrise d'enfants de chœur, et si oui, laquelle ? Oiry est situé à 30 km au sud de Reims. On peut aussi imaginer qu'il ait été initié au chant d'Église par son parrain, s'il était bien recteur d'école.

• [1765], Dijon : Si l'on se fie à la durée de service indiquée lors de ses démarches des années 1790-1791 ("25 ans"), c'est vers 1765 que François PARISOT serait entré au service de la Sainte-Chapelle de Dijon. Il a donc déjà 35 ans. Où a-t-il exercé antérieurement à cette date ?

• 15 février 1768, Dijon : François PARISOT et Élisabeth Jeannin se marient paroisse Saint-Philibert, en présence de Marie-Michel FLUTTE, et sans doute d'autres amis musiciens. On sait peu de choses sur la mariée, sinon que son père est mort et sa mère "absente depuis plusieurs années", ce qui a nécessité la réunion d'un conseil de famille. Ultérieurement, son acte de décès indique qu'elle était née à Dijon le 18 janvier 1744. Elle est donc beaucoup plus jeune que son mari. Dans une recherche d'honorabilité, le musicien est dit – ou se dit lui-même – "bourgeois", fils d'un "laboureur" du diocèse de Reims. Son père et sa mère ont donné leur accord au mariage devant notaire le 4 du même mois.

• 30 octobre 1768, 29 juillet 1771, 3 août 1772, 1er octobre 1773, 23 septembre 1774, Dijon : Lors des baptêmes des cinq premiers enfants de François PARISOT et Élisabeth Jeannin, à Saint-Jean, le père est toujours dit musicien ou "musicien de la Ste-Chapelle". Les parrains et marraines appartiennent aux milieux de l'artisanat aisé (maîtres de divers métiers, marchand orfèvre, peintre). Le premier parrain choisi est Nicolas-Gervais VOMART, musicien. On remarque aussi que l'un des parrains est domestique du Doyen de la collégiale Saint-Jean.

• 1775 : La famille déménage, quittant la paroisse Saint-Jean pour la paroisse Saint-Nicolas, où les naissances se poursuivent à un rythme élevé.

• 20 novembre 1775, 8 août 1777, 20 août 1778, 27 octobre 1779, 24 avril 1781 et 9 novembre 1782 : Six enfants sont baptisés paroisse Saint-Nicolas. Le lieu d'exercice de François PARISOT est régulièrement indiqué ("musicien en la Ste Chapelle du Roy"). Aucun des parrains et marraines n'a de lien – directement perceptible, du moins – avec le milieu musical. La plupart appartiennent aux métiers artisanaux (maitre cordonnier, maitre tailleur fripier, garçon boulanger, tourneur…). Le parrain de 1777 est un recteur d'école, Pierre Chevillard.

1790, Dijon : François PARISOT est toujours basse-contre à la Sainte-Chapelle de Dijon. Ses revenus sont de 600 livres.
Sous la direction de COLIN, les musiciens de la Sainte-Chapelle sont alors Antoine BERTHOT, Nicolas BORNE, André CAILLOT, François DELAURIÈRE, Jean FAIVRE, Pierre-Alexandre FEUVRIER, Pierre JARLOT, Jean-Baptiste MILLOT, François PARISOT, ainsi que l'organiste Pierre-Philibert LAUSSEROIS. On trouve aussi mention de SIRJEAN et de REGNAUD... sur lesquels on est moins bien renseignés. Quatre chapelains étoffent le chant, MICHELIN, Pierre BOUCHÉ, Pierre-François GIGAUD et le "sous-chantre" LEBRUN. Longtemps musicien en titre à la Sainte-Chapelle, Jacques PAILLOT semble en 1790 n'y intervenir que ponctuellement en renfort, de même que le violoniste François BARY.

• 1791 : François PARISOT fait une demande de pension au Comité ecclésiastique. Il est âgé de 61 ans, père de famille, et dit souffrir de fortes infirmités – dont la nature n'est pas précisée. Le district de Dijon propose de lui accorder une pension de 600 livres.

• 3ème trimestre 1792, Dijon : François PARISOT, "ex musicien de la Sainte-Chapelle de Dijon", touche un quartier de 43 livres 15 sols. Cela laisse entendre que sa pension annuelle a été finalement fixée à 175 livres seulement.

• • •

• 16 mars 1808, Dijon : À 7 heures du soir, Élisabeth Jehannin [Jeannin], âgée de 64 ans, meurt "au domicile de son mari" comme l'écrit le rédacteur de l'acte. Le décès est déclaré le lendemain par leur fils dernier-né, Jean-Pierre-François Parisot, 26 ans (c'est le fils baptisé le 9 novembre 1782), garçon couvreur, demeurant à Dijon. Le mari de la défunte, François PARISOT, est qualifié de "chantre", ce qui pourrait indiquer qu'il avait continué à chanter, ou bien qu'il avait repris du service après le Concordat, dans une église dijonnaise. Le couple demeurait rue Jeannin.
• 29 juin 1808, Dijon : Ne pouvant sans doute plus vivre seul à son domicile, François PARISOT "entre aux vieux de l'hôpital".

• 1811, Dijon : Un tableau administratif recensant les pensionnaires ecclésiastiques octogénaires et encore en vie mentionne "François PARISOT, né le 6 octobre 1730", et précise qu'il "est vivant à l’hôpital à Dijon".

• 24 mai 1812, Dijon : Après presque quatre années à l'hôpital général, François PARISOT y décède "de caducité" à quatre heures de l'après midi. Le décès est déclaré le lendemain par l'économe et le portier. Ils ont en leur possession des papiers attestant avec précision l'état civil du défunt, et donnant notamment sa date et son lieu de naissance.

Mise à jour : 31 mars 2018

Sources
F-Ad21/ 1V 102 ; F-Ad21/ BMS St-Jean de Dijon en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Nicolas de Dijon en ligne ; F-Ad21/ BMS St-Philibert de Dijon en ligne ; F-Ad21/ G 2066 ; F-Ad21/ L 1797 ; F-Ad21/ L 1798 ; F-Ad21/ NMD Dijon en ligne ; F-Ad51/ BMS Oiry en ligne ; F-An/ DXIX/093/820-2/50

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