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VITRY, Jean-Baptiste (ca 1750-1811)
État civil
NOM : VITRY     Prénom(s) : Jean-Baptiste     Sexe : M
Autre(s) forme(s) du nom : VITRI
Date(s) : 1750 ca  / 1811-12-12 
Notes biographiques

Une large part de l'itinéraire de Jean-Baptiste VITRY reste encore dans l'ombre. Né près de Paris, il est en poste durant les douze dernières années de l'Ancien Régime comme maître de musique à la collégiale de Vézelay. Malgré la Révolution, il reste installé dans cette ville où il meurt vingt ans plus tard, toujours qualifié de "musicien".

• Jean-Baptiste VITRY a 40 ans en 1791 et 61 ans lors de son décès, fin 1811. Il est donc né vers 1750 ou 1751. Son acte de décès indique qu'il est "né à Bagnolet, près Paris" et qu'il est fils de Jean-Pierre Vitry et de Marie-Geneviève Lecouteux. Ses parents s'étaient mariés le 15 février 1746 à Bagnolet, où son père meurt dès le 30 avril 1754.

• On peut faire l'hypothèse que le garçonnet a été placé ensuite dans une maîtrise d'enfants de chœur. Laquelle ?

• 1778, Vézelay [Yonne] : Jean-Baptiste VITRY devient maître de musique et des enfants de chœur de la collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, dans le diocèse d'Autun. Il a peut-être succédé à Jean-Baptiste LARROQUE qui était maître de musique de la collégiale en 1776.

1790, Vézelay : Toujours maître de musique et des enfants de chœur de la collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, Jean-Baptiste Vitry reçoit chaque mois 30 livres en argent, en tant que maître de musique du chapitre. Il reçoit également du grain, financé par "Monsieur l’Abbé de Vézelay", qui a la charge financière de la maîtrise. Le maître éduque quatre enfants de chœur : Edme COPIN, Urbain MEURGER, Nicolas DEPORTE et Joachim GILLET.
Antérieurement, les deux fêtes de Ste-Madeleine (22 juillet) et de Ste-Cécile (22 novembre) entraînaient une rémunération supplémentaire pour le maître de musique. En 1790, les pièces comptables semblent indiquer que les deux fêtes n'ont pas donné lieu cette année-là à célébration particulière, ou du moins que le maître n'en a pas retiré de gratification.
• [fin 1790], Vézelay : Jean-Baptiste VITRY rédige une supplique, expliquant qu'il touche environ 1000 livres pour nourrir quatre enfants de chœur. 
Le directoire du département lui attribue 200 livres de pension viagère.

• En 1792, Jean-Baptiste VITRY est mentionné comme chantre de la paroisse Saint-Pierre de Vézelay, où il vient concurrencer ou compléter Jean SOLIVEAU, qui était chantre de la paroisse depuis 1776-1777. Les deux hommes officient parfois ensemble, parfois séparément en compagnie du sonneur Antoine Pouce. Dans un acte du 6 septembre 1792, Jean-Baptiste VITRY est dit "sacristain de cette paroisse". Il s'est donc mis pleinement au service de l'église constitutionnelle.

• Si l'on ignore encore actuellement ce qu'il devint précisément durant la période de suspension du culte, il est vraisemblable qu'il a repris ensuite ses activités de musicien au service du culte, probablement tout en donnant des leçons de musique en complément. Peut-être aussi jouait-il un rôle dans la musique municipale comme pourrait le faire imaginer le fait qu'il soit logé par la commune au moment de sa mort.

Toujours est-il qu'il reste implanté à Vézelay : c'est là qu'il décède, toujours qualifié de "musicien" et toujours célibataire, le 12 décembre 1811, "dans une maison appartenant à la commune dudit Vézelay", âgé de 61 ans. Son décès est déclaré par son jeune frère, "le sieur Nicolas Vitry, 58 ans, adjoint à la mairie dudit Vézelay". La présence de ce frère indique que l'implantation à Vézelay avait été familiale. On remarque que l'acte de décès est également signé de "Jean SOLIVEAU, chantre, âgé de 50 ans, demeurant sudit Vézelay".

Mise à jour : 23 octobre 2017

Sources
F-Ad89/ BMS St-Pierre de Vézelay ; F-Ad89/ NMD Vézelay ; F-Ad89/ Q 370 ; F-An/ DXIX/092/790/02 ; F-An/ DXIX/092/790/03,21,22
Module MUSEFREM : situation en 1790
Période :  1778 ca  / 1790-12
Lieux :  Collégiale Sainte-Marie-Madeleine (VÉZELAY)  
Fonction :  maître de chapelle / maître de musique (Église)  
Formation ? :  Non
Formation maîtrisienne attestée : non renseigné    
Ecclesiastique ? : non renseigné    
Situation maritale : célibataire    

Le fait que, bien des années après, il meurt "garçon" pourrait indiquer qu'il était clerc au moment de la Révolution et en a conservé le choix du célibat.


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