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PAULIN, Nicolas Hubert (1713-1785)
État civil
NOM : PAULIN     Prénom(s) : Nicolas Hubert     Sexe : M
Date(s) : 1713 entre crochets  / 1785-8-29
Notes biographiques

Né à Paris, fils d'un serpent devenu maître de musique, Nicolas Hubert PAULIN se forme très jeune à l'orgue, probablement avec Pierre Claude FOUCQUET. PAULIN accède à 18 ans à la tribune de l'église Saint-Pierre-des-Arcis, sur l'île de la Cité, qu'il occupe durant une décennie, avant de jouer à Sainte-Opportune, puis d'obtenir les claviers de l'orgue prestigieux de Notre-Dame de Versailles, grâce à son mariage avec la veuve du précédent titulaire. Il y reste jusqu'à sa mort et transmet la charge à son gendre. Entre temps, il a obtenu l'orgue de la Chapelle du roi (pour le semestre de janvier), puis celui, tout neuf, de l'église paroissiale Saint-Louis. Au début des années 1760 et pour près de 25 ans, Nicolas Hubert PAULIN réunit donc les trois instruments les plus prestigieux de la ville royale. Il enseigne également le clavecin aux pages de la Musique du roi et aux pensionnaires du couvent des Augustines, fondé par la reine Marie Leszczynska.

• [1713], Paris : Naissance de Nicolas Hubert PAULIN, fils de Frédéric Hubert PAULIN, serpent de la collégiale Saint-Honoré. Le jeune Nicolas Hubert a sans doute été l'élève de Pierre Claude FOUCQUET, alors organiste de Saint-Honoré.

• 1731-1741, Paris : Nicolas Hubert PAULIN est organiste de l'église paroissiale Saint-Pierre-des-Arcis. Il est nommé par la fabrique le 20 août 1731, après avoir "touché l’orgue en l’estat ou elle est presentement avecq l’applaudissement de ceux qui l’ont entendu". Il reçoit avec 110 livres d'appointements.
• 25 juillet 1732, Paris : "Attendu que la somme ancienne qu’on luy a accordé dans sa reception n’est pas suffisante pour faire parler l’orgue aussy souvent qu’il est necessaire [et] etant aussy chargé de payer son souffleur", Nicolas Hubert PAULIN obtient une augmentation qui porte son traitement à 175 livres, non compris les 22 livres 14 sols reçus comme honoraires de certaines fondations.

• 1741-1742, Paris : Nicolas Hubert PAULIN est organiste de l'église collégiale et paroissiale Sainte-Opportune. Il est nommé par le conseil de fabrique le 12 janvier 1741, avec 55 livres d'appointements, complétés par 30 livres de gratification annuelle versées par le chapitre. Le 18  septembre 1742, jour de son mariage, marque aussi la fin du contrat de Nicolas Hubert PAULIN à Sainte-Opportune, où il est remplacé dès le lendemain par Charles NOBLET.

• 6 septembre 1742, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN contracte mariage avec Marie Marthe Langlois de Bonval, veuve de Guillaume MARCHAND, organiste de Notre-Dame, église qui accueille la cérémonie religieuse le 18 septembre, avec Jean LANDRIN et Louis PETILLIOT parmi les témoins de la mariée. Par cette alliance, PAULIN obtient la succession de la tribune de Notre-Dame.

• 1742-1785, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN est organiste de l'église paroissiale Notre-Dame, à raison de 600, puis, à partir de juillet 1767, 800 livres par an. PAULIN reçoit en outre 125 livres par an de la confrérie du Saint-Sacrement de la paroisse.

• 1750, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN, organiste de Notre-Dame de Versailles, fait partie des musiciens - principalement des organistes -  qui intentent une action en justice contre la communauté des ménétriers.

• 21 avril 1755, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN succède à Guillaume Antoine CALVIÈRE, décédé le 13 avril, à la tribune de la chapelle royale. Il occupe cette place d'organiste de la Musique du roi jusqu'à sa mort, durant trente ans, avec 2 000 livres d'appointements annuels (attestés à partir de 1780), bien qu'il ne tienne les claviers que durant le premier trimestre, puis le premier semestre. PAULIN était probablement suppléant de CALVIÈRE, puisqu'un acte notarié le désigne dès 1748 comme "organiste de la Chapelle du roi". En 1769, il ajoute la charge de maître de clavecin des pages de la Musique du roi, qui lui rapporte 400 livres de plus chaque année.

• 1762 (?)-1785, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN est organiste de l'église paroissiale Saint-Louis, avec 500 livres d'appointements annuels. Le début de son exercice est incertain, mais on sait qu'il joue sur cet instrument lors de sa présentation au roi, le 11 juin 1762 (l'orgue a été inauguré le 30 octobre précédent). Il est donc vraisemblable qu'il en ait été le premier titulaire. À partir du 4 avril 1783, il a Jean-Baptiste Nicolas MARRIGUES pour survivancier.

• 1er mars 1764, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN "organiste du roi", est témoin du mariage de Pierre Nicolas Petigny et d'Henriette Lecointre, paroisse Notre-Dame.

• 28 novembre 1772, Versailles : Françoise Pélagie, fille de Nicolas Hubert PAULIN, épouse Jean Jacques LE BOURGEOIS, désigné comme organiste en survivance de l'église Notre-Dame, charge qu'il tient en réalité depuis une décision de la fabrique paroissiale datée du 8 juillet 1771.

• 2 mars 1775, Versailles : Marie Marthe Langlois de Bonval meurt au domicile conjugal de la rue Neuve Notre-Dame, laissant PAULIN veuf. Au sein des dettes passives regroupées à la fin de l’inventaire qui est dressé le 13, on constate que 653 livres sont dues à LE BOURGEOIS pour ses appointements "en qualité de commis organiste du S. Paulin". Il est probable que PAULIN se décharge assez largement sur son gendre de ses obligations à la tribune de Notre-Dame. PAULIN doit également payer les souffleurs de l’orgue, dont un porteur d’eau nommé Cotard, qui attend 14 mois de ses gages, à 6 livres par mois.

• 10 juin 1775, Reims : PAULIN touche l'orgue de la cathédrale Notre-Dame à l'occasion des vêpres de la veille du sacre de Louis XVI.

• 1780-1785, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN est maître de clavecin des pensionnaires des Augustines de l'avenue de Saint-Cloud.

• 29 août 1785, Versailles : Nicolas Hubert PAULIN s'éteint à son domicile de la rue Neuve Notre-Dame. Son gendre Jean Jacques LE BOURGEOIS lui succède à Notre-Dame et à la Musique du roi. Le 3 septembre est dressé l’inventaire de ses biens, parmi lesquels on remarque un clavecin de Jacques Bourdet (estimé 120 livres… c’était le double dix ans plus tôt) placé dans le salon, sous le regard du maître de maison, dont le portrait est accroché au mur. Une serinette fait écho à une petite perruche dans sa cage de fil d’archal. Enfin, un hautbois de buis semble avoir été retrouvé par hasard, pendant l’inventaire du linge de ménage.

Mise à jour : 21 octobre 2021

Sources
Almanach de Versailles, 1773-1789 ; Almanach de Versailles, 1780-1788 ; Etat actuel de la Musique du roi, 1768 ; F-Ad78/ 1080422 ; F-Ad78/ 1080423 ; F-Ad78/ 1080425 ; F-Ad78/ 1081444 ; F-Ad78/ 1112505 ; F-Ad78/ 1112510 ; F-Ad78/ 1112511 ; F-Ad78/ 3 E 45/159 ; F-Ad78/ 3 E 45/177 ; F-Ad78/ 3 E 45/185 ; F-Ad78/ 3 E 46/59 ; F-Ad78/ 58 J 2 ; F-Ad78/ 67 J 1 ; F-Ad78/ État civil 1081444 ; F-An/ O/1/3007, n°192 ; F-An/ O/1/3012 ; F-An/ O/1/842, n°158-160 ; F-An/ O/1/842, n°65 ; F-An/ O/1/842, n°84 ; F-An/ Z/1a/486 ; F-Bm Versailles/ Ms P 153 ; F-Bm Versailles/ Ms. F 87 ; Inventaire des orgues des Yvelines, 1988 ; J. Leflon, Henri Hardouin... , 1933 ; J.Leflon, Henri Hardouin..., 1933 ; M. Benoit, La dynastie des Marchand, 1960, p. 123-125 ; N. Dufourcq, Autour des Boëly, 1965 ; Recueil d’édit, arrêt du Conseil du roi... ; É. Kocevar, Collégiale Sainte-Opportune, 1996 ; É. Kocevar, Les Foucquet, 2002

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