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VIOLETTE, Nicolas (1748-1799)
État civil
NOM : VIOLETTE     Prénom(s) : Nicolas     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : VIOLLETTE
VIOLLET
VIOLET
Date(s) : 1748-11-14  / 1799-5-3 
Notes biographiques

Originaire du diocèse d'Amiens, Nicolas VIOLETTE passe brièvement par Paris et Bourges avant de rejoindre la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers où il exerce pendant 18 ans, jusqu'en 1790.

• Nicolas VIOLETTE est né le 14 novembre 1748 dans le diocèse Amiens, dans le Santerre, à Arvillers, village situé à trente kilomètres au sud-est d'Amiens [aujourd'hui dans la Somme]. Son père, Nicolas Violette, est fabriquant de bas au métier.

• A-t-il été formé dans une psallette d'Amiens ? Ou dans une psallette parisienne ? Il ne l'évoque pas dans sa supplique, mentionnant des débuts professionnels à l'âge de 17 ans seulement.
 
• [Vers 1765], Paris : Il aurait commencé à exercer le métier de musicien d'Église à Saint-Nicolas des Champs. Dans sa supplique du 23 octobre 1790, il explique que "depuis l'âge de 17 ans il s'est destiné au culte divin dans l'église". Il y reste environ cinq ans, semble-t-il, en tout cas il n'évoque pas d'autre poste avant celui de Blois.
 
• 1770, Blois : Il travaille à Blois (à la cathédrale ?) pendant deux mois et demi. "Ne pouvant s'accoutumer", il quitte Blois pour aller à Bourges.
 
• 20 décembre 1771, Bourges : Deux basses-contres sont reçues à la cathédrale, Jean François DURY, clerc tonsuré du diocèse d'Amiens, et Nicolas VIOLLETTE, aussi dudit diocèse d’Amiens. Le même jour est aussi reçu Louis PÉRIGORD, basse taille, du diocèse de Blois. On peut penser que ces trois hommes sont arrivés ensemble de Blois.
• 23 décembre 1771, Bourges : Le chapitre rembourse 45 livres à un chanoine "tant pour ports de lettres, passades de musiciens et voyages des Srs DURY, VIOLETTE et PÉRIGORD".
• 8 janvier 1772, Bourges : "Gratification de 6 livres chacun par mois à DURY, VIOLETTE & PÉRIGORD, gagistes en notre église pour raisons à nous connues et à condition de continuer à remplir leur devoir avec exactitude".
• 10 février 1772, Bourges : Le chapitre accepte de verser 3 mois d’avance de la gratification mensuelle de 6 livres à DURY et VIOLETTE.
• 5 juin 1772, Bourges : Le chapitre avance 48 livres chacun aux Srs VIOLLETTE et DEIRY [DURY], "gagistes en notre église", sur leur gratification annuelle, qui écherra le 8 janvier prochain. Les deux hommes semblent aux prises avec des difficultés financières récurrentes...
• 17 juillet 1772, Bourges : Le nom de Nicolas VIOLLETTE figure dans la liste des "vicaires accordati" dressée l'occasion du chapitre général.
• 26 juillet 1772, Bourges : Nicolas VIOLLETTE, Pierre AUROY, "bénéficiers de l'église métropolitaine" et Charles AVELINE, signent comme témoins dans un acte paroissial.
• 8 janvier 1773, Bourges : C'est encore le cas. Il s'agit peut-être d'une erreur de recopie machinale d'une liste antérieure par le greffier du chapitre. Ou bien, quoique parti de Bourges, le musicien y reste mentionné en tant que justificatif comptable pour le versement par avance de cette gratification échue précisément au 8 janvier 1773. Il n'y figure plus le 2 août 1773. On peut penser qu'il a alors rompu toute attache avec Bourges.
Néanmoins la date exacte de son départ de Bourges pour Poitiers reste difficile à déterminer.
Le certificat du chapitre de Bourges fourni par Violette dans son dossier de carrière indique qu'il aurait servi à la cathédrale Saint-Étienne durant 14 mois, de janvier 1771 au 13 février 1772. Ces dates ne correspondent pas à ce qui a été enregistré dans le registre capitulaire de Bourges (réception en décembre 1771, avances versées les 10 février et 5 juin 1772). Elles correspondent bien, en revanche, avec les dates relatives à son étape suivante, Poitiers, telles que le chanteur les résume dans sa supplique. On peut proposer le calendrier suivant : il aurait quitté Bourges le 13 février 1772, nanti de son avance de 18 livres et serait allé se faire recevoir à Poitiers en mars 1772. Puis il serait revenu quelques semaines (ou mois) à Bourges pour régler ses affaires et son déménagement, en profitant pour se faire payer d'avance sa gratification annuelle.

• Mars 1772, Poitiers : "Désirant se fixer il fut demandé à l'église de Poitiers où il fut reçu au mois de mars en 1772", écrit-il en octobre 1790.

• 3 juillet 1773, Poitiers : "et le 3 juillet 1773, le chapitre lui a accordé un titre de douze livres par semaine joint à d'autres petites retributions"...
Dès sa situation professionnelle stabilisée et assurée par un "titre", le musicien songe au mariage.
• 27 septembre 1773, Poitiers : Dans l'église paroissiale Saint-Simplicien, Nicolas VIOLETTE épouse Catherine Gouve, fille de Claude GOUVE, également musicien à la cathédrale Saint-Pierre. Les deux jeunes époux sont mineurs. Les parents du futur ont donné leur consentement devant notaire depuis la paroisse d'Arvillers, diocèse d'Amiens.

• De ce mariage sont issus plusieurs enfants, baptisés paroisse Saint-Hilaire-entre-les-Églises, dont Marie Catherine (née et baptisée le 17 octobre 1777), un enfant mort-né (26 août 1783) et Marie Sophie (8 septembre 1784). Le parrain de la fille née en 1777 est le grand père maternel, la marraine est Marie Salé, qui est dite "épouse de M. Guillaume GUILLET [ou GUILLOT], musicien".

• 16 septembre 1786, Poitiers : Sa femme Catherine Gouve décède à l'âge de 35 ans.

• En 1790, Poitiers : Nicolas VIOLETTE exerce toujours la fonction de musicien basse-contre à la cathédrale Saint-Pierre. Au service il côtoie : Jean-Baptiste DROCOURTFrançois VÉRONFélix Thadée JOLLYFrançois LECANDHenri PISCADORJean Joseph Clovis CAUSSINNicolas DUBOISJean-Baptiste LEMOINE et Louis LEROUX.
En octobre 1790, il constitue son dossier de carrière (certificat de service délivré par le chapitre cathédral de Poitiers le 18 octobre 1790, autre certificat attestant de ses revenus le 23 octobre…). Le même jour, 23 octobre 1790, il obtient un certificat médical délivré à Saint-Saturnin [aujourd'hui commune de Poitiers] par Jean-François Licieux, disant que le musicien "a éprouvé des grieves maladie qui luy ont laisser une faiblesse si forte par fois a la jambe gauche qu'il luy est impossible de vaquer au service divin".

• 9 août 1791, Poitiers : Le sieur VIOLETTE reçoit 50 livres pour 6 mois d'instruction des enfants de choeur de la cathédrale de Poitiers.
• [1791], Poitiers : Le directoire du district de Poitiers estime qu'il y a lieu d'accorder à Nicolas VIOLETTE une pension de 200 livres. 

• 7 prairal an II [26 mai 1794], Poitiers : Nicolas VIOLETTE, veuf depuis huit ans, se remarie et épouse Catherine Montassier.

• [1798-1799], Poitiers : Il prête serment à la République. Il avait déjà prêté serment en 1792. Il réside toujours à Poitiers.

• 14 floréal an 7 [3 mai 1799], Poitiers : Nicolas VIOLETTE meurt à l'âge de 51 ans à son domicile situé dans la section de la Fraternité.

Dernière mise à jour : 28 mars 2016

Sources
F-Ad 86/ L 257 ; F-Ad18/ 3 E 0067  ; F-Ad18/ 3 E 0104 ; F-Ad18/ 8 G 207 ; F-Ad86/ BMS Chapelle-Morthemer ; F-Ad86/ BMS Poitiers (Saint-Hilaire-Entre-les-Églises) ; F-Ad86/ BMS Saint-Hilaire-Entre-les-Églises ; F-Ad86/ BMS Saint-Paul ; F-Ad86/ BMS St-Hilaire-entre-les-Églises ; F-Ad86/ BMS St-Simplicien ; F-Ad86/ L 226 ; F-Ad86/ L 233 ; F-Ad86/ L 278 ; F-Ad86/ NMD Poitiers ; P. Rambaud, Notes et documents sur les artistes en Poitou..., 1920.
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1772 ca  / 1790 ca
Lieux :  Cathédrale Saint-Pierre (POITIERS)  
Fonction :  basse-contre (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : laïc    
Situation maritale : veuf    

- Lors de son remariage en 1794 il est dit veuf de sa première femme (morte en 1786). Il est donc bien veuf en 1790.
- Son avenir professionnel (jusqu'à son décès en 1799) n'est pas (actuellement) connu.


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