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PAUVERT, Étienne (1778 av.-1793 ap.)
État civil
NOM : PAUVERT     Prénom(s) : Étienne     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : DAUVERT
PAUVER
Date(s) : 1778 av.  / 1793 ap.
Notes biographiques

Le sieur PAUVERT est attesté fermement comme chantre à la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle en 1790. Divers indices tracent en pointillés des bribes de son itinéraire  antérieur... non sans quelques doutes liés à l'absence de prénom dans certaines sources. Il semble toutefois qu'à chacune des étapes répertoriées ci-après il s'agisse bien du même individu, Étienne PAUVERT. Sans doute né quelque part dans les Mauges, il est manifestement doté d'une belle et forte voix mais il n'a pas bénéficié d'une formation musicale dans son enfance. La demande de perfectionnement émise par le chapitre de Saint-Simplicien, à Martigné-Briand en Anjou, lorsqu'il le reçoit en 1778, est reprise plus tard dans son itinérance. Étienne PAUVERT semble montrer quelque ambition et utilise la mobilité pour conduire sa modeste carrière.

• Des indications biographiques concernant Étienne PAUVERT en Anjou sont succinctes et contradictoires. Le nom est commun tant à Martigné-Briand que dans les Mauges, à Chemillé et les villages alentours, et les recherches menées à partir de 1755 sont restées infructueuses.

• 27 mars 1778, Martigné-Briand [M&L] : Étienne PAUVERT s'est proposé comme "psalteur" au chapitre de la collégiale Saint-Simplicien. Il s'agit d'un modeste chapitre rural tenant son origine dans la générosité d'un noble seigneur. Outre le chantre Pierre GIRAULT, deux psalteurs y exercent, ainsi que deux enfants de chœur.
Étienne PAUVERT est reçu après délibération. Ces messieurs ont en effet considéré "que plusieurs de Messieurs les chanoines [étaient] devenus infirmes et hors d’état de pouvoir chanter". Son engagement se fait néanmoins sous condition : il doit "s'appliquer à apprendre à bien lire le plain-chant". Les appointements sont en nature, 32 boisseaux de blé de froment, et en argent, 32 livres. Concrètement, cela correspond à une activité complémentaire à un métier premier. PAUVERT devient le second psalteur présent après François RENOU qui connaît les pratiques du chapitre depuis son enfance (il y était enfant de chœur). Les deux enfants de chœur cités en 1778 sont Nicolas et Charles GRIGNON, fils du sieur Grignon, bedeau, cordonnier de métier. Ils perçoivent pour gages 15 boisseaux de blé pour les deux. Leur rôle semble cantonné au seul processus cérémoniel.

• 16 octobre 1779, Martigné-Briand : Les registres capitulaires relatent que les psalteurs François RENOU et Étienne PAUVERT ont été "continués" aux gages de trois septiers de blé chacun et 36 lt en argent.

• 1780, Martigné-Briand : PAUVERT disparaît des registres de la collégiale. Lors du chapitre général d'août 1780, seul François RENOU est "continué". On s'interroge sur l'église dans laquelle il a chanté entre 1780 et 1782.

• 2 septembre 1782, Angers : Le sieur Étienne PAUVERT est reçu sous-chantre de la collégiale royale Saint-Laud. Il succède à POISSON qui avait onze ans de service. PAUVERT donne satisfaction car dès novembre il reçoit une gratification de 24 lt par an. PAUVERT va néanmoins remercier le chapitre de Saint-Laud (à une date qui reste à préciser) et passer au service de la collégiale voisine, Saint-Martin.

• 1783-1784, Angers : Les comptes de bourse de la collégiale royale Saint-Martin mentionnent le paiement de gages au sieur PAUVERT, psalteur, pour les années 1783-1784, à compter de la mi-août 1783. Ses appointements ramenés à l'année complète seraient de 300 lt par an. PAUVERT quitte Angers au cours de l'année 1784, sans doute vers le mois de septembre.

• [À partir d'une date qui reste à préciser, peut-être dès 1784 ? et jusqu'en janvier 1788], Nantes : Un sieur Pauvert est psalteur à la collégiale Notre-Dame de Nantes.

• 6 janvier 1788, Vannes [Morbihan] : Étienne PAUVERT est reçu comme concordant de basse-contre par le chapitre cathédral de Vannes et "a promis de se mettre en etat d’apprendre de chanter dans la musique". Il devrait toucher 500 livres par an, plus les gains du chœur. Dès le 11 janvier, il est autorisé à s'absenter dix jours pour "aller à Nantes y faire ses affaires". La chapitre vannetais lui recommande d'en profiter pour "apporter avec luy des attestations en bonne forme".
La collégiale nantaise lui verse son solde de tout compte le 17 janvier 1788 et enregistre le fait qu'il a été reçu à Vannes. Un peu plus d'une centaine de km séparent les deux villes. 

S'agit-il du même homme qui, après Vannes, se serait fait embaucher à Luçon puis à La Rochelle ? C'est très plausible, d'autant que la tessiture indiquée à Luçon correspond à celle indiquée à Vannes. Cependant en l'absence de prénom dans les sources luçonnaises et rochelaises un léger doute subsiste.

• 17 août 1788, Luçon [Vendée] : Le chapitre reçoit le sieur PAUVERT musicien basse contre pour trois mois aux gages et appointements de 60 livres par mois [soit 720 livres par an], "y compris les petits rôles, le tout sujet à la pointe", et lui accorde 48 livres pour son voyage. Son prénom est resté en blanc dans le registre capitulaire... Depuis Vannes, il a parcouru cette fois deux centaines de km vers le sud-est.

• [Vers fin 1788], La Rochelle : S'il n'est réellement resté que trois mois à Luçon, on peut penser qu'il a été reçu à La Rochelle fin novembre ou courant décembre 1788. Moins de 40 km séparent les deux villes, distance qui peut donc se franchir en une seule journée de marche. À Luçon, il semble avoir été remplacé par Pierre ROBIN, attesté à partir de janvier 1789.

• Le 14 mai 1790, La Rochelle : PAUVERT et ses collègues musiciens : CROUZET (maître de musique), CHARMOY, VATTIER, MAUGÉ, BOUYER, AUBRY, MAUROY, PERRIN, VINCHON, GAUDRION, et BURDELOT de la cathédrale Saint-Louis adressent une pétition collective au Comité ecclésiastique afin d'obtenir des secours. Son traitement annuel est alors fixé à 300 livres.

• Le 17 mai 1791, PAUVERT demande avec deux de ses collègues musiciens (BOUYER et MAUROY) un acompte sur la pension ou la gratification qui lui sera accordée. Par la suite, le directoire fixe son traitement à 300 livres pour l'année 1791.

• 1792-1793 : En août 1792, PAUVERT demande le paiement de sa gratification en vertu de la loi du 1er juillet 1792. Le district accède à sa demande et lui verse la somme de 450 livres le 16 novembre. En décembre 1792, PAUVERT requiert un complément de sa gratification en justifiant qu'il a trois années de service supplémentaires avec certificat à l'appui, sans qu'il soit précisé dans quelle église. Au cours du mois de mars 1793, il lui est accordé 375 livres en complément. 

Après 1793, on perd sa trace...

Mise à jour : 25 mars 2019

Sources
F-Ad17/ L 309 ; F-Ad17/ L 319 ; F-Ad17/ L 398 ; F-Ad44/ G 340 ; F-Ad49/ G 1030 ; F-Ad49/ G 1342 ; F-Ad49/ G 942 ; F-Ad56/ 47 G 7 ; F-AdioLuçon/ AAR*/5 ; F-An/ DXIX/056/196/02 ; F-An/ DXIX/091/778/01

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