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PAUVERT, Étienne (1788 av.-1793 ap.)
État civil
NOM : PAUVERT     Prénom(s) : Étienne     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DAUVERT
PAUVER
Date(s) : 1788 av.  / 1793 ap.
Notes biographiques

On connaît peu de choses actuellement sur le sieur PAUVERT. Cependant il est attesté fermement comme chantre à la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle en 1790. Quelques indices antérieurs tracent en pointillés des bribes de son itinéraire...

• Jusqu'en janvier 1788, Nantes : Un sieur Pauvert est psalteur à la collégiale Notre-Dame de Nantes.
• 6 janvier 1788, Vannes [Morbihan] : Étienne PAUVERT est reçu comme concordant de basse-contre par le chapitre cathédral de Vannes et "a promis de se mettre en etat d’apprendre de chanter dans la musique". Il devrait toucher 500 livres par an, plus les gains du chœur. Dès le 11 janvier, il est autorisé à s'absenter dix jours pour "aller à Nantes y faire ses affaires". La chapitre vannetais lui recommande d'en profiter pour "apporter avec luy des attestations en bonne forme".
La collégiale nantaise lui verse son solde de tout compte le 17 janvier 1788 et enregistre le fait qu'il a été reçu à Vannes. Un peu plus d'une centaine de km séparent les deux villes. 

S'agit-il du même homme qui, après Vannes, se serait fait embaucher à Luçon puis à La Rochelle ? C'est très plausible, d'autant que la tessiture indiquée à Luçon correspond à celle indiquée à Vannes. Cependant en l'absence de prénom dans les sources luçonnaises et rochelaises rien (actuellement) ne permet de l'affirmer avec certitude.

• 17 août 1788, Luçon [Vendée] : Le chapitre reçoit le sieur PAUVERT musicien basse contre pour trois mois aux gages et appointements de 60 livres par mois [soit 720 livres par an], y compris les petits rôles, le tout sujet à la pointe, et lui accorde 48 livres pour son voyage. Son prénom est resté en blanc dans le registre capitulaire... Depuis Vannes, il a parcouru cette fois deux centaines de km vers le sud-est.

• [Vers fin 1788], La Rochelle : S'il n'est réellement resté que trois mois à Luçon, on peut penser qu'il a été reçu à La Rochelle fin novembre ou courant décembre 1788. Moins de 40 km séparent les deux villes, distance qui peut donc se franchir en une seule journée de marche. À Luçon, il semble avoir été remplacé par Pierre ROBIN, attesté à partir de janvier 1789.

• Le 14 mai 1790, La Rochelle : PAUVERT et ses collègues musiciens : CROUZET (maître de musique), CHARMOY, VATTIER, MAUGÉ, BOUYER, AUBRY, MAUROY, PERRIN, VINCHON, GAUDRION, et BURDELOT de la cathédrale Saint-Louis adressent une pétition collective au Comité ecclésiastique afin d'obtenir des secours. Son traitement annuel est alors fixé à 300 livres.

• Le 17 mai 1791, PAUVERT demande avec deux de ses collègues musiciens (BOUYER et MAUROY) un acompte sur la pension ou la gratification qui lui sera accordée. Par la suite, le directoire fixe son traitement à 300 livres pour l'année 1791.

• 1792-1793 : En août 1792, PAUVERT demande le paiement de sa gratification en vertu de la loi du 1er juillet 1792. Le district accède à sa demande et lui verse la somme de 450 livres le 16 novembre. En décembre 1792, PAUVERT requiert un complément de sa gratification en justifiant qu'il a trois années de service supplémentaires avec certificat à l'appui, sans qu'il soit précisé dans quelle église. Au cours du mois de mars 1793, il lui est accordé 375 livres en complément. 

Après 1793, on perd sa trace...

Mise à jour : 3 janvier 2019

Sources
F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 319 ; F-Ad17/ L 398 ; F-Ad44/ G 340 ; F-Ad56/ 47 G 7 ; F-AdioLuçon/ AAR*/5 ; F-An/ DXIX/056/196/02 ; F-An/ DXIX/091/778/01

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