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POILVEY, Louis (1756-1830)
État civil
NOM : POILVEY     Prénom(s) : Louis     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : POILVÉ
POILLEVÉ
POILEVEY
POILLEVEY
POILVEY
Date(s) : 1756-12-5   / 1830-4-21
Notes biographiques

Louis POILVEY chante en 1790 la basse contre au chœur de la collégiale Notre-Dame de Semur, capitale de l'Auxois. L'enquête sur son milieu familial fait découvrir que, fils d'un marchand ambulant, il était né dans des conditions dramatiques dans un hameau de Champagne. 

• 5 décembre 1756, Magnant [Aube] : C'est sans doute au hasard des déplacements de ses parents, marchands merciers ambulants, que naît Louis POILVEY, au hameau de Villers-le-bourg dépendant de la paroisse champenoise de Magnant, près de Bar-sur-Seine. Le curé qui baptise ce petit étranger prend soin de reporter dans son registre qu'il a pu consulter l'acte de mariage en bonne et due forme de ses parents, François Poilvey et Françoise-Victoire Mairtet – lesquels s'étaient mariés à "Pouillenay près Flavigny en Bourgogne diocèse d'Autun" le 26 novembre 1755.
Cet acte de mariage des parents révèle que si le grand-père paternel de l'enfant était un vigneron implanté dans les environs de Flavigny, son grand-père maternel en revanche était déjà marchand ambulant (quincailler), originaire de Montmoyen dans le diocèse de Langres et mort "à Biarne, proche Dole en Franche Comté le 3 février 1747". Le parrain de l'enfant est "Louis Gillet soldat de milice au bataillon de Troyes" et sa marraine la fille d'un laboureur du hameau, probablement recrutés à la faveur des liens créés lors de cette halte imposée par l'accouchement. La jeune mère meurt à la fin du mois de décembre des suites de ses couches, toujours au hameau de Villers-le-bourg.
Quoique ambulant, le père gardait un ancrage en Bourgogne. Il y ramène son fils nouveau-né à Semur (peut-être début février 1757, date indiquée sur son acte de décès comme étant celle de sa naissance) et s'y remarie le 4 juillet 1758. Il est alors toujours "marchand ambulant par le royaume".
Il se sédentarise ensuite en devenant "marchand à Semur", qualité qui lui est donnée au moment du mariage de Louis en 1782.

Après ce très difficile début d'existence, on ignore tout de l'enfance de Louis POILVEY. Il a pu être enfant de chœur à la collégiale Notre-Dame de Semur, mais cette hypothèse n'est (actuellement) pas documentée.

• 5 février 1782, Semur-en-Auxois : Louis POILVEY est "sous chantre de l'église collégiale de Semur" lorsqu'il se marie avec la fille d'un boulanger de la ville, Élisabeth Chenetat. Son père François Poilvey, "marchand à Semur" est présent. Le père comme le fils signent "poilvey", graphie qui a donc été adoptée comme autorité pour leur patronyme que les sources orthographient de multiples manières. Les mariés sont assistés de deux "marchands", d'un "bourgeois", et surtout de Claude AMYDEY maitre de musique de la collégiale.

• 18 novembre 1782 et 10 août 1789 : Deux enfants issus de ce mariage ont été repérés, François-Louis et Anne-Marie-Élisabeth, nés à sept ans d'intervalle. Dans leurs deux actes de baptême Louis POILVEY est dit "marchand à Semur" ce qui permet d'affirmer qu'avec son épouse ils exerçaient une activité commerciale – dont on ignore la nature –, en plus de son service à la collégiale. Ultérieurement, le fils devient marchand tanneur et se marie le 8 août 1809. La fille meurt à 22 ans, le 5 octobre 1811, au domicile de ses parents.

1790Semur-en-Auxois : Louis POILVEY est basse contre au service de la collégiale Notre-Dame. Le chapitre rémunère en effet un étroit corps de musique composé d'un maître de musique (qui, jusqu’à l’été 1789, était Claude AMIDEY décédé à son poste le 5 août 1789 et qui ne semble pas avoir été remplacé), de deux chantres, Louis POILVEY et Jacques-Hubert TROUSSEAU, ainsi que d'un serpent, Jean LAMBLOT, renforcés par la voix d'au moins un chapelain, Nicolas BOQUIN. Un orgue RABINY de 1776 est touché par Antoine PASCAL organiste.
 
• [1791] : Le sieur POILLEVEY poursuit sa fonction de basse contre au service de l'église paroissiale (et ancienne collégiale) de Semur-en-Auxois.
• 18 mai 1791 : Il reçoit la somme de 50 livres pour ses gages, sans doute pour un quartier. Peu après, le 27 mai 1791, la somme de 30 livres 10 sols est versée au sieur PASCAL organiste.

• 29 novembre 1792, Semur : Louis POILVEY accompagne son père François déclarer le décès de sa belle-mère Edmée Berthelon, survenu "ce jourdhui à 10 heures du matin dans sa maison rue Ferret de cette ville". Le père et le fils sont tous deux dits "marchands" à Semur.

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• 21 avril 1830, Semur-en-Auxois : Louis POILVEY, marchand, s'éteint à 3 heures du soir dans son domicile, rue de Vaux.
Le lendemain son fils François, 47 ans, marchand tanneur à Semur, et un marchand épicier, déclarent le décès. Ils répètent les noms de ses parents indiqués à son mariage ("fils de defunt François Poilvey, marchand à Semur, et de Françoise Maltête") avec, donc une approximation dans le patronyme maternel, mais surtout ils indiquent que le défunt était "né à Semur le 7 février 1757". Or aucun baptême correspondant n'y a été trouvé. Cette date, comme le lieu, ne correspondent pas à la réalité démontrée par l'enquête.

Mise à jour : 18 janvier 2018

Sources
F-Ad10/ BMS Magnant en ligne ; F-Ad21/ BMS Semur-en-Auxois en ligne ; F-Ad21/ G 3297 ; F-Ad21/ NMD Semur-en-Auxois en ligne

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